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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 07:54

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:22

Les 03 et 04 mai courant sont organisés à l'institut de formation paramédicale de Bechar les assises régionales de la santé. Participent à cette importante rencontre les représentants de Bechar, Adrar, Tindouf, Naâma et El-Bayadh. Les thèmes traités et enrichis durant 2 jours dans 6 ateliers concernent: 1- La politique nationale (le système national) de santé, étique, déontologie et organisation professionnelles. 2- La gouvernance et le financement du système de santé. 3- La prévention, protection et promotion de santé. 04- Produits pharmaceutiques et politique de santé. 05- Ressources humaines, formation et recherche et, enfin, le système national de l'information. Les travaux des ateliers ont donné lieu à la lecture d'une synthèse des recommandations qui seront présentées aux assises nationales.

Source: Le quotidien d'oran

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:39

La 8e édition du Festival Culturel National de la Musique Diwane se tiendra du 23 au 29 mai prochain dans la wilaya de Béchar. Elle rassemblera de très nombreux artistes du genre tout au long de la semaine, que ce soit sur scène ou autour d’un débat sur la thématique du Diwane.

 

Les festivités débuteront le vendredi 23 mai par une parade traditionnelle au centre de Béchar, elle réunira tous les participants actifs de cette 8e édition du festival dans un spectacle musical à même la rue. Suivra par la suite le premier concert qui sera donné par la bande féminine Ahallil Cherwiyen d’Adrar.

Comme dit plus haut, des rencontres-débats seront animées par des spécialistes au sujet du Diwane et de ses origines, ainsi que des soirées thématiques dans la plus pure tradition des rituels nocturnes diwane. La manifestation prendra fin le 29 au soir avec la performance du groupe El Dey et l’annonce des trois meilleurs groupes du festival, qui seront reconduit pour le Festival International de la Musique Diwane d’Alger.

 

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Source: www.vinyculture.com

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 08:25

Des journées d'information sont organisées du 1er au 6 du mois courant à Bechar par l'Ecole des cadets de la nation. Lors du discours d'ouverture de cet événement, le colonel directeur de l'école passa en revue une situation de cette institution réservée spécialement aux recrues de la 2ème et la 3e année moyenne en soulignant l'importance accordée par ses supérieurs au bon fonctionnement de l'école pour passer ensuite la parole au général major, commandant de la 3ème Région militaire. Dans son allocution, le général major Chengriha mettra en relief l'importance de cet établissement pour les populations des régions du sud-ouest du pays en soulignant que des efforts sont investis de tout un chacun pour mener à terme les objectifs assignés par l'institution militaire à la formation de futurs cadres de l'ANP, en affirmant que l'Ecole des cadets de la nation dispose de tous les atouts pour réussir la mission qui lui est dévolue. S'agissant de l'encadrement pédagogique, ce dernier a été spécialement détaché par l'éducation nationale parmi ses meilleurs éléments. A cet effet, dira-t-il, cohérence et efficacité sont de mise. Le commandant de la 3ème Région militaire invita pour conclure les populations des wilayas du Sud à visiter en nombre l'exposition organisée à leur endroit par les responsables de l'école. Notons enfin que parmi les conditions exigées pour le recrutement pour l'année scolaire 2014-2015, en plus du dossier administratif règlementaire, la note obtenue au BEM et qui doit être égale ou supérieure à 12 sur 20.

 

Source: Le Quotidien d'Oran.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 09:59

Au cours d’une visite d’inspection entamée hier dans la wilaya de Béchar,  Mohamed Amine Hadj Saïd, ministre du Tourisme et de l’Artisanat a écouté les explications du bureau d’étude en charge de la réhabilitation de l’hôtel Rym de Béni Abbès (240 km au sud de Béchar),  de 120 chambres et dont les travaux de la première tranche (60 chambres) seront lancés au mois de septembre prochain. Les travaux de la deuxième tranche restante seront entamés en mars 2017. L’enveloppe financière consacrée à cette opération de réhabilitation est de 1 milliard de DA. Mais l’innovation introduite dans cette structure hôtelière touristique consistera en la création tout autour du périmètre de l’hôtel de 20 bungalows qui seront alimentés en énergie solaire. La réfection de la piscine a été aussi retenue.

