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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 10:06

La première phase du projet d’exploitation du gisement à ciel ouvert de manganèse de la région de Guettera, au sud-ouest de Béchar, dont les réserves sont estimées à 20 millions de tonnes, débutera au mois d’octobre prochain. Selon des responsables de la société minière chinoise «Shoa Lin Mines», cités par l’APS, cette première phase verra le lancement des travaux de réalisation, à quelques encablures de la ville d’Abadla, d’une base de vie comprenant aussi des structures techniques et de gestion pour un coût global de 200 millions de dinars et sera suivie par la phase d’exploitation du gisement prévue au premier semestre de l’année 2011. Une usine de traitement en voie humide du minerai est prévue aussi pour les besoins de l’exploitation du gisement avec un coût de 500 millions de dinars.   Cette infrastructure sera installée sur une superficie de deux km2 à proximité des routes nationales RN6 et RN 50, reliant respectivement la wilaya de Béchar au nord du pays et à la wilaya de Tindouf. Une quantité annuelle de 2,9 millions de tonnes de manganèse traité par cette usine sera exportée vers la Chine à partir du port d’Oran, grâce à une rotation quotidienne de 100 véhicules spécialement conçus pour le transport du minerai, et ce, sur une distance de 700 km. Des investissements de plus de 900 millions de dinars seront réalisés annuellement pour assurer cette opération, précisent les experts de la même  société minière, lors d’une rencontre consacrée à la présentation du projet aux autorités de la wilaya de Béchar. Près de 300 nouveaux emplois permanents seront engendrés par ce projet, a-t-on indiqué. Shao Lin Mines, qui est une société de droit algérien, a été créée en 2008 et active dans le domaine de l’exploration et l’exploitation des gisements miniers. Elle possède dix titres miniers délivrés par l’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM), dont trois pour l’exploration et l’exploitation du cuivre et du manganèse à travers la wilaya de Béchar. A la fin 2009, elle avait investi 300 millions de dinars pour les opérations d’exploration. 

 

Source: R.E., La Tribune.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 10:08

La ville de Béchar, dans le sud-ouest du pays, se prépare à accueillir les premières journées nationales du court métrage qui devront avoir lieu du 22 au 27 novembre prochain. Selon les organisateurs de ce rendez-vous cinématographique, une centaine de jeunes cinéastes amateurs issus de différentes wilayas du pays sont attendus. Abdelkader Abassi, un membre du comité d’organisation cité par l’APS, précisera que cette rencontre aura pour thème central la «circulation routière et accident. En choisissant ce thème, les organisateurs entendent, évidemment, faire œuvre de pédagogie en mettant à contribution l’œuvre artistique avec l’espoir qu’elle aura plus d’impact que ces opérations de prévention routière qui n’influent guère sur le comportement incivique des chauffards.Mais au-delà de la mission «sociologique» qu’il s’est donnée, ce rendez-vous, qui offre aux jeunes cinéastes algériens l’opportunité de se faire connaître et de présenter leurs créations, participe également aux efforts que déploient les différents acteurs de la scène culturelle bécharie pour, d’abord, donner vie à la culture dans leur ville et, dans la mesure du possible, en faire un pôle culturel de toute la région. Ainsi, les organisateurs de ces premières journées nationales du court métrage veulent impulser une dynamique aux activités cinématographiques. Pour ce faire, ils ont prévu l’ouverture d’un atelier de formation aux métiers du cinéma et d’un espace de compétition pour les jeunes cinéastes amateurs qui concourront pour les meilleurs courts métrages, scénarii, photos et montages. En marge des activités cinématographiques, des tables rondes et conférences-débats sur le cinéma et les jeunes sont également au menu de cette manifestation initiée par notamment la Direction de wilaya de la jeunesse et des sports, en coopération avec la télévision nationale et l’association nationale de communication et d’information en milieu de jeunes. Le point faible de ce rendez-vous du 7ème art est, à notre sens, dans son objectif «social». On n’endosse pas à un art qui n’est pas encore mature ni structuré, une mission autre que celle qui est la sienne : la création, libre de tout cadre. Il s’agirait, d’abord, d’intéresser les jeunes à l’art cinématographique en tant qu’activité créative ludique, avant même de penser à les y initier. Quant à les orienter pour prendre en charge un quelconque fléau social, on risque fort d’inhiber leur créativité. Un exemple nous vient d’Oran où la direction de la Cinémathèque de la capitale de l’Ouest prépare la naissance du premier ciné-club dont la création est prévue pour le mois d’octobre prochain, a indiqué le conseiller culturel de cet établissement, Youcef Boucherit, cité par l’APS. A travers la création de cet espace, la direction de la cinémathèque d’Oran entend redonner une scène à la culture cinématographique à Oran et rapprocher amateurs et professionnels du cinéma. M. Boucherit poussera plus loin et s’autorise l’espoir de voir cet espace devenir un rendez-vous public, ce qui, à terme, permettra aux salles de cinéma de retrouver un public qui y viendra non pour profiter de la pénombre mais pour voir des films. Le ciné-club, qui sera ouvert aux amoureux du septième art, constituera un espace pour débattre et échanger les idées sur la promotion du cinéma algérien et la généralisation de sa culture au sein des différents milieux. Il permettra d’élaborer un programme et de constituer des ateliers de travail pour la contribution à la promotion de la production cinématographique, ajoutera le responsable. Soixante cinéphiles ont déjà exprimé leur désir d’adhérer à ce club selon les demandes recensées auprès de la direction de la Cinémathèque d’Oran depuis le début des enregistrements lancés durant le mois d’août dernier. Un chiffreprometteur. Espérons que les autorités locales feront suivre les moyens.

