Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Béchar et la région de la Saoura
  • Béchar et la région de la Saoura
  • : Tout sur Béchar et la région de la Saoura
  • Contact

Pratique


Pour pouvoir lire tous les articles, il existe trois moyens :

1- En cliquant sur les dates du calendrier (en haut à droite).
2- En consultant les archives (en bas à gauche).
3- En cliquant sur les catégories (à doite).

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des soucis de navigation ou pour toute autre question.



Top classements des meilleurs blogs weblogs
 
 

Livre d'or Saoura

Envoyer une carte postale

Recherche

Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 11:09

Le mauvais temps sévissant, depuis trois jours, dans les régions de Saïda et Nâama a bloqué la circulation routière dans les deux sens principalement sur l’axe Saïda-Nâama-Béchar.

La neige qui couvre, ces jours-ci, toute une partie du Nord du pays a provoqué par ricochet l’isolement de la capitale de la Saoura plongée à son tour dans un froid glacial suivi de pénuries de denrées alimentaires. Et les répercussions du mauvais temps n’ont pas tardé à apparaitre ce vendredi à Béchar. La ville est approvisionnée à 90% en matière de fruits et légumes par voie terrestre à partir des agglomérations du Nord. Les étals des marchés locaux visités sont quasiment vides, une aubaine pour les spéculateurs aux aguets.

Vendredi, au marché hebdomadaire des fruits et légumes à Béchar-Djédid, un marché exclusivement fréquenté par une clientèle masculine, les acheteurs n’ont pas été aussi nombreux car ils ont eu la désagréable surprise de découvrir la pomme de terre à 100 DA alors qu’il y a moins d’une semaine, elle coûtait 60 DA le kg, la tomate à 140 DA et d’autres légumes ont doublé de prix.

Pourtant, à en croire les statistiques fournies par les services concernés, 5600 agriculteurs de la région sur les 13000 recensés il y a de cela cinq années, avaient bénéficié de l’aide financière de l’Etat dans le cadre du FNDA dans le but d’atteindre l’autosuffisance en matière de produits maraichers mais en vain.

L’aide financière en question a été renforcée par l’octroi de 10 chambres froides agricoles attribuées aux agriculteurs dans plusieurs communes mais certaines chambres, d’après des sources dignes de foi, auraient changé de vocation et servent à d’autres fins.

D’autres chambres ont été carrément dilapidées et aucun suivi ni contrôle n’a été diligenté, à en croire toujours nos sources, pour connaitre leur véritable destination.En tout état de cause, l’arrêt, pendant plusieurs jours de l’acheminement par camions à la wilaya de Béchar de denrées alimentaires provoqué par les intempéries, engendre toujours des envolées de prix insupportables pour l’ensemble de la population qui manifeste sa colère devant l’incurie.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 09:53

Dans la cadre de la réforme du service public et pour la première fois, la société de distribution de l’énergie électrique de l’ouest (SDO) s’est rapprochée des investisseurs de la wilaya de Béchar.

Le but, affirme-t-on, est d’ouvrir un espace d’écoute des doléances et préoccupations de cette clientèle qui contribue au développement régional et qui n’a jamais été jusqu’ici associée, afin de recueillir son opinion sur la façon dont est gérée et distribuée l’énergie (moyenne tension) réceptionnée par leurs unités de production.

La première rencontre du genre a eu lieu, hier, en présence des représentants du centre de recherche en économie appliquée (CREAD). Au cours de ce contact, des propositions ont été émises par les opérateurs économiques visant à demander à limiter au maximum les délestages électriques prolongés souvent préjudiciables aux intérêts de leurs travailleurs.

L’accent a été en particulier mis sur l’impact désastreux sur la production et le rendement engendrant des pertes incalculables. A l’exemple de cette unité de production de la brique rouge en exploitation depuis une année avec une capacité de production avoisinant 50000 pièces/jour.

