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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:59

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Le débat entre puristes et partisans de la fusion autour de la musique diwane s'installe.

 

« Je lance un appel pour les jeunes pour sauvegarder la tradition de la musique diwane. Il ne faut pas perdre ce patrimoine », a déclaré Youcef Mazouzi, connu par Mâalem Youz, mardi soir au stade Enasr à Béchar, après un passage sur scène à la faveur de la compétition du 8 ème Festival national de la musique diwane qui sera clôturé jeudi soir. Mâalem Youz dirige la troupe Noujoum Al Diwane de Sidi Bel Abbes.

« Je sais que des jeunes font de la fusion avec le diwane. Je ne suis pas contre. Mais, il faut protéger l'âme du diwane. Les gens de ma génération ont maintenu la pratique qui nous a été léguée par nos aînés. Les jeunes doivent en faire autant. J'ai présenté cette pratique en Europe et aux Etats Unis en veillant à garder cette âme. L'année passée, lors de la septième édition du festival, j'ai introduit le saxaphone. Certains n'ont pas apprécié. Je peux les comprendre. Pour moi, toute fusion musicale doit être faite avec le gumbri. C'est indispensable », a plaidé Mâalem Youz.

Lors de son passage, Maâlem Youz a opté pour deux gumbri sur scène. « J'ai voulu donner la chance à un jeune qui monte pour la première fois sur scène. Viendra le jour où il prendra la relève. A Sidi Bel Abbes, nous formons des jeunes depuis longtemps. J'ai été le premier à organiser un festival de diwane en Algérie à Sidi Bel Abbes », a-t-il noté.D'après lui, le Maroc et l'Algérie sont en « concurrence » en matière de mise en valeur de la musique diwane ou gnawie.

Selon lui, le festival de Béchar se développe d'année en année. « Mais, pour le festival international de la musique diwane d'Alger, il faut revoir certaines choses en matière de programmation, donner plus de chance aux troupes algériennes qui font dans la musique diwane. Pourquoi ne pas réunir tous les groupes lauréats de toutes les éditions du festival de Béchar, les mettre ensemble pour voir où on est en invitant des troupes du Maroc et de la Tunisie», a-t-il proposé.

Le jeune Zaky Mihoubi d'Alger a lancé le groupe Gnawa Safari Project. «C'était une idée qui m'est venue en 2013. Je voulais participer à ce festival. Cette année, le commissariat a accepté la participation sauf que je n'ai pas pu rassembler les musiciens avec qui j'ai monté le projet. Aussi, ai-je appelé des amis d'Oran. Nous n'avons pas beaucoup répété. Sur scène, le résultat n'était pas splendide. Il faut le reconnaître. Ce qui compte pour nous, c'est d'avoir été présent. C'était un voeu du père du Mâalem Walid Bahaz, neveu de Mâalem Benaissa Allah yerhmou. Il a joué un gumbri qui date de soixante ans, propriété de son grand père. Une prouesse  puisqu'il n'y avait pas de possibilité de régler au diapason pou chanter dans les normes», a souligné Zaky Mihoubi.

En compétition au festival de Béchar sous le nom de Safari, le groupe de Zaky Mihoubi a présenté un bordj du terroir algérien « Ya rassoul Allah », ensuite un bordj haoussa, « Lillia ». « Nous avons ensuite fait un passage par le bleu avec le bordj des bhara, « Jalaya ». Nous avons interprété « Daoua » en hommage à Mâalem Benaissa, terminé notre prestation avec « Lalla Mimouna » qui est une sainte juive. La tradition de Lalla Mimouna existe en Algérie et au Maroc », a noté Zaky Mihoubi s'élevant contre ceux qui critiquent la fusion dans le diwane.« Nous n'avons pas le droit de toucher aux bradj.

Les musiciens qui font de la fusion sont mal vus. Avec les mâalim, on fait le dos rond. Nous essayons de ne pas trop les choquer. Nous en tant que musiciens, nous aimons la musique. Après tout, le diwane est une couleur parmi tant d'autres. », a estimé Zaky Mihoubi qui est favorable à la fusion. El M'hala de Hadj Damou de Béchar a été symboliquement représentée sur scène par les frères de ce un grand animateur des Waadate dans la région de la Saoura, décédé en 1999.

« Ce n'était pas très difficile de représenter la M'hala sur scène. Nous avons interprété les bradj « Sergou », « Baba Nouar » et « Bania ». Mon défunt frère nous a mené dans sa derdba et nous appris beaucoup de choses. Hadj Damou avait pour Mkadem Aâmi Brahim, celui qui est parmi nous. Nous voulons préserver son héritage», a souligné Noureddine Damouqui a appris le jeu du gumbri de son père et de âami Brahim.

La soirée a été clôturé par un concert de Hasna El Bacharia au meilleur de sa forme. Elle a interprété des titres qui ont fait sa réputation comme « Djazair jawhrara », « Jenger mama », « Zahrek ala zahri » et « Mama zari »...Hasna El Bacharia, qui a rencontré la presse aprsè le concert, a annoncé la sortie prochaine d'un nouvel album avec de nouvelles senteurs musicales. A suivre donc.

 

Source: Fayçal Métaoui, www.elwatan.com/
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:58

Le coach français Alain Michel a été retenu pour diriger le staff technique de la JS Saoura la saison prochaine, a-t-on appris de source proche du club de Béchar.

