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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 09:55

Afin de pouvoir combler le vide culturel sévissant en période de jeûne et des grandes chaleurs, la Maison de la culture de Béchar a élaboré, pour ce mois, un riche programme d‘animations culturelles, artistiques, religieuses, de danses folkloriques populaires, de soirées musicales pour familles, de pièces de théâtre et conférences animées par des professeurs sur différents thèmes d’actualité. Il est à noter, cependant, que toutes les manifestations prévues seront animées par des troupes locales à l’exception de la participation de l’association culturelle de théâtre «Masque bleu» de Mostaganem invitée. Selon la direction de la Maison de la culture, celle-ci ne dispose pas d‘un budget conséquent pour pouvoir faire face aux dépenses liées aux cachets des artistes connus et réclamés par les fans et admirateurs et leurs troupes, au transport et à la restauration.               

Source: M. Nadjah, El Watan.
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Published by Sofiane - dans Culture
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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 21:22

Plusieurs familles originaires des communes de l'extrême sud du pays, notamment de la wilaya d'Adrar, passent cette année leur vacances à Béchar, à des centaines de kilomètres de leurs lieux de résidence, du fait de la canicule et des grandes chaleurs où le thermomètre a atteint les 49 degrés à l'hombre. Coïncidant avec ce flux de citoyens, un riche programme culturel s'étalant du premier jour du ramadhan au 09 septembre prochain, a été tracé par la maison de la Culture à l'attention des familles bécharies et au bonheur des visiteurs de la ville.

 Décortiqué, le listing de cette manifestation culturelle comprend des conférences sur différents thèmes, des expositions de peintures, des pièces de théâtre pour adultes de l'association «Masques bleus» de Mostaganem, la célèbre troupe Ahellil de Timimoun et des danses populaires de la région.

 Notons enfin, l'organisation par l'association culturelle Achwak, en collaboration avec la commission des affaires sociales et culturelles de l'APW de Béchar, vendredi en fin de soirée au cinéma le municipal, des troisièmes journées du Coran.

 

Source: A. Roukbi, Le Quotidien d'Oran.

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:00

L’assemblée générale constitutive de l’association Hayat de la recherche scientifique s’est déroulée dernièrement à Béchar et a consacré son bureau, composé du président, Ben Omar Houari, de vice-présidents et d’un secrétaire général. Les initiateurs de cette association scientifique se sont fixé plusieurs objectifs à atteindre, comme encourager la recherche scientifique et éradiquer les fléaux sociaux. Pour atteindre ces objectifs, cette association organisera des conférences et éditera des bulletins sur les sujets d’actualité. Selon le président de cette association à caractère scientifique, la liste d’adhésion est ouverte à tous les étudiants et chercheurs en biologie et médecine, alors que des représentants vont être élus dans plusieurs lycées de la wilaya.

 

Source: Liberté.

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 19:15

Le P/APC de Béchar a rencontré, hier, dans une séance de travail à laquelle était conviée la presse locale, les représentants des associations des mosquées pour leur annoncer qu'un crédit d'un milliard deux cents millions de centimes vient d'être dégagé par l'APC pour une opération de ravalement et de nettoyage des mosquées à la veille du mois de Ramadhan. Ces représentants ont tenu à insister en particulier sur l'absence de l'éclairage public qui affecte les alentours de certaines des quarante cinq mosquées de la commune et le nettoyage des lieux de prière effectué jusqu'ici par des volontaires. Ils ont demandé aussi l'affectation, pour cette besogne, d'agents permanents issus de la formation professionnelle désignés à travailler au sein de la commune dans le cadre du filet social. Autre préoccupation des associations des mosquées : le raccordement en gaz de ville. Mais la commune semble cibler, en priorité, pour le raccordement en gaz de ville pour la prochaine rentrée scolaire, les 67 écoles primaires qui en sont dépourvues, en attendant l'étude de la proposition des représentants des mosquées.Le responsable du service social a annoncé, au cours de cette séance, qu'une somme de 950 millions de centimes vient d'être dégagée dans le cadre de la solidarité du mois de Ramadhan, somme qui sera répartie entre les restaurants qui seront implantés et qui serviront des repas chauds et les dépenses relatives aux couffins à emporter et pour lesquels 350 millions de centimes ont été consacrés. Cinq points de distribution seront créés en divers endroits de la commune. Pas moins de 3000 cartes d'indigents ont été établies dans la seule commune de Béchar.

