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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:52
D’une capacité de production de 50.000 l/j, la laiterie d’Igli, unité stratégique pour toute la région, ne produit actuellement que 20.000 à 25.000 l/j.

Les raisons de cette baisse de production sont dues, selon son directeur, Hachemi Othmane, «au problème d’acheminement de la matière première». «Le transport est pris en charge par la filiale et n’est pas soutenu par l’Etat, explique-t-il, ce qui augmente les charges pour l’entreprise et cela se répercute sur le rendement de l’unité», laquelle, malgré toutes ces difficultés, consent d’énormes efforts pour satisfaire toute la région en lait et produits laitiers.


L’entreprise est confrontée à un autre problème de taille. Il s’agit de la distribution. «Il n’existe pas de distributeur et l’unité prend à sa charge la distribution du lait à travers les wilayas de Bechar, Tindouf et Adrar», dira M. Hachemi Othmane qui ajoutera que «la direction de la laiterie souhaite la création de points de vente dans le cadre des locaux attribués aux jeunes, la laiterie étant prête à les approvisionner en lait et produits laitiers». Interrogés sur le salut de la laiterie, des travailleurs estimeront que cela reste possible. «Il suffira que les autorités compétentes fassent que les cites universitaires de la régions, les cantines scolaires et même les casernes de l’ANP s’y approvisionnent», ce qui augmentera le plan de charges de l’usine qui dispose de grandes capacités de production.

 

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:50
Les infrastructures d’accueil touristiques sont dominées, dans la wilaya de Bechar, par celles relevant de l’EGTO qui compte trois grands hôtels classés 3 étoiles.

Ces établissements disposent de toutes les structures d’accompagnement pour agrémenter le séjour d’une clientèle variée, tant nationale qu’étrangère. Seulement, ces dix dernières années, toutes ces infrastructures hôtelières ont connu une dégradation très avancée et un laisser-aller sans précédent au point qu’elles ont accusé un déficit sans précédent, cumulé au fil des années, menaçant du coup les postes de centaines de travailleurs.

Mais depuis plus d’une année, la nouvelle direction de l’EGTO a engagé un vaste programme de réhabilitation et de mise à niveau de tous les établissements, en les dotant de nouveaux équipements. C’était un véritable défi et une course contre la monte pour sauver tous ces établissements d’une faillite certaine. Tous ces efforts ont été récompensés et le redressement a été réussi. Pour la première fois de son histoire, l’EGTO a réalisé un chiffre d’affaires positif en épongeant toutes ces dettes. Et l’amélioration des structures d’accueil ont permis à tous les hôtels de renouer avec la clientèle, connaissant désormais quotidiennement un flux toujours croissant.
Pour y parvenir, l’Entreprise de Gestion Touristique de l’Ouest devait jouer sur tous les fronts, variant ses activités pour multiplier sa clientèle.

La Direction Général a programmé ainsi, au niveau de tous les hôtels relevant de l’EGTO, la fête du jour de l’an, contribuant au bon déroulement de cette festivité en offrant un cadre sécuritaire et organisationnel adéquat et en proposant des menus étudiés et des pensions complètes (spécial réveillon) au prix très attrayant. La Direction générale a mis aussi en place des dispositifs d’accueil des groupes touristiques en visite dans la Saoura à travers des circuits proposés par des agences privées et les organismes étatiques de tourisme, ONAT et TVA, en leur assurant des meilleures prestations.

Les différentes manifestations et fêtes locales ne sont pas en reste et l’EGTO y a apporte désormais sa touche, surtout que les événements de ce genre ne manquent pas dans la région: Festival le Fennec d’or à Taghit, le Marathon des dunes, le Rallye Motos, le Mawlid En-nabaoui (sbou’), le Maoussem de Taghit, la quinzaine culturelle de la fête de la tomate à Adrar et autres la Ziyara de Sidi Er-Regani à Adrar, en plus des séminaires et des regroupements culturels et scientifiques organisés. L’organisation de la prise en charge de toutes ces manifestations culturelles ont été, de l’avis de tous, toujours remarquables, appréciées par les personnalités présentes qui renouvellent à chaque passage la promesse de rester fidèles à l’entreprise.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:46
Malgré les grandes potentialités touristiques que renferme la région de la Saoura, le tourisme reste en deçà des prévisions et des attentes des responsables de ce secteur alors que le secteur peut générer des richesses et une plus-value extraordinaires.

