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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 10:11

Organisé par le ministère de la Culture, en collaboration avec le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, l’oasis de Béni Abbès (250 km au sud de Béchar) abrite,  du 16 au 21 avril 2013, la 4ème  édition du colloque international d’anthropologie et musique en présence de la SG du ministère de la Culture, des autorités locales, de scientifiques algériens, allemands et français.

La tenue de ce colloque coïncide avec la célébration du mois du patrimoine et du 10ème anniversaire de la Convention de l’UNESCO de 2003 sur la préservation du patrimoine matériel et immatériel, ratifiée par l’Algérie. Pour les premiers intervenants, il s’agit d’exhumer, en premier lieu, des pans entiers occultés du riche et inestimable patrimoine algérien en voie de fragilisation à cause, précisément, d’une représentation parfois simplifiée, comme, par exemple, celle d’une danse ou d’un chant. En deuxième lieu, il s’agit de le repositionner afin d’éviter son altération continue par certains mouvements associatifs enclins à le mercantiliser.

Mais la question primordiale posée et qui semblait préoccuper les participants est : comment protéger, au mieux, ce patrimoine en déperdition et œuvrer  ensemble pour sa préservation, sa transmission et son insertion dans le cadre de la modernité ? A l’ouverture des travaux, le Pr. Téhirichi de l’Université de Béchar a donné un aperçu sur l’histoire de la région du Sud-ouest, ses reliefs, ses caractéristiques géophysiques, son patrimoine culturel, ses chants et danses traditionnels, les tribus qui la peuplent et qui constituent sa composante humaine avec ses spécificités locales, richesse de la diversité culturelle nationale. Il a été suivi par Maya Saïdani, experte en histoire de la musique et musicologie à Paris-IV Sorbonne et qui parlera de la Saoura qui recèle d’innombrables instruments musicaux méconnus et qui permettront, dira-elle, aux stagiaires de les répertorier puis les archiver.

Le directeur du Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques a souligné, pour sa part, la mission, qui échoit aux directions de la culture de wilaya, de procéder à la collecte et au recensement des données sur le patrimoine culturel algérien. Invité par El Watan à donner son impression sur le déroulement des travaux de cette première journée, Pierre Augier, Pr. d’Education musicale, qui a connu Mouloud Mammeri, s’est dit «impressionné et stupéfait» autant par le nombre et la qualité des participants à ce colloque organisé au Sud à 1400 km d’Alger que par la diversité, la complémentarité et la sensibilisation autour de différents thèmes. La clôture de ce séminaire sera faite par Mme  Khalida Toumi, la ministre de la Culture, dont on annonce l’arrivée à Béni Abbès le vendredi prochain.                                                    

Source: M. Nadjah, El Watan
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Published by Sofiane - dans Culture
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 10:33

L’Assemblée populaire de wilaya (APW) a examiné, hier, dans sa session ordinaire, le dossier de la santé  publique qui continue à souffrir des insuffisances.

Malgré les efforts déployés çà et là en matière de réalisations et d’équipements, le secteur se caractérise par des déficits et surtout par des incohérences soulignées par les interventions des élus. Ainsi, la couverture sanitaire reste déficiente dans les localités éloignées d’Oued Saoura. Les élus ont interpellé le directeur de la Santé et de la Population de wilaya sur les difficultés éprouvées par les populations des communes de Tamtert et des localités de Bent Cherk, Timgharine, Zegharmra visitées, situées à plus de 350 km au Sud de Béchar, en matière d’absence de médecin généraliste, de dentiste, infirmier permanent, pharmacie, d’ambulance pour l’évacuation des malades, notamment les femmes enceintes pour des accouchements, affirment les intervenants.

