Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Béchar et la région de la Saoura
  • Béchar et la région de la Saoura
  • : Tout sur Béchar et la région de la Saoura
  • Contact

Pratique


Pour pouvoir lire tous les articles, il existe trois moyens :

1- En cliquant sur les dates du calendrier (en haut à droite).
2- En consultant les archives (en bas à gauche).
3- En cliquant sur les catégories (à doite).

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis de navigation ou pour toute autre question.



Top classements des meilleurs blogs weblogs
 
 

Livre d'or Saoura

Envoyer une carte postale

Recherche

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 18:22

Une opération du démantèlement du commerce informel a été lancée timidement au centre-ville. En catimini.

La ville de Béchar a été longtemps abandonnée au commerce informel et à une anarchie indescriptible. La semaine dernière, une opération de réhabilitation du centre-ville a été  lancée. Mais timidement, faut-il le souligner. En catimini.
Les responsables font comme s’ils marchaient sur des œufs. Les environs du marché de fruits et légumes «Souk Bouhlel» ont été nettoyés après de longues et pénibles négociations avec les vendeurs de l’informel. Ceux-ci ont exigé qu’on leur attribue des locaux. Ils ont gagné une promesse avant de partir, en jubilant.

Mais «Souk Bouhlel» n’est qu’un seul point parmi des dizaines d’autres érigés à travers les différents quartiers de la capitale de la Saoura. En plein centre-ville, deux établissements scolaires sont pris en étau par un gigantesque «Souk Tindouf». Les murs extérieurs des classes de l’école primaire Bratkhi sont transformés en présentoirs et ce, jusqu’au portail de l’entrée centrale. Pour accéder à l’intérieur, il faut obligatoirement passer par les bousculades. Le son de la musique et des cris perturbent fortement les cours. Les parents d’élèves ont tapé à toutes les portes pour mettre fin à cette situation, en vain.

Le C.E.M. Djillali Liabès vit le même calvaire et c ela ne semble émouvoir personne, malheureusement. Le laxisme affiché au cours de ces dernières années a semé le doute au sein de la population. «Notre belle ville a été abandonnée. L’Etat semble totalement absent», disent des citoyens. Dernièrement, lors d’une réunion officielle, un cadre originaire de la capitale de la Saoura a fait cette courageuse réflexion: «Lorsque je vois ce qu’est devenue Béchar, ma ville, j’ai envie de pleurer. Béchar est abandonnée à son sort». Une vérité qui blesse.                          

Source: A. Boutaleb, El Watan.
Repost 0
Published by Sofiane - dans Actualité
commenter cet article
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 18:21

Une enveloppe de 630 millions de dinars sera consacrée cette année par la chaîne hôtelière El Aurassi à la rénovation globale de l’hôtel Rym de Beni Abbès, dans la wilaya de Béchar.

L’opération concernera, outre la réalisation de travaux de rénovation et de modernisation des différentes structures d’accueil, d’hébergement et de restauration de cette unité hôtelière de 120 chambres, la mise à niveau de l’ensemble des prestations de service de cette structure. A travers cet investissement, la chaîne hôtelière publique  El Aurassi, dont dépend depuis plus d’une année cette unité hôtelière, compte étendre sa présence à travers le sud-ouest du pays et prendre une part importante dans le marché touristique local et national. Situé à proximité de la grande dune de Beni Abbès, l’hôtel Rym dispose d’une magnifique architecture répondant aux spécificités climatiques de la région, ainsi que plusieurs structures et autres servitudes  (piscine, terrains de sport, salles de conférences et polyvalente, espaces  verts appelés à être aussi rénovés et aménagés, afin qu’elles puissent répondre aux standards internationaux de l’hôtellerie.

 

Source: El Watan.

