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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 08:23





L'ancienne mine de Charbon de Kenadsa.
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 18:14

A en croire les responsables et élus de Beni-Ounif (110 km au nord de Béchar), de nombreux projets sont inscrits ou réalisés dans cette commune. Distante de 5 km de la ville de Figuig (Maroc), la localité, qui compte 13 000 habitants, serait l'une des mieux loties des 21 communes de la wilaya.

Parmi les projets sectoriels retenus, l'on citera une salle omnisports dont les travaux sont à hauteur de 10%, pour une enveloppe de 10 milliards de centimes, une auberge de jeunesse en phase d'étude, une base de vie pour la police des frontières, un projet de construction d'un tribunal, une antenne administrative à Ros-Taïba et 91 locaux professionnels dont 80 sont achevés. On cite aussi la réalisation d'un centre de formation professionnelle de 300 places, dont les travaux seront incessamment lancés. En matière d'aménagement urbain, deux nouveaux lotissements ont bénéficié des travaux de viabilisation. 5 milliards de cts ont été dégagés pour le revêtement en bitume de 5 km. 1 milliard de cts a été alloué à Ros-Taïba qui contourne, à l'ouest, la ville marocaine de Figuig, pour l'aménagement, l'éclairage public et la réfection des trottoirs. Les responsables de l'hydraulique ont procédé au fonçage de 6 puits et 10 milliards de cts ont été investis pour la prévention contre les inondations. Un collecteur d'assainissement a été réalisé pour un montant de 5 milliards de cts. En outre, 739 millions de DA ont été dégagés pour la concrétisation de 11 projets de travaux publics, dont des ponts et dalots détruits lors des inondations du 18 octobre 2007, au revêtement bitumeux et à l'ouverture des pistes.

Bouffée d'oxygène

Dans le programme communal de développement (PCD), 35 millions de DA ont été alloués et destinés à diverses opérations. Ainsi, l'agglomération de Boussir a bénéficié de 45 milliards de cts pour le revêtement bitumeux. 19 milliards de cts ont été débloqués au profit de 236 fellahs pour la mise en valeur de 800 ha. Ces crédits ont engendré, selon le subdivisionnaire agricole, 400 postes de travail et un laboratoire de contrôle vétérinaire est à l'étude. Par ailleurs, un centre de santé a été promu récemment en secteur sanitaire doté d'une autonomie financière, avant d'être équipé d'un bloc opératoire de 60 lits (le chantier est en cours), d'une salle de réanimation et d'une salle pour les soins d'urgence. En matière d'emploi, et depuis 2005, 800 postes de travail ont été créés, pour un nombre de chômeurs estimé à 2 000 inscrits à ce jour, selon l'agence de l'Emploi. L'installation de la société des chemins de fer (travaillant sur le tronçon Béni-Ounif-Béchar) et l'implantation des entreprises travaillant dans le concassage ont été une bouffée d'oxygène dans la résorption du chômage chez les jeunes de la localité. 83 milliards de cts ont été accordés au secteur de l'habitat. 200 logements ont été distribués et 150 autres sont en cours de réception, indiquent nos interlocuteurs. Mais une association agricole est au paroxysme de la colère contre l'arrêt inexpliqué, depuis 7 mois, de l'important barrage Laouedj (20 km de Béni-Ounif), d'une capacité de 700 000 m3 et dont le maître d'ouvrage se trouve être le Haut Commissariat du Développement de la Steppe (HCDS). Selon l'association agricole, l'entrepreneur privé chargé des travaux aurait plié bagages après avoir subi des dommages lors des dernières intempéries. Les responsables de cette commune, qui a une bonne situation géographique, avouent leur ambition de faire de cette région un point de rencontre commercial de négociants en cheptel entre le Sud et le Nord et une source de financement pour la commune, affirment-ils.



Source: M. Nadjah, El Watan.

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 18:12
Le patrimoine immobilier a été, hier, au centre d'un débat initié par l'institut des sciences juridiques et administratives du centre universitaire de Béchar. Les intervenants de différents services publics concernés ont examiné les différents aspects sociaux et économiques contenus dans les textes régissant cet important volet du patrimoine national. Ils ont axé leur débat en particulier sur l'immobilier agricole, industriel, touristique, à usage d'habitation, commercial ou professionnel.