Le haut responsable de l’Etat a ensuite visité l’Association Ourourout de Béni Abbès qui offre ses services prestataires en matière d’hébergement et qui encourage le tourisme traditionnel. Les vingt logements en dégradation situés entre la daïra d’Igli et Taghit et abandonnés depuis l’époque de la Révolution agraire sur un magnifique site de dunes de sable face à une palmeraie feront l’objet d’une transformation en bungalows pour atténuer la forte demande exprimée surtout en période de fin d’année.

La réfection de l’hôtel de Taghit de 59 chambres, construit au début de l’année 1970 et dont les travaux de rénovation ont atteint 90%, sera  achevée à la fin du  mai prochain. Une enveloppe de 1620 millions de DA  a été dégagée pour cette opération qui a induit une rallonge de 10% consécutive au retard dans sa livraison prévue en juin 2013. Parallèlement, le ministre a fustigé certaines agences de voyage et compte, a-t-il déclaré, assainir certaines d’entre elles qui font de la «billetterie» car tournées plus vers l’extérieur plutôt que d’encourager et d’accorder une importance au tourisme intérieur.

Néanmoins, selon certains professionnels, le tourisme au Sud est en butte à des obstacles pour sa relance, notamment en matière de la cherté excessive des nuitées et des repas dans les hôtels étatiques. En plus à Taghit, il n’existe pas de boulangeries ni de restaurants répondant aux normes et conditions hygiéniques, situation aggravée par l’absence totale de toilettes publiques.                            

Source: M. N., El watan
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 10:02

Il aura fallu six ans d’attente pour que les décideurs prennent des mesures de rénovation de l’ancien jardin public communal, unique espace de repos dans la commune de Béchar pour les familles.

La rénovation a été confiée à un bureau d’étude de la wilaya. D’une superficie de 5 ha et surplombant une grande partie des berges de l’oued de Béchar au centre-ville, le jardin public communal a été entièrement endommagé lors des fortes intempéries d’octobre 2008 et abandonné en l’état.

On se souvient que ces pluies diluviennes ont aussi emporté sur leur passage les quelques animaux qui faisaient la joie des enfants ainsi que leurs abris. Malgré les sollicitations de la population, sa réhabilitation tardait à voir le jour sous l’ancienne APC qui n’avait pas jugé utile d’entamer des travaux et de répondre aux appels des habitants.

Les conséquences d’une telle négligence par la municipalité ont été fortement soulignées : l’endroit dévasté s’est transformé en un refuge pour les marginaux qui n’hésitaient pas à escalader la clôture de l’enceinte pour y pénétrer et s’adonner au fléau des stupéfiants au milieu de vieux palmiers dépéris. Outrés par l’état des lieux, plusieurs citoyens se sont alors manifestés pour réclamer à l’ancienne APC la réhabilitation de ce jardin public et permettre surtout aux familles stressées, par l’ennui et le manque effarant des lieux de repos, de sortir de chez elles pour des moments de détente.
 

Source: M. Nadjah, El Watan
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:30

Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Mohamed Lamine Hadj Saïd, a insisté sur la nécessité de la poursuite des efforts de recensement des personnes qui s'adonnent aux activités de la formule touristique "Tourisme chez l'Habitant" dans cette wilaya du Sud.Cette formule qui contribue largement à la promotion du tourisme national notamment saharienne, mérite toute l'intention voulue de par sa contribution au développement du tourisme et la création d'un site web par le ministère du Tourisme et de l'Artisanat tend à sa promotion pour qu'elle soit un véritable outil de promotion du potentiel touristique du pays, a-t-il précisé.L'engouement ces cinq dernières années pour la destination Saoura spécifiquement pour les régions de Taghit et Béni-Abbes et en l'absence de structures hôtelières s'est traduit dans ces régions à hautes potentialités touristiques et naturelles par l'apparition de cette formule touristique très prisée par les touristes nationaux et étrangers d'où l'importance que lui donne le ministère du Tourisme et de l'Artisanat, signale le ministre.Auparavant, le ministre a pris connaissance à Béni-Abbes (240 km au sud de Bechar), du projet de rénovation et modernisation de l'hôtel "Rym", qui relève du groupe hôtelier public "Aurassi".Ce projet qui a bénéficié d'un investissement public de 630 millions de DA, et dont les travaux seront lancés avant la fin 2014, permettra une totale mise à niveau de cette unité hôtelière de 240 chambres en plus de la réalisation d'une quinzaine de bungalow au titre de l'augmentation de ses capacités d'accueil, indique un responsable du bureau d'étude ayant effectué les études techniques pour les besoins de ce projet.Selon cette étude les travaux qui seront concrétisés en deux phases portent sur une rénovation globale et la modernisation des différentes structures de cette unité hôtelière, pour qu'elle puisse répondre aux exigences de la clientèle et aux standards nationaux et internationaux en la matière, en plus de ces travaux qui toucheront aussi les différents réseaux (eau potable, assainissement, électricité, téléphone), il est prévu également la réalisation des terrains de sport, de nouveaux jardins et un espace culturel comprenant notamment un théâtre de plein air de plus de 1.000 places. Cette opération s'inscrit au titre du développement et de la promotion du tourisme saharien.M. Mohamed Lamine El Hadj Said s'est rendu également dans la localité touristique de Tamtert (40 km au sud de Béni-Abbes ) où il a pris connaissance des activités d'une association spécialisée dans la fabrication traditionnelle des "Kheima". Cette association qui active dans ce domaine depuis une dizaine d'année est considérée pionnière en la matière grâce à une production estimée à une dizaine de "Kheima" par an. Le ministre s'est réjoui des efforts consentis par les femmes et les hommes qui activent dans cette association notamment dans le domaine de la pérennisation du patrimoine et du savoir ancestral, a-t-il souligné.A Taghit (97 km au sud de Bechar) où il s'est rendu en compagnie des autorités locales, le ministre du tourisme et de l'Artisanat a visité le projet de rénovation et mise à niveau de l'unique hôtel de cette localité qui dépend de l'entreprise publique de gestion touristique de l'ouest (EGTO).Cet hôtel de 57 chambres et qui sera ouvert à la clientèle à la fin du mois de mai prochain a été repris en 2010 par l'entreprise publique hôtelière "El Djazair", qui a dégagé une enveloppe financière de plus de 500 millions de DA pour sa rénovation. Le ministre a achevé sa visite de travail dans la wilaya par une visite au Ksar et à la zaouïa Ziania de Kanadsa.

Source: Le Maghreb

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 15:20

BECHAR - Le ministre du Tourisme et de l’artisanat, Mohamed Lamine Hadj Saïd, a insisté, samedi à Bechar, sur la nécessité de la poursuite des efforts de recensement des personnes qui s’adonnent aux activités de la formule touristique "Tourisme chez l’Habitant" dans cette wilaya du sud.

Cette formule qui contribue largement à la promotion du tourisme national notamment saharienne, mérite toute l’intention voulue de par sa contribution au développement du tourisme et la création d’un site web par le ministère du tourisme et de l’artisanat tend à sa promotion pour qu’elle soit un véritable outil de promotion du potentiel touristique du pays, a-t-il précisé.

L’engouement ces cinq dernières années pour la destination Saoura spécifiquement pour les régions de Taghit et Béni-Abbes et en l’absence de structures hôtelières s’est traduit dans ces régions à hautes potentialités touristiques et naturelles par l’apparition de cette formule touristique très prisée par les touristes nationaux et étrangers d’où l’importance que lui donne le ministère du tourisme et de l’artisanat, signale le ministre.

Auparavant, le ministre a pris connaissance à Béni-Abbes (240 km au sud de Bechar), du projet de rénovation et modernisation de l’hôtel "Rym", qui relève du groupe hôtelier public "Aurassi".

Ce projet qui a bénéficié d’un investissement public de 630 millions de DA, et dont les travaux, seront lancés avant la fin 2014, permettra une totale mise à niveau de cette unité hôtelière de 240 chambres en plus de la réalisation d’une quinzaine de bungalow au titre de l’augmentation de ses capacités d’accueil, indique un responsable du bureau d’étude ayant effectué les études techniques pour les besoins de ce projet.