 

Source: R.C., La Tribune

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 09:42

Les 843 fellahs recensés au niveau de la plaine d'Abadla verront prochainement, selon la direction de l'Hydraulique de Béchar, la fin des restrictions hydriques suite à la mise en service d'une adduction d'eau en réalisation depuis 2002, à partir de Djorf Torba, dans la daïra de Kenadza. Cet important ouvrage souterrain permettra aux agriculteurs de la plaine d'Abadla, d'irriguer leurs parcelles conformément au plan initié par la direction de l'Hydraulique et de l'Office de l'irrigation d'Abadla. Pour information, les terres agricoles de Manounat, Erg Ferradj et Abadla étaient jusqu'ici alimentées à partir du barrage de Djorf Torba, distant de 56 km par des lâchers d'eau d'un volume de 120.000 m3 mais avec les contraintes naturelles et les évaporations durant ce parcours moins de la moitié de la quantité d'eau seulement parvenait à l'OPI de la plaine d'Abadla. Cette nouvelle adduction dit-on, en plus d'une économie de 115.000 m3, permettra aussi d'éviter les coûts faramineux en matière de traitement de l'eau. Le montant de ce projet financé sur le FSDRS et le programme sectoriel a coûté la bagatelle de 979 millions de DA. Notons enfin la satisfaction affichée par les agriculteurs et les éleveurs de la région suite à l'annonce de la réception du projet.

 

Source: A. Roukbi, Le Quotidien d'Oran.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:51

Avec plus de 73 000 élèves, tous cycles confondus, qui ont pris hier le chemin de l’école, un encadrement pédagogique de 3 397 enseignants pour l’ensemble des trois paliers, un taux de scolarisation atteignant 97%, la direction de l’Éducation de Béchar se targue d’avoir réussi «une performance».

Le nombre d’infrastructures scolaires, à travers la wilaya, est de 151 écoles primaires, 48 CEM et 18 lycées. Quatre écoles primaires et cinq lycées en cours de réalisation seront réceptionnés incessamment. Seul le lycée de Kerzaz (400 km au sud de Béchar) connaît, selon une source de l’Education, une surcharge d’élèves originaires d’Ouled Khodeir, une localité voisine qui sera dotée dans les prochains mois d’un lycée en voie d’achèvement, souligne-t-on. Les travaux de réalisation des infrastructures scolaires ont été retardés en raison des grandes chaleurs qui sévissent durant les mois de juillet et août. Néanmoins, le point noir relevé dans la wilaya, à chaque rentrée, demeure la scolarisation des enfants de nomades éparpillés entre les vallées d’Oued Namous, Béni Ounif et près de Tabalbala.