Pour rappel, Alain Michel a pris la tête de la direction technique de la JSS à la fin du mois de décembre dernier, au moment où l’équipe se dirigeait droit vers le purgatoire avec cinq rencontres sans victoire.  On a appris également qu’El Amali (USMH) a donné son accord de principe pour intégrer la formation sudiste. L’enfant d’Oran remplacera, la saison prochaine, le meneur de jeu Kadour Beldjillali transféré à l’étranger.

Source: A. B., www.elwatan.com/
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:53

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Dimanche dernier, la compétition s’est poursuivie au stade Ennasr, avec l’entrée en lice de trois troupes, qui avaient un réel sens de la scène et qui ont axé leurs prestations sur le spectacle, le divertissement. Dans la matinée, lors de l’inauguration du cycle de conférences, c’est la création qui a été la thématique centrale d’une communication portant sur la dimension humaine dans la musique diwane.

Une partie du rituel de la Lila Diwan, présentée samedi dernier, à l’initiative des organisateurs du Festival national de la musique diwane (dans sa 8e édition), qui se tient jusqu’au 29 mai à Béchar (stade Ennasr pour les spectacles,  maison de la culture pour les conférences), a donné un aperçu de la profondeur d’une tradition, qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Le diwane ce sont des histoires, des légendes qui se racontent, se transmettent et se présentent dans le cadre sacré du rituel. Pourtant la troupe Sidi Blal de Mascara, qui prend part à la compétition de la 8e édition, a réussi à transposer sur scène les danses et les bradjs des Khlawiyine, dédiés aux esprits de la forêt –des morceaux qui sont généralement destinés aux initiés et dont certains maâlmine disent éviter de jouer. Avant-hier, la prestation de la troupe, qui a également participé à ce festival l’an dernier, était haute en couleurs d’autant que les koyos (danseurs) ont changé de tenues à plusieurs reprises. Si on constate une nette progression comparé à l’an dernier, Sidi Blal continue de mettre le paquet et de se concentrer sur la danse et sur l’esthétique visuelle au détriment parfois du chant ou du jeu sur l’instrument. La troupe de Mascara cèdera la scène à une formation qui a également participé l’année dernière à ce même festival, Jil Diwane El Kandoussi. Cette dernière a consacré, lors de cette troisième soirée, une grande partie de son show à la musique gnaoua, ce qui est curieux lorsqu’on participe à un festival qui a pour appellation diwane. Jil Saêd d’Oran était la dernière troupe à se produire sur la scène du stade Ennasr lors de cette troisième soirée du festival. Mené par maâlem Lahbib, qui joue au goumbri comme d’autres de la guitare et qui possède un superbe timbre de voix, la troupe –créée au début des années 2000 et reconstituée depuis trois ans (des dires de maâlem Lahbib)– a réussi à faire la jonction entre la dimension spectacle grâce au charisme du maâlem et de ses musiciens, et entre la dimension spirituelle, notamment en reprenant des bradjs rarement interprétés. Maâlem Lahbib rendra hommage, dans son chant, à maâlem Benaïssa, un grand maître du goumbri, disparu en 2008. Diwane El Bahdja d’Alger et Clé 13 de Jijel étaient les invités de cette troisième soirée.

La musique, le rituel et la création
Dans la matinée à la maison de la culture de Béchar, Abdelmadjid Bouguerba, chercheur dans le domaine du patrimoine culturel et politique dans le monde arabo-musulman, a inauguré le cycle de conférences avec une communication portant sur “La dimension humaine dans la musique diwane”. Abdelmadjid Bouguerba, qui ne considère le diwane que par le truchement de la musique, n’a cessé de s’interroger sur la “création dans la musique diwane”. Car pour lui, l’être humain tente d’exprimer “sa réalité”, par le biais de l’art, et c’est par la création que dépend le salut du diwane. Ce que le conférencier concède c’est que le diwane s’est transformé, mais ce qu’il oublie est que c’est du local qu’on accède à l’universel, que c’est à partir de soi qu’on va vers l’(les) autre(s). Ce que l’assistance n’a pas manqué de rappeler au chercheur. Il a également tenté de mettre en exergue une interrogation selon laquelle “Avons-nous réussi la fondation d’un courant musical diwane algérien ?” (dans le sens de la codification). Cette assertion vole en éclat lorsqu’on sait que le diwane ce n’est pas uniquement une musique mais aussi et surtout un rituel. La création et la spécificité sont sans doute à chercher dans ce cadre-là, car on n’attend pas des musiques spirituelles qu’elles répondent aux besoins de notre époque.

 

Source: S. K., www.liberte-algerie.com/

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:45

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Le festival national de la musique diwane se poursuit dans la wilaya de Béchar, avec la prestation quotidienne de trois troupes pour faire bonne impression auprès du jury. Organisée sur le thème «Le diwane, patrimoine et culture», cette manifestation culturelle a permis aux Béchariens de découvrir, dimanche soir, des sonorités africaines d’une grande finesse, ainsi qu’un concert animé par deux jeunes formations.