Cela s’explique par le fait qu’il n’y a pas eu, par le passé, suffisamment d’investissement dans les structures d’accueil. Pour rattraper ces retards, une nouvelle dynamique semble s’opérer à travers l’encouragement des investisseurs privés. C’est ainsi que plusieurs projets sont en cours de réalisation, ce qui va augmenter les capacités d’accueil. Il est question de trois hôtels classés, répondant aux normes internationales, et un complexe touristique doté de tous les équipements d’accompagnement. Ces nouvelles structures, presque achevées, vont permettre la mobilisation de plus de 400 lits supplémentaires qui s’ajouteront à ceux offerts par les établissements existant, objet d’extension et de réhabilitation. On citera aussi la réalisation de deux autres hôtels, d’un grand camping à Taghit d’une capacité de 92 lits et de relais routiers à Beni Abbès et Tabelbala.
D’ici peu, la wilaya pourra donc disposer d’une diversité d’accueil de qualité d’autant plus que tous les établissements ont reçu des notes pour améliorer et mettre à niveau leurs structures d’accueil afin d’offrir aux touristes un service répondant à toutes les normes en vigueur.

Le foncier touristique va, lui, se renforcer grâce aux 09 zones d’extension touristique (ZET) d’une superficie totale de 254 hectares, implantées dans neuf communes, dont Beni Abbès, Taghit, Beni Ouanif, Merija, Erg Farradj et Tabalbala, en plus de 8 autres ZET en voie de viabilisation. Il y a lieu de noter que le tourisme dans la région est surtout animé par des associations dont le mérite est louable. C’est elles généralement qui drainent et encadrent les groupes de touristes, notamment étrangers, dont le nombre en 2007 a atteint les 2.156 alors que l’on ne comptait en 2002 que 202 touristes étrangers en visite dans la Saoura. Cela est dû à l’amélioration des structures d’accueil et la volonté des autorités locales à développer ce secteur vital et stratégique. La direction du tourisme s’est fixé un objectif dans cette perspective, à savoir la création d’une école de tourisme où seront formés des guides, des agents d’accueil et des spécialistes en tourisme. L’art culinaire est déjà enseigné dans les centres de formation professionnelle après accord passé avec la direction du tourisme.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:43
Durant ces trois dernières années, le secteur de la jeunesse et des sports a bénéficié de plusieurs opérations structurantes inscrites au titre des différents programmes de développement. Ainsi, il a été réalisé 3 piscines dont une piscine olympique à Gouraï, 2 stades en gazons, 1 stade à Kenadsa, 2 pistes d’athlétisme, des auberges de jeunes, des maisons de jeunes, des camps de jeunes, des stades combinés ou Matico dans tous les quartiers, communes et établissements, des salles omnisports tout comme il a été procédé à des travaux de réfection et de réhabilitation des anciennes infrastructures.

Beaucoup de moyens financiers ont été injectés dans ce secteur pour d’importantes réalisations à l’image des six salles polyvalentes, la salle omnisports de 500 places à Beni Abbés, l’auberge de jeunes de 50 lits également à Béni Abbés, 2 autres maisons de jeunes à Tabelbala et Erg Farradj, 3 maisons de jeunes à Kenadsa, Boukaïs et Béni Okhlef ou encore la réalisation d’un bloc d’accueil au stade.
 
Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:42

Inaugurée en septembre 1990, l’université de Bechar, qui n’était à ses débuts qu’un centre universitaire, est en passe de devenir un véritable pôle universitaire régional au vu de son développement, de l’extension de ses structures et au nombre important des disciplines enseignées.