Repost 0
Published by Sofiane - dans Actualité
commenter cet article
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 17:54

La Maison de la culture de Béchar, connaît ces derniers jours, une animation particulière. Les familles qui ont l’habitude de sortir après le f’tour, assistent quotidiennement à un riche programme culturel, qui s’étend tout au long de ce mois sacré. Selon le programme établi, plusieurs troupes musicales vont se produire, en soirée, notamment, El-Ferda, Essed et l’association Salama. Des représentations théâtrales sont également prévues durant ce mois. Elles seront présentées par des troupes théâtrales représentant plusieurs wilayas (Oran, Saïda, Tizi Ouzou, Sidi Bel- Abbès). Le même programme comprend  des conférences portant sur des thèmes variés (littérature, sociologie, économie, musique, philosophie) qui seront animées par des professeurs de l’université de Béchar, et ce, à raison de deux fois par semaine. Plusieurs expositions, notamment, de larges gammes de produits d’artisanat, de livres, seront proposées aux habitants de la capitale de la Saoura, qui souhaitent que les associations et les collectivités locales, participent à ce genre d’animation, pour sortir cette région du sud du pays de sa torpeur habituelle.

 

Source: R. Roukbi, Liberté

Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article
21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 17:56

Les responsables de Sonelgaz affirment que grâce à cette turbine, la couverture de l’ensemble des besoins domestiques en matière d’énergie pour les localités éloignées sera largement assurée à moyen terme.

À Béni Abbès (240 km au sud de Béchar), la délégation de l’entreprise nationale de distribution de l’énergie, constituée de PDG des filiales de la distribution, de la production et du transport de l’électricité, a donné jeudi le coup d’envoi du démarrage de la turbine à gaz. D’une capacité de production de 18,83 MW, cette dernière a été  réceptionnée à l’aéroport de Béchar en provenance des USA et acheminée vers cette localité. Sa mise en exploitation officielle, intervenue mercredi dernier, a nécessité une période de travaux préliminaires indispensables de trois mois et demi sur le site, a indiqué Mlle Mekaoui Linda, chargée de la cellule de communication.

La période de démarrage va générer des perturbations «normales» qui vont se traduire par des coupures électriques qui vont durer quelques jours avant de se stabiliser, en raison de la période d’essai. La turbine sera renforcée par la prochaine acquisition, toujours en provenance des USA, d’une deuxième turbine à gaz de la même capacité de puissance que la première en attente d’être réceptionnée et qui sera mise en service vers la fin du mois d’août. Les responsables de Sonelgaz affirment que, grâce à ces deux turbines, la couverture de l’ensemble des besoins domestiques en matière d’énergie pour les localités éloignées sera largement assurée à moyen terme.

Pour rappel, les populations de ces contrées isolées ne sont pas interconnectées au réseau national mais connectées au réseau isolé fournissant l’électricité à partir des centrales dont la capacité de production reste toutefois limitée  face à une forte demande qui s’exprime en particulier en période de grandes chaleurs des mois de juillet et août. Toujours dans le cadre du renforcement du réseau électrique dans la vallée de la Saoura, il a été décidé de l’installation, en 2013, d’une nouvelle centrale à Kerzaz (400 km au sud de Bechar) qui sera interconnectée à celle de Béni Abbès. On a appris que les deux directions de la société au niveau local «urbain» et «rural» vont fusionner en une seule direction pour permettre aux autorités locales et autres intervenants d’avoir un seul et unique interlocuteur.            

Source: M. Nadjah, El Watan.
Repost 0
Published by Sofiane - dans Actualité
commenter cet article
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 18:00