La première troupe qui s’est donnée à fond pour convaincre le jury est Sidi Belal de Mascara, les huit membres, vêtus d’une tenue qui tape à l’œil, ont joué un riche patrimoine de la dance Mingzawa, célèbre rituel folklorique de la région nord-ouest de l’Algérie. «Nos folklores reviennent à l’époque où les gens vivaient de la chasse ; ces rituels furent célébrés après avoir attrapé la proie sur le chemin du retour à la maison. Nous avons joué ce soir une dance koulou qui était le prélude du diwane, puis un sergou, et un bordj intitulé Ryma», a expliqué Belarbi Abdelkader, membre du groupe, avant de revenir sur la fameuse leila du diwane, où il a indiqué qu’ils font un sacrifice annuel et qu’ils célèbrent également une leila hebdomadaire, dédiée à Billel Ibn Rabah, le premier homme noir libéré en islam, d’où le nom de la troupe. Il ajoute que la musique du groupe est un chant de liberté millénaire qui œuvrait pour abolir l’esclavage.
Venu de la banlieue de Béchar, de Kenadsa plus précisément, le Jil Diwan Kenadoussi a fait vibrer le public venu nombreux durant cette soirée au mercure clément. Le Maelem Dekyoussi Hadj Mbirik a mis l’accent sur la similitude du diwane algérien et le gnawi marocain. «La base est similaire, c’est toujours la présence du kerkabou, tbel et gumbri; la façon d’interpréter les bradjs est la seule différence, la fusion entre ces deux courants est notre style musical. Nous en sommes à notre deuxième participation à ce festival, nous avons travaillé durement l’année passée, mais nous sommes sortis bredouilles, nous espérons décrocher durant cette édition un prix», a déclaré le jeune maelem qui est issue d’une grande famille de maelem depuis plusieurs générations. Pour sa part, le groupe Jil El-Jadid d’Oran, qui fait partie de la compétition officielle du festival, a gratifié les béchariens d’un riche répertoire traditionnel, avec des bradjs comme Marou, abdelkader Djillali et Baysama. Le maelem du groupe Rahou Lahbib a indiqué que le nom du groupe revient à la moyenne d’âge du groupe qui est la vingtaine. Il ajoute que le diwane trouve difficilement sa place à Oran : «Le diwane est présent à Oran, mais il est très peu joué. Pour notre part, nous jouons le traditionnel chergui du diwane algérien qui remonte à nos origines.»

Une tribune aux nouvelles troupes
Le Festival national de la musique diwane ne met pas en scène seulement les troupes en lice pour les trois prix, mais offre également un espace de partage aux nouvelles formations pour se faire un nom sur la scène musicale algérienne. Pour la soirée de dimanche soir, deux invités d’honneur se sont produits, à savoir Diwane El-Bahdja d’Alger et Clé 13 de Jijel.
Le groupe algérois, quoi qu’il n’est pas natif du diwane, a su interpréter avec brio cette musique jusqu’au point de mériter les louanges d’Ami Brahim, l’un des pionniers de la musique diwane.
«Le groupe existe depuis 2009, on a un album et nous préparons un deuxième, c’est notre deuxième participation à ce festival après la deuxième place décrochée en 2012. Nous ne faisons pas de rituel sur scène, car nous ne sommes pas des enfants du diwane ; néanmoins nous essayons de faire un diwane traditionnel qui attire l’attention des auditeurs.
Nous avons appris le diwane en autodidactes, en regardant des vidéos, avec l’aide du maelem Benaïssa qui m’a appris beaucoup de choses», a noté Yacine Chetouhi, membre du groupe. L’interlocuteur est revenu sur les difficultés de faire sortir un album. «Notre deuxième album, que nous avons intitulé Mlema, sortira pour bientôt ; nous avons des problèmes pour faire sortir des albums, mais ça reste un plaisir de faire de la musique, notamment le diwane pour lequel nous avons un profond amour, nous n’allons pas courir après le  gain en dépit de la création artistique», a-t-il souligné, tout en parlant de la beauté de cette musique qui réside dans la fusion du diwane algérien et du gnawi marocain : «Séparément, on les a tous les deux écoutés et disséqués, le mélange donne un plus remarquable et permet d’explorer de nouvelles pistes, nous produisons une représentation modérée et allégée du diwane.»
Le groupe Clé 13 de Jijel a produit sur scène plusieurs titres de son répertoire. Il comporte, selon les dires de son guitariste Merjem Ali Mounib, des sonorités de plusieurs tendances musicales, dont le reggae, le rock et plusieurs styles musicaux algérien.
Il ajoute que les sujets de leurs chansons font référence au vécu algérien, avec ses joies et ses chagrins. «Nous sommes heureux de faire de la musique loin de toute appartenance politique, ou de quelconque appartenance ; juste des jeunes ayant un message à véhiculer pour les gens», a-t-il relevé.
Il est à noter que le festival se déroulera à la wilaya de Béchar jusqu’au 29 mai, plusieurs ateliers et conférences sont au programme pour mieux faire connaître cette riche musique qui reste hélas peu connue sur l’ensemble du territoire national.
Source: K. B., www.elmoudjahid.com/

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:10

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Le groupe El Dey d'Alger est l'un des invités du 8 ème Festival national de la musique diwane de Béchar.

 

« Maria » le tube du groupe El Dey fait sensation à Béchar. Lundi soir au stade Ennasr, le jeune public du 8 ème Festival national de la musique diwane, qui se déroule jusqu'au 29 mai, a demandé à plusieurs reprises ce titre-phare du premier album du groupe. L'histoire d'un faux rêve, d'un amour déçu, de visa refusé, de réalisme à l'algérienne, tout cela est concentré dans cette chanson qui baigne dans une ambiance entre reggae et « hedawi » algérois : « Maria, wach jabek lelhouma y al gawria »...Le clip simple consacré à cette chanson, sorti en juillet 2013, a fait son effet sur le public. Le clip a été vu par plus de 1.350.000 internautes sur Youtube.

