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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:10

Es-Sed a rendu hommage au groupe marocain «Lemchehab», dont il s’inspire dans une partie de son répertoire ghiwani, en reprenant Ya latif.

ôpère ! la nuit est longue et son obscurité a trop duré. Raconte-moi comment est mon pays, comment est le savoir. Celui qui est jeune apprendra et comprendra (…) Les cœurs ne seront purs qu’une fois la hogra abolie.» Premières paroles d’une chanson réquisitoire contre l’injustice du groupe Es-Sed, interprétée lundi soir au stade En-Nasr à Béchar lors d’un concert organisé à la faveur du sixième Festival de la musique diwane. Cette chanson fait partie du nouvel album du groupe musical le plus illustre de la Saoura. «Taâlou ya lwlad nzahaw nkhilou el ham fe halou» («Venez les jeunes pour qu’on s’amuse et oublions les malheurs») est un autre extrait du nouvel opus, «Li âad seghir» (Celui qui est encore jeune), chanté également devant un public nombreux.

«Nous faisons les dernières retouches à cet album. Il sera dans les bacs l’été prochain. Notre public est composé essentiellement de jeunes. Nous sentons donc une certaine responsabilité à leur égard. Nous voulons lui transmettre des messages», nous a expliqué Lahcen Bestam, leader d’Es-Sed. L’album comportera huit chansons, dont Bladi bladi et une autre contre la violence dans les stades, El kora li tejmaâna.  Es-Sed n’a pas manqué, en exhibant les maillots jaune et vert de la Jeunesse sportive de la Saoura (JSS), de saluer l’accession du club de football en première division, permettant pour une fois au sud du pays d’être présent parmi le gotha sportif national. Es-Sed a rendu hommage au groupe marocain «Lemchehab», dont il s’inspire dans une partie de son répertoire ghiwani, en reprenant Ya latif . 

«Lemchehab» a animé la première soirée du Festival de musique diwane de Béchar, marquant ainsi un retour dans cette région du Sud-Ouest algérien, 38 ans après le premier concert. Munis de bendir, tumba, batterie, derbouka, kerkabou et mandole, les musiciens et chanteurs d’Es-Sed ont réussi à plonger les présents dans une belle ambiance musicale assez rare dans la Saoura. «Nous avons l’habitude de ne pas préparer de programme. Nous nous adaptons au public», a confié Lahcen Bestam. Il a regretté que le festival du diwan se tienne toujours dans un stade en tuf. «Il est anormal que Béchar n’ait pas de théâtre de plein air où l’on puisse organiser normalement des activités artistiques et dans des conditions convenables. C’est injuste. Il manque beaucoup d’autres choses à Béchar, région connue pour ses artistes. A longueur d’année, il ne se passe presque rien ici, mis à part ce festival. Un festival organisé dans des conditions difficiles», a-t-il déclaré, appelant à aider les talents qui restent toujours dans l’ombre. «Il faut penser à ceux qui n’ont pas eu notre chance. Il existe des énergies qui ne demandent qu’à être libérées», a ajouté le leader d’Es-Sed.

Dernièrement, la Cinémathèque de Béchar a été rouverte au public après des années de fermeture. Le public du festival a été invité à assister à la projection du documentaire de Larbi Lekhal, Abdelkrim Al Maghili, produit à la faveur de l’événement «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011». A cette occasion, Larbi Lekhal a salué le retour d’une certaine vie culturelle à Béchar après une longue période de sommeil. Avant la montée sur scène d’Es-Sed, la troupe Jouharat Diwane, participant au concours du festival, a assuré la première partie de la soirée, qui a été quelque peu perturbée.

Curieusement, la police a exigé de terminer le service à…minuit. «Police-cendrillon !», a commenté un festivalier. Aucune explication n’a été donnée à cette décision qui confirme encore une fois qu’à Béchar la police d’El Hamel a d’autres «préoccupations» que la sécurité des citoyens. Sinon comment expliquer cette volonté manifeste de vouloir «saboter» un festival culturel national ? Pourquoi la police doit-elle arrêter sa mission à minuit et pas après ? Du jamais-vu ! Les organisateurs ont été obligés de supprimer le groupe Ahl Gnawa venu de la lointaine Mohammadia de la programmation, pour s’adapter aux conditions des représentants locaux de la DGSN.