La wilaya de Bechar vient de bénéficier de deux importants projets énergétiques qui ont été réalisés et mis en exploitation, ces trois dernières années, dans le but d'améliorer les conditions de vie du citoyen. Le premier projet a porté sur la connexion en mai 2009 de la wilaya de Bechar au réseau national électrique, à travers la réalisation d'une ligne de 400 KV Naâma-Bechar, longue de 350 km, qui a totalement sécurisé la production et la distribution de cette énergie dans la wilaya. Auparavant, les 21 communes de la wilaya étaient confrontées aux contraintes des coupures de courant et des perturbations des réseaux de distribution, notamment en période estivale, avant la mise en service de cette ligne qui a nécessité un investissement de 960 millions de DA pour sa réalisation et son équipement, en plus de l'installation de trois postes blindés pour la distribution de cette énergie dans la ville de Bechar. Cette réalisation a été suivie par la rénovation partielle des réseaux de distribution à travers la commune du chef-lieu de wilaya, pour un coût de plus de 200 millions de DA, dans le but de mieux répondre aux besoins des habitants en énergie électrique, a-t-on indiqué à la direction locale du secteur de l'énergie et des mines.
Mise en service de la ligne 60 KV à Béni-Ounif
En marge de cette opération d'envergure, il a été également procédé à la réalisation et la mise en service d'une ligne de 60 KV à Béni-Ounif sur un linéaire de 110 KM, pour mettre fin aussi aux contraintes des coupures et perturbations sur le réseau de distribution des habitants de cette commune frontalière. Un montant de plus de 250 millions de DA a été dégagé pour la concrétisation de cette ligne, mise également en service en mai 2009.
Ce qui s'est traduit par une nette amélioration de l'offre en la matière et aussi par le renforcement et l'extension du réseau de distribution de l'énergie électrique aux zones rurales et éloignées de la région située à proximité des frontières sud-ouest du pays.
Impact du Gazoduc à Labiodh Sidi-Cheikh
Le deuxième grand projet énergétique dont a bénéficié la wilaya est celui relatif à l'approvisionnement en gaz de ville de la région à partir du gazoduc à Labiodh Sidi-Cheikh sur une distance de 352 km. Ce projet d'un coût global de 17,89 milliards de DA a déjà permis le raccordement de plus de 15 000 foyers au réseau de distribution public de gaz de ville, à travers les communes de Bechar, Béni-Ounif, Abadla, Béni-Abbès et Taghit. Au niveau des quatre dernières communes, les réseaux de distribution qui développent un linéaire de 300 km sont en cours de réalisation, tel le cas de celui de Béni-Ounif, d'une consistance de 40 km, lancé durant la première quinzaine de février 2012 pour un coût de 106 millions de DA. En plus de son apport aux besoins domestiques des habitants des communes bénéficiaires, la distribution de cette énergie gazière est appelée à constituer aussi un support de développement économique de la wilaya, à travers sa mise à la disposition d'éventuels investisseurs dans le secteur industriel, estime-t-on à la DME.
 

 

Source: L. Fateh, Le Maghreb.

Repost 0
Published by Sofiane - dans Actualité
commenter cet article
27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 19:06

La troupe Diwan El Waha de Béchar a décroché le premier prix du concours du sixième Festival  de musique diwane de Béchar, clôturé jeudi dernier au stade En Nasr, après une semaine de compétition. Abdelaoui  Abdelhakem (Maâlem Hakem), leader du groupe El Waha, a obtenu le prix du meilleur joueur de gumbri du festival.

Nassim Chetouhi du groupe Diwane El Bahdja d’Alger a partagé la même distinction. Diwane El Bahdja a également été classé à la deuxième position devant Nora Diwane de Béchar. Un hommage particulier a été rendu à Mohamed Bahaz de Blida, 72 ans, pour l’ensemble de sa carrière dans le domaine de la tradition diwane. Le président du jury, l’ancien ministre Lahcen Moussaoui, a estimé que la décision a été prise «en toute âme et conscience», selon les critères retenus pour le concours. «Le diwan n’est pas un genre musical particulier. Il est plus que cela compte tenu de ses racines et de ses secrets. Quel que soit le poids de la modernité, il faut veiller à préserver ce patrimoine, ses spécificités, ses instruments et ses chorégraphies», a-t-il déclaré lors de l’allocution d’annonce des résultats.