Les patients sont alors mis dans l’obligation de se déplacer à Béni Abbès ou Béchar pour se procurer des médicaments. Un élu a signalé que dans la petite agglomération rurale de Boussir (Béni Ounif), la salle de soins existante est dépourvue d’eau potable. Dans la commune de Lahmar (45 km au nord de Béchar), il n’existe pas d’appareil hémodialyse pour les dix patients que compte la commune. Devant ces carences constatées, les représentants locaux de la population se sont interrogés sur l’efficacité de la stratégie arrêtée par les autorités sanitaires. Au cours des interventions, une élue a interpellé le wali sur le silence observé jusqu’ici par les autorités locales au sujet des quatre citoyens dont un greffier condamnés chacun à une  peine de 3 ans de prison ferme par la cour de Béchar pour «escroquerie et abus de confiance».

Les mis en cause dans cette affaire ont entamé, depuis une semaine, une grève de la faim à proximité de la cour pour protester contre cette condamnation. L’élue a demandé au wali d’user de son pouvoir et saisir le ministre de la Justice pour réclamer l’envoi d’une commission d’enquête sur le sort de ces citoyens et enquêter sur leurs allégations de «corruption» touchant certains magistrats, évoquées dans un écrit diffusé par les condamnés.                                      

Source: M. Nadjah, El Watan.
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 10:34

Une mission médicale composée de 80 praticiens de la Santé publique dont 7 professeurs venus des Centres hospitalo-universitaires d’Alger, d’Oran, de Sidi Bel Abbès et Mascara, a effectué récemment des consultations et interventions chirurgicales à titre bénévole à l’hôpital «240 Lits» de Béchar.

La mission médicale, organisée par la direction de la Santé et de la Population de la wilaya, dans le cadre de la 5ème journée médico-chirurgicale, est conduite par le Pr. Boubakeur Mohamed. Il a été invité dans le but de pallier les carences constatées en matière de déficit de spécialités manquantes ou insuffisantes à l’hôpital dont les besoins évalués sont en net accroissement. Ce sont surtout les spécialités en chirurgie générale, en orthopédie, en urologie, en cardiologie et réanimation qui sont soit insuffisantes soit inexistantes.

À la séance inaugurale à l’Université de Béchar, le Pr. Boubekeur a mis en relief la dimension humanitaire de cette mission grâce, dit-il, «à la disponibilité d’éminents praticiens de la santé publique» qui se sont déplacés au Sud pour accomplir, avec abnégation, des actes médicaux et chirurgicaux pour soulager les souffrances des patients de cette région du Sud-ouest. En effet, il faut souligner que les malades vivant dans le Sud sont pour la plupart dans l’incapacité d’accéder à la médecine, certes de qualité, dispensée dans les cliniques privées du Nord, mais qui leur est inaccessible en raison de leurs bas revenus.

Pour la première fois, on annonce l’introduction dans l’établissement hospitalier de Béchar du traitement du cancer du colon par la chirurgie laparoscopique. Par ailleurs, une partie des praticiens s’est déplacée à Abadla (80 km) et Béni Abbès (240 km) pour soulager les patients dans ces localités éloignées du chef-lieu de wilay.                                                                      

Source: M. Nadjah, El Watan.
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:35

La structure psychiatrique qui est rattachée administrativement à l’hôpital « 240 Lits » de Béchar n’est pas adéquate et encore moins fonctionnelle pour être en mesure d’accueillir les malades souffrant  de ce type de pathologie.

La présidente de l’Association agréée – trait d’union entre l’administration et le citoyen – tire la sonnette d’alarme et attire l’attention des pouvoirs publics sur le laisser-aller qui caractérise le service psychiatrique de Débdaba. Nous nous sommes déplacés sur place  pour constater de visu l’état des lieux de ce service. La structure psychiatrique qui est rattachée administrativement à l’hôpital «240 Lits» de Béchar n’est pas adéquate et encore moins fonctionnelle pour être en mesure d’accueillir les malades souffrant de ce type de pathologie. Les malades internés, au nombre d’une dizaine, sont hébergés dans des conditions déplorables.