Source: F. Métaoui, El Watan.
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:11

Très populaire à Béchar et même dans toute l’Algérie, Essed a pris part, pour la sixième année consécutive au Festival national de la musique Diwan, et a présenté un mix entre ses anciens succès, et les prochains titres qui figurent sur leur nouvel album.

 

 

Originaire de Kenadessa, la célèbre formation Essed, qui a été reconstituée entre 2005 et 2006, et en est aujourd’hui à la troisième génération, a présenté, lundi soir au stade En-Nasr, des extraits de son prochain album qui sort le mois prochain. Elle n’a pas privé le public, venu nombreux, de quelques-uns de ses titres phares, à l’exemple de « Ya latif », un morceau de Lemchaheb, repris à la sauce Essed. Mais qu’est ce que la sauce Essed ? D’abord des paroles engagées, des rythmes entrainants qui invitent à la fête, et une harmonie entre les musiciens-chanteurs. Essed s’illustre donc dans le genre Ghiwane, mais joue à sa manière le répertoire sacré du Diwane, à certaines occasions. Mené par son leader emblématique, Lahcène Bastam, le groupe qui a enrichit sa palette de sonorités notamment avec une Tumba, a fait revisité dans l’effervescence générale, les tires « El mizan maâdoul » (le titre phare du prochain disque qui comporte huit titres), « El kora li tejmaâna » (un morceau sur la violence dans les stades), « Ola, ola, sahraoua yelaêbou el kora » (un clin d’œil à l’équipe de football JS Saoura qui a accédé cette année à la première division), et « Tmenit ya rebbi l’Algérie champion » (une chanson pour l’équipe nationale de football). Près d’une heure de spectacle c’était peut être un trop court ! En tout cas, Essed se produiront le 3 juillet prochain à Alger, et le 4 juillet à Ain Defla. En attendant, on aura tout le temps de savourer l’album qui sort en juin.

 

Le coup de gueule de Lahcène Bastam


Rencontré quelques minutes avant de monter sur scène, Lahcène Bastam est revenu sur le lieu où se tient le festival : un stade de football qui n’a pas pour vocation d’abriter des concerts. « Nous sommes à la sixième édition du festival et il se tient encore dans un stade de football. Béchar n’a même pas un théâtre de verdure où le public pourrait s’asseoir et assister aux spectacles. C’est injuste pour une ville comme Béchar qui est importante et qui a des artistes connus. Je lance un appel pour que l’an prochain, il y ait un théâtre de verdure », a-t-il martelé. Il y a, en effet, quelques gradins très loin de la scène, le reste des spectateurs restent debout toute la soirée. Un écran géant a été installé pour permettre à ceux assistent aux concerts du côté des gradins de voir le spectacle…de loin. Outre Lahcène Bastam, beaucoup d’autres artistes de Béchar ont déploré l’inexistence d’un théâtre de verdure, qui permettrait aux talent de la région (et ils sont très nombreux) de se produire à longueur d’année, dans des conditions professionnelles. Le leader d’Essed dira, par ailleurs, que même si sa formation n’est pas vraiment concerné par la marginalisation, « les artistes ici sont ‘mahgourines’ et n’ont pas tous notre chance. Pourtant, les artistes à Béchar ont beaucoup de talent et pratiquent la musique avec art, mais ne réussissent pas à émerger ».

 

Source: S. Kharfi, Liberté.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:50

La soirée d’ouverture du 6e festival national de la musique Diwane de Bechar, a vu le passage du groupe marocain de chants engagés, "Lemchaheb", a été marquée par la présence d’un public nombreux, en grande partie des jeunes, ce qui a créé quelques débordements sans gravité et démontre l’envergure qu’a pris ce festival, a indiqué M. Zaidi Hocine.

Ce festival, auquel prennent part une vingtaine de troupes, dont 12 en compétition, "constitue un moyen très important pour la promotion de ce patrimoine musical national", a-t-il précisé.