Nora, la seule femme à avoir participé au concours, n’a pas apprécié le verdict du jury. «Je mérite la première place. J’ai représenté l’Algérie dignement en Ethiopie. Personne ne m’a dit merci ici à Béchar. On méprise les artistes. On n’arrive pas à sortir du clivage entre les Noirs et les Blancs. Pourtant, nous sommes tous Algériens. Pourquoi ne sort-on pas de cette mentalité. Je suis la seule femme à jouer du gnawi. Et pourtant !», a protesté Nora. Pour certains festivaliers, Nora fait plus dans la variété que dans le diwan pur, d’où son classement en troisième position. Hocine Zaïdi, commissaire du festival, a qualifié de normale la réaction de colère des candidats et a précisé que l’évaluation se fait sur le travail exécuté sur scène.

«Tout le monde a la prétention d’être le meilleur. C’est légitime d’y penser. Le jury a fait son travail en toute indépendance. Le niveau artistique des troupes participantes n’était pas le même. Il faut peut-être faire un travail en amont en organisant des présélections au niveau des régions avant d’arriver au festival. On va y penser, même si nous sommes une équipe réduite. Nous n’avons toujours pas de local pour le commissariat du festival. On se réunit à la maison de la culture. Les conditions de travail ne sont pas encore bonnes. On ne peut pas préparer un programme sur la durée», a-t-il regretté. Il a reconnu l’absence d’un maâlem (qui joue le gumbri dans une troupe de Diwane) du jury. «Faut-il instaurer un concours entre des groupes interprétant du diwane, une musique traditionnelle ? Il faut revoir les critères. Il est important de passer à une phase qualitative puisque le festival est aujourd’hui bien installé», a soutenu Hocine Zaïdi précisant que la composante du jury sera également revue pour les prochaines éditions.

Pour lui, les master-class avec les enfants et la parade d’ouverture étaient une réussite pour la sixième édition du Festival de Béchar. «Parmi les moments forts, la présence parmi nous du groupe marocain Lemchaheb. La projection de films lors du volet réservé aux conférences doit être encouragé dans le futur, car nous avons vu que cela avait provoqué un certain débat. Les films sont plus accessibles que les conférences elles mêmes. Il faut peut-être susciter des vocations et encourager les gens à produire des documentaires sur le diwane», a proposé le commissaire du festival, reconnaissant au passage être quelque peu fatigué.

Il a appelé à doter Béchar d’infrastructures culturelles dignes de ce nom, comme un théâtre de plein air pour permettre l’organisation d’activités culturelles dans des conditions adéquates. Parmi les heureux de la soirée, Maâlem Hakem, doublement primé. «Ce premier prix va m’encourager à continuer la recherche dans mon travail. Je vais répéter et répéter jusqu’à atteindre la perfection. Je suis pour la rénovation du diwane à condition de respecter les règles de base. Il faut séparer entre le diwane traditionnel et le diwane fusion», nous a-t-il déclaré. Les trois lauréats du Festival de Béchar sont qualifiés d’office au Festival international du diwane d’Alger, prévu en juillet prochain.

La soirée a été animée par la troupe Sarwiya, composée d’enfants, qui a rendu un hommage à la défunte Warda El Djazaïria en reprenant Aïd Al karama. Ce récital, résultat de master-class, a été suivi par un concert en fusion entre trois groupes de diwane, Tourath d’Oran, El Bahdja d’Alger et El Waha de Béchar.
La plupart des bradj du diwane ont été repris par ces trois groupes qui ont créé une ambiance festive au stade En Nasr. Enfin, les présents ont été agacés par le cérémonial de «distribution» d’hommages (takrimate) inutiles et sans raison au wali, Abdelghani Zaâlane, et à ses collaborateurs lors de la clôture du festival. Faut-il à chaque festival donner des petits cadeaux aux représentants de l’administration locale ? La question se pose.