L’internat primaire, qui a ouvert ses portes l’an dernier à Béni Ounif, n’a pas pour autant attiré les enfants de parents nomades toujours en transhumance. Aussi, les déperditions scolaires sont estimées dans le primaire à 0,3%, dans le moyen à 8% et dans le secondaire à 5,7%. Pour cette rentrée, dix nouvelles cantines scolaires ont été réceptionnées et pas moins de 35 000 élèves du primaire bénéficieront de repas chauds, assure-t-on. Il est prévu également la distribution de livres scolaires gratuits à 43 121 élèves pour une enveloppe financière mobilisée de 4 milliards de centimes, une prime de scolarité en faveur de 30 000 élèves et des trousseaux scolaires pour 8 000 élèves nécessiteux.

Mais, cette année, la nouveauté est l’institution d’un contrat dit de performance convenu entre la tutelle et la direction de l’Éducation, qui doit s’appuyer principalement sur les chefs d’établissements scolaires, prenant pour base une évaluation personnalisée  en fonction des résultats par classe d’élèves  enregistrés au cours de l’année scolaire.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 09:46

Est-ce la fin du calvaire vécu pendant des années par les 843 fellahs recensés dans la plaine d’Abadla ?

En tous les cas, les responsables de l’hydraulique annoncent la fin des restrictions hydriques pour ces agriculteurs jusqu’ici alimentés par d’improbables lâchers d’eau en provenance du barrage de Djorf Torba et soumis aux caprices des aléas climatiques. De ces lâchers d’eau à ciel ouvert d’un volume de 120.000 m3/j, l’Office de l’irrigation d’Abadla chargé de la distribution des ressources hydriques n’en récupérait à la fin que 5000 m3/j à cause des pertes considérables en cours, de l’évaporation, etc.

Outre leurs coûts onéreux en matière de traitement, ces lâchers d’eau présentaient également des risques des MTH (Maladies à Transmission Hydriques). Mais, avec la mise en service incessante de la nouvelle conduite souterraine à partir de la station de pompage de la localité de Kénadsa en direction des agglomérations agricoles d’Abadla, Erg Farradj, Manounate, une économie d‘eau de 115.000 m3/j est assurée, indique-t-on. On souligne au passage que le projet en question en souffrance depuis 2002 a été réactivé au cours de cette année. Son coût global s’élève à 979 millions de DA.

C’est une conduite souterraine de 56 km dont le financement initial était supporté dans un premier temps par le programme du Fonds du Sud ; mais, en raison de l’insuffisance de crédits, fait-on savoir, il a été complété par le programme sectoriel. L’on s’accorde à dire que la nouvelle adduction d’eau va pouvoir ouvrir une nouvelle perspective pour cette région agricole fertile ; les fellahs n’ont jamais hésité à imputer la responsabilité de la faiblesse de leur production agricole au seul et principal facteur de l’eau.                                                  

Source: M. Nadjah, El Watan.
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 09:48

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Malgré le danger permanent qu’il présente, le marché informel dit de «Tindouf» prend, d’année en année, de l’ampleur et attire de nombreux clients.

Situé en plein centre ville, sur une ruelle étroite longeant l’ancien cimetière de Béchar et jonchée d’étals couverts de toile et autres moyens de fortune. Les visiteurs n’arrivent pas à se frayer un chemin et n’ont d’autre choix que d’emprunter, serrés, au coude à coude, un étroit couloir non sans une multiplication d’incidents. Il faut dire aussi que ce marché a enseveli, sur son passage, l’entrée d’une école primaire malgré les protestations de la direction et des parents d’élèves qui, de guerre lasse, ont abdiqué devant le fait accompli, signale-t-on. «Si au moins ce marché informel présentait, néanmoins, des avantages en matière d’offres de prix sur les chaussures, produits cosmétiques et articles d’habillement aux clients à revenu modeste, on pourrait fermer l’œil.