Source: M. Nadjah, El Watan.

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 18:30

A l'université de Béchar, les préinscriptions des nouveaux étudiants se sont poursuivies tout au long du délai imparti. Le service chargé de cette opération a prévu quelque 3200 nouveaux inscrits pour la prochaine rentrée universitaire qui comptera, au total, 93000 étudiants. Avec la création durant cette rentrée universitaire de 7 nouvelles filières dont les mathématiques et les sciences politiques, le nombre de celles-ci sera porté à 48, l'étudiant aura donc devant lui un large éventail dans le choix des filières et spécialités. L'encadrement technique et pédagogique sera assuré par quelque 465 enseignants.Par ailleurs, la direction de l'université soutient que les places pédagogiques seront largement disponibles pour recevoir ce nombre d'étudiants puisque, fait-elle savoir, le nouveau pôle universitaire en chantier situé sur la route de Lahmar au nord de la ville n'ouvrira pas ses portes aux étudiants pour la prochaine rentrée 2010-2011. Seule sera utilisée la cité universitaire de 2500 lits du nouveau pôle. A noter que l'ouverture de cette cité va entraîner le recrutement de 60 agents.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 17:57

Le système traditionnel d’irrigation de ksar Boukais,  un patrimoine séculaire, a su être préservé par les habitants de cette localité  (50 km au nord-ouest de Béchar) et est toujours en exploitation. Constitué d’un réseau de seguias (canaux), ce système collecte les eaux  en provenance de plusieurs sources avant de les stocker dans un grand  bassin connu sous l’appellation de "Madjen". Le Madjen de Boukais, ayant une surface de 450 m2 et une hauteur de  1,60 mètre, permet, une fois plein, un partage équitable du précieux liquide  entre agriculteurs et ce, par un simple compromis entre les concernés se basant  sur le principe de la priorité et la nouba (tour). Cette technique de partage de l’eau a permis la conservation de ce système  depuis des siècles.          
D'après les explications fournies par M. Redwane Bekhada, chercheur en patrimoine hydraulique à l’université de Bechar, ce système d'irrigation  comprend la Kharrouba, à savoir une unité de mesure utilisée pour évaluer  les parts d’eau. Elle autorise la plus simple part d’eau et sa période de  débit est de 35 minutes, par oui-dire des bénéficiaires.         
La Kharrouba, une horloge solaire qui sert à mesurer le temps d’écoulement  de l’eau pour la gestion des parts, fonctionne depuis des siècles et se présente  sous forme d’une arcade de 2,20 mètres de hauteur sur un mur érigé sur sept  mètres de hauteur. Elle est localisée dans un espace commun du ksar de  Boukais dénommé "Nouaday", a-t-il ajouté.  La hauteur du mur où est installée la Kharrouba reçoit l’ombre et la  projette sur des ponctuations repères par des portions de pierres creusées  dans le sol. Le début ou la fin d’une part s’exécute par le déplacement de l’ombre  d’un repère à un autre et une personne désignée par les habitants procède  à l’exécution de l’opération de distribution des parts de chacun.         
La situation, l’orientation et même les dimensions de ce mur avec son  arcade sont restés préservés, du fait que sa position est très bien calculée  par rapport aux trajectoires du soleil, selon les différentes saisons, a précisé  M. Redwane Bekhada.   La préservation de ce système par les habitants, devenue avec e temps  une curiosité touristique du ksar de Boukais dont la fondation remonte  à plus de 15 siècles, facilite la connaissance d’un pan de l’histoire des systèmes  traditionnels d’irrigation et de distribution de l’eau dans le Sud-Ouest du  pays.