Le passage samedi en soirée des troupes de Diwane BA hadja d’Alger, Gnawa de Blida et Sara Ksar de Bechar, a été une occasion pour ces troupes de confirmer leur statut et de s’illustrer.

En effet les différentes compositions et les représentations artistiques, hautes en couleurs, de ces troupes a permis aux spectateurs, dont de nombreuses familles, d’apprécier les différentes danses et chorégraphies de ces troupes, appuyées par un jeu musical à la hauteur des attentes du public, connaisseur du Diwane.

Ces trois troupes en compétition ont démontré une connaissance et une maîtrise parfaite des textes et musique Diwane, augurant d’une "réelle pérennité" de cette expression musicale et chorégraphique, selon des spécialistes et chercheurs dans ce genre musicale, présents à Bechar pour la circonstance, dont Dr.S enouci Saliha chercheur en patrimoine musical populaire au centre de recherche d’anthropologie sociale et culture d’Oran (CRASC).

En marge des représentations artistiques, un cycle de conférences-débats sur le thème "Diwane, art et tradition culture" est organisé à la maison de la culture. Divers sujets, à l’exemple de la "musique Diwane entre tradition et modernité", "le rôle social de la musique Diwane", et les modes de préservation et de classification de cet art, sont débattus par des chercheurs nationaux.

Pour cette édition, le commissariat du festival a innové par la projection, ce dimanche, du film-musical "Tagnawittude", de Rahma Benhamou El Madani. Cette œuvre cinématographique de 1h 20 minutes, démontre le passage du Diwane algérien et Gnaoui marocain du sacré au profane, à travers des interviews réalisés avec Kateb Amazigh et plusieurs autres Maâlems (maitres) de cette musique.

La réalisatrice, qui a animé un débat à l’issue de la projection de sa production, a estimé que son travail s’inscrit dans la "logique des nouvelles réalités de cette musique, qui du sacré est passée en une décennie en de véritables grands spectacles, donnés par des musiciens algériens et marocains à travers le monde, d’où le succès mondial que connaît ce genre musical ancestral, dont l’héritage culturel est partagé par l’ensemble des peuples du Maghreb", a-t-elle souligné.

APS

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:14

Intriguée par la pratique de transe, l’algéro-marocaine Rahma Benhamou El Madani, documentariste, a voulu pousser la curiosité jusqu’au bout. Après avoir reçu un CD de Gnawa Diffusion le groupe de Amazigh Kateb à la radio où elle travaille, elle s’est intéressée encore plus à l’univers de cette musique.

Béchar

De notre envoyé spécial

Même si le fils de Kateb Yacine ne faisait que de la fusion entre le gnawi et le reggae, Rahma Benhamou  lui a réservé un large espace dans son reportage « Tagnawittude », projeté dimanche à la Maison de la culture de Béchar à la faveur du sixième Festival de la musique diwane.  Amazigh Kateb y évoque « l’africanité » et révèle comment il jouait faussement le gumbri. « Amazigh Kateb est un chanteur algérien qui n’a rien avoir avec la Gnawa. Il s’est rapproché de cette confrérie comme d’autres l’ont fait », raconte-t-elle dans ce reportage. Les mâalime  Boussou et Benaissa y sont également montrés mais n’ont pas eu droit à la parole alors qu’ils pouvaient dire beaucoup de choses. Pour expliquer la culture Gnawa, Rahma Benhamou El Madani a tendu son micro à un guitariste français du groupe Gnawa Diffusion au lieu de faire parler des chercheurs ou des historiens.

Elle a évoqué le festival Gnawa d’Essaouira au Maroc sans qu’on voie bien de quoi il s’agit exactement mise à part quelques extraits réduits de spectacle. Des mâalmine marocains dont Hamid Bakhou et Abdellatif Ould Sidi Amara sont interviewés. Certains parlent de l’énigmatique Bouderbala, le troubadour sage tant chanté par la communauté gnawie. D’autres tentent d’expliquer l’utilisation des couleurs (blanc, vert, rouge et noir) qui différencient les rites gnawi.