Source: M. Nadjah, El Watan.
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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 18:09
Le coup d’envoi du 1er Salon international de l’automobile, organisé par RH International Communication, sous le haut patronage du ministre des Transports, a été donné, hier, au ex-Galeries de Béchar et s’étalera jusqu’au 1er mai prochain. Au programme de cette manifestation, qui est à sa première édition et à laquelle prendront part une vingtaine d’exposants, figurent plusieurs activités dont une journée professionnelle sur la contrefaçon, les accidents de la route, et l’environnement. Selon M. Hassas, DG de RH Communication plus de 60 000 visiteurs, entre professionnels et grand public, sont attendus à cette édition. Pour ce qui est des concessionnaires, Chery prévoit pour ce salon, un programme promotionnel et des remises (de 7 à 17 millions de centimes) sur les différents modèles. L’autre concessionnaire auto, GMC, qui a présenté Haïma et Zotye, pendant cette manifestation, a loué un grand stand, situé au milieu de la première salle d’exposition. L’autre événement, dans ce salon, est l’exposition de l’Aurora (4x2), voiture officielle des Jeux olympiques de Pékin et le pick-up 4x4 et 4x2, simple cabine par Huanghaï Auto. Pour ce concessionnaire, des remises et des promotions intéressantes seront réservées aux habitants de la capitale de la Saoura.

Source: R. Roukbi, Liberté.
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 16:14

C'est la première fois dans les annales de l'APC de Béchar que les élus, dans leurs actions prioritaires programmées, envisagent l'adoption d'un plan vert pour la ville.

Dans cette perspective, le maire a mis en place une commission composée de représentants des services des forêts et de l'agence nationale de la conservation de la nature. Il a aussi invité des associations chargées de la protection de l'environnement. Cette commission sera chargée de proposer les orientations et les moyens d'actions pluriannuelles d'un plan vert, lequel sera adopté pour la ville de Béchar. Lors de sa dernière session, l'APC a également décidé de créer un service de l'environnement. Selon un expert, il faut espérer que cette nouvelle instance soit dotée de moyens et de personnels qualifiés afin de pouvoir prendre réellement en charge les problèmes liés à la problématique de la gestion des espaces verts ainsi que la gestion des déchets ménagers qui posent des problèmes dans la capitale du Sud- ouest. Selon toujours cet expert, et à titre d'exemple, l'opération de reboisement à travers les quartiers de la ville n'est pas menée à terme, en ce sens que l'implantation des arbres aussitôt faite n'est pas suivie d'arrosage nécessaire, au quotidien, durant au moins la période de début de croissance des plants.

 

Source: M. Nadjah, La Voix de l'Oranie. 

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 08:11
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 20:48

Le bureau d’hygiène communal (BHC), relevant de la commune de Bechar, poursuit sa campagne de démoustication à travers les quartiers de la capitale de la Saoura, et ce, dans le cadre de la lutte contre la leishmaniose, que l’on soupçonne fort d’avoir gagné les quartiers périphériques.

Une campagne que le BHC a entamée depuis le 5 avril et qui, selon nos sources, devrait s’étaler jusqu’au 25 du même mois. Il faut dire qu’après s’être déclarée successivement à Béni-Abbès, Abadla, Béni-Ounif et à Tabelbala, tout semble indiquer, comme il fallait s’y attendre, que le chef-lieu de la wilaya aurait été gagné récemment par cette épidémie. Pourtant, de l’avis de tous, la prolifération des moustiques avait diminué l’été dernier, et ce, grâce aux premières mesures de prise en charge des problèmes inhérents à la promiscuité de l’Oued Bechar, mais cela ne voulait pas dire qu’on pouvait dormir sur ses lauriers. En fait, c’est une lutte de longue haleine et le fléau de la leishmaniose requiert une vigilance de tous les instants. La prolifération des moustiques, plus spécialement celle des phlébotomes, vecteurs de cette maladie, s’avère un maillon de la chaîne de transmission de cette maladie entre le rat des champs et l’homme. Ce rongeur trouve en effet son terrain de prédilection dans les grandes décharges publiques, laissées à ciel ouvert et qui offrent un espace idéal à la pérennité voire la multiplication de la population de ces rongeurs. Autrement dit, une telle campagne ne saurait donner les résultats escomptés, si elle n’est pas menée de concert avec une dératisation à grande échelle. L’emploi de raticides, aussi bien dans les caves des bâtiments, que dans les terrains vagues servant de dépotoirs ou dans les décharges publiques, est plus que souhaitable, avant que cette maladie ne se propage à travers la ville de Bechar. Si c’est le cas, les dégâts seraient incalculables eu égard à la grande concentration de la population urbaine.

Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 18:49
L'expression musicale et chorégraphique gnaouie, très populaire dans le Maghreb, spécifiquement en Algérie et au Maroc, est un art authentique qui a su garder son originalité, malgré le temps et les tentatives de sa modernisation par des fusions musicales.



Le genre gnaoui, considéré aujourd'hui à juste titre comme un art entier, que réclament et s'arrachent les scènes nationales et mondiales, a fait son apparition, selon diverses sources historiques, à l'époque des Almohades par la voie forcée de l'esclavage où des milliers de Subsahariens notamment des Maliens, Nigériens et Guinéens ont été ramenés pour servir comme ouvriers dans les différents chantiers du même empire et spécialement comme menuisiers, forgerons, puisatiers, etc. Ces personnes, selon le journaliste marocain Mohamed Chenoufi, étaient la plupart du temps tenus en marge de la société.

Le soir, après une dure journée de travail, pour se distraire, ils organisent des soirées entre confrérie ou les sons du goumbri, des karkabous et les danses qui mènent à la transe leur permettaient d'oublier leurs conditions, tout cela en invoquant Allah, le Tout-Puissant, et les différents saints.

Les premiers Gnaouis de cette époque, tant en Algérie qu'au Maroc, étaient très connus en qualité d'habiles musiciens d'où leur popularité, et les gens faisaient appel à leurs airs et à leurs couleurs pour animer les fêtes de familles ou pour de longues nuits de transe thérapeutique; cela se passait uniquement dans les milieux populaires, ce qui a permis à ce genre de faire son chemin et enrichir les traditions musicales du Maghreb, souligne-t-il.

Les premiers fondateurs de la confrérie des Gnaoua sont des esclaves islamisés des groupes de Bambaras, Haoussa et d'autres ethnies africaines, qui furent rejoints plus tard par des adeptes autochtones berbères et arabes, ce qui renforcera le rayonnement populaire du genre à travers le Maghreb et donnant une dimension religieuse aux chants et pratiques qui avaient, quelque peu auparavant, un rite païen.

Ce métissage est palpable, aujourd'hui, à travers les textes chantés appelés bordj par les Gnaouis, car on trouve dedans de l'arabe dialectale, le berbère, Haoussa et d'autres langues africaines intraduisibles par les adeptes du gnaoui eux-mêmes, signale Hanane Aïcha Abdelmalek, professeur de français et chercheuse en patrimoine populaire à l'université de Sidi Bel-Abbès.

Ces bordj ou Trouha sont en réalité des vers dédiés à la gloire d'Allah, à ses prophètes et aux saints qui, aux yeux des Gnaoua, sont les libérateurs des hommes de l'esclavage et de l'injustice. On comptait plus de 200 bordj. Aujourd'hui, il n'en reste qu'une trentaine, ils se caractérisent par la progression hiérarchique, ordre établi et immuable, précise-t-elle.

Pour Abdelhalim Miloud Araou, journaliste, les premiers textes des bordj cachent, en vérité, un chant engagé qui parle de la souffrance et de la malvie des adeptes de la confrérie qui, en implorant Dieu et son prophète Mohamed /QSSL/, ainsi que les saints tels Abdelkader Jillani, Moulay Brahim et bien d'autres, les Gnaoua voulaient, à travers ces vers, dire à travers des métaphores leurs douleurs et conditions de vie lamentables, en marge de la société. Cela est visible en écoutant bordj l'aafou /Pardon/, Bouderbala et Jangari-Mama /Famine/.

Ces gens voulaient dire ces choses pour exprimer leurs souffrances à travers des textes qu'eux seuls pouvaient en comprendre le sens, qui pouvaient à l'époque des sultans et émirs dire la vérité crue, ils pouvaient avoir facilement la tête tranchée, explique-t-il.

C'est le caractère populaire, le cérémonial haut en couleur, et danses suivies surtout la nuit de séances thérapeutiques /Transe/ en groupes qui ont fait en sorte que cet art perdure à nos jours.