En effet, on recense 27 filières réparties entre 8.500 étudiants inscrits alors qu’en 2004 ils n’étaient que 4.032 étudiants. Tout comme l’éducation, l’université de Bechar accuse un surplus de places pédagogiques soit 10.500 places. Elle ne connaît pas de déficit en places pédagogiques ni en lits universitaires puisque 4 cités universitaires, d’une capacité globale de 4.800 lits, ont été réalisées dont 2 cité de 1.800 lits pour les filles, en plus de 5 restaurants universitaires. L’université de Bechar, qui couvre les régions de Naâma, Tindouf, El-Bayadh et d’Adrar, est encadrée par 330 enseignants, tous corps confondus, et dispose de 3 bibliothèques centrales d’une capacité totale de 2.000 places et d’un bloc de recherches, de 5 laboratoires en plus de la nouvelle bibliothèque ultramoderne qui vient d’être réceptionnée. Une bibliothèque qui est considérée comme un joyau architectural et dotée d’équipements de dernière génération. Cette bibliothèque est dotée de 75.000 titres pluridisciplinaires. Un auditorium de 450 places vient d’être, également, réceptionné. Il est doté, lui aussi, d’équipements high-tech permettant la vidéo–conférence et la connexion avec d’autres universités au niveau national et international. Pour faire face aux besoins croissants en places pédagogiques et en lit, un nouveau pôle universitaire est en cours de réalisation. Ce vaste projet, d’une capacité de 23.000 places pédagogiques et 8.000 lits en plus des infrastructures annexes et d’un restaurant central, une fois achevé, fera de la wilaya de Bechar un pôle régional universitaire indiscutable. Notons que toutes les cités universitaires sont équipées d’infrastructures sportives et de salles omnisports. L’université de Bechar assure, par ailleurs, la post-graduation dans 23 filières.
 
Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:38

Afin d’atteindre l’objectif d’une couverture scolaire à 100% et de rattraper les retards cumulés en matière d’infrastructures scolaires, les autorités locales de la wilaya de Bechar ont mobilisé une enveloppe financière conséquente sur une période de 5 ans (2005-2009) et évaluée à 5.693.934.000 DA.


Cela a permis de combler le déficit en salles de classe, de dégager un surplus confortable pour faire face à la demande croissante, mais surtout de réaliser des écoles dans les localités enclavées afin d’éradiquer le phénomène de la déperdition scolaire dû principalement à l’éloignement de certaines localité et à la rareté du transport scolaire et ce même si ce problème a connu un début de solution puisque plusieurs communes et localités ont bénéficié de bus scolaires. Ce qui a réduit le taux de la déperdition scolaire liée généralement aux conditions sociales et l’éloignement. Aujourd’hui, le taux d’occupation par salle est de 30 élèves soit l’un des plus faibles d’Algérie pour un nombre d’élèves global de 66.125 élèves dont près de la moitié sont des filles, un vrai succès quand on connaît le caractère conservateur de la région. La répartition des élèves entre les 3 paliers se présente ainsi: 34.898 élèves dans le primaire, 22.607 élèves dans le moyen et enfin le cycle secondaire renferme en son sein quelque 8.710 élèves. Ce taux là s’explique par l’effort considérable consenti en matière de réalisation d’infrastructures scolaires. La wilaya de Bechar compte actuellement 146 écoles primaires réparties sur 21 communes, 44 CEM, 14 lycées et 2 lycées techniques. Le semi–internat est assuré dans 8 établissements et l’internat dans 18 établissements entre CEM et lycées en plus de 125 cantines scolaires. Le programme prévisionnel pour l’année en cours a permis aux responsables d’inscrire 7 écoles primaires, 6 lycées et 10 CEM. En outre, sont, également, inscrits 56 classes en extension, 22 cantines scolaires pour le primaire ; 41 salles en extension pour le moyen, et, enfin, 3 internats primaires et 5 demi-pensions. A noter que tout ce programme est en voie d’achèvement. Les projets inscrits durant cette année portent sur la réalisation de 3 écoles primaires, 2 lycées et 3 CEM. Les infrastructures sportives dans les écoles, CEM et lycées ne sont pas en reste puisque toutes les écoles sont équipées de stade Matico, soit 70 terrains réalisés et 60 autres en cours de réalisation ou en voie d’achèvement en plus des terrains de jeu dans tous les CEM. Cela démontre l’intérêt particulier accordé à l’éducation et au développement du sport. Par ailleurs, il existe une bonne couverture sanitaire dans les établissements scolaire. On dénombre 10 unités de soins opérationnelles. En matière de solidarité scolaire, elle a touché 31.000 élèves sur les 66.250 scolarisés. Ils ont tous bénéficié de l’aide des 2.000 DA, de livres scolaires, d’effets vestimentaires, de trousseaux scolaires et 800 d’entre eux ont bénéficié de paires de lunettes. D’autre part, les conditions climatiques particulières de la wilaya ont poussé les responsables à équiper tous les établissements scolaires du système de climatisation. Cette opération a déjà touché tous les lycées et CEM alors que concernant les écoles, elle est en voie d’achèvement. Ceci met au grand jour les efforts déployés par l’Etat en matière d’éducation en général et l’intérêt particulier des autorités locales pour ce secteur vital. Une autre opération de grande importance est en cours de réalisation et qui consiste en la réhabilitation et le renouvellement des équipements dans certains établissements scolaires. Cette opération a nécessité une enveloppe financière de 26 milliards.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:32