 

Source: El Moujahid.

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 17:28

Les oeuvres sociales de la wilaya renouent avec la tradition des colonie de vacances d'été pour les fonctionnaires et retraités de l'administration. Les enfants du Sud dans leur écrasante majorité ne connaissent la mer qu'à travers des images diffusées par les chaînes de télévision. Les 'uvres sociales de la wilaya organisent une colonie de vacances d'été pour les fonctionnaires et retraités de l'administration de la wilaya et daïras. Un contingent d'une trentaine de familles qui avoisine près de cent cinquante personnes a pris la route, hier, vers un camp planté au bord de la mer à Bouzedjar dans la wilaya d'Aïn Témouchent. Ce premier contingent est suivi par une quarantaine d'enfants des travailleurs de ces administrations pour cette première session d'une durée de vingt jours.Il faut noter que, depuis quelques années, peu d'institutions publiques organisent des colonies de vacances en faveur des enfants du Sud en raison, croit-on savoir, des restrictions budgétaires invoquées, le manque ou l'insuffisance de crédits alloués aux 'uvres sociales de ces établissements. L'initiative a été même abandonnée par les 'uvres sociales des entreprises publiques pourtant mieux loties sur le plan de la dotation budgétaire. Celle-ci est consacrée à la restauration des travailleurs, à l'octroi des prêts, aides et aux autres événements (mariage, décès etc.) La tradition d'organiser une colonie de vacances en été vers les villes côtières semble avoir été perdue de vue. Des parents salariés dont les revenus sont faibles se trouvent donc incapables d'offrir des vacances d'été pour quelques jours à leur progéniture en raison de leur cherté. Certains de ces enfants qui vont avoir la chance de faire partie du contingent, vont pour la première fois découvrir la grande bleue et goûter à ses délices.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 17:40

Les travaux de réalisation d’une base nautique pour la pratique de la voile au niveau du plan d’eau du barrage de Djorf Ettorba (70 km au sud de Béchar) seront lancés au début de 2011, a-t-on appris, mardi, à la direction de la jeunesse et des sports de cette wilaya. Un montant de 100 millions de dinars vient d’être dégagé pour la concrétisation de ce projet dédié à la promotion de la pratique de la voile, unique en son genre dans le Sud-Ouest du pays, a-t-on indiqué.

 

Source: El Watan.

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 17:41

C’est presque 30 heures passées sur les rails pour aller à Béchar et revenir à Oran contre les 24 heures annoncées avec une vitesse moyenne de 70 km/h contre les 160 promises. Les voyageurs espèrent que la SNTF sera vraiment inspirée de s’occuper davantage du confort de ses clients pour la pérennité de cette ligne au lieu de ne compter que sur le volet des marchandises.


Après presque quinze heures passées dans le compartiment couchette, first classe, quelle image faut-il garder de ce retour tant attendu de l’une des plus célèbres lignes ferroviaires algériennes, le “Oran-Béchar” ? Partagé entre l’envie folle de tirer la sonnette d’alarme pour faire arrêter le supplice d’un voyage qui n’en finissait plus et le bonheur, quoique réservé, à chercher dans le regard des voyageurs, il n’y a qu’un pas mais, selon le ministre qui a dû se taper également le calvaire vécu par ceux qui ont fait le voyage inverse de Béchar à Oran, la nuit de jeudi à vendredi derniers, l’espoir de voir la situation s’améliorer dans un mois est grand. Aussi grand que ces attentes déçues à la gare d’Oran où le départ donné le jeudi vers 18h25 s’est passé dans la plus totale indifférence, puisque tous les responsables étaient à Béchar en compagnie du ministre des Transports. Une effervescence somme toute relative accompagnait les préparatifs d’un voyage frappé du sceau de l’optimisme du ministère de tutelle qui avait fait de la réouverture de cette ligne une priorité, de l’aveu même du directeur général de la Société nationale des transports ferroviaires, qui avait déclaré à la Chaîne III, que la mise en circulation de ce train a pour objectif premier le désenclavement de la région de la Saoura alors, que l’entreprise compte rentabiliser la ligne en développant le transport des marchandises, notamment les céréales et les carburants avec respectivement 60 000 et 90 000 tonnes comme objectifs assignés. Pourtant, tout n’a pas été au point pour le “Oran-Béchar”, premier du nom depuis plus de vingt ans de hors service. À qui la faute ?