Tout au début, la confrérie était essentiellement constituée d'adeptes mixtes de race noire; avec le temps, des hommes et femmes de races blanches, qui se soumettent aux règles de la confrérie, viennent la renforcer. Une confrérie se compose d'un clan à sa tête un Maalem qui est un grand connaisseur des rites, de la musique et des danses, et en plus un virtuose du Goumbri, tout autour de lui 10 à 15 joueurs de karkabou, un chanteur, un diseur plus connu sous l'appellation de Koyo-Bango, des danseurs, un Moqadem et une voyante.

Le Maalem, qui est le véritable chef d'orchestre, occupe le centre de la cérémonie; il joue le goumbri, il anime le rite de la possession, prépare les accessoires rituels la veille de la cérémonie, il est un fin connaisseur des techniques d'immoler l'animal du sacrifice prévu pour le cérémonial, statut de Maalem, qui se fait par héritage, élection, vocation, apprentissage, imitation et consécration.

Le Maalem, plus connu au sud-ouest sous le titre du Moqadem, dirige avec dextérité le cérémonial qui est, en lui-même, une véritable unité entre l'âme et le texte chanté lors de la séance de transe ou /HAL/ qui se déroule, généralement, en début de soirée pour se poursuivre durant toute la nuit. Dans la philosophie des Gnaoua, ces séances de transe auxquelles sont conviés beaucoup de malades ont, pour but, la découverte de l'âme individuelle et collective, la découverte aussi des secrets de ce monde, pour fuir le quotidien connu et établi, pour aller vers le merveilleux et le fantastique. C'est à partir de ces instants que le groupe et les membres de la confrérie entrent en transe et ce, grâce aux sonorités du goumbri et des karkabou et surtout des textes ou bordj chantés en ces moments de grande sensibilité.

L'esthétique du texte, de la musique et de la danse crée, au cours des représentations, un sentiment de satisfaction, de bien-être tant chez les membres de la confrérie que chez les spectateurs, du fait qu'en chacun s'opère une certaine sensation de l'état sublime par la beauté des rythmes et les sonorités des instruments.

La popularité, acquise par cet art ces dernières années, s'explique par son originalité et son profond encrage dans la société maghrébine notamment en Algérie et au Maroc où cette expression musicale et chorégraphique est dans son milieu naturel, explique Abdelhalim Miloud Araou.

Cependant, son apparition dans la région du Maghreb arabe et en France, adoptant une instrumentation moderne aux rythmes gnaouis, risque d'affecter une sonorité et un style artistique qui ont résisté durant des siècles, et demeure partie intégrante de la culture et du patrimoine des populations de toute la région du Maghreb, signalent de nombreux membres de la confrérie à Béchar.

Parmi eux, il y a le Maalem Brahim Rezzoug, l'un des derniers grands maîtres de la confrérie en vie. Ce personnage, âgé actuellement de 75 ans, se souvient par coeur du rituel des cérémonies de sa confrérie qu'il a rejointe dès son enfance. Pour lui, la musique gnaouie est un véritable répertoire rituel, fruit d'un métissage syncrétique d'apports culturels africains, de musique maghrébine et de culture maraboutique. Pour cela, elle doit être protégée et sauvegardée par les institutions spécialisées.

Par ailleurs, on ne peut pas aborder le sujet des Gnaouis sans parler de Hasna El Bacharia qui est un véritable phénomène de ce genre. En effet, jamais de mémoire de cette confrérie, en Algérie ou au Maroc, on ne connaît de femmes joueuses d'instruments de ce rite musico-spirituel qui a fait connaître mondialement cette artiste, cette joueuse de goumbri qu'elle maîtrise à la perfection faisant d'elle la première Maalama gnaouie depuis l'apparition de ce genre, disent de nombreux adeptes.

Avec une carrière artistique de plus de trente années, et un album /Djazair Djohara/ dédié à son pays, Hasna s'impose comme monument de la musique gnaouie, mêlant le sacre et le profane et où le goumbri, karkabou et tbal sont les piliers. Grâce à l'héritage culturel de son défunt père, lui-même Maalem de la confrérie à Béchar, elle a su imposer sa personnalité à travers son jeu et sa dextérité dans l'interprétation des textes gnaouis notamment /JANGARI/ ou bordj qui passe pour être l'un des morceaux des plus difficiles à interpréter.