La wilaya de Bechar dispose d’importantes infrastructures culturelles réparties à travers tout le territoire de la wilaya: une maison de la culture, une annexe de la bibliothèque nationale et un musée régional au chef lieu, 14 centres culturels dans les communes, 5 bibliothèques à Taghit, Kenadsa, Louata, Timoudi et Benyekhlef, 2 musées à Beni Abbés et Kenadsa, 6 salles de cinéma et un musée de cinéma (cinémathèque) à Bechar.


Toutes ces structures ont abrité d’importantes manifestations culturelles et artistiques au point où la culture dans la wilaya de Bechar a connu une nouvelle dynamique caractérisée par les journées culturelles des Ksours, le festival des Gnaouis, le forum de la chanson locale basée sur le patrimoine, le forum des chants religieux, le festival de la culture et des arts populaires et les nuits de la poésie populaire du sud-ouest en septembre prochain. La région de la Saoura renferme, aussi, d’énormes potentialités historiques, archéologiques et autres patrimoines culturels comme c’est le cas des 3 Ksours restaurés et classés. Il s’agit de Taghit, Béni Abbés et Kenadsa. Trois autres Ksours ont été classés localement: Mougheul, Kerzaz et Béni Ouanif. En outre, il existe 29 stations de gravures rupestres classées localement: Taghit, Abadla et Marhouma. Ces sites ont connu, dans le passé, des actes de pillage et c’est dans cette perspective que la direction de la culture a inscrit une opération intitulée «Comment sauvegarder le patrimoine préhistorique de Taghit?». Une seconde opération est en cours et porte sur la sauvegarde des Ksours classés, les manuscrits particulièrement les 300 manuscrits de Kenadsa (Khizana Ziania).
Les projets en cours vont permettre d’impulser davantage le secteur de la culture. Il s’agit de la réhabilitation et l’équipement de l’actuelle cinémathèque, de l’acquisition d’ouvrages pour l’annexe de la bibliothèque nationale, l’acquisition d’ouvrages et équipements de 20 bibliothèques et le lancement d’une opération d’études et de sauvegarde du patrimoine. Reste l’un des projets phare de la wilaya de Bechar : l’étude et la réalisation d’un théâtre régional de 500 places. Il y aussi l’opération de réhabilitation d’une structure pour accueillir l’annexe de l’institut régional de musique d’Oran et la finalisation d’un grand centre culturel à Taghit. L’objectif fixé par la direction de la culture reste optimiste et il est concrétisé par la réalisation d’une salle de lecture dans chaque Ksar, la création au niveau de la wilaya d’une agence pour la restauration des manuscrits et ouvrages rares et l’inscription d’une opération d’urgence délimitant les zones du patrimoine et les protéger.
Il est prévu aussi la restauration des Ksours de Mougheul, Béni Ouanif et Kerzaz et une opération de fouille dans la région de Tabelbala. Enfin la direction de la culture va être dotée prochainement d’un nouveau siège.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:29