Trois médecins généralistes et un psychologue exercent dans cet établissement et reçoivent en consultation un nombre variant entre trente et quarante patients par jour. Les médecins qui délivrent des ordonnances ne sont pas suffisamment approvisionnés en médicaments et la pharmacie de l’établissement psychiatrique n’est pas en service car la structure est dépendante directement de l’hôpital «240 Lits» en matière de livraison de médicaments.

Les produits médicamenteux thérapeutiques prescrits, destinés à calmer les patients agités pendant et après les consultations, sont souvent en rupture de stock ou frappés de pénurie à l’instar, affirme-t-on, de MODECATE et NOZINAN (injectables) indispensables. A leur tour, les officines pharmaceutiques privées refusent de délivrer, à cette catégorie de malades, les médicaments pourtant prescrits par le médecin du service psychiatrique. Quoiqu’apparemment animés par une bonne volonté, les médecins de la structure psychiatrique sont désarmés face à une situation qui empire.

Ils ne disposent d’aucune autonomie pour faire valoir leurs besoins et imposer leurs exigences pour un bon fonctionnement du service sans entrave. Autre inconvénient de taille auquel ces praticiens ont à faire face : le manque cruel de personnel paramédical pour pouvoir répondre aux multiples besoins des malades internés et ceux se présentant pour des consultations dans ce service délaissé.                          

Source: M. Nadjah, El Watan.
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:36

La SDO de Béchar innove en matière de sécurisation de son réseau électrique en introduisant un nouveau système moderne et performant de gestion du réseau électrique à travers plusieurs localités.

La mise en place de ce système dit SCADA va permettre une meilleure gestion et exploitation du réseau urbain de Béchar ainsi que des districts de Béni Ounif, Kénadsa et Abadla, indique-t-on. Il est relié aux ouvrages électriques par le biais de postes électriques MT et HT. Ces principaux objectifs est de permettre le contrôle et la commande à distance de ces mêmes ouvrages, de localiser rapidement toutes les imperfections ou interruptions électriques, de réduire le temps de coupure et sécuriser le réseau dans son ensemble. Toutefois, cette innovation ne va pas permettre aux abonnés l’élimination définitive des coupures électriques qui restent soumises à plusieurs aléas mais introduirait par contre une surveillance sans faille et un contrôle efficace du réseau de distribution de l’énergie et une intervention rapide de l’Entreprise.                           

Source: M. Nadjah, El Watan.
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:39

Après un arrêt qui a duré plusieurs années, la campagne d’abattage des chiens errants a été de nouveau relancée, il y a deux semaines, et se poursuit toujours dans la commune de Béni Ounif.

La situation était devenue si préoccupante à cause de la prolifération des chiens errants que l’Association des chasseurs avait décidé de prendre les devants afin de prévenir tout risque d’attaque de citoyens par ces bêtes. Depuis le début de l’opération, l’Association des chasseurs a mis hors d’état de nuire, entre 22 h et 2 h du matin, quelque 200 chiens dans la périphérie de la commune de Béchar. Au cours de cette opération, l’Association n’a signalé fort heureusement aucun cas de rage ou d’attaque mais a insisté sur la menace potentielle qui existait et en particulier aux alentours des limites de nouvelles zones urbaines éparses nouvellement créées et à proximité desquelles les petits écoliers empruntent de bonne heure le chemin de l’école.

Après la commune de Béchar, les chasseurs se sont déplacés dans la commune de Béni Ounif (110 km au nord de Béchar) pour poursuivre l’opération où, indiquent-ils, plus de 60 chiens errants ont été abattus. Les deux communes ont mis à la disposition de l’Association la logistique appropriée pour la réussite de cette campagne.                  

Source: M. Nadjah, El Watan.
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:37

Pour la première fois à Béchar, une intervention chirurgicale par laparoscopie a été pratiquée sur un patient souffrant d’un cancer du côlon.