Selon cette étude les travaux qui seront concrétisés en deux phases portent sur une rénovation globale et la modernisation des différentes structures de cette unité hôtelière, pour qu’elle puisse répondre aux exigences de la clientèle et aux standards nationaux et internationaux en la matière, en plus de ces travaux qui toucheront aussi les différents réseaux (eau potable, assainissement, électricité, téléphone), il est prévu également la réalisation des terrains de sport, de nouveaux jardins et un espace culturel comprenant notamment un théâtre de plein air de plus de 1.000 places. Cette opération s’inscrit au titre du développement et de la promotion du tourisme saharien.

M. Mohamed Lamine El Hadj Said, s’est rendu également dans la localité touristique de Tamtert (40 km au sud de Béni-Abbes ) ou il a pris connaissance des activités d’une association spécialisée dans la fabrication traditionnelle des "Kheima". Cette association qui active dans ce domaine depuis une dizaine d’année est considérée pionnière en la matière grâce à une production estimée à une dizaine "Kheima" par an.

Le ministre s’est réjoui des efforts consentis par les femmes et les hommes qui activent dans cette association notamment dans le domaine de la pérennisation du patrimoine et du savoir  ancestrale, a-t-il souligné.

A Taghit (97 km au sud de Bechar) ou il s’est rendu en compagnie des autorités locales, le ministre du tourisme et de l’artisanat a visité le projet de rénovation et mise à niveau de l’unique hôtel de cette localité qui dépend de l’entreprise publique de gestion touristique de l’ouest (EGTO).

Cet hôtel de 57 chambres et qui sera ouvert à la clientèle à la fin du mois de mai prochain a été repris en 2010 par l’entreprise publique hôtelière "El Djazair", qui a dégagé une enveloppe financière de plus de 500 millions de DA pour sa rénovation.

Le ministre a achevé sa visite de travail dans la wilaya par une visite au Ksar et à la zaouïa Ziania de Kanadsa.

 

Source: APS

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:05

A la faveur de sa venue à Alger pour un concert à la salle Ibn Zeydoun, la chanteuse Souad Asla s’est prêtée sans hésitation aucune au jeu de questions/réponses. Le regard pétillant et un charme fou, elle nous parle de sa magnifique rencontre avec Hasna El Bécharia, de sa carrière, de son tout dernier opus Jawal, et surtout de son vœu de se produire en Algérie.

-Quelles sont vos premières impressions sur votre rencontre avec le public algérois ?

C’est émouvant de se retrouver dans son pays et de s’y produire. Quand je chante sur scène, il y a une certaine interactivité entre le public et moi. Le public algérien comprend ce que je dis. Mais quand je me produis à l’étranger, je suis obligée d’expliquer. Il y a tout un travail qui se fait. Le public algérien est unique en son genre. Il a la musique dans le sang. Il est exigeant et connaisseur à la fois. C’est un public fêtard. A la première note, il se lève pour manifester sa satisfaction.

 

-La chanteuse Hasna El Bécharia est certes votre fer de lance, mais concrètement comment s’est opérée cette transition du théâtre à la musique ?

La rencontre avec Hasna El Bécharia est une belle rencontre. Je la connais depuis mon enfance. Elle a animé tous les mariages de mes frères et sœurs. En 1999, elle est venue à Paris pour se produire au Cabaret Sauvage dans le cadre du Festival Voix de femmes. J’avais l’impression que Béchar était venu vers moi. Quand j’ai su qu’elle se produisait à Paris, alors que cela faisait une dizaine d’années que j’étais installée en France, j’ai couru pour aller la voir. J’avais l’impression que toute ma tribu venait vers moi. Après ce sublime concert, on est resté en contact. Comme je n’habitais pas très loin de chez elle, j’allais à chaque fois que le temps me le permettait prendre un thé avec elle. On discutait et, bien évidemment, on chantait.

A cette époque, je faisais du théâtre. Mon rêve était de devenir comédienne. La première chose que j’ai faite en venant en France c’était de m’inscrire dans une école de théâtre. J’ai intégré par la suite une troupe artistique et nous avions fait une belle tournée. Ensuite, il y a eu la rencontre avec Hasna El Bécharia. On chantait souvent ensemble par plaisir. Il faut dire que je connaissais par cœur toutes ses chansons. Un jour, elle m’a proposé de chanter avec elle. Au début, j’ai refusé. Elle m’avait demandé de réfléchir, car elle avait besoin de moi. Elle m’a alors présenté sa feuille de route. Elle devait effectuer une tournée internationale.