La problématique de l’investissement privé dans la région de la Saoura se pose avec acuité malgré les énormes potentialités que enferme cette wilaya, tant minières, agricoles, que dans la PME/PMI. Les opportunités et les volontés existent, mais les textes régissant le code de l’investissement dans toutes ses formules (ANDI, APSI et CALPI) ne différencient pas les modalités d’investissement dans le Nord et le Sud du pays lequel, par sa complexité, sa particularité et son éloignement des centres d’échanges et de commercialité, mérite une attention particulière de la part des pouvoirs publics.

Un régime spécifique s’impose pour favoriser, accompagner et aider les éventuels investisseurs dans ces régions du sud. L’état doit s’investir davantage pour lever ces inégalités et mettre à pied d’œuvre un nouveau dispositif, introduire de nouveau mécanismes et mettre en place des mesures incitatives pour créer une nouvelle dynamique et lever toutes les entraves qui paralysent le décollage de l’investissement dans tous les secteurs. Afin de mettre toute la lumière sur les difficultés rencontrées par les opérateurs privés dans la wilaya de Bechar, le président de la chambre du commerce et de l’industrie, la Saoura, Hammadi Othmane, a bien voulu répondre à nos interrogations.


La voix de l’Oranie: A quoi est due, à votre avis, la faiblesse de l’investissement dans la wilaya?
Hammadi Othmane: L’absence ou la faiblesse de l’investissement, dans notre région en particulier et dans le Sud en général, s’explique par plusieurs facteurs.
D’abord, la politique appliquée actuellement en matière d’investissement n’est guère encourageante, ne tenant pas compte de la spécificité et la particularité des régions du Sud. Nous nous trouvons ainsi alignés sur les régions du nord, ce qui est illogique vu le coût élevé des charges de réalisation, de transport et les difficultés liées à l’écoulement des marchandises à cause de l’éloignement des centres d’échanges, localisés au Nord. C’est pour cela que nous demandons un régime spécifique pour le Sud, basé sur les facilités d’accès au foncier et l’allégement des charges fiscales et parafiscales, en plus des aides destinées à tous les investisseurs dans le Sud du pays. L’état a créé, soutenu et aidé l’entreprise publique, elle doit aujourd’hui favoriser, aider et accompagner l’entreprise privée qui crée la richesse et des postes d’emploi dans le sud, ce qui va permettre le développement économique du pays dans tous les secteurs et préserver notre souveraineté économique qui ne peut être sauvegardée que par les investisseurs nationaux.

- Quelles sont les contraintes rencontrées actuellement sur le terrain?
- Les textes actuels, qui alignant les régions du Nord avec les régions du Sud, n’encouragent guère l’investissement, ceci d’une manière générale. Nous demandons ainsi la promulgation de nouveaux textes spécifiques pour le Sud, basés sur des mesures incitatives et encourageantes et aussi sur des avantages qui tiennent compte de la particularité et des difficultés des régions du Sud. Il faut donc un régime dérogatoire constant et durable dans le temps pour le Sud. Ces mesures permettront même à l’avenir de désengorger le Nord.
L’autre contrainte a trait à la saturation de l’actuelle zone industrielle de Bechar, même si des efforts ont été consentis par monsieur le wali pour son assainissement et sa structuration. Bechar a besoin aujourd’hui d’une nouvelle zone industrielle viabilisée et les espaces ne manquent pas. Par ailleurs, des zones d’activité doivent être créées dans toutes les communes ou, au moins, dans chaque daïra. Il faut créer un environnement favorable à l’investissement et une nouvelle culture d’investissement où tout le monde doit s’impliquer. Il faut créer et former le créateur de richesses, l’investisseur, et pour ce faire, il faut révolutionner les mentalités et bannir à jamais les anciens réflexes qui entravent l’investissement tels les lenteurs administratives, la bureaucratie et les lenteurs dans le traitement des dossiers d’investissements.
- A ce sujet, certains ne manquent pas de remettre en cause l’actuel système bancaire…