Le représentant de cette unité a demandé à la SDO que le délestage de l’énergie électrique soit réduit sinon programmé et annoncé au préalable pour que son usine de production puisse prendre ses dispositions et y faire face. «Les groupes électrogènes dont la mise en service est recommandée en cas d’interruption inopinée de l’énergie ne peuvent assurer la continuité en énergie de la totalité des appareils de l’usine», a-t-il ajouté.

Après écoute des doléances des opérateurs économiques, la représentante de la SDO a fait savoir que «certaines coupures sont inévitables mais programmées et annoncées à la clientèle au moins 24 h au préalable compte tenu des impératifs internes à l’entreprise de distribution de l’énergie.

Néanmoins d’autres délestages relevant du domaine des aléas, des contraintes liées à titre d’exemple à la violence des vents entrainant la destruction des supports électriques, ces délestages nécessitent une durée de réparation parfois prolongée».
Le débat entre SDO et opérateurs économiques s’est achevé sur la nécessité de maintenir le dialogue et un contact permanent entre les deux parties.

 

Source: M. Nadjah, El Watan

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:05

La banque nationale d’Algérie (BNA) vient d’introduire plusieurs innovations en procédant à la création d’un nouvel espace automatique pour sa clientèle. Les innovations consistent en la nouvelle formule en matière d’opérations de retrait de billets de banque, de virement entre comptes bancaires BNA, consultation de solde appelées RIB, de remise de chèques et enfin de versements en espèce 24h/24.

Selon les explications fournies par la direction, le client muni de sa carte bancaire est en mesure, après la fermeture de la banque, d’accéder au guichet automatique de la banque (GAB) et d’effectuer, grâce à l’espace automatique mis à sa disposition, ces opérations de virements et retraits. L’objectif de celles-ci, souligne la direction, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration et la qualité de service bancaire permettant au client un gain de temps, une célérité dans l’exécution de toute opération bancaire et une utilisation durant les jours fériés.

La plus importante innovation qui semble attirer l’attention et sur laquelle la direction de la BNA insiste est celle qui consiste, désormais, à introduire le livret d’épargne du client à l’intérieur du GAB pour opérer un retrait ou versement. Le nouvel espace automatique est mis en place dans la région du sud ouest à Béchar, Tindouf, Adrar et Timimoune.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 11:10

La nouvelle entreprise publique Saoura Net, une EPIC créée par arrêté de wilaya avec pour mission la collecte des déchets ménagers et assimilés dans la commune de Béchar, a démarré cette semaine. Elle a été créée pour se substituer aux services communaux submergés par l’ampleur de la tâche et devenus défaillants en matière d’hygiène et de salubrité publique.

Avec un effectif total de 258 agents contractuels et permanents dont 29 chauffeurs communaux repris par l’entreprise et 40 balayeurs recrutés ces derniers jours, les gestionnaires de Saoura Net sont, selon leurs dires, déterminés à éradiquer la plaie de la ville que constitue l’insalubrité publique et sur laquelle se focalise toute l’attention de la population. Les déchets ménagers et assimilés s’entassaient jusqu’ici dans les quartiers, sur les trottoirs des principales artères de l’agglomération jetés par incivisme et sur les places publiques avec indifférence au su et au vu des riverains et passants révoltés. Le schéma organisationnel de la nouvelle entreprise adopté pour la collecte des ordures ménagères encadre la commune en trois secteurs à savoir Béchar centre, Béchar Djédid et Débdaba.

Selon ses gestionnaires, Saoura Net agira en concertation avec les représentants des associations de quartiers après la mise en place d’un programme qui fixe les horaires de passage des agents d’assainissement pour l’enlèvement des ordures ménagères qui seront empaquetées dans des sacs poubelle avant d’être mises dans des bacs estampillés «Saoura Net». Selon toujours les propos du directeur de l’entreprise, le but visé étant en définitive de «rendre la ville de Béchar qui a jusqu’ici souffert de l’absence d’hygiène et de propreté, l’une des villes les plus propres d’Algérie».