Mêlant flamenco au reggae, au châabi, au diwane et au jazz, le groupe El Dey a offert une palette variée d'une musique contemporaine, vivace, aux senteurs méditerranéenne, portée par une rythmique bien adaptée aux textes et un jeu de saxophone presque parfait du jeune Mahdi Djama. El Dey est également composé de Nadjib Gamoura à la Bass, Mourad Haneche au clavier, Samy Boukhechba au chant et à la guitare, Samir Merabet au Guitare et au gumbri, Ahmed Abraz au chant et aux sons d'ambiance, Mounir Bouafia à la derbouka et au cajon et Hassan Kheloualef à la batterie. El Dey a repris à sa manière le célèbre titre d'El Hasnaoui, « Ya noujoum el lil » et interprété d'autres titres de l'album tels que « Bnat El bahdja », « Kahlet el aïn » et « Kamr ellil ». «  Le public de Béchar très attentif à notre musique. C'est un public qui a un goût certain pour la musique, douak comme on dit, pas différent de celui du nord. Nous avons les mêmes attentes, les mêmes choses qui nous touchent. C'est une confirmation, pas une découverte », a déclaré Samy Samy Boukhechba, chanteur du groupe.

L'album d'El Dey, sorti fin mars 2014, enregistre une audience appréciable auprès du public et confirme la bonne santé dela nouvelle scène musicale algérienne. « Nous avons de bons échos des gens qui ont écouté l'album. Il n'exsiste presque plus chez les disquaires. Nous avons déjà vendu 10.000 exemplaires. Nous sommes contents, chantons ce que nous ressentons. Ce feeling, les gens le ressentent eux même, s'y indentifient dans notre musique quelque part. Le groupe El Dey essaie de garder l'âme de la musique algérienne dans ses compositions avec de nouvelles sonorités, de la musique du monde», a-t-il souligné. En début de soirée, El Bahri Ouasfane de Constantine, en compétition, a, dans un spectacle particulier, montré sur scène une autre manière de jouer du diwane. Un diwane plus proche du stambali tunisien que du diwane chergui de l'ouest et du sud algériens avec un gumbri sphérique, un derbouka et un chant formé en succession de braj ou de « noubates » haoussa et bahri. Sur scène, des femmes accompagnent le groupe de joueurs de karkabou. Ce qui est rare dans l'univers du diwane.

« Dar Bahri Ouasfane existe depuis des siècles. Nous tentons de rester fidèles à la tradition des ancêtres. Nous refusons d'introduire une guitare ou une batterie. Notre groupe est constitué de membres de la même famille. Le diawne, est un lègue famillial. Dar Ouasfane de Constantine est la seule qui est restée dans l'Est algérien. Nous devons sauvegarder ce patrimoine », a déclaré Mohamed El Hadi Hachani, mkadem et koyo bango (chanteur). Diwane Gaadet El Wahat est un groupe constitué en 2009 à Béchar et mené par Mohamed Bouregueba. Le groupe est resté dans la tradition en interprétant les bradj « Lalla Marou », « Ali » et « Sergou thaleth ». Un koyo rythmé à clôturé le passage de ce groupe, également en compétition. « J'ai appris seul el gumbri. J'ai demandé à un mâalem de m'apprendre, il a refusé de le faire. Donc, par rage, j'ai commencé l'apprentissage jusqu'à maîtriser l'instrument », a confié Mohamed Bouregueba. L'apprentissage est finalement une question de volonté.

 

Source: Fayçal Métaoui, www.elwatan.com.
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:08

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Le groupe diwan El Bahja d’Alger revendique un soft diwan, débarrassé des lourdeurs du passé.

Dimanche soir, au stade Ennasr de Béchar, des troupes sont venues de Mascara, d’Oran, de Kenadssa et d’Alger pour interpréter le diwan, mais également le gnawi. Sidi Blal de Mascara, Jil Diwan Kenadoussi de Kenadssa et Jil Saïd (génération montante) d’Oran sont en compétition au 8e Festival national de la musique diwane de Béchar, qui se déroule jusqu’au 29 mai. Le groupe Diwane El Bahja, déjà primé au festival, était l’invité de la troisième soirée du festival aux côtés du goupe Clef 13 de Jijel. Habillée en tenue traditionnelle des Migzawa, tribu africaine entourée de mystères et de légendes, la troupe Sidi Blal de Mascara a interprété plusieurs bradj (chants) des khlawiyine et Bhara, dont Gnawa zoro nabina et Sergou.

Au début, un danseur koyo a lancé, comme le veut la tradition, le spectacle. «Nous avons présenté la danse des chasseurs», a précisé Belarbi Benamar, président de l’association de Sidi Blal avant d’être repris par son frère Abdelkader, membre de la même association : «Lors des waâdate, dans l’ouest algérien, notamment à Mascara, Saïda et Mohammadia, les troupes interprètent ces bradj des khlawiyne. Elles restituent des scènes de chasse, sortent même dehors pour ramener des moutons ou des chèvres. Aux anciens temps, les gens vivaient de chasse. Nous avons interprété par exemple le bourj Ryma qui fait partie de la pratique des Migzawa ainsi que Kirim dawa».

Selon Abdelkader Benamar, deux «m’hal» se relaient à Mascara pour organiser chaque semaine des «lilat» (cérémonies) du diwan. Hadj Mbirik Dekioussi est le jeune mâalem (joueur de gumbri) du Jil Diwane Kenadoussi de Kenadassa (Béchar). Il évoque une certaine «part» de liberté dans le choix des bradj. «Le monde du diwan est vaste. Nous voulons interpréter le diwan algérien et le gnawi marocain.
Il y a beaucoup de ressemblances. Certains nous disent de ne pas intrepréter le gnawi marocain. Nous refusons cette logique», a-t-il dit.