Cette intervention a été réalisée par le Pr Boubekeur de l’EHU d’Oran, et ce, en marge des 4es Journées médico- chirurgicales (JMC) qui se sont tenues du 26 au 28 mars. Cette intervention a été réalisée dans le cadre d’une mission médicale qui s’est rendue dans les wilayas du sud-ouest du pays pour la prise en charge de malades souffrant de pathologies lourdes, selon le Pr Belhandouz, chef du service de chirurgie au CHU de Sidi Bel Abbès. «Il s’agit de la première intervention du genre réalisée avec succès dans cette wilaya du Sud», précise-t-il.

La laparoscopie, appelée également cœlioscopie, est une technique mini-invasive de diagnostic et d’intervention présentant des avantages multiples par rapport à la chirurgie traditionnelle. Aussi, la mission médicale pluridisciplinaire constituée de 90 praticiens dont 9 professeurs exerçant dans les CHU Mustpaha Pacha (Alger) et Sidi Bel Abbès, de l’EPH de Kouba et de l’EHU d’Oran, a également effectué 180 interventions chirurgicales au profit de patients atteints de diverses pathologies.
Ces interventions, parfois délicates, ont été réalisées dans les établissements hospitaliers de Béchar, Abadla, Beni-Abbès et à l’hôpital militaire.

Outre la prise en charge des pathologies spécifiques aux wilayas du Sud-Ouest, des consultations spécialisées et gratuites ont été assurées par la mission médicale, en collaboration avec les médecins spécialistes locaux,a indiqué le Pr Belhandouz. Sur le plan scientifique, 90 communications, ainsi que des conférences ont été présentées lors de ces 4es JMC qui ont été marquées par la participation de 81 spécialistes exerçant dans les secteurs public et privé.

Source: M. Abdelkrim, El Watan.
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:41

Si la phoeniculture n’apportait pas une conséquente plus-value, elle échouerait. Tel est le constat fait par les spécialistes de la région.

Lorsque le palmier-dattier a été introduit sur la plaine d’Abadla, ils ne sont pas peu nombreux ceux qui ont cru que c’était la panacée pour sauver la plaine d’Abadla du dépérissement. A partir de 2001, en deux espaces distincts, 23 383 palmiers, soit 1 170 ha, et 16 900 autres sur 432 ha ont été plantés avec des taux de réussite respectivement de 20% et 40%, des chiffres exagérément gonflés selon d’aucuns, au regard de la désolation que laisse voir une visite in situ.

«Vous rappelez-vous tout le mal que je vous ai dit de ce programme en 2002 lorsque vous y êtes venu en reportage ? Vous admettrez aujourd’hui que les faits m’ont hélas donné raison.» C’est par ces mots que nous accueillit Baba Belkacem lui dont la demi-douzaine de serres tranche par la profusion de leur production de maraîchage avec la stérilité des centaines d’hectares alentours. De-ci, de-là, un, deux ou trois palmiers sont ceinturés par la broussaille formée par le tamarix et le roseau qui ont colonisé les parcelles connues autrefois riantes de la verdure des céréales.

Des vaches paissent sous les maigres ombrages, d’autres s’abreuvent aux fuites d’eau des canalisations d’un système d’irrigation qui a rendu l’âme en mains endroits. Belkacem, lui a opté pour la plasticulture en 2002 lorsque la mode a été au palmier : «Je vous avais dit que si la phoeniculture n’apportait pas une conséquente plus-value, elle échouerait. Car la logique voulait que l’on favorise la plantation de variétés qui trouvent un débouché véritablement rémunérateur sur le marché tant à l’interne que sur les marché extérieurs. Il fallait éviter les variétés de la vallée de la Saoura et du Touat et Gourara qui ne s’écoulent que sur le marché local.» C’était effectivement une nouvelle chimère comme les précédentes qui voulaient faire de la plaine un éden vert en plein Sahara sur le modèle de la Mitidja : «Une fumisterie, oui !»