Source: F. Métaoui, El Watan.
Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 19:17

Le groupe El Ferda a envoûté, mercredi soir, le public présent au stade « Ennasr » à l’occasion des soirées programmées au titre de la 6ème édition du festival national des musiques et danse Diwane.
Ce groupe de chants et musique de genre Melhoun, après un istikhbar d’usage, a interprété plusieurs chansons de son répertoire, notamment Ya Karim El-Kourama, qui a fait sa célébrité, nationale et internationale.

Ghazal Fatma, Ben-Bouziane et d’autres belles chansons de ce groupe ont été très appréciées par les plus de 2 000 spectateurs présents à cette soirée. Auparavant, les groupes Diwane de Gnawa el Waha de Bechar et Ahl Diwane d’Oran ont gratifié l’assistance de plusieurs Bordj, ou chants puisés dans le répertoire ancien du Diwane.

Le Maâlem (maître) Hakem de la troupe Gnawa el Waha, l’un des meilleurs joueurs de Guembri, instrument à cordes à la base de la musique Diwane, n’a pas laissé, lui aussi, le public indifférent de par sa maitrise du jeu de cet instrument, confirmant ainsi son statut du plus jeune Maâlem du Guembri à travers le pays.

Pour ce jeudi, où est prévue la soirée de clôture et de remise des prix aux trois meilleurs groupes, une master-classe animée par plusieurs musiciens des différentes troupes participantes est au menu de cette soirée finale.

 

Source: AlgerieSite.

Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:15

Lahcen Torki, un des fondateurs de l’association Salama pour la protection du patrimoine, enseigne la musique à la Maison de la culture de Béchar. Lors du 6e Festival de la musique diwane, qui s’est tenu jusqu’à hier à Béchar, il a plaidé pour «la rénovation» de la tradition musicale gnawi. Ce qu’il propose ne fait pas consensus. Débat.

-Vous plaidez pour l’introduction de nouvelles sonorités dans le diwane. Pourquoi ?

C’est une contrainte. On doit renouveler la musique du diwane parce qu’elle est devenue mondiale. On doit revoir la composition de cette musique. Il faut y introduire des changements dans le fond et dans la forme. Même dans les rites, pourquoi pas ? On ne doit pas présenter cette musique aux spectateurs avec les mêmes anciennes méthodes. L’auditeur actuel est ouvert sur ce qui existe dans le monde, sur les nouvelles technologies… Pour être à cette hauteur, le diwane doit être renouvelé, rafraîchi…

-Et que faut-il introduire dans cette musique ?

On doit utiliser d’autres modes musicaux. Ne pas se contenter du pentatonique, mais utiliser le majeur, le mineur. Pourquoi ne pas introduire d’autres instruments tels que les guitares classiques et basses, le luth ? Ce mixage va peut-être nous donner une autre vision sur cette musique.

-Aller vers des fusions, peut-être ?

Une fusion et un changement en même temps. Un changement dans la composition et l’harmonie. Malheureusement, l’harmonie est absente dans la musique diwane. Le rythme est déjà présent. Il faut le sauvegarder. Mais il faut ajouter au karkabou d’autres instruments de percussion, la batterie…

-La musique du diwane est-elle folklorique, populaire, religieuse, rituelle ?

Ces appellations ne s’adaptent pas à la musique du diwane. Le diwan est une musique de spectacles, de festivités. Avec le temps, elle a changé. Chez nous, il n’existe pas de musique de classes. Et la musique du diwane est celle de tout le monde. Une musique qui fait partie du patrimoine.

-Quelle différence y a-t-il entre le diwane algérien et le gnawi marocain ?

C’est la même racine. Mêmes rythmes et traditions. Il y a des différences dans la manière de s’adapter aux rites. Les textes se ressemblent. La plupart des textes ont une origine africaine. Au fil du temps, les paroles se sont mélangées avec celles du Maghreb. Cela concernait surtout les textes religieux. Le diwane a été quelque peu adapté à certains rites religieux.