 

Un départ à l’heure pile

 

18h25, la gare ferroviaire d’Oran sonne comme creuse, peu de monde à une heure où les locomotives ne se bousculent pas sur les rails oranais. Pourtant, le premier voyage reliant la capitale de l’Ouest à celle de la Saoura est sur le point de s’ébranler. Pile à l’heure, un leitmotiv de la SNTF, mais pour les arrivées, c’est une tout autre paire de manches. À peine une trentaine de billets ont été vendus, c’est dire que l’information n’a pas circulé suffisamment et qu’à peine une journée plus tôt, aucune confirmation de l’événement n’était possible au niveau des guichets. Le “Oran-Béchar” comprend un wagon couchette première classe à 1 690 DA, deux de deuxième classe, cotés à 1 245 DA, alors que pour les deux autres, places assises, dont un reconverti en transport de troupes avec la présence d’une trentaine de gendarmes armés pour sécuriser le voyage, il faut compter 975 DA.
Les premières informations recueillies du personnel roulant de la SNTF reprennent les données techniques égrenées par M. Tou, lors de ses nombreuses sorties sur terrain pour s’enquérir de l’état d’avancement du projet qui a coûté 93,5 milliards de DA au Trésor public. Le ministre, lors de la mise en service, au tout début du mois de juillet, de la nouvelle ligne ferroviaire entre Tabia, à Sidi Bel-Abbès et Béchar, sur une distance de 580 km, ainsi que l'ensemble des nouvelles gares dont les travaux ont duré près de six années, avait déclaré à propos de la vitesse moyenne du train que, “théoriquement, elle est de 160 km/h, mais à l'exploitation, on commencera par 120 km/h, car nos voitures sont un peu anciennes et il faut aussi faire attention à l'aspect sécurité sur le plan de la suspension des voitures. C'est en fonction de ça qu'on testera la réelle vitesse”. Au sujet des horaires des trains, la direction générale de la SNTF avait prévu deux dessertes de nuit en voitures-couchettes et places assises, aux départs simultanés, l'un à 18 h 25 de la gare d'Oran et l'autre à 18 h 50 de la gare de Béchar. Elles se croiseront à la gare de Naâma. Les deux destinations seront respectivement atteintes le lendemain à 06 h 20 et 06 h 31, selon les assurances de la Centrale. Donc, avec ces données techniques en tête, nous embarquons à bord du “Oran-Béchar” en espérant revoir les images rapportées par l’unique lors de la visite de Tou à Sidi Bel-Abbès avec le menu à la carte, les belles hôtesses et leurs sourires cathodiques, et tout le tralala. Des promesses “techniques” ministérielles, on n’en rencontrera que l’ancienneté des voitures, elles ont été en service sur la ligne Annaba-Constantine, pour le reste, et hormis l’extrême disponibilité des agents, il faudra revoir le cahier des charges. Rien, absolument rien n’a été fait pour rendre ce premier voyage, à partir de la gare ferroviaire d’Oran en direction de Béchar, soit quelque 700 kilomètres de rail, agréable aux voyageurs.