- Les dossiers d’investissement du sud sont traités au niveau d’Alger.
Nous demandons donc la création d’une banque du sud spécialisée dans le traitement des dossiers d’investissement dans les régions sud, et ce, pour beaucoup plus de fluidité et de transparence. Nous sommes actuellement lésés du fait que nos dossiers restent longtemps à Alger pour être ensuite rejetés parfois sans motif valable. De même qu’il faut que la chambre du commerce s’implique dans le traitement de ces dossiers et doit jouer pleinement son rôle d’orientation, de proposition, de régulateur, d’accompagnateur et de conseil. L’investisseur étranger est accompagné dans son investissement en Algérie par son état et sa banque parce qu’ils savent que l’Algérie est solvable alors que, nous autres nationaux, sommes asphyxiés par nos propres banques.
C’est une concurrence déloyale. Ils n’investissent que dans les produits manufacturés ou les services, mais jamais dans l’industrie productive, à quelques rares exceptions près. L’état doit donc réagir et mettre en œuvre de nouveaux mécanismes pour relancer l’investissement national, l’encourager et l’aider.
- Vous revendiquez aussi l’allégement des charges fiscales et parafiscales…
- En général, l’Etat doit adopter une nouvelle politique fiscale incitative qui encourage l’investissement et attirer les investisseurs. Pour les régions du Sud, il faut un régime spécifique. On ne peut investir dans le Sud avec les charges fiscales actuelles. D’autres mesures doivent être aussi mises en place pour aider les entreprises qui recrutent ou emploient un effectif important, et ce, afin de préserver l’entreprise et les postes d’emploi et permettre aussi à l’entreprise de se développer. L’exonération ou l’allégement des charges dans les régions permet de créer une nouvelle dynamique. De même qu’il faut créer une nouvelle culture fiscale et parafiscale et d’instaurer de nouveaux points entre l’entreprise et l’administration fiscale basés sur la confiance et la respectabilité mutuelle.

- Quelles sont les perspectives permettant de développer le tourisme dans la région qui recèle d’énormes potentialités dans le domaine?
- Pour développer le tourisme dans la région, il faut instaurer un programme prévisionnel étalé sur 5 ou 10 ans. Il faut aussi encourager les gens à réaliser les structures d’accueil durant cette période et permettre la formation d’un personnel pour gérer ces structures. L’Etat doit faciliter à ces gens l’accès au crédit et aux facilités de caisse avec des aides complémentaires sous forme de bonus pour tous ceux qui auront respecté les cahiers des charges et réalisé des infrastructures répondant aux normes internationales en matière d’accueil, de restauration, d’hébergement et de service. Tisser ensuite des relations avec les tour-opérateurs étrangers et nationaux spécialisés qui auront la charge de proposer notre produit aux éventuels touristes.

- Et l’artisanat?
- L’artisanat est très développé dans la région; c’est une tradition ancestrale. Le problème réside dans l’écoulement du produit artisanal. Il faudrait donc réfléchir à créer de nouveaux mécanismes pour préserver ce trésor culturel, à travers la mise sur pied d’organismes ou agences chargés d’écouler ces marchandises. Il va sans dire que si les artisans parviennent par ces moyens à vivre de leurs produits et améliorer leurs conditions sociales, l’artisanat ne mourra pas et le secteur se développera nécessairement.

- Et quelles sont les contraintes qui entravent le développement de l’agriculture à votre avis?

- L’Etat a alloué des sommes considérables pour le développement de l’agriculture, soit dans le cadre du PNDA ou la mise en valeur des terres. Seulement, plusieurs bénéficiaires de ces aides n’ont rien réalisé. Là, la responsabilité du maire est entièrement engagée. C’est lui qui devait accompagner, vérifier et contrôler tous les bénéficiaires dans sa commune. Il devait donner périodiquement des statistiques sur l’évolution du programme de mise en valeur et son état d’avancement. Malheureusement ce manque ou cette absence de suivi a permis à certains bénéficiaires de détourner les aides de l’Etat. Et dire que le service fait doit être signé par le P/APC. Je suggère en ce sens l’organisation d’un séminaire périodique, regroupant les maires, pour leur inculquer les bases du management et la culture de l’investissement et du développement local. Ils doivent eux aussi prendre des initiatives créatrices de richesse dans leurs communes respectives.