Par contre, il a la particularité de constituer un risque certain pour la sécurité de ceux qui le fréquentent», selon des avis partagés. Des propositions auraient été faites, il y a une année, par les autorités locales, à ces commerçants enfreignant la loi pour déménager à proximité de Béchar Djédid, mais ces propositions ont été refusées, indique-t-on. «Ces trabendistes défient la puissance publique. Il faut au plus vite les faire déménager vers un autre endroit, sinon, dans un an ou deux, il sera impossible de le faire car ils seront encore plus nombreux qu’aujourd’hui», fait savoir un habitué de ce marché.         

Source: M. Nadjah, El Watan.
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 09:51

Un programme d’actions en faveur du renouveau rural, initié par la Conservation des forêts, s’articulant autour de quatre thèmes fédérateurs, est actuellement en cours de réalisation, a-t-on appris.

Les thèmes inscrits se rapportent à des villages et ksour, à la diversification des activités économiques en milieu rural, à la protection et valorisation des ressources naturelles et, enfin, à la protection et valorisation des patrimoines ruraux (matériels et immatériels). Certaines actions sont bien délimitées à travers des territoires entrant dans le cadre de projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI). Pour rappel, la wilaya de Béchar a inscrit trente projets PPDRI s’inscrivant dans le cadre du contrat de performance. Parmi ces actions menées, on notera l’acquisition des kits solaires en faveur de la population rurale et nomade. Le nombre de kits réalisé jusqu’ici est de 110 dont ont bénéficié  onze localités réparties à travers les communes d’Abadla, Machrâa Houari Boumédiène, Erg Farradj, Méridja, Béni Ounif, Béchar, Taghit, Béni Abbès et Tabalbala.

D’autres actions sont également menées notamment la réalisation de cinq forages, vingt et un puits et un canal d’irrigation pour la palmeraie de Mougheul sur une longueur de 2000 mètres linéaires. L’objectif du programme, dit-on, la Conservation de la Forêt, est l’amélioration des conditions de vie de la population rurale ciblée en particulier les territoires qui avaient subi les conséquences de l’instabilité et des déplacements des populations nomades durant  la période d‘insécurité des années 1990.                            

Source: M. Nadjah, El Watan.
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 09:50

Dans une tribu vivant entre ksar et dunes, un homme, qui ne pouvait pas avoir d’enfant, a fait un pacte avec un djinn. Le djinn aidera l’homme à enfanter mais prendra, en contrepartie, le premier bébé.

L’enfant né, une fille, le père ne voulait plus donner son bébé au djinn. Par colère, l’être en feu a promis de posséder toutes les filles de la tribu. Cela ressemble à un conte. El Djinn, le nouveau court métrage de Yasmine Chouikh, projeté pour la première fois à Alger, lundi soir lors des Mille et Une News, les soirées organisées par le quotidien Algérie News, se déroule comme une histoire, aux frontières du drame psycho-social. Une histoire quelque peu accélérée. Ambar, interprétée par Kadidja Makaoum, passe à l’âge adulte, mais doit échapper à la possession du djinn. «Si le djinn ne te prend pas après trois jours, tu fera partie de notre tribu. Le djinn est le feu et toi le pot en argile», lui annonce la dame qui procède “au cérémonial” initiatique.

Dans ce film, déjà présenté au short corner du festival de cinéma de Cannes, le djinn est invisible. Ambar prétend l’avoir vu. «Il est beau et tendre», lance-t-elle aux filles. La fiction de Yasmine Chouikh est supposée montrer le passage de l’enfance à l’âge adulte pour la femme dans ce village saharien (le tournage a eu lieu à Taghit dans la région de Béchar). «J’ai tendance à croire que si la femme ne réussit pas ce passage, elle est marginalisée par la société», a expliqué la réalisatrice lors du débat qui a suivi le projection. Pour elle, El Djinn ne raconte pas une légende. «L’histoire est tirée de traditions algériennes scénarisées», a-t-elle expliqué. Le djinn ressemble à un prétexte dans un film qui évoque la place de la femme dans la société. «En fait, c’est l’idée qu’on se fait du djinn. On tente de justifier ou d’expliquer certains comportements sociaux par l’évocation du djinn et de la force occulte. Le djinn est aussi utilisé par la société», a relevé Yasmine Chouikh. Autant dire qu’El Djinn n’est pas un court métrage gore où le sang est projeté sur les murs. Ambar est presque heureuse, poussée par la curiosité, d’aller chercher le djinn dans les dédales sombres du ksar. Certains y verront un manque de profondeur, mais il s’agit d’un choix délibéré de la jeune cinéaste. Une manière comme une autre de tordre le cou aux idées reçues. Yasmina Chouikh a qualifié le jeu de sa principale actrice de sublime.