 

Un menu à la carte

 

Première mauvaise surprise, l’absence du wagon-bar, ce qui a obligé certains voyageurs, qui n’ont pas cru prendre leurs précautions alimentaires, de se rabattre sur des croissants emballés, des paquets de gaufrettes ou de gâteaux. Piètre consolation stomacale pour un voyage qui commençait sérieusement à s’allonger dans le temps. Passés les premiers moments d’euphorie nés de l’événement, on s’aperçoit rapidement que tout l’intérêt de cette journée inaugurale est à chercher plutôt du côté de Béchar où la délégation ministérielle, à sa tête le ministre, et la direction centrale et régionale de la SNTF, ainsi que d’autres responsables locaux, avaient pris le départ vers 18h50. “Au moins, ils sauront ce que c’est d’essayer de dormir dans un train qui n’arrête pas de tressauter à cause du mauvais état de la voie ferrée”, dira Mohamed, 46 ans, fonctionnaire à Relizane, venu accompagner son ami à Béchar. Pourtant, d’Oran et jusqu’à la gare de Mécheria, le voyage semblait prendre une tournure classique, si ce n’est l’épisode malheureux de la restauration. La nouvelle voie, en opposition avec l’ancienne plus étroite, permet des pointes de vitesse pouvant atteindre les 160 km/h mais, selon un cheminot, préposé au service climatisation, ce premier voyage se contentera certainement d’une moyenne de 100 km/h, histoire de vérifier l’état de la voie. Il nous expliquera que c’est le service voie qui décide de la vitesse du train régie par le bulletin 21/26 qui définit la vitesse à respecter d’un point kilométrique à un autre en cas de survenance d’un problème. Moulay, chômeur, la quarantaine, rentre chez lui, venant d’Alger. “Le train est une bonne chose, moi, qui ai l’habitude de prendre le car qui coûte moins cher, entre 800 et 1 000 dinars, et qui met moins de temps, quelque huit heures de route, mais il faut attendre octobre et les intempéries pour se faire réellement une idée sur cette ligne”.
Pour une mère de famille, accompagnée d’un contingent de filles, le train permettra de diminuer les risques d’accidents sur les routes. À 19h50, arrivée à la gare de Sidi Bel-Abbès et, dans la tête de beaucoup de voyageurs, c’est de ce point que commence le véritable périple à travers les contrées désertiques ouvrant la porte vers le Grand Sud. Le contrôleur passe dans les voitures et, Moulay, en bon sudiste qu’il est avec son thermos de thé qui ne le quitte jamais, est renvoyé en deuxième classe. Il avait pris le billet à 1 245 DA. Le sous-lieutenant responsable de l’escorte nous expliquera laconiquement que lui et ses éléments sont là pour la sécurité des voyageurs mais aussi pour le contrôle d’identité et que le changement des troupes se fait à Naâma.

 

Des promesses,rien que des promesses

 