- Où en est l’opération de réalisation des locaux pour jeunes?
- Sur ce point, je félicite tout particulièrement le wali de Bechar. Je dois signaler ici que la wilaya de Bechar est l’unique wilaya du pays qui a achevé ce programme. Pour les futurs bénéficiaires de ces locaux, la chambre du commerce et de l’industrie reste à la disposition de ces jeunes en matière de conseil, d’aides et d’accompagnement dans tous les secteurs d’activité. Et il faudrait instaurer dès à présent des cahiers des charges pour les futurs postulants pour ne pas voir ces locaux déviés de leurs vocations initiales.

- Un dernier mot?
- Je souhaiterais voir l’université s’adapter à son environnement et créer des filières spécifiques à chaque région. Par ailleurs, l’accord d’association avec l’UE doit prendre en compte la survie de l’entreprise algérienne et la préservation de l’économie nationale, garantes de notre souveraineté nationale. Il faut aussi se préparer à l’adhésion de l’Algérie à l’OMC en mettant tous les atouts entre les mains de l’entreprise algérienne afin qu’elle fasse face à la mondialisation. L’état doit jouer pleinement ici son rôle pour rendre performante l’entreprise algérienne qui va faire face à une concurrence déloyale et féroce.

Propos recueillis par B. Soufi, La Voix de l'Oranie


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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 11:19
Situé au Sud-ouest du territoire national, la wilaya de Bechar est limitée à l’est par la wilaya d’Adrar, à l’ouest par le Maroc, au nord par les wilayas de Nâama et d’El-Bayadh et au sud par les wilayas de Tindouf et d’Adrar. Elle constitue un pôle important dans le schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT). Sa position spatiale et son tracé frontalier de plus de 600Km avec le Maroc lui confèrent une vocation régionale de premier ordre, faisant d’elle un pôle régional stratégique et un carrefour d’échanges incontournable.

Superficie et population :

Avec une superficie de 161.400Km², soit environ 6,77% du territoire national, la wilaya de Bechar occupe le 6e rang des wilayas les plus vastes du pays. Et cette immensité du territoire et l’éparpillement des populations augmentent les distantes entre les localité. A titre d’exemple, les communes les plus rapprochées entre elles sont distantes de 11 kilomètres (Timoudi et Ouled Khodeïr) et les plus éloignées sont celles de Ksabi et Tabelbala (588km). La population de la wilaya de Bechar est estimée à 272.436 habitants, soit une densité de 1,69 hab./km², repartis sur 21 communes dont les plus importantes sont, outre le chef-lieu de wilaya, Béni Ouanif (11.250 habitants), Kenadsa (13.652), Abadla (13.935), Béni Abbès (11.664), El Ouata (8.002) et Taghit (7.277). Le nombre d’habitants dans le reste des communes varie entre 923 Hab. (Mougueul) et 4.985 Hab (Kerzaz), ce qui nous donne une très faible densité des populations, estimée à 1,69 Hab./Km².
Cette situation s’explique par le relief et les formations naturelles hostiles à l’installation humaine dans la wilaya de Bechar.

Le territoire de la wilaya est formé de 05 principaux reliefs :