Le spectateur restera sur sa faim puisqu’il ne comprendra pas  le sens artistique et rituel de ces couleurs. Et Rahma Benhamou El Madani n’a fait aucun effort pour donner ne serait-ce qu’un début d’explication. Elle s’est étalée à travers ses images parfois agaçantes sur le phénomène de la transe liée au chant gnawa. Sans plus. D’où la sensation d’exotisme. En quelques minutes, la réalisatrice a souligné l’existence d’un certain rite diwane à Sidi Bel Abbes en montrant des images de danses de rue et de moutons égorgés. Là aussi, peut de choses sont dites. La démarche de Rahma Benhamou El Madani est très discutable.

Le souci pédagogique est complètement absent. Ce n’est pas en regardant « Tagnawittude » qu’on saisira la profondeur historique et sociologique de la culture gnawie. « Je ne suis pas une scientifique. J’essaie d’être très simple. Je n’aime pas faire parler les spécialistes. Ma façon à moi est de permettre aux gens qui sont à l’intérieur de la musique gnawa d’en paler avec leurs mots et leurs sensibilités », a expliqué Rahma Benhamou El Madani, après la projection du reportage.

Elle a reconnu avoir sollicité l’universitaire Zineb Majdouli qui a préparé une thèse sur la musique Gnawa et la sociabilité de la transe.« Je n’aime pas dire aux gens comment ils doivent voir un film et comment ils doivent le percevoir. Je refuse d’expliquer à chaque fois ce qui est dit. On ne peut en une heure vingt minutes expliquer la culture gnawa et les rituels qui en sont liés», a-t-elle ajouté. Elle a estimé qu’il est important d’écouter les gens qui composent autour de la musique Gnawa comme Amazigh Kateb et qui créent des fusions. Les jeunes, selon elle, tente de reprendre l’héritage gnawa avec des expressions modernes.

 

Source: F; Métaoui, El Watan.
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 19:48

La ville de Béchar vibre depuis vendredi sous l'intensité des diverses activités culturelles nationales.

De la musique, de la danse, des conférences et débats sont au programme élaboré par les initiateurs du 6e Festival national de la musique diwane.
Ainsi, une vingtaine de troupes venues de plusieurs wilayas du pays animent cette édition dédiée à la musique et danse diwanes. Le coup d'envoi a été donné vendredi soir au stade Ennasr de la ville de Bechar, en présence d'un public nombreux.
La soirée d'ouverture de cette manifestation a été animée par le célèbre groupe marocain Lemchaheb.
Il a subjugué par son récital le public, en interprétant 12 chansons de son répertoire déjà très riche.
Parmi les activités adjacentes de cette édition, placée sous le signe de Diwane, art et culture, il est prévu la participation d'une pléiade de chercheurs, universitaires et cinéastes, nationaux et étrangers. Ces derniers animeront une série de conférences et projections-débats sur le thème selon les prévisions du commissaire du festival.
En marge des conférences et projections de documentaires, notamment «Tagnawittude» de la française Rahma Benhamou El-Madani, et «Rites diwane à Bechar» de Larbi Lakehal, des expositions sur les instruments de musique traditionnels et un atelier de démonstration des différentes phases de fabrication du goumbri. Le goumbri est un instrument à cordes traditionnelles.
Il est l'instrument de base dans la musique diwane.
Cette série d'activités est organisée à la Maison de la culture à Bechar. Des activités similaires du festival sont programmées dans d'autres communes de la wilaya pour toucher le plus grand nombre de citoyens des localités éloignées de la ville principale de Bechar.
Ainsi, des troupes participantes prévoient de sillonner les contrées et se rapprocher des populations locales afin de les faire profiter des activités artistiques durant la manifestation.
Cette année, il est question par ailleurs d'honorer les meilleurs groupes du festival. Des distinctions seront distribuées. Ainsi, trois prix récompensant les meilleures troupes seront décernées par un jury à la clôture du festival prévu pour jeudi prochain.

 

Source:

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 19:18

La population vivra du 18 au 24 mai prochain au rythme de la musique Diwan au stade Nasr.