Pour atteindre cet objectif, plusieurs actions sont programmées et appuyées par une large campagne continue de sensibilisation à la radio locale et un appel lancé aux citoyens pour observer un civisme constant en particulier à l’adresse des restaurateurs, cafetiers et commerçants des places publiques sommés de s’abstenir de jeter les ordures à même le sol et de les mettre dans les bacs identifiables mis à leur disposition par l’entreprise. Tout manquement par les récalcitrants aux recommandations édictées sera poursuivi en justice, selon le premier gestionnaire de Saoura Net.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 11:11

Hier, notables de la ville, élus, représentant du wali, personnalités locales, imams et membres de la société civile, ont été invités à prendre part à une réconciliation entre deux communautés, les Ouakdis et les Ouled Djérir.

Les deux tribus qui vivent côte à côte et en bonne intelligence avant même l’époque coloniale ont, ces dernières semaines, déterré la hache de guerre, en sont venues aux mains et leurs relations se sont envenimées.

La hache de guerre provoquée par un contentieux foncier a été finalement enterrée entre les deux tribus grâce aux efforts de médiation qui ont abouti et menés sous la conduite de gens sages animés de bonne volonté. La réconciliation s’est déroulée sous une grande tente à Oukda, une agglomération agricole à 7 km à la sortie nord de Béchar et scellée autour d’un couscous dans une ambiance détendue. L’origine de leur conflit, a-t-on appris sur place, portait sur un contentieux foncier notamment sur de grandes surfaces foncières situées sur une zone en voie d’urbanisation longeant la nouvelle rocade Nord de Béchar.

C’est dans le but de calmer les esprits surchauffés par cet incident que la médiation menée par des notables de la ville a eu lieu hier. Plusieurs personnalités invitées ont pris la parole, notamment les imams pour mettre en relief les nobles versets coraniques prêchant la fraternité et la solidarité entre coreligionnaires ainsi que les interventions de représentants de chacune des deux tribus en rivalité qui ont eux aussi recommandé le dialogue, la concertation et surtout l’application du droit pour la résolution de ce litige foncier dans un esprit d’équité et de justice.

Les recommandations des sages ont pu finalement apaiser les esprits surchauffés et éteindre les passions exacerbées. Aussi, la non-intervention des pouvoirs publics, restés dans l’expectative au lieu de prendre des mesures préventives préalables avant l’éclatement du conflit, indique-t-on, a été pointée du doigt et jugé en partie responsable de cet état de choses par plusieurs personnes présentes à cette réconciliation.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 11:13

Douze livrets ayant trait à la thématique de la protection de l’environnement seront distribués aux élèves des trois paliers de l’enseignement à travers le pays, au cours du premier trimestre de 2015, a-t-on appris, hier à Béchar, auprès de Ouahid Tchachi, directeur général du Conservatoire national des formations à l’environnement (CNFE).

Ces documents pédagogiques sont destinés au renforcement de l’éducation environnementale et à la formation des élèves, au titre des efforts d’introduction de ce type d’éducation spécialisée dans les établissements scolaires, a précisé Ouahid Tchachi, en visite de travail dans cette wilaya.

En plus de cette opération, qui s’inscrit au titre des actions du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement (MATE), pour la généralisation de l’éducation et la formation environnementales en milieu scolaire, en partenariat avec le secteur de l’Education nationale, un projet d’équipement de 2500 clubs verts des établissements scolaires vient d’être entamé, signale le même responsable.

Ce projet va permettre la dotation de ces clubs en outils informatique, bureautique et bacs pour le tri sélectif des déchets, dans le cadre d’un protocole d’accord entre les deux ministères dans le but de renforcer les capacités pédagogiques et de travail de ces structures à travers le pays. Le secteur, qui cible à travers ces deux opérations 25 000 établissements, organisera aussi dès le premier trimestre de 2015 un vaste cycle de formation des enseignants, assuré par des spécialistes nationaux, a-t-il expliqué.