 

Mortelle remontée des sels

Suite aux précédents échecs, les experts avaient conclu qu’il fallait constituer une serre naturelle sur la plaine avec la multiplication du palmier. De la sorte, on reviendrait à l’agriculture oasienne plus conforme au climat saharien. On cultiverait des maraîchages et des céréales à l’ombre des dattiers. Et puis, pérorait-on, le palmier, cela résiste à la mortelle remontée des sels : «Si on voulait réellement tenir compte de l’expérience locale, c’est qu’en la vallée du Guir, les autochtones qui avaient des palmeraies ailleurs n’ont jamais voulu y planter un seul palmier ! Simplement parce que ce sont des sols lourds, de surcroît chargés de sel».

L’ingénieur qui parle ainsi, cite a contrario l’exemple de la réussite de la phoeniculture observable le long de la vingtaine de kilomètres entre Béchar et Kenadsa. Là, explique-t-il, le sol est léger avec des eaux superficielles renouvelables: «Le palmier, il est vrai, résiste au sel mais pas au-delà d’un certain seuil. Pis, celui-ci à Abadla s’est aggravé en l’absence d’un système de drainage en remplacement du travail qu’effectuaient en surface les crues de l’oued qui, avant l’érection du barrage de Djorf Torba, épandaient et ressuyaient le sol. Mais, attention, je ne prétends nullement que le palmier ne puisse pas réussir sur le Guir. Il fallait soit réaliser le drainage, soit créer des pièges à sel».

Au lieu de cela, des crédits, la plupart non remboursables, ont été libérés. La plupart des bénéficiaires étaient de prétendus fellahs qui ont profité de l’aubaine : «Imaginez, sur les 1 500 DA alloués par plants, certains ont utilisé à peine le tiers pour assurer les plantations puis les abandonner à leur sort. Pensez, le gain réalisé sur 200 à 500 plants accordés à un faux fellah au début des années 2000 ! Les plus malins savaient que cela ne réussirait pas. D’autres se sont bravement échinés sur le sol mais leur pugnacité ne pouvait rien contre la salinité des sols et la sécheresse survenue entre 2009 et 2011, avec de dérisoires lâchers d’eau vers la plaine concédés par l’Agence nationale des barrages.»
            
 

Source: M.Kali, El Watan.
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:40

Lors de nos pérégrinations, nous avons fait la découverte de gravures rupestres que très peu d’Algériens, même ceux de la région, ont approchées.

A quelques kilomètres avant Ksi-Ksou, un ancien centre minier dont il ne reste qu’un terril de charbon dont l’incongrue présence en plein Sahara déconcerte le visiteur, il se dresse, un peu conventionnel, un panneau indicateur. Fiché en bord de la RN 6, entre Béchar et Abadla, il signale la direction de «Dayat Ettiour» à 7 km de là. Un «lac des oiseaux» au désert, cela valait le détour ! C’est ce que proclame également le site d’un internaute d’Abadla : «La sécheresse de 1994 à 2009 a fait que le lac s’est asséché et que les dunes avaient commencé à envahir et à boucher le passage de l’Oued. Grâce à Dieu en 2009, des pluies exceptionnelles et des crues à répétitions ont fait que ce site a repris ses droits».

Les dayas étant des dépressions dans la platitude des regs de hamada, deviennent des lacs à la faveur des précipitations. Celle dont il est question possède la particularité d’attirer une multitude d’oiseaux migrateurs. Mais si vous empruntez la piste, il y a de fortes chances que vous vous perdiez en pleine hamada car c’est une piste qui y mène. C’est ce qui nous est arrivé sans que nous ayons eu à perdre au change puisqu’au bout de nos pérégrinations nous avons fait la découverte de gravures rupestres que très peu d’Algériens, même ceux de la région, ont approchées. A travers le reg, sa pierraille noire avec de-ci de-là ses touffes de plantes et arbrisseaux, la piste initiale se subdivise en d’autres chemins qui se croisent et se décroisent. Parmi les nombreux itinéraires creusés par le passage d’autres véhicules, nous guidons le nôtre sur les moins susceptibles de nous ensabler.