Source: F.Métaoui, El Watan
Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:08

Au 6e Festival de la musique diwane, un musicien fait sensation. Il a détourné le gumbri, au bonheur des puristes.

Mâalem Hakem est jeune. Moins de 30 ans. Il est né dans le diwane à Béchar, ville connue par ses mhala (confréries). Comme tous les mâalmine, il joue du gumbri, l’instrument sacré de cet univers rituel et artistique des temps anciens. Mâalem a «osé» innover en introduisant des modifications au gumbri. «J’avais déjà un gumbri avec des cordes aiguës. Des amis musiciens jouaient, eux, du gumbri avec des cordes graves. J’ai eu l’idée de mélanger les deux en un seul. Une gumbri à six cordes ou à trois cordes doublées. J’ai un peu risqué, mais cela a donné un bon résultat», nous a expliqué mâalem Hakem, mercredi soir, quelques minutes avant de monter sur scène au stade En Nasr de Béchar.

Avec sa troupe, Diwane El Waha, mâalem Hakem participe au 6e Festival de musique diwane, qui s’est achevé hier soir. «Hakem ! Hakem !», criaient les nombreux jeunes venus les écouter. Le mâalem au gumbri aux six cordes est une star dans la région. Il a une parfaite maîtrise du chant diwane et du jeu d’instruments. «Les autres mâalmine ne m’ont pas encore écouté jouer de ce gumbri. C’est la première fois que je monte sur scène avec l’instrument. J’envisage d’en faire un élément de fusion musicale dans le futur», nous confie encore mâalem Hakem conscient d’avoir enfreint une règle «sacrée» ou peut-être «rigide».

Mais il l’assume, lui qui a appris seul le jeu du gumbri, quelque peu aidé par mâalem Mohamed Belâalem. L’adhésion des présents, dont des puristes de la tradition gnawi, a été totale. L’enchaînement des bradj (morceaux musicaux du diwane) a été réussi : Rassoul Allah, Mbara, Sergou, Hamadi… El Waha, qui existe depuis six ans, a pris part, en 2009 en Chine, à une tournée culturelle algérienne. «Le public a adoré notre musique. Il s’est vite adapté à nous. Cela nous a étonnés ! On dirait que les Chinois connaissaient le diwane !», se souvient Abdelerrezak Kirayou, membre d’El Waha. mâalem Hakem et El Waha travaillent actuellement sur un nouvel album diwane traditionnel. La fusion se fera plus tard.

Entre melhoun et haidouss

Le groupe El Ferda de Kenadsa (Kenadsa est située à 20 km de Béchar) a pris le relais sur scène dans un autre style musical, le melhoun. Larbi Bastam, Hocine Zaïdi et les autres membres du groupe, habillés comme d’habitude en blanc, ont interprété des chansons connues de leur répertoire : Sewlt nefsi (une chanson de Tahar Bensaïd El Kandoussi, aujourd’hui disparu), Krim el kourama, Cheikh Benbouziane et Chayallah ou bik ya el badawi. Les jeunes de l’Association Ouled Sidi M’hamed Bouziane de Kenadsa ont accompagné El Ferda sur scène, munis de leur karkabou et tbal. Ils sont une dizaine à vouloir perpétuer l’héritage haidouss, genre musical de la région. «Nous n’avons pas l’habitude de la scène. Jusque-là, nous nous sommes produits à Tlemcen et à Sidi Bel Abbès. Nous récupérons les textes et les airs des vieux de Kenadsa comme Benderouiche et Bendjillali pour les chanter», nous explique Belkacem Boudinar, chef de la troupe.