 

Source: APS/ El Watan.

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 11:14

Ghabia Mabrouk, dit «Bouki» pour les familiers, est un cafetier professionnel, connu sur la place publique de Béchar qui n’a jamais exercé un autre métier que celui de cafetier depuis 50 ans. Bouki est de ceux à qui il est difficile de coller un âge même approximatif. Pourtant, à 72 ans, il est encore valide mais on lui donnerait 30 ans de moins.

Rencontré en ville complètement bouleversé, il a bien voulu se confier à notre journal et raconter les péripéties de son enfance et adolescence malheureuses avant d’être, à son âge, chassé récemment et de façon arbitraire de son fonds de commerce qu’il exploitait au jardin public par des jets de pierres lancés au grand jour par des jeunes délinquants contre son établissement et dont les commanditaires, selon lui, sont connus. Natif de Kerzaz dans la vallée de la Saoura, Bouki, adolescent, a subi durant son enfance, avoue-t-il, d’insupportables brimades et humiliations dans cette petite localité avant de prendre seul, abandonnant sa mère, la fuite vers Béchar à l’âge de 15 ans vers la fin des années 1950.

Cette période semble l’avoir marqué car, confie-t-il, adulte, il n’a jamais remis les pieds dans sa ville natale mais n’a jamais non plus gardé rancune à l’encontre de ceux qui lui avaient infligé pareilles épreuves. A Béchar appelée ville caserne à l’époque, la vie n’a pas été aussi facile pour lui durant la période coloniale car il doit bosser dur comme plongeur dans les restaurants de la ville tenus par des colons pour survivre, se rappelle-t-il amèrement.

Dès l’indépendance du pays, il est pris en charge par un patron cafetier qui lui apprend le métier et chez qui il travailla pendant plus de deux décennies jusqu’au jour où il obtint et exploita en concession un fonds de commerce communal dans l’enceinte du jardin public pendant 25 ans. Mais l’espace de détente fut dévasté par les pluies torrentielles d’octobre 2008 et son commerce, fréquenté par les amateurs de la musique arabe classique, a été quelque peu épargné du sinistre.

Néanmoins commencèrent pour Bouki d’autres ennuis, des manœuvres sournoises qui deviennent par la suite manifestes et qui visaient à le faire déloger des lieux. Résistant farouchement, il est alors attaqué au grand jour par des jets de pierres lancés par de jeunes délinquants contre son établissement. Ces derniers ont poussé l’audace jusqu’à s’introduire en son absence à l’intérieur du jardin public pour le dévaliser et saccager chaises et tables.

Ses multiples plaintes sont restées lettre morte. On lui demanda d’identifier ses agresseurs et ramener leurs noms. La commune de Béchar propriétaire du café n’a pas bougé le petit doigt pour lui venir en aide, accuse-t-il. «25 ans de présence au jardin public et aucune mesure de compensation en ma faveur pour me permettre de continuer mon métier, voilà comment on récompense les gens à la commune de Béchar, c’est malheureux», déclare-t-il comme désabusé.

Il a saisi par écrit les responsables de la wilaya dans le but d’obtenir une petite compensation mais sans résultat apparent jusqu’ici. «Les pouvoirs publics proclament sans cesse leur attachement à la justice sociale vis-à-vis des laissés-pour-compte mais n’ont rien pu faire pour m’aider à surmonter ma situation sociale précaire car je suis père de trois enfants et ne touche que 9000 DA/mois au titre d’une pension vieillesse que je perçois des services de la DAS», dira-t-il désenchanté.

 

Source: M. Nadjah, El Watan

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 13:31

L’artiste bécharoise prépare un projet musical avec les chanteuses traditionnelles du Bécharois.