La capitale de la Saoura abritera, du 18 au 24 mai prochain, la 6ème édition du Festival Diwan. La population vivra pendant une semaine au rythme de la musique gnawie au stade Nasr. Les préparatifs vont bon train et les organisateurs de la manifestation culturelle s’apprêtent à donner à ce rendez-vous annuel de la musique encore plus d’éclat que les précédentes éditions, selon leurs déclarations. Une foule nombreuse, composée essentiellement des centaines d’invités nationaux et étrangers, notamment des universitaires, prendra part à ce festival. Les organisateurs n’ont pas pu encore évaluer les retombées économiques sur la région. Mais, l’on apprendra que, dès maintenant, toutes les structures d’accueil et d’hébergement sont déjà saturées.

Selon les mêmes sources, seuls les organismes publics chargés du tourisme auront la possibilité de procéder à une telle évaluation qui n’est pas du ressort du commissariat du Festival qui s’en tient strictement à l’organisation de ce rendez-vous musical. Les 18 troupes musicales mises en compétition sont en provenance de plusieurs régions du pays. Quant à l’honneur de l’ouverture de la manifestation culturelle, il a été réservé à la troupe Lamchahab. Trois prix prévus seront décernés à l’issue de la compétition par un jury composé de spécialistes en musique et présidé par Lahcène Moussaoui, ancien ministre.

Riche programme

La première troupe qui sera qualifiée prendra part au Festival international de la musique diwane prévu du 07 au 14 juillet prochain à Alger. Parallèlement, des conférences-débats seront animées par des universitaires. Citons, entre autres, «Phénomène de la transe à travers le prisme de la sociabilité ordinaire», une communication de Zineb Majdouli, chercheur universitaire venue de France, «Généalogie et histoire du Diwane», «Les chemins de la rédemption, pour une histoire du diwane oranais», «L’Aad» (tradition) et «Les femmes artistes dans le Diwane», qui seront présentées respectivement par Azeddine Benyacoub, chercheur en patrimoine culturel, Sidi Mohamed Belkhadem, Abderrahmane Méziane et Abdelhalim Miloud Araou. Une autre communication intitulée «Diwane, éternel retour aux sources», sera présentée par le journaliste et romancier Bouziane Ben Achour. Enfin, Saliha Snouci, chercheur au CRAS, donnera une communication sur le thème «Le rôle social de la musique diwane».

La projection de films documentaires figure également au programme. Parmi ces projections, on citera «Tagnawittude», un documentaire musical de Rahma Benhammou El Madani. «Les rites du Diwane à Béchar», un autre documentaire réalisé par le cinéaste Larbi Lakhal et enfin «Hasna El Bacharia», un portrait de la diva du Diwan réalisé par le journaliste Abdelhalim Miloud Araou et produit par la maison de la culture de Béchar. Le prix spécial du jury sera décerné au meilleur joueur du gambri, instrument à cordes à la base de la musique diwan.               

M. Nadjah, El Watan.
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 20:00

La localité de Kenadsa (22 km à l'ouest de Bechar, dans l'extrême sud-ouest) regorge de sites historiques et culturels mais aussi de nombreux trésors du patrimoine immatériel gravés dans les mémoires de ses habitants. Après avoir épuisé son charbon, la ville des houillères foisonne d'art et de culture.

A proximité de cette ancienne ville minière se dresse encore les vestiges de la houillère au milieu d'une étendue de terre noire. Une réplique d'un wagon de transport de charbon de l'époque coloniale décore l'entrée de la ville où la première bâtisse arbore fièrement l'écriteau "Cité des mines".

Kenadsa est aussi connue pour son ksar et les nombreux mausolées qu'elle abrite dont celui du célèbre M'hamed Ben Bouziane, fils de Abderahmane Ben Bouziane fondateur de la Ziania. Le ksar abrite aussi la "Khizana el Kendoussia Eziania", une bibliothèque qui contient un grand nombre de manuscrits, religieux ou poétiques pour la plupart, qui ont permis de retracer l'affiliation généalogique des grandes tribus du sud-ouest.