Au bout d’un laps de temps qui s’éternisait plus que de raison au regard de la distance que nous devions couvrir, nous vîmes au loin une pauvre masure en pisé. Quatre personnes étaient à côté. La rencontre, comme toujours au Sahara, est cordiale. Le maître des lieux, Hadj Mohamed Targui, explique que nous avions pris la mauvaise piste et que de toute façon, comme il n’y avait aucun panneau indicateur le long de la piste, il n’y avait aucune chance que nous arrivions à destination : «Ce sont des rigolos qui ont placé le panneau en bord de route. D’ailleurs, ils auraient dû signaler que pour rejoindre «Dayet Ettiour», il faut être en 4x4.

Ce n’est pas avec votre voiture que vous pouviez y accéder». Là où nous avions abouti s’appelle «Hassi Rtem». Hadj Mohamed possède une concession agricole naissante. Face à notre déception, il nous console en nous révélant que pas loin de là, il y a des gravures rupestres à voir. C’est à Oued Rtem (le rtem étant le genêt blanc). Il se propose même de nous conduire. Et sur le haut des falaises noires dont des roches jonchent le sable qui recouvre la pente qui mène à leur sommet, des gravures rupestres défient le temps.

De toutes celles qui recouvrent les parois et qui figurent des animaux, il en est deux, de plus petite dimension, représentant deux chasseurs qui, selon leur attitude, dansent. Remarquable particularité : leurs membres virils sont dessinés dans une étonnante disproportion par rapport aux jambes ! A les contempler, on se prend à avoir des craintes sur leur préservation. En effet, par les temps qui courent, ceux de la régression des mentalités et de la bigoterie ambiante, il est heureux que ces témoignages des temps reculés ne soient pas encore accessibles au tout venant des visiteurs.                         

Source: M. Kali, El Watan.
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:42

La plaine d’Abadla était promise dans les années 1970 pour devenir une Mitidja au cœur du Sahara.

Les plus sceptiques auront eu raison : la visite du Premier ministre à Béchar n’a ouvert aucune perspective pour le sauvetage de la vallée du Guir. Pourtant, sa plaine, promise officiellement dans les années 1970 pour devenir une Mitidja au cœur du Sahara, devait faire d’Abadla un pôle régional de développement. Les critiques notent que, pour évoquer le travail de la terre par les jeunes, Sellal s’est déplacé à la ferme Hassi El Houari, à quelques encablures de Béchar, mais pas à Abadla dont sa plaine poursuit sa lente agonie. Son aménagement, projeté du temps du Plan de Constantine, vidé pour une part de sa substance, avait été mis en œuvre.

Aujourd’hui, dans cette plaine s’étalant le long du lit de l’oued Guir entre 2 et 4 km de large et s’évasant en la partie sud de la vallée sur 8 km, le désert et la nature ont repris leurs droits sur une partie du périmètre irrigué. Sur ses 5 400 ha initiaux, 3 000 sont en déshérence. Un projet d’aménagement et de réhabilitation de ce périmètre d’un montant de 4 milliards de DA ne fait pas l’unanimité. On n’oublie pas qu’au cours de la moitié de la décennie écoulée, plus de 800 millions de DA ont été inutilement investis à Abadla sans que personne n’ait été inquiété, d’autant que ce gâchis a aggravé celui de la plaine.