C’était une aubaine pour moi. J’ai finalement accepté. Mais au bout du troisième concert, je me suis rendu compte que ce n’était pas seulement du chant qu’on faisait. Nous étions, en fait, de véritables ambassadrices. Nous avions un rôle important à jouer dans les pays étrangers pour la promotion de notre patrimoine ancestral. A ce moment-là, je me suis dit que ce n’était pas de la rigolade et que c’était plutôt sérieux, il fallait être à la hauteur. A partir de là, j’ai commencé à me documenter sur la musique gnaouie, et ce, en faisant des allers-retours à Béchar. Je me suis imprégnée en collectant des textes anciens.

 

-Il y a eu également une autre aventure dans votre vie, cette rencontre heureuse avec certaines chanteuses de la région de Taghit...

Je dirais qu’il y a eu des aventures au pluriel. Je suis allée dans un premier temps à la rencontre de ces femmes de Taghit qui organisent des «hadrette». J’ai essayé de comprendre leur parcours. Ce sont des femmes qui se réunissent depuis des siècles chaque vendredi autour d’une tasse de thé non pas pour chanter seulement, mais également pour discuter de tout et sans tabou. Il y avait un lien reposant sur une solidarité que je ne retrouve pas en France. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que notre région est immense et riche à la fois.

Vous savez, il y a énormément de travail à faire au niveau de la sauvegarde du patrimoine. Il est important de signaler que j’organise depuis cinq ans des ateliers de femmes à Nanterre. C’est à la suite d’un concert donné à la maison de la culture de Nanterre que j’ai eu l’occasion de briefer le directeur de cette institution sur le travail fabuleux de ces femmes de Taghit. Il m’a aussitôt proposé de monter des ateliers. Il y a 19 nationalités. Je suis accompagnée d’un percussionniste et d’une danseuse. On fait ce travail pendant six mois. J’ai pour mission de leur apprendre deux ou trois morceaux du terroir de Béchar. Une fois la formation terminée, j’invite ces femmes à participer à un de mes concerts. Elles font les chœurs pour ensuite chanter les deux morceaux de Taghit. Ce travail a bien été reçu en France, notamment à Grenoble et à Lille. On m’a également sollicitée depuis deux ans pour travailler avec des enfants malades.

 

-Parlez-nous un peu du déclic du projet de votre premier album Jawal ?

Ce premier album Djawel comporte onze titres. Il n’y a qu’une seule reprise. Le reste, ce sont des compositions personnelles. Chaque morceau raconte une histoire donnée. Dans Zawali, j’ai mis en exergue l’injustice. Dans La patera, j’évoque l’histoire de ces jeunes qui prennent des barques de fortune pour traverser la Méditerranée. Dans  Marchandize, je dénonce l’industrie musicale. Au tout début du projet, j’avais commencé par trois morceaux Salamou, Marchandize et Jabouna.  Lors de l’un de mes nombreux concerts à Essaouira en 2003, je me suis installée durant un mois dans une demeure où je répétais en compagnie d’illustres maîtres et amis musiciens. On se plaisait à faire des reprises. Je m’étais enfermée aussi dans une chambre pour apprendre le gumbri avec le maâlem Boudjemaâ.

Ce dernier a apprécié l’écriture de mes trois textes. A cette époque, je ne caressais pas le rêve de faire un album. Je suis repartie en France avec mes trois chansons dans les bagages. Par la suite, j’ai sollicité des amis musiciens pour des conseils. Il y a eu une rencontre déterminante avec Sylvia Acquarelli. Cette dernière a fait écouter mes titres à un producteur détenteur d’un studio. Je l’ai rencontré par la suite, tout en n’omettant pas de lui signaler que j’avais d’autres projets d’écriture pour réaliser un album. Cela étant, mon album sera disponible en Algérie en mai prochain, chez Belda Diffusion.