La partie centrale du ksar a été parfaitement restaurée et semble solide sur ses fondations en argile. Il existe néanmoins des constructions en dur à l'intérieur du périmètre du ksar comme la nouvelle mosquée ou certains mausolées. Délimitée par le cimetière antique, la seconde partie de cette citadelle reste néanmoins à l'état de ruine. Pour Hocine Zaidi, natif de Kenadsa, sociologue et leader de groupe

"El Ferda", le ksar représente "l'intelligence des premiers habitants de la région" mais aussi "le point d'ancrage de toute la vie culturelle et artistique qui caractérise la région". En effet, le ksar de Kenadsa a enfanté des plumes comme Yasmina Khadra ou Malika Mokaddem ainsi qu'une multitude de musiciens, d'artisans et de poètes.

L'ancien charbonnage représente lui aussi un pan de l'histoire de la région, ayant permis un semblant d'embellie financière ainsi que l'électrification de la ville.

Bien que cette industrie s'est érigée au détriment de l'agriculture et de l'artisanat local, elle représente un patrimoine historique important pour les Kendoussi. Pour cette raison, les autorités locales souhaitent classer le site au patrimoine national. Pour le moment, seul le ksar a été classé patrimoine national alors que la direction de la culture de la wilaya de Bechar préconise l'établissement d'un périmètre de sauvegarde autour de la localité de Kenadsa.

 

Source: Le Temps d'Algerie.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 19:51

Du 18 au 24 mai, le stade En Nasr accueillera les différentes prestations des dix troupes inscrites dans la compétition de la sixième édition, et d’autres formations professionnelles qui se produiront en deuxième partie de soirée. Outre les concerts, des projections, des conférences et des master class sont également prévus.

Pour beaucoup, le Diwane est une musique fondée sur un principe de répétition, exaltante, qui éveille les sens et transporte l’esprit ; pour d’autres, c’est une tradition, un art de vivre et une culture qu’il faut sinon sauver de l’oubli, en tout cas conserver et préserver. Cette musique continue de fasciner, certes, mais au-delà de son aspect festif, elle émane d’une culture bien ancrée qui n’a pas fini de nous surprendre, qui comporte un jargon spécifique, et des rituels précis et ponctuels.
Afin de vulgariser un tant soit peu les pratiques des Diwanes algériens (appelés Gnawa au Maroc), le Festival national de la musique Diwane qui en est à sa sixième édition, se tient chaque année à Béchar. Pour l’édition 2012 qui aura lieu du 18 au 24 mai au stade En Nasr de Béchar, le commissariat du festival a opté pour le thème “Le Diwane, art et tradition culturelle”. Il a également choisi d’inscrire le festival dans la cadre du Mois du patrimoine (du 18 avril au 18 mai) et des festivités liés au cinquantenaire de l’Indépendance. Le Festival national de la musique Diwane “inaugure une nouvelle formule dans l’organisation avec quelques retouches introduites, compte tenu des recommandations, des conclusions et des bilans des cinq éditions passées”, soulignent les organisateurs sur le site du festival (www.festivaldiwane-algerie.org). Ainsi, outre les cinq troupes invités à se produire en deuxième partie de soirée tout au long des sept jours que durera le festival (la formation Lemchaheb à l’ouverture, Essed, El Ferda, etc.), dix troupes prendront part à la compétition. Une compétition qui verra trois lauréats primés, ce qui leur offrira un ticket pour le Festival international de la musique Diwane d’Alger, prévu pour le mois de juillet. Le jury, présidé par Lahcène Moussaoui (et composé de deux enseignants à l’INSM, du compositeur Amar Amroun, de l’enseignant en musique Abdallah Meziane), décernera son prix spécial au meilleur joueur de goumbri, instrument emblématique dans le Diwane. D’autres nouveautés émailleront la présente édition, notamment la parade des troupes participantes, prévue le jour de l’ouverture, dans le centre-ville de Béchar, une exposition de photographies portant sur les moments forts des éditions précédentes, un atelier de fabrication d’instruments de musique traditionnels utilisés dans le Diwane. Dans le but d’offrir la possibilité aux chercheurs et universitaires d’approfondir leurs recherches et réflexions dans le domaine du Diwane, le festival propose une série de conférences à la maison de la culture de Béchar, notamment “Les Femmes-artistes dans le diwane, une exception algérienne”, “La psychologie et la musique Diwane” ou encore “Le rôle social du chant gnaoua”. Des projections de documentaires sont également au programme, à l’exemple de Tagnawittude  de Rahma Benhamou-Elmadani, Rites Diwane à Béchar de Larbi Lakehal ou encore Hasna El Bécharia d’Abdelhalim Araou.
La soirée d’ouverture sera animée par la mythique formation musicale marocaine Lemchaheb, créée en 1975, et connue pour son verbe haut, sa musique oscillant entre les instruments modernes et des textes puisés dans la riche tradition populaire maghrébine.
En somme, le programme de la sixième édition du Festival national de la musique Diwane est à la fois alléchant et largement éclectique, reste à connaître qui seront les trois lauréats qui représenteront le Diwane algérien en juillet prochain (l’an dernier, la première place est revenue à Dar El Bahri Ousfane de Constantine).