Le diwan algérien et le gnawi marocain se différencient notamment au niveau du chant et du jeu du gumbri. «Nous habitons tous le même quartier, Haï Al Nakhil à Kenadssa. Nous aimons le diwan. Ce soir, nous avons joué plusieurs bradj, El moussawiyne, hiyana. C’est notre seconde participation au festival. Nous avons essayé d’améliorer notre prestation cette fois-ci», a ajouté Hadj Mbirik, qui a appris le jeu du gumbri avec son frère Yamani. «Toute ma famille joue du gumbri», a-t-il précisé.

Habib Rahou d’Oran, 27 ans, a également une histoire avec le gumbri qu’il maîtrise parfaitement. «J’ai été nommé mâalem en 2009. J’ai formé cette jeune troupe pour prendre le relais. Nous sommes adeptes du chergui dans le diwan et attachés à la tradition, celle de Cheikh Mejdoub. S’il y a encore des ‘‘mhalat’’ à Oran, le diwan n’est pas aussi présent. Le chergui, le beldi et le filali sont pratiqués à Oran. Dans les hadrate, nous voulons toujours jouer du diwan selon le mode traditionnel, mais je ne suis pas contre ceux qui veulent rénover quelque peu», a souligné Habib Rahou.

Les puristes de Jil Saïd d’Oran ont interprété sur scène les bradj Marou, Abdelkader Djilani, Baysama... «J’apprends les textes depuis mon jeune âge. J’ai toujours écouté les bradj. J’ai appris les paroles seulement de mémoire», a confié Habib Rahou. La transmission du diwan n’est toujours pas écrite. Nassim Chetouhi, joueur de gumbri du groupe Diwane El Bahdja d’Alger, a lui aussi sa méthode et sa vision artistiques. Sur scène, Nassim a montré sa capacité avec une petite formation de présenter un diwan aéré, moins traditionnel et à l’acoustique étudiée. Du soft diwan !

Source: Fayçal Métaoui, www.elwatan.com/
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 20:02

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Une immersion dans l'univers des musiques spirituelles a été proposée, vendredi soir, au public de Bechar par la troupe "Izelouane d'Ahalil féminin d'Adrar", en guise d'inauguration du 8e Festival national de la musique diwane, qui se tient à  Bechar jusqu'au 29 mai.

La troupe "Izelouane" de la commune de Charouine a offert au public un spectacle sobre et authentique basé principalement sur la déclamation d'un genre particulier de poésie sur fond de nappe vocale accompagné d'une instrumentation typique de ce genre musical classé par l'Unesco en 2008 au patrimoine mondial de l'humanité.

Accompagnée de deux hommes, la troupe a utilisé sur scène le traditionnel Gumbri et le Tagrrebt, instrument de percussion remontant à  la préhistoire composé d'un simple plateau en pierre martelé par le musicien à  l'aide de cailloux et dont le son peu habituel et apaisant a séduit le public.

Crée en 2008, la troupe est la première formation féminine à  porter sur scène l'Ahalil de Charouine, un patrimoine oral en quête de mise en valeur et de promotion, et qui commence à  peine à  susciter un intérêt timide des jeunes femmes de la région.

Après une entrée en matière au caractère sacré, le groupe local "Gnawa El Waha" a joué les premières notes de ganga et de gumbri de ce festival devant un public peu nombreux à  cette soirée comparativement aux éditions précédentes.

Lauréate du premier prix de la 6e édition, "Gnawa El Waha", menée par le jeune maallem Hakem Abdellaoui a accroché son public avec un répertoire puisé dans le diwan authentique interprété dans un style oscillant entre les traditions musicales algériennes et marocaines.

Invité par les organisateurs afin de faire découvrir d'autres horizons musicaux au public de Bechar, le groupe "Caméléon" a donné vendredi son premier concert dans le sud du pays o๠il s'est découvert un public attentif qui appréciait son style pop rock.

Plus tôt dans la journée, un petit spectacle de rue est allé annoncer l'ouverture du festival dans les rues de la ville. Animé par quatre troupes locales, ce spectacle a regroupé une partie du folklore de la wilaya de Bechar à  travers les styles diwan et haidousse.

Organisé entre le 23 et le 29 mai, le 8e festival national de musique diwan produira 15 troupes en compétition en plus d'une dizaine de formations musicales de genres différents sur la scène du stade communal Ennasr.

Des conférences autour du diwan en tant que patrimoine et culture authentique, ainsi que des ateliers de réflexion et une résidence de création sont également prévus au programme de cette manifestation.

 

Source: www.algeriesite.com/

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 19:57

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Le groupe Diwan El Bahja d'Alger, invité au Festival national de la musique diwane, revendique un soft diwan, débrassé des lourdeurs du passé.

Dimanche soir, au stade Enasr de Béchar, des troupes sont venues de Mascara, d'Oran, de Kenadssa et d'Alger pour interpréter le diwane et mais également le gnawi. Sidi Blal de Mascara, Jil Diwan Kenadoussi de Kenadssa et Jil Said (génération montante) d'Oran sont en compétition au 8 ème Festival national de la musique diwane de Béchar qui se déroule jusqu'au 29 mai. Le groupe Diwane El Bahja, déjà primé au festival, était invité de la troisième soirée du festival aux côtés du goupe Clef 13 de Jijel.