Les montagnes: Elles sont dénudées et parfois élevées tels le Djebel Antar (1.953m), le Djebel Grouz (1.835) et le Djebel Bechar (1.206m).
Les Oueds: Six principaux oueds sillonnent la wilaya. Du nord au sud on rencontre Oued Namouss, Oued Zouzfana, Oued Bechar, Oued Guir, Oued Saoura et Oued Daoura.
Les vallées: Ce sont les dépressions façonnées par les cours d’eau importants, les principales sont celles de Zouzfana, de Guir et de la Saoura.
Les regs (Hamada): Ce sont de vastes étendues rocailleuses et les plus importantes sont celles du Guir et Daoura.
Les ergs: Ils représentent des massifs pouvant atteindre jusqu’à 300m de hauteur. On y recense le Grand Erg occidental, Erg Erraoui, Erg El-Atchane et Erg Iguidi.
En plus de la forte limitation des espaces utiles, la wilaya de Bechar est confrontée aux conditions climatiques défavorables, caractérisées par un climat de type désertique continental. On distingue deux zones.
La zone de transition délimitée par Béni Ouanif au nord et le parallèle d’Igli au sud, très chaude en été (+45°C) et froide en hiver (2 à 3°C), où les précipitations sont de l’ordre de 60mm/an et les vents de sable y sont fréquents, souvent violents (100Km/h).
La zone désertique, elle, s’étend au delà de Béni Abbès. Les précipitations y sont de l’ordre de 40 mm/an et les vents de sable sont très fréquents.

La Voix de l'Oranie

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 21:28

Avec un trafic aérien domestique de 25 114 passagers enregistrés en 2007, un nombre de 1886 pèlerins transportés en vol direct à Djedda (Arabie saoudite), l'atterrissage de 694 aéronefs sur le tarmac de l'aéroport et, enfin, une exploitation de 90 920 kg de fret, l'aérogare Boudghène Ben Ali Lotfi affiche une ambition légitime de se classer parmi les grands aéroports du pays.

Mais l'ambition est toutefois contrariée par plusieurs facteurs. D'abord, il vient de se doter d'un certain nombre d'équipements, parmi lesquels l'on cite volontiers l'acquisition d'un scanner qui a été récemment installé au niveau du tri des bagages. Cela sera suivie dans les prochains jours, selon la direction de l'aérogare, par l'installation d'une « badgeuse » pour la confection de badges distinctifs pour le personnel circulant dans l'enceinte de l'aérodrome, d'un système de télésurveillance, d'un scanner à main et d'un portique détecteur de métaux à l'embarquement. Mais la direction aéroportuaire vient de proposer à sa tutelle l'extension de l'aérogare en perspective d'une relance certaine du trafic aérien dans les prochaines années. La proposition a, semble-t-il, été retenue puisque une enveloppe de 816 000 000 DA vient d'être dégagée pour renforcer une piste secondaire et ses annexes et dont les travaux, confiés à une entreprise italienne, vont être incessamment entamés, déclare le directeur de l'aéroport. Outre la réalisation de la piste secondaire, des travaux d'un chemin de ronde pour inspection de l'enceinte aéroportuaire d'une distance de 9 200 m/linéaire seront effectués avec une double clôture dotée d'un éclairage du périmètre de l'enceinte. Mais, malgré ces réalisations infrastructurelles envisagées, l'aéroport Boudghène Ben Ali Lotfi, opérationnel depuis 1954, à vocation internationale, connaît une régression du trafic aérien. En l'an 2000, il desservait 8 destinations. Actuellement, il ne dessert que deux seulement (Alger et Oran). Ce recul est expliqué par les successives augmentations des tarifs de voyages intervenues au cours des dernières années et jugées inaccessibles à la majorité des voyageurs. Seuls les fonctionnaires de l'Etat en mission ou quelques opérateurs économiques sont en mesure de s'offrir un transport aérien.

En plus, fait-t-on remarquer avec insistance, l'arrivée tardive des appareils d'Air Algérie à Bechar (2 heures du matin, vol d'Alger), posant un problème d'hébergement aux passagers à leur arrivée, dissuade les plus fervents utilisateurs de ce mode de transport. Par contre, on souligne avec force les commodités modernes en matière d'accueil et d'information mises à la disposition des clients de la compagnie. Mais la direction de l'aéroport ne se gêne plus pour affirmer que l'ambition affichée pour faire de cet aéroport rénové un grand pôle, de dimension internationale, est malheureusement contrecarrée par le nombre réduit des aéronefs qui atterrissent sur le tarmac de la piste de l'aérodrome, des deux destinations desservies actuellement (Alger et Oran) et surtout l'adoption d'une programmation inadaptée et décriée des horaires de vols.

Source: M. Nadjah, El Watan.

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Published by Sofiane - dans Actualité
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