Souad Asla redonne à sa manière des couleurs au chant saharien. Cette native de Béchar, dans le sud-ouest algérien, qui vit en France depuis 23 ans, est décidée à revivifier les chansons féminines des zefanatte, des gnawiette et des ensembles ferda de la Souara. Elle prépare pour cette année un spectacle avec ces femmes qui apprennent les airs et les textes des chansons de bouche à oreille, de génération en génération. «En France, j’organise des ateliers où j’apprends à des femmes de 19 nationalités différentes les chants du Sud algérien, de Taghit en particulier.

Cela me tient à cœur, car ces chants sont en train de disparaître. Je me déplace souvent à Béchar, où je rends visite à ces femmes qui se réunissent tous les vendredis pour chanter. Ces femmes sont âgées, elles disparaissent et la relève, malheureusement, n’est pas assurée. Il n’y a aucune transmission. Notre musique a une grande valeur. Il faut aller enregistrer tous ces chants, prendre des notes pour les sauvegarder, essayer de faire vivre cette culture pour qu’elle ne disparaisse pas», a déclaré Souad Asla, vendredi soir, après un concert au campement de Tidessi, à 12 km au nord de Tamanrasset, lors de la 4e soirée du 5e Festival international des arts de l’Ahaggar.

Le prochain album contiendra des chansons du patrimoine populaire de la Saoura. «Dans le premier album, je n’ai fait que des chansons personnelles. J’écris des choses qui me tiennent à cœur. Il y a une chanson que j’aime beaucoup et que j’ai appelée La patera, barque en espagnol, dans laquelle je dénonce l’esclavage moderne. Des jeunes Algériens, Marocains, Tunisiens, Africains prennent des bateaux de fortune pour traverser la mer. Parfois, ils n’y arrivent même pas. C’est une catastrophe.

Nous sommes en 2015 et on n’en parle pas assez. Les jeunes pensent que l’eldorado est ailleurs. Arrivés en Europe, ils sont souvent mis dans des camps avant d’être expulsés chez eux. C’est grave», a-t-elle regretté. Et de lancer ce message : «Je dis aux jeunes : ‘‘Restez chez vous. Il n’y a plus rien en Europe. Ce n’est pas l’eldorado.’’ Tout est à faire en Algérie (...) En France, je me sens dans la ghorba. Je ne dis pas exil, c’est un grand mot. Je suis avec ma famille, mes enfants. Mais mon pays me manque.» Vendredi soir, Souad Asla a interprété Djabouna Mel Soudan (Ils nous ont ramenés du Soudan), qui évoque l’esclavage des anciens temps.

«Dernièrement, j’ai eu la chance et l’honneur de chanter au Sénégal. J’ai été invitée à l’île de Gorée où j’ai visité la maison des esclaves. C’était une grande émotion pour moi», a-t-elle confié. Souad Asla, qui est auteure-compositeure, et qui a accompagné en tant que choriste Hasna El Bécharia depuis une quinzaine d’années, s’inspire de la musique diwan. «C’est grâce à Hasna El Bécharia que je suis sur scène», a-t-elle affirmé. Il y a de tout dans la musique contemporaine de Souad Asla.

«J’élabore des mélodies sur lesquelles je mets des mots. J’ai composé les douze titres du premier album et j’ai des chansons en préparation. Je m’inspire beaucoup de la musique de Béchar et de Kenadsa. Et, en même temps, je fusionne avec les autres styles musicaux, le blues, le jazz, le reggae, la salsa, les influences marocaines.

J’essaie d’y mettre ma petite touche à chaque fois», a-t-elle souligné. Souad Asla est ravie par l’écho qu’a eu son premier album Jawal en Algérie. «C’était inespéré pour moi. Je suis arrivée timidement en me disant : est-ce que l’album va plaire au public, surtout que les chansons ne font pas beaucoup bouger ? Dieu merci, le public m’a accueillie à bras ouverts», a confié l’artiste, qui a dédié une de ses chansons aux ‘‘zawalia’’, les gens pauvres.