À 20h30, la nuit tombe sur le train et, au loin, on ne voit plus que les lumières des villes et villages qu’on traverse. Pour certains, la faim les tenaille, pour d’autres, il est quasiment impossible de fermer l’œil à cause du roulis du train qui ira en s’accentuant après avoir traversé la gare de Mécheria, soit sur une distance de 375 km. Au niveau de cette dernière un comité d’accueil veillait en attendant sûrement le passage du ministre. À l’intérieur du wagon couchette première classe, le robinet des toilettes est à sec et les plus affamés cherchent encore un dernier paquet de gaufrettes à se mettre sous la dent. Pour se désaltérer ou se laver, il y a toujours les bouteilles d’eau minérale à 40 DA. À 2h16, le “Oran-Béchar” s’immobilise en gare de Naâma pour attendre le “Béchar-Oran”, où, dit-on, le ministre a piqué une colère noire à cause de l’état de la voie ferrée et aurait donné un mois aux responsables du projet pour rectifier le tir. Tant bien que mal, les derniers noctambules malgré leur bonne volonté finissent par être anéantis par un sommeil tardif. Le réveil se fait difficile et les articulations douloureuses. 7h06, la gare de Béni Ounif se profile à l’horizon sous un soleil qui promet déjà d’être implacable. Il reste encore 110 kilomètres à un train qui ne dépasse pas les 60 km/h, pour les plus optimistes. Les blagues sur l’ancienne ligne refont surface et pour Mohamed, avec la vitesse actuelle, il est aisé de descendre en cours de route et de rattraper le train à pied. À 9h05, nous arrivons enfin à destination, soit 14h30 passés dans un train qui n’a pas fini de faire parler de lui. La chaleur à Béchar est suffocante mais rien à voir avec le climat poisseux d’Oran et la modeste gare, en attendant la réalisation d’une plus moderne, accueille son premier voyage venant du septentrion depuis plus de vingt ans. Ici, la nouvelle ligne est diversement commentée mais tout le monde s’accorde à dire que c’est une bonne chose pour la région.
Au vu de l’aller, l’espoir même infime de voir les choses s’améliorer un tant soit peu nous réconforte avant 18h55, l’heure du départ. Le train, demeuré sous un soleil “qui ne plaisante pas”, en absence d’un abri pouvant le protéger, grille littéralement alors que 55 voyageurs s’apprêtent à rallier le Nord. Mêmes voitures avec les gaufrettes et les croissants en moins et toujours pas d’eau dans le wagon première classe. Le paysage aride et les sites “lunaires” accompagnent le passage du train qui s’enfonce peu à peu dans la torpeur de la nuit. Les voitures, elles, ont déjà enfilé leurs pyjamas alors que la vitesse, parfois, semble être réduite au maximum.
À la gare de Sidi Bel-Abbès, le “Béchar-Oran” s’immobilise pendant une demi-heure, le temps de laisser un autre train passer et entre à Oran après pratiquement 15 heures de voyage. En tout, c’est presque 30 heures passées sur les rails pour aller à Béchar et revenir à Oran contre les 24 heures annoncées avec une vitesse moyenne de 70 km/h contre les 160 promises. En attendant le mois de remise à l’ordre, la SNTF serait vraiment inspirée de s’occuper davantage du confort de ses clients pour la pérennité de cette ligne au lieu de ompter que sur le volet des marchandises.

 

Source: Saïd Oussad, Liberté.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 17:56

La maison de la culture de Béchar vibre depuis le  début de ce mois de juillet aux rythmes des activités culturelles et artistiques, à la faveur d'un programme ''spécial été". En plus des soirées musicales animées par une pléiade d’artistes locaux  et nationaux, dans différents genres, la salle de spectacles et l’esplanade  du même établissement seront aussi, durant toute la saison estivale, le théâtre  de production des différentes expressions folkloriques et chorégraphiques populaires  de la région, telles que les danses Houbi et Haidouss.   L'objectif est de donner une autre occasion au public d’apprécier le  talent artistique des membres des ensembles spécialisés dans ce genre de danses  populaires, a estimé le directeur de la maison de la culture.          
De son côté la troupe El Amal de musique et chant Melhoun animera le  21 de ce mois une soirée, dans le cadre de sa tournée nationale. Cette troupe de Bechar, qui puise son répertoire de la poésie Melhoun  locale et maghrébine, est considérée comme l’une des meilleures du genre, en  témoignent les prix qu’elle a récoltés à travers plusieurs festivals et rencontres  nationales de musique Melhoun.          
Des expositions artistiques et d’artisanat traditionnel sont également  au menu des activités de la maison de la culture de Béchar en cette période  estivale, en plus de conférences-débats sur différents thèmes scientifiques  et culturels.           
Des activités culturelles destinées spécialement aux enfants sont aussi  projetées avec la contribution de troupes de théâtre pour enfants, à l’instar  de "Mesrah El Medina" de la maison de la culture, qui présentera jeudi prochain  sa nouvelle pièce intitulée "Atfal wala Kin", qui traite du thème de l’éducation  des enfants.


Source: El Moujahid.

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