Habillée en tenues traditionnelle des Migzawa, une tribu africaine entourée de mystères et de légendes, la troupe Sidi Blal de Mascara a interprété plusieurs bradj (chants) des khlawiyine et Bhara dont « Gnawa zoro nabina » et « Sergou ». Au début, un danseur koyo a lancé, comme le veut la tradition, le spectacle. « Nous avons présenté la danse des chasseurs », a précisé Belarbi Benamar, président de l'Association de Sidi Blal avant d'être repris par son frère Abdelkader, membre de la même association : « Lors des waâdate, dans l'ouest algérien, notamment à Mascara, Saida et Mohammadia, les troupes interprètent ces bradj des khlawiyne. Elles restituent des scènes de chasse, sortent même dehors pour ramener des moutons ou des chèvres. Dans les anciens temps, les gens vivaient de chasse. Nous avons interprété par exemple le bourj « Ryma » qui fait partie de la pratique des Migzawa ainsi que Kirim dawa ». 

Selon Abdelkader Benamar, deux m'hal se relaient à Mascara pour organiser chaque semaine des « lilat «  (cérémonies) du diwan. Hadj Mbirik Dekioussi est le jeune mâalem (joueur de gumbri) du Jil Diwane Kenadoussi de Kenadassa (Béchar). Il évoque une certaine «part » de liberté dans le choix des bradj. « Le monde du diwane est vaste. Nous voulons interpréter le diwane algérien et le gnawi marocain. Il y a beaucoup de ressemblances. Certains nous disent de ne pas intrepréter le gnawi marocain. Nous refusons cette logique », a-t-il dit. Le diwane algérien et le gnawi marocain se différencient notamment au niveau du chant et du jeu du gumbri.

« Nous habitons tous le même quartier, Hai Al Nakhil à Kenadssa. Nous aimons la diwane. Ce soir, nous avons joué plusieurs bradj « el moussawiyne », « hiyana ». C'est notre seconde participation au festival. Nous avons essayé d'améliorer notre prestation cette fois-ci », a ajouté Hadj Mbirik qui a appris le jeu du gumbri de son frère Yamani. « Toute ma famille joue du gumbri », a-t-il insisté. Habib Rahou d'Oran, 27 ans, a également une histoire avec le gumbri qu'il maîtrise parfaitement. « J'ai été nommé mâalem en 2009. J'ai formé cette jeune troupe pour prendre le relais. Nous sommes adeptes du chergui dans le diwane, sommes attachés à la tradition, celle de Cheikh Mejdoub. S'il y a encore des mhalat à Oran, le diwane n'est pas aussi présent. Le chergui, le beldi et le filali sont pratiqués à Oran. Dans les hadra, nous voulons toujours jouer le diwane selon le mode traditionnel mais je ne suis pas contre ceux qui veulent rénover quelque peu », a souligné Habib Rahou. Les puristes de Jil Said d'Oran ont interprété sur scène les bradj « Marou », « Abdelkader Djilani », « Baysama »...  « J'apprend les textes depuis mon jeune âge. J'ai toujours écouté les bradj. J'ai appris les paroles de mémoire seulement. », a confié Habib Rahou. La transmission du diwane n'est toujours pas écrite. Nassim Chetouhi, joueur de gumbri du groupe diwane El Bahdja d'Alger, a, lui aussi, sa méthode et sa vision artistique. Sur scène, Nassim,, a montré sa capacité avec une formation réduite de présenter un diwane aéré, moins traditionnel et à l'acoustique étudiée. Du soft diwane !

 

« C'est justement ce que nous voulons faire. Une représentation allégée et modérée du diwan avec une nuance différente du karkabou. Il ne faut pas se figer dans le traditionnel surtout que tout n'est pas acceptable dans la pratique du diwane », Nassim Chetouhiadepte de Mâalem Benaissa. « Nous avons appris le gumbri en écoutant les enregistrements et regardant des vidéos. Mâalem Benaissa nous a fait aimer le diwane. Nous avons acheté le premier gumbri chez lui en 2005 », a-t-il noté. Diwane El Bahdja s'apprête à sortir son premier album, « Mlema » chez Padidou à Alger.

 « Un album qui va rassembler la tradition algérienne et marocaine dans le gnawi. D'ailleurs, ce soir nous avons interprété parfois des morceaux mélangés pour recréer de nouvelles sensations avec de nouvelles techniques. Nous n'avons pas encore de date pour la sortie de l'album. Cela fait deux ans que l'album est prêt mais n'est pas encore sorti. Nous jouons le diwane pour le plaisir, si nous ne sommes pas sur scène, nous sommes entre nous entrain d'interpréter des bradj », a confié Nassim Chetouhi.

La soirée a été clôturée par des sonorités alliant blues, reggae, rock et roots avec le groupe Clef 13 de Jijel, crée à peine trois ans. Formé de Mohamed El Amine Boulassel au chant, Ali Mounib Redjem Hakim Rouidi à la guitare rythmique , Mehdi Mezerrag à la basse, Samy Dalichaouch à la guitare et Ala eddine Bousdira à la batterie, le groupe a donné un aperçu de ce qu'il sait faire en matière mélodique. Ce n'est pas sans rappeler ce qui se passe dans la nouvelle scène musicale algérienne avec des groupes tels que Freeklane, Babylone, Caméléon, Djmawi Africa ou encore El Dey. Une tendance ? Nous reviedrons plus en détails dans nos prochaines éditions sur l'itinéraire artistique que le groupe Clef 13 entend suivre dans le futur.