 

Source: S. Kharfi, Liberté.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 20:03

La notoriété de la musique diwan connaît un regain d’intérêt auprès des publics nationaux et étrangers. Rythmes afro-arabo-berbères, chants mystiques, fresques musicales évoquant parfois le blues et le souffle ancestral : un vrai enchantement. Annoncée sous le thème
«Le diwan, art et tradition culturelle», la sixième édition du Festival national de la musique diwan sera ouverte, le vendredi 18 mai, dans le cadre du mois du patrimoine et du cinquantenaire de l’indépendance nationale. En inscrivant la prochaine édition dans la dynamique
de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale, le commissariat du Festival culturel national de la musique diwan, ou comme on l’appelle aussi  gnawi, lui donne une dimension particulière.


La sixième édition du Festival culturel de la musique diwan va se tenir du 18 au 24 du mois en cours. Que pouvez-vous nous dire sur le programme de cette édition ?
Comme les éditions précédentes et selon la formule d’organisation de cet évènement, cette édition comporte deux volets : le premier volet porte sur l’aspect artistique qui regroupe les représentations musicales et chorégraphiques des différents groupes participants, tandis que le second volet  est académique, c’est-à-dire un cycle de conférences débats animées par des universitaires, des chercheurs sur le thème «Le diwan, art et tradition culturelle». Les représentations artistiques sont assurées par des troupes dans le cadre du concours que nous organisons ou même en dehors du concours par des troupes invitées.  

Contrairement aux précédentes éditions, il n’y aura pas de sélection des groupes participants. Pourquoi ce changement ?
C’est vrai que cette année, nous avons organisé une sélection à Béchar. Seulement, pour départager sept prétendants à la participation au concours, mais le cas de Béchar est exceptionnel par cette profusion de troupes de diwan, ce qui n’est pas tout à fait le cas des autres régions du pays. Ailleurs, nous avons mis à contribution les directions de la culture des wilayas auxquelles nous avons demandé de nous proposer des artistes et des groupes de diwan en vue de participer au concours. Les candidats devant toutefois fournir à l’appui de la fiche de participation un enregistrement audiovisuel pour permettre à la commission de sélection de se faire une idée sur la qualité des troupes entrant en lice lors de ce festival.

Y’aura-t-il une participation étrangère, maghrébine en particulier ?
L’envergure que prend le festival et les enseignements que nous avons tirés des 5 éditions précédentes nous ont amenés à la nécessité de programmer deux troupes d’envergure internationale pour ouvrir et clore le festival qui est le plus important évènement culturel à Béchar et qui prend de plus en plus de l’ampleur à l’échelle nationale et même ailleurs.
Nous avons, pour cette édition, programmée le groupe Lemchaheb du Maroc. Il s’agit d’une formation qui n’est plus à présenter. Avec Nass El Ghiwane et Jil Jilala, ils sont les précurseurs du genre ghiwan qui s’inspire entre autres du diwan et du gnawi.

Quelles sont les nouveautés inscrites au programme de cette édition ?
En ce qui concerne les nouveautés de cette année, il y a la parade qui aura lieu en fin d’après-midi du 18 mai, il y a aussi la projection de 3 documentaires sur la tradition dite «tagnawite» et il y a l’introduction d’un prix spécial du Jury que nous allons décerner au meilleur joueur de guembri.
Il y a également le master-class ou atelier que nous allons animer avec des enfants et des musiciens pour monter un spectacle qui sera présenté en début de la soirée de clôture. Personnellement, c’est la partie du projet qui me tient le plus à cœur.