Projet contesté

Le nouveau projet a été contesté dès l’entame de l’étude de réalisation, cela aussitôt que les intentions du bureau d’étude ont été connues ou simplement supputées. Ce qui est critiqué dans la démarche est d’être marquée du sceau de l’autoritarisme, celui-là qui a toujours lesté le développement de la région. La population n’en veut plus. Les contestataires récusent un schéma d’irrigation qui a fait la preuve de sa faillite avant d’être  reconduit. L’on avance une condition sine qua non avant toute étude : «Il faut d’abord régler la question de la disponibilité de la ressource hydrique puisque, par trois fois, la plaine a été privée d’eau en raison de l’aléa climatique d’une part, et d’autre part, du fait que la vocation du barrage de Djorf Torba a été détournée au profit de l’AEP. Ce même barrage est actuellement envasé au point qu’il ne peut recueillir que la moitié des 360 millions de m3 de sa capacité de rétention. Il devient donc indispensable d’ériger un autre barrage en aval de Djorf Torba pour capter les eaux qui en débordent lors des crues. Il existe un site à 16 km en amont de la plaine d’Abadla et à quelque 50 km de Djorf Torba, au lieudit Zeqiqat. Les experts l’ont considéré apte pour un tel projet. En outre, il y a la nécessité de réaliser un canal bétonné qui amène l’eau au barrage de retenue entre Djorf Torba ou le futur Zeqiqat. D’abord, cela diminuerait les pertes d’eau par infiltration mais encore et surtout empêcherait la salinisation des lâchers d’eau au passage de Dalaâ el malha (zone de roche saline)».

Une fois que la disponibilité de l’eau est garantie, la question de sa distribution doit être appréhendée au regard des réalités du terrain : «Le système d’irrigation tel que conçu répond au besoin d’une agriculture intensive, ce qui suppose de grandes superficies». D’ailleurs, deux zones avaient été délimitées pour cela, l’une de 4 146 ha en rive ouest du lit du Guir et l’autre de 1676 ha située en rive Est. Chacune est alimentée par un canal magistral alors que 19 canaux secondaires desservent 133 quartiers. Ce schéma de distribution, s’il est réhabilité, sera inopérant maintenant que la répartition de la terre est en individuel puisqu’on est passé depuis 1987 des grands domaines aux EAI et EAC au point d’ailleurs que ces dernières ne sont collectives que sur papier. Elles ont été réparties en plusieurs parcelles entre les attributaires.

«C’est ce qui explique les actes de vandalisme sur le système d’irrigation, chacun voulant coûte que coûte sa part d’eau», indique un ingénieur. Quant à Baba Belkacem, un agriculteur, il estime qu’il y a nécessité de réaliser la distribution non à travers des canaux à l’air libre mais sous pression, exactement comme pour l’AEP, par le biais d’un système de tuyauterie : «Les pertes seront limitées, pas d’ensablement et pas de roseaux et autres herbes bouchant les canaux». Quant au problème du drainage, un ingénieur indique qu’il existe des solutions palliatives moins onéreuses que le système des drains : «Bien entendu, il faudra que l’on rapporte à Abadla des engins lourds qui puissent creuser des sillons à 1 m de profondeur. Ces machines peuvent réaliser un sous-solage qui permet le lessivage du sel en profondeur, l’opération devant obligatoirement se répéter tous les 3 ans».

Enfin, «si l’on veut réellement sauver la plaine, il faut cesser de faire de la politique au rabais. Il faut que les listes des bénéficiaires soient assainies. La plupart ont abandonné la terre. Certains ne vivent plus à Abadla ni dans la région. Pis, la majorité des attributaires sont des personnes âgées, même très âgées et incapables de travailler la terre. Certains sont même décédés. A cela s’ajoute le fait que la plupart des bénéficiaires absentéistes ont une activité principale (commerçant, entrepreneur, fonctionnaire, etc) et pour lesquels la terre est une affaire secondaire. Il se trouve que lorsqu’il est question de la plaine, ils s’imposent en interlocuteurs incontournables des autorités, imposant les mauvaises solutions. Les autorités, elles, refusent de passer à l’assainissement sous prétexte d’éviter des jacqueries comme cela s’est vu à Abadla. C’est vous dire combien demeure problématique le sauvetage de la plaine.»                          

Source: M. Kali, El Watan.
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