Attention talent !


«Elle a donné vie à mon scénario. Elle s’est donnée à fond», a-t-elle dit, pas du tout gênée par le fait qu’elle s’exprime en accent algérois dans un film qui se déroule dans la Saoura. «Je ne voulais pas changer l’accent de Ambar. La comédienne n’aurait pas été à l’aise. Il est vrai qu’en Algérie, on connaît les régions et les accents. Mais quand on montre le film à l’étranger, les gens ne font pas la différence entre les accents», s’est-elle justifiée. Il est évident que pour l’authenticité de la trame, Ambar aurait dû user le dialecte de la tribu où elle vit. Le tournage fait en HDCam a donné de belles images du grand Erg occidental et de l’oasis de Taghit, accompagnées par des musiques éparses composées par Khaled Barkat. Charles-Hubert Morin, le directeur photo, a ajouté une touche poétique, mettant plus en valeur des paysages beaux à l’origine. «Au départ, je voulais faire un conte. J’ai gardé en tête les belles images des contes des Mille et Une Nuits. D’où la présence forte des images dans El Djinn», a relevé Yasmine Chouikh.

Le dialogue et la narration, dans ce film, sont peu présents, les images disent beaucoup de choses mais cela peut être interprété comme une légèreté dans la réalisation. Le langage cinématographique transcende les frontières, nul besoin de forcer le trait ou faire plus bleu que le ciel. La cinéaste a voulu faire un long métrage avant de changer d’avis. Résultat : l’histoire d’El Djinn est condensée au point où l’on a l’impression que l’habit est trop étroit. Les images et les scènes défilent à une allure rapide. Elle sont parfois insaisissables. Cependant, il aurait été trop risqué de traduire l’histoire sous forme de long métrage en raison du caractère délicat du thème, surtout pour une jeune qui fait ses premiers pas dans le septième art.

«Utiliser l’image pour évoquer quelque chose d’invisible n’est pas facile. Ce sont généralement des films de fin de carrière. Le sujet est complexe. Dans notre société, il faut qu’on réapprenne à parler cinéma. Et le court métrage est, pour moi, l’occasion pour le faire. Malheureusement, c’est une habitude qui s’est perdue faute de films et de salles», a observé le cinéaste et producteur Belkacem Hadjadj. Yasmine Chouikh a la modestie de dire qu’elle veut apprendre et qu’elle est même critique vis-à-vis de son travail. Elle a écrit le scénario d’El Djinn en 2007 après une première visite à Taghit, inspirée par l’étrangeté d’un ksar vide. Elle s’est dite que le ksar était hanté par... un djinn. Le casting du court métrage, qui a été tourné en janvier 2010 et qui est produit par Acima films, est marqué par la présence de comédiens amateurs de Béchar, tels que Mohamed Nadour, qui a interprété le rôle du père, et Fatima Zohra Meghfour. «C’est compliqué de tourner dans le Sud. Nous avons eu la pluie et le vent de sable. Les gens de Taghit et la wilaya de Béchar nous ont beaucoup aidés. L’ambiance était favorable sur place», a déclaré Yasmine Chouikh.