Cette artiste, qui aborde la soixantaine, est considérée comme la diva de cet art séculaire qui s'est forgé une notoriété de par la beauté des compositions musicales et surtout des textes chantés.

Le festival national, consacré à ce genre artistique dont la première édition a eu lieu du 27 au 31 mai de l'année dernière à Béchar, mérite que son organisation soit confiée à des compétences aux lieu et place d'un groupe d'amis qui n'avaient aucune connaissance ni des modes d'organisation d'un festival ni de cet art séculaire qui a résisté aux aléas de l'histoire et contribué à la formation de la personnalité culturelle et artistique du pays.


Source :
Tarek Billal, Le Quotidien d'Oran.
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 08:14


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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 19:00

L’astronomie, science qui étudie les astres de l’Univers, tels que les planètes et leurs satellites, les comètes, les astéroïdes, les étoiles, ou encore les galaxies, était-elle étudiée dans la Zaouïa de Sidi M’hammed Ben Bouziane à Kénadsa? Tout porte à le croire.


Le rapport établi par le Capitaine Gilbert Bonachère de la S.A.S de Kénadsa au cours du mois de janvier 1960, mentionne que lors de la perquisition du domicile d’Ibrahim, le neveu de Si Laâredj Abderrahmane et le Cheïkh de la Zaouïa Ziania, tous deux réfugiés à l’étranger, un Astrolabe Arabe a été trouvé parmi les effets. Il décrit l’objet comme ayant la forme d’un quart de cercle en cuivre d’un rayon de 18 centimètres muni d’un pendentif permettant de le fixer perpendiculairement et d’un bras mobile articulé permettant aisément la lecture sur le cadran comportant plusieurs noms de lieux et d’orientations gravés clairement en lettres arabes tels que Marrakech, Sijilmassa, Fès, Meknès, Salé, Ouazan, Tanger, Le Caire, La Mecque, Médine et en regard des noms de ces villes les tropiques du poisson, du scorpion, du taureau, du bélier… etc. Il est ajouté dans le rapport que cet instrument a été saisi pour faire l’objet d’une «étude approfondie» et qu’il n’est pas le seul à avoir été «découvert» dans la région. Ce que le rapport ne mentionne pas mais qu’on trouve sur un feuillet de la bibliothèque de la Zaouïa comportant une description détaillée est le fait que sur cet instrument le mot «mile», qui chez les arabes mesure 400 coudées, y est clairement gravé. Le fait que plusieurs astrolabes furent «découverts» dans la région ou du moins celui faisant l’objet du rapport du Capitaine Gilbert Bonachère est-il suffisamment probant pour dire que l’astronomie faisait partie des sciences étudiées dans la séculaire Zaoui de Sidi M’hammed Ben Bouziane?

Les habitants de la région les utilisaient-ils comme seuls moyens d’orientation dans leurs déplacements? Si c’était le cas, alors on pourrait dire qu’ils étaient initiés à la manipulation de ces instruments, chose qu’il n’est usité de faire sans un minimum de savoir en astronomie.

L’astronomie est divisée en plusieurs branches: l’astrométrie, qui étudie les positions et les mouvements des astres; la mécanique céleste, qui fournit une explication mathématique de ces mouvements par la théorie de la gravitation. Les voyageurs, et en particulier les navigateurs, apprirent à s’orienter en observant les astres. Astrolabe, en astronomie, instrument servant à mesurer la position angulaire des astres sur la voûte céleste.

Il est constitué d’un cercle ou d’un arc de cercle gradué en degrés d’arc, avec en son centre un bras mobile articulé. Après avoir aligné le point zéro du cercle sur l’horizon, on déplace le bras de l’astrolabe pour viser l’astre considéré, sa hauteur (ou azimut) se lisant sur le cadran en regard.
En revenant au rapport du Capitaine Gilbert Bonachère de la S.A.S, on s’aperçoit que celui-ci quoique soucieux du détail dans la description de l’astrolabe «trouvé» ne mentionne nulle part la destination qui lui a été assignée. A-t-il fait partie du butin de guerre personnel du Capitaine ou se trouve-t-il quelque part parmi tant d’autres curiosités «retrouvées» et faisant partie des collections des musées français?

Source: M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

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