 

-Avec la sortie de ce premier album en solo, peut-on affirmer que vous vous êtes quelque peu détachée de Hasna El Bécharia ?

Je ne pourrai jamais me détacher de Hasna. J’ai d’ailleurs participé à son troisième album. Hasna est mon moteur. C’est ma maman spirituelle. Elle a autant besoin de moi que moi d’elle. Nous sommes soudées l’une à l’autre.

 

-Comment définissez-vous votre musique ?

Je m’inspire de la musique de Béchar, mais j’ai rajouté d’autres influences, à l’image du blues et de la musique africaine. J’adore la musique africaine, notamment la chanteuse malienne Oumou Sangaré. Je suis également nomade. Quand je voyage, il y a d’autres peuples qui m’intéressent. Chacun de mes morceaux est une invitation à un voyage. Je pense qu’il est impératif de récolter tous les anciens textes et rythmes. Il est urgent de faire ce travail. Mon rêve, c’est de prendre un enregistreur et de sillonner le désert afin de récolter tous les textes. Je le fais à petite échelle. Il faut que les gens prennent conscience du trésor que nous avons. Notre musique est une musique qui guérit.

 

-Vous venez certes régulièrement à Béchar pour vous ressourcer, mais vos prestations sur scène se font rares en Algérie...

Il est vrai que je viens très souvent à Béchar. J’aimerais qu’on m’invite. Mon rêve est de me produire dans ma ville natale, Béchar, en Kabylie et à Oran. On ne m’a jamais sollicitée pour aucun festival national.

 

-Quels sont vos projets et votre actualité ?

Je suis en train de travailler sur le CD de Hasna. Il y a également le projet d’un film documentaire franco-américain qui est en train de se faire sur Hasna et moi. J’ai quelques dates cet été en France, mais mon plus grand souhait est de pouvoir me produire en Algérie.

Source: Nacima Chabani, El watan
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 10:09

Les dernières séquences de l’œuvre fiction cinématographique du réalisateur algérien Ahmed Rachedi sur la vie et le parcours de Bénali Dghine alias Colonel Lotfi ont été lancées lundi dernier à Béchar.  

Rencontré à l’hôtel « Antar », le cinéaste a indiqué que le film sur le héros national est en voie d’être achevé. Les premières séquences cinématographiques ont été tournées à Tlemcen, lieu de naissance de Benali Dghine, et les dernières qui représentent 20% du long métrage vont retracer  la fin de mission inachevée du révolutionnaire et celle de  ses compagnons le commandant Farradj, deux autres militants de la cause nationale qui les accompagnaient et le cinquième blessé et rescapé de la mort.

Ahmed Rachedi a balayé d’un trait toutes les suspicions qui ont entouré jusqu’ici certaines versions liées aux circonstances  de leur mort se basant, dit-il, sur le rapport établi par le commandant de l’unité de l’armée coloniale française qui avait accompli lui-même  la sale et horrible besogne en éliminant les quatre nationalistes.

En réalité, affirme le réalisateur, ils étaient pistés dès leur départ  par les puissants services de transmissions et  renseignement français de l’époque  qui suivirent heure par heure les caravanes de chameaux qui avaient franchi le territoire algérien à partir du Maroc en direction de la capitale du sud ouest. Le réalisateur du film sur Mustapha Ben Boulaïd et  sur Krim Belkacem a débarqué à Béchar avec une équipe cinématographique constituée de 90 techniciens pour l’achèvement  de cette œuvre mémorielle.

Youcef Séhaïri campe  le principal rôle du Colonel Lotfi. Le cinéaste a aussi bénéficié de l’aide et l’assistance des autorités civiles et militaires qu’il remercie au passage. Néanmoins, un fait inédit jusqu’ici inconnu du grand public : Au lendemain de la mort des quatre nationalistes le 27 mars 1960, leurs dépouilles ont été exposées au public sur la grande place  de la République de Béchar.

Pendant quatre jours, les riverains se relayaient par groupe et arrosaient les corps inanimés de flacons de parfum pour éviter la putréfaction rapide des dépouilles. Un geste démontrant la grandeur du peuple, souligne Ahmed Rachedi.

                                                                                                                          

Source: M.Nadjah, El Watan.

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