 

Source: Fayçal Métaoui, www.elwatan.com/
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 19:54
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Le Festival culturel national des musique et danse Diwane de Bechar a pu, durant ses huit années d'existence, acquérir une spécificité de par son authenticité et la puissance de ses spectacles, indiquent des acteurs culturels locaux.
Cette manifestation musicale et culturelle, qui se déroule cette année du 23 au 29 mai, est devenue une référence artistique nationale, de par l'importance des troupes participantes, de la qualité des représentations artistiques et surtout de la valorisation et la promotion de l'une des plus anciennes expressions musicales et chorégraphiques nationales, en l'occurrence le Diwane, ont-ils précisé. Initié par le ministère de la Culture, ce festival a suscité un véritable engouement des jeunes pour ce patrimoine immatériel longtemps confiné dans son espace sacré, pour s'affirmer aujourd'hui, grâce à cet évènement, comme modèle musical suivi par des musiciens de divers horizons.
L'intéressement accru des musiciens et la forte participation des troupes musicales de différentes régions du pays ont fait la réussite de ce festival, qui a aussi un vif succès auprès des chercheurs et universitaires qui viennent chaque année confronter leurs recherches sur les différentes facettes et aspects rituels de cette pratique musicale et chorégraphique spirituelle et musico-thérapeutique, soulignent pour leur part des chercheurs de l'université de Bechar.
De plus, cet événement est une vraie réponse mais aussi la seule récompense qui compte pour les membres du commissariat de ce festival qui ont voulu que Bechar soit le fief national de la musique et la danse Diwane, et ce pour permettre à cet art traditionnel et populaire d'exprimer toute sa valeur patrimoniale et artistique qui s'adaptent aux nouveaux besoins musicaux de toute une jeunesse avide de bonne musique et de sonorités, ont-ils ajouté.
La mise en évidence du patrimoine et de la culture Diwane à travers ce festival, dont les manifestations sont suivies tant au stade ''Ennasr'' qu'à la maison de la culture de Bechar par des milliers de personnes, est une occasion aussi de mettre en valeur le talent des musiciens Diwane, notamment les Maâlime (maitres) joueurs de Guembri, un instrument à cordes au centre de cette musique, et aussi leur créativité et l'héritage culturel algérien, expliquent les mêmes chercheurs. Le Festival culturel national des musique et danse Diwane de Bechar, qui regroupe annuellement les diwanes, pérennise et valorise une musique et une danse à la fois sacrée et mystique, doit être aidé et encouragé par des apports financiers et logistiques nouveaux pour lui permettre d'être une grande manifestation artistique pouvant contribuer à l'essor culturel et économique de la commune de Bechar, et aussi pour conforter sa notoriété nationale acquise grâce aux musiciens, publics et organisateurs, ont estimé les mêmes acteurs culturels.
 
Des célébrités à l'affiche 
Plusieurs célébrités du Diwane et d'autres genres musicaux sont à l'affiche du 8ème festival culturel national des musique et danse Diwane, dont le coup d'envoi a été donné vendredi soir à Bechar.
Pour la première soirée du festival, la troupe "Gnawas El Waha", dirigée par le Maâlem Hakem, un grand virtuose dans le jeu du Guembri, ouvrira le bal des représentations artistiques de cette manifestation qui se déroulera au stade "Ennasr".
Le Maâlem Hakem, qui a fait l'apprentissage du jeu de cet instrument à trois cordes auprès des grands Maâlmine (maîtres) à Bechar, faisant de lui un pur produit de la tradition musicale Diwane de cette ville, est considéré par plusieurs connaisseurs de la musique Diwane comme une valeur sûre de ce genre artistique. Avec sa troupe, il a animé plusieurs soirées et représentations tant dans le pays qu'a l'étranger, notamment en Chine à l'occasion d'une semaine culturelle algérienne dans ce pays asiatique en 2009. Le groupe "Caméléon" est également à l'affiche de cette première soirée. Ce groupe, dont la chanson "Lellah" a connu un grand succès auprès du public ou 1.082.044 l'on vu et apprécié sur "Youtube", s'est fait connaître dès 2011 grâce au succès populaire de cette chanson.
Le groupe en question, dont le leader Ahcen Agrane indique que "Caméléon" a la "musique d'Algérie dans le sang", confortera certainement son succès et célébrité lors de la soirée d'ouverture de cette 8ème édition.
Hasna El Becharia, une icône de la musique Diwane, est aussi à l'affiche de ce festival avec des nouveautés musicales de sa création. Cette artiste, la seule à jouer du Guembri, qui est spécifique aux hommes chez les Diwanes, est très attendue lors de cette édition du Festival culturel national des musiques et danse Diwane.
Tel le cas aussi de Nora et sa troupe "Gnawas Nora", une jeune artiste originaire de Bechar et qui est aussi une des étoiles féminines des musique et danse Diwane, avec à son actif l'animation de différentes soirées et concerts dans le pays et en Afrique, notamment en Ethiopie ou elle a animé une soirée en 2012 dans l'une des salles d'Addis Abeba. Es-Sed et Freklance, qui passeront respectivement le 28 et 29 de ce mois sur la scène artistique du stade "Ennasr", seront encore une fois applaudis par le public, étant donne que "Es Sed" reste l'une des troupes coutumières de ce festival de par leur succès auprès des publics des différentes catégories d'âges. Ce groupe de Bechar, puise dans le répertoire musical et poétique des traditions musicales de la région de la Saoura avec une touche de modernité assurée par ses cinq musiciens à l'origine de la création du groupe artistique au début des années 80 du siècle dernier. Cette huitième édition du festival, placée sous le thème "Diwane, patrimoine et culture",verra aussi la participation de 15 troupes Diwane de différentes régions du pays qui vont concourir pour les trois premières places ouvrant droit à une participation au prochain festival international de la musique Diwane à Alger. Le jury du festival, composé de cinq membres dont deux Maâlime, est présidé cette année par l'universitaire et chercheur en Diwane, Azzedine Benyacoub.
Source: Ben Zina K., www.lemaghrebdz.com/
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 19:45