Larbi Bastam d’El Ferda a, pour sa part, reconnu que c’est la première fois que Ouled Sid M’hamed Bouziane accompagnent le groupe dans un concert. «Nous avons voulu les encourager. Leur présence sur scène a ajouté de l’ambiance. La chorale était plus grande et le rythme plus intense. Les pas de danse exécutés ont donné une autre couleur et une autre chaleur à notre prestation. On fera encore une fois appel à eux dans le futur», a expliqué Larbi Bastam. El Ferda vient de faire sortir un coffret contenant dix-sept titres édités par l’Office national des droits d’auteur (ONDA). Un coffret pas encore mis en vente. «Le but de cet enregistrement est de sauvegarder le patrimoine musical. Nous envisageons de continuer les recherches et de faire sortir d’autres textes et les faire connaître du public», précise Larbi Bastam. Il a appelé à créer un conservatoire ou une école de musique pour enseigner et protéger le patrimoine de la région de la Saoura.

«Actuellement, la transmission ne se fait qu’oralement, de mémoire en mémoire. Il faut écrire tout cela et le laisser pour les futures générations. Il faut aussi assurer la relève», plaide-t-il. Larbi Bastam a encadré une master class à la faveur du Festival du diwane dans un souci de transmission. Il est peut-être temps de poser sérieusement la question de l’enseignement des musiques populaires et traditionnelles algériennes à l’Institut national supérieur de musique (INSM). A défaut, il faut créer d’autres structures d’enseignement en impliquant l’université pour éviter la perte irréversible du patrimoine artistique du pays. Un patrimoine qui appartient aussi à l’ensemble de l’humanité...

Source: F. Métaoui, El Watan.
Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:58

Ce Festival regroupe annuellement plus de 120 maâlems (maîtres), musiciens, chercheurs et journalistes.

La classification de la musique et de la danse diwane, en tant que patrimoine culturel immatériel national, est nécessaire pour la préservation et la protection de cet art populaire, ont indiqué des chercheurs et responsables de troupes, rencontrés en marge de la 6e édition du Festival national de la musique diwane à Béchar.
Cette expression chorégraphique et musicale, ou plutôt cet héritage culturel enraciné dans la longue histoire du pays, doit maintenant faire l'objet d'une classification, afin de conforter les chercheurs en patrimoine et les adeptes du diwane, a souligné M.Azzeddine Benyakoub, de l'université de Béchar.
L'apport des études anthropologiques, sociales et culturelles, constituent un outil «important» pour le développement et la protection de ce patrimoine dont l'héritage culturel et social est partagé par plusieurs régions du pays, observe le Dr. Mansour Margouma, chercheur en patrimoine à l'Université de Mostaganem. La présence à travers le pays de troupes de diwane est une preuve de la préservation par la population, notamment les jeunes musiciens, de cet héritage culturel et social, d'où la nécessité de la création de «laboratoires ou structures spécialisées dans son étude au niveau de nos universités», a estimé l'universitaire Mohamed Belkhedem, lui-même membre d'un groupe diwane à Oran.
La classification au patrimoine national immatériel du diwane est «salutaire pour sa survie et la pérennité d'une sonorité musicale séculaire», note, de son côté, le maâlem (maître) Bahaz Mohamed, de la troupe Gnawa de Blida.
L'artiste, qui passe pour être actuellement l'un des doyens des musiciens du diwane dans le pays, estime que «cette classification, si elle aura lieu, constituera un moyen efficace pour la préservation de cet art populaire». Plusieurs autres musiciens des autres régions du pays abondent dans le même sens et pensent que le Festival de la musique diwane de Béchar nourrit ce souhait de classification de ce patrimoine.
Ce Festival, qui regroupe annuellement plus de 120 maâlems (maîtres), musiciens, chercheurs et journalistes, est considéré par le ministère de la Culture comme une contribution des pouvoirs publics à la valorisation et la connaissance académique du diwane, «d'où notre soutien à toute décision de sa classification», a fait savoir le commissaire du festival, M.Hocine Zaïdi.

 

Source: L'Expression.

Repost 0
Published by Sofiane - dans Culture
commenter cet article