Qu’en est-il du concours pour les groupes participants ?
Le concours est ouvert à dix troupes de neuf wilayas. Le Jury, présidé par une personnalité culturelle nationale et dans lequel figurent des professeurs de l’INSM, sacrera trois troupes qui, en plus des prix qu’elles recevront, vont participer au Festival international de la musique diwan qui aura lieu à Alger début juillet.

Y’aura-t-il des hommages au programme?
Effectivement, les éditions précédentes, on rendait hommage à des artistes qui ont marqué par leurs noms ce genre de musique tout en laissant derrière eux un patrimoine de la musique gnawi qu’il faut entreprendre par nos jeunes et préserver aussi. Mais, pour cette année, nous n’avons pas prévu d’hommage au programme.

Selon vous, qu’apporte ce festival à la musique algérienne, à la culture d’une manière générale ?
A la musique algérienne, je dis qu’il apporte l’espace d’expression qui manquait aux artistes du diwan. Vu l’intérêt que suscite cette musique et la tradition qui va avec, il est indéniablement un rendez-vous annuel auquel les chercheurs, universitaires, journalistes et autres spécialistes se rendent pour approcher les pratiquants de ce rite traditionnel ancestral et de là affiner leurs recherches et nouer des relations avec les gens du terrain. De manière générale, nous essayons, avec le Comité d’organisation, de proposer des thèmes de débat à même de faire mieux connaître cette tradition qui fait partie de notre identité nationale.
 
Pouvez-vous nous définir cette musique, son origine, son audience et son impact parmi les citoyens ?

En peu de mots, cette musique tient ses origines de l’Afrique de l’Ouest. Bien qu’elle soit «ramenée» en Afrique du Nord depuis des dizaines d’années et qu’elle soit «mêlée» à d’autres genres musicaux, elle n’en a pas moins conservé son âme. Elle a de tout temps opéré une sorte de magie sur les musiciens qui l’ont approché, il y a eu les Occidentaux puis les autres, nous autres, de telle sorte que le diwan fusionne maintenant avec pratiquement tous les genres. L’attrait qu’il opère depuis quelque dix à quinze ans sur la jeunesse maghrébine relève, à mon sens, de la quête des origines et de l’authenticité. On ne peut que s’en réjouir, car rien plus que la musique d
iwan n’adoucit les mœurs.

Votre dernier mot ?
Bienvenue à Béchar du 18 au 25 mai. Il y a la musique et plein d’autres choses à découvrir ou à redécouvrir.
   
Source: K. Ait Allouache, El Moujahid.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:54

Le musée communal de Kenadza (Bechar) dédié à l’histoire de la mine et des mineurs a rouvert samedi ses portes aux visiteurs après plusieurs semaines de travaux de réhabilitation et de rénovation.

Ces travaux ont nécessité la mobilisation d’une enveloppe financière de plus de trois (3) millions de dinars qui a été dégagée par la wilaya dans le but de la mise à niveau de cette structure a vocation culturelle et historique, a précisé son responsable, Mohamed Nemanssi.

Unique en son genre à travers le sud-ouest du pays, le musée regroupe une importante collection d’objets, de documents photographiques et administratifs, revues, journaux et autres équipements utilisés dans l’extraction de la houille, a-t-il ajouté.

Des milliers de mineurs algériens de différentes régions du pays, des européens et des africains de différentes nationalités ont été employés dans l’exploitation du gisement de houille de Kenadza, localité située à 22 km au Nord-ouest de Bechar.

Une grande partie de ce musée est consacrée à l’histoire des luttes syndicales de ces mineurs dont des centaines avaient rejoint les rangs de la glorieuse Révolution de Novembre 1954.

En plus de son rôle de préservation et de protection de la mémoire historique de la région, ce musée est un espace pour mettre en évidence le riche patrimoine matériel de la région de Kenadza, a ajouté M. Nemanssi.

Le musée a élaboré, par ailleurs, un riche programme d’activités culturelles et de visites guidées pour les élèves des établissements scolaires de la région, et ce, à l’occasion du mois du patrimoine (18 avril-18 mai).

Source: APS

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