Sélection dans les festivals…


Elle espère que son film soit sélectionné dans les festivals. Les organisateurs du Festival du film arabe d’Oran ne l’ont pas encore contactée. Journaliste à Canal Algérie, Yasmine Chouikh va animer une émission à la rentrée intitulée «Fenêtre sur court», consacrée aux courts métrages. «Je lance un appel aux jeunes cinéastes pour envoyer des copies de leurs films pour qu’on puisse les programmer dans cette émission», a-t-elle insisté. Fille des cinéastes Mohamed et Yamina Chouikh, Yasmine Chouikh, 28 ans, diplômée de l'Ecole supérieure des métiers de l'image et du son de Paris, a réalisé son premier court métrage, El Bab, en 2007. Elle a assisté son père dans la fiction Douar N’ssa. Et elle a assuré depuis 2005 la direction artistique du Festival international du court métrage de Taghit, une manifestation aujourd’hui à l’arrêt pour des raisons inconnues.    

Source: F. Métaoui, El Watan
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 09:54

La wilaya, qui enregistre un énorme déficit dans le corps médical, avait offert plusieurs avantages aux médecins spécialistes nationaux pour les inciter à s'installer à Béchar.

Pas moins de 88 médecins spécialistes, de nationalité cubaine, dont 25 gynécologues et un réanimateur, sont attendus à Béchar dans les prochains jours, affirme M.Bendjima Boufeldja,  directeur de la Santé et de la Population. La wilaya, qui enregistre un énorme déficit dans ce corps, avait offert plusieurs avantages aux médecins spécialistes nationaux pour les inciter à s'installer à Béchar. Mais ces mesures incitatives n'ont pas permis d'atteindre l'objectif visé. De nombreux  patients sont contraints, quotidiennement, de faire des centaines de kilomètres pour aller à Tlemcen, Oran ou Alger (1000 km) pour une simple consultation médicale, avec tout ce que cela engendre comme désagréments et frais liés notamment aux transports et à l'hébergement.

En ce qui concerne le scanner, qui se trouve en panne depuis plusieurs mois, le DSP souligne que cet appareil, le seul dans la ville de Béchar, a été surexploité, assurant néanmoins que sa mise en marche se fera très bientôt, «la pièce que nous attendions depuis des mois est arrivée d'Allemagne. Il ne reste que plus les procédures administratives au niveau des instances concernées». À noter qu'un deuxième scanner est toujours en service au niveau de l'hôpital de Béni-Abbès, une daïra située à 250 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Béchar. Pour M. Bendjima, «Les malades nécessitant un scanner sont transférés par nos propres moyens à Béni-Abbès. Nous n'avons pas de problème dans ce sens».      

Source: A. Boutaleb, El Watan.
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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 21:43

C'est une grande surprise et une joie immense que procure à la population de Mogheul, ces derniers temps, la régénération de la source de cette localité suite à d'importantes précipitations et crues d'oueds enregistrées dans les ksour du nord.

Durant plusieurs mois cette source avait cessé de donner ce fruit du ciel qu'est son eau limpide et minérale. En effet, après la réalisation des forages sur le plateau de cette commune, dans le cadre du projet d'adduction d'eau pour le renforcement de l'alimentation en AEP la ville de Béchar, la principale et unique source destinée à l'irrigation des terres agricoles, s'est tarie subitement.

Ce qui avait donné lieu à toutes sortes de spéculations remettant parfois en cause des résultats probants d'études réalisées par des spécialistes de l'Hydraulique.

Pour palier à cette situation d'urgence, un forage a même été réalisé pour sauvegarder la palmeraie et l'agriculture. Plusieurs commissions relevant du secteur de l'Hydraulique notamment l'ANRH, lors de leurs différents déplacements à Béchar, ont imputé l'origine de la baisse du débit de la source à des écoulements superficiels qui disparaissent en cas d'absence de pluviométrie dans la région, ce que vient de confirmer cette semaine le remplissage des 03 barrages de retenues de la commune. Le niveau statique de la nappe, selon la direction de l'Hydraulique, n'a jamais été affecté par le pompage des eaux en direction de Béchar, confirmant ainsi la solidité des arguments de l'étude initiale du projet d'adduction.

 

Source: A. Roukbi, Le Quotidien d'Oran.

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