 

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La troupe Diwane ammi Brahim de Béchar a présenté les plus importantes articulations du rituel Diwane, appelé également “Lembita” dans la région, et ce dans le cadre du Festival national de la musique diwane. La dimension spectacle de ce rituel est à relever, car il apparaît comme une partie intégrante du diwane, et peut-être que l’en départir, même dans un cadre profane et festif, serait l’amputer de ce qui fonde son originalité et sa spécificité.
Il est commun que le Diwane est une musique qui s’accompagne d’un rituel. Quelques privilégiés qui ont eu la chance d’assister à la pratique de cette tradition que les Diwanes gardent jalousement, d’autres en ont déjà vu quelques extraits sur YouTube ou Dailymotion, et d’autres encore n’ont aucune idée de son existence. Les organisateurs de la 8e édition du Festival national de la musique diwane de Béchar ont pris l’excellente décision de montrer les grandes et plus importantes articulations de ce rituel, dans le cadre d’une Lila Diwane (appelée «Lembita» à Béchar) qui a été organisée, avant-hier en fin d’après-midi, à la Maison de la culture de Béchar. C’est une atmosphère toute particulière, empreinte de spiritualité, qui s’est installée sur les lieux lorsque lemqedem (chef spirituel) ammi Brahim, le mâalem (maître de cérémonie) Djebbar et les koyos (danseurs diwanes) ont entamé la première partie de la cérémonie intitulée El-Âada. Après avoir disposé les accessoires de Lembita (un plateau comportant différents aliments comme le lait, un encensoir, des écharpes de différentes couleurs), et après avoir installé l’étendard de la confrérie, les membres de la troupe, munis de gangas (tambours) et karkabou (crotales), interpréteront des bradj (morceaux), notamment Laâfou, tout en procédant à des danses individuelles ou collectives (par groupe de trois à quatre koyos), et cela sous le regard vigilant de ammi Brahim qui veille sur chaque petit détail. Pendant ce temps, lemqedem chargé du sacrifice se prépare à égorger le bouc, qui sert –dans le cadre d’un vrai rituel– à nourrir les convives venus assister à la cérémonie. Le sacrifice accompli, la cadence s’accélère, les odeurs du benjoin parfument l’espace, les initiés continuent de danser sur les rythmes du tambour. Puis c’est le silence annonciateur de la fin de la première partie du rituel. Mâalem Djebbar et ses gnadiz (pluriel de guendouz, qui signifie disciple) s’installent ensuite dans le hall de la Maison de la culture pour l’étape sacrée de cette cérémonie. La troupe jouera quelques extraits du riche répertoire des Diwanes, qu’elle accompagnera par des danses individuelles et collectives. Le mâalem expliquera, plus tard, que ce répertoire est agencé selon «Trig (la voie) cherguia», qui commence par Salou Nabina, et s’articule (dans l’ordre) autour des bradjs Bhara, Sraga, Hassaniyine, Sahaba, Haoussa, Bambra, Nssawiyine et enfin Lekhlawiyin. Mâalem Djebbar a également signalé que le rituel, dont les extraits ont été présentés pour la première fois dans le cadre de ce festival, est organisé vers la fin du mois de chaâbane ainsi qu’à la fin du mois du ramadhan. Il est aussi pratiqué lorsqu’un membre de la confrérie accède à un rang supérieur dans la hiérarchie diwane : de guendouz à mâalem, de mâalem à mqadem, etc. Par ailleurs, la dimension spectacle de ce rituel, haut en couleur et riche en sensations et en senteurs, est à relever. Il est une partie intégrante du diwane. Il est difficile parfois de le saisir dans tous ses aspects mais il faudrait peut-être le considérer dans sa complexité et ne plus considérer le sacré et le profane comme deux éléments incompatibles. L’un s’intègre dans l’autre, ce qui fait du rituel un spectacle en soi.

 

Début de la compétition

La compétition de la 8e édition du Festival national de la musique diwane, qui se tient jusqu’au 29 mai prochain au stade Ennasr, a démarré avant-hier avec l’entrée en lice de la troupe Ouled Sidi Blal de Tindouf, qui a présenté un très beau programme musical, porté par mâalem Aïssa Ousmaïl, qui manie le goumbri avec dextérité. Le mâalem et ses compagnons ont repris entre autres Sidi Hamou et Jamangaro. Lauréats en 2011 du 3e prix à ce  même festival, les membres de la troupe Ouled Sidi Blal ont d’autant plus de mérite que le diwane n’existe pas à Tindouf et qu’ils sont les premiers à l’avoir introduit dans la région. Pour la deuxième année consécutive, la troupe Nass El-Wahat de Ouargla prend part à ce festival ; elle s’est produite également durant la même soirée, dont la dernière partie a été animée par Nora Gnawa de Béchar, une des invitées de cette 8e édition.

 

Source: S. K., www.liberte-algerie.com/

*Voie du rituel

 

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