 

Source: F. Metaoui.

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 13:22

Après un mois d’interruption en raison des inondations du 29 novembre dernier, le train de voyageurs et celui de marchandises, assurant quotidiennement la desserte Oran-Béchar via Naâma, a repris finalement du service.

Des dégâts importants ont été causés à la voie ferrée, entièrement inondée et endommagée, sur plusieurs tronçons entre Naâma et Béchar, aux environs de Béni Ounif où le ballast a été emporté par les eaux et vers les gorges de Moghrar. Un train qui, selon les usagers, ne remplit nullement les conditions de fiabilité, ni la qualité du service qui laisse à désirer.

D’autres passagers s’insurgent contre l’absence des conditions d’hygiène aggravée par le manque d’eau dans les sanitaires alors que certains wagons sont très vétustes et non climatisés. Les pannes de la locomotive sont assez fréquentes, pour certains, prendre ce train sur 750 km, mis en exploitation au mois de juillet 2010 seulement, est une véritable galère.

Voilà quelques mois, nous raconte un usager, après un arrêt brusque du train, à une soixantaine de kilomètres de la ville de Béchar, un cheminot vivement embarrassé nous explique «Nous sommes tombés en panne et nous attendons une locomotive qui va venir nous remorquer vers Béchar». Récemment, la chute d’un gros bloc de pierre a provoqué le déraillement du train de voyageurs en provenance d’Oran vers Béchar. Cet accident s’est produit aux environs du lieu-dit Oued Lakhdar, situé à une centaine de km au sud d’Aïn Sefra.

Lors de cet accident, survenu la nuit, l’un des agents de la SNTF a été légèrement blessé alors que la locomotive a été emboutie et la voie ferrée endommagée sur une dizaine de mètres. Très tôt le matin, il a fallu véhiculer les passagers du train à bord des autocars pour rejoindre leur destination. L’ancien ministre des Transports, Amar Tou, avait promis de doter cette ligne de voitures neuves. Une promesse jamais tenue.

 

Source: D. Smaili, El Watan.

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 13:25

Trois avis d’appel d’offres seront aussi lancés pour l’acquisition de six stations d’épuration des eaux usées.

La commune d’Igli (160 au sud de Béchar) est sortie de son isolement au cours de cette semaine, un isolement provoqué non pas par les chutes de pluies mais par la furie des eaux des rivières trainant des torrents de boue provenant de l’oued Zouzfana (au nord de Béchar) qui a enseveli un pont et détruit une route d’accès à ce pont de passage à l’entrée de la petite agglomération d’Igli de 7000 habitants.

Le ministre des Ressources en eau qui était récemment en visite dans la région, s’est déplacé sur les lieux pour constater les dégâts causés à ce pont et a promis sa reconstruction ainsi qu’une étude pour l’édification d’une retenue collinaire à l’endroit dit «Lakhnague», un site étroit et idéal pour son emplacement, une des principales revendications des habitants de la commune. Le ministre a aussi annoncé des mesures d’aménagement des oueds pour sécuriser les populations qui vivent sur la vallée de la Saoura.

La délégation ministérielle n’a pu que constater à Igli, lieu de confluence des deux rivières de Guir et Zouzfana et auquel s’est joint, cette fois-ci, celui de Béchar qui a largement débordé, les millions de m3 d’eau qui empruntaient des passages sinueux pour se diriger vers la localité de Kerzaz au sud pour se perdre finalement dans la nature. Des études seront lancées pour la construction de trois barrages à Béchar, Béni Ounif et Igli, a annoncé le ministre.

La hauteur du barrage de Djorf Torba dont les eaux ont débordé, sera élevée de 1,40 m dans le but, espère-t-on, de récupérer un volume d’eau estimé à 180 millions de m3, soit la moitié de sa capacité actuelle qui est de 260 millions de m3 au lieu de 360 millions de m3 de sa capacité initiale à cause de l’envasement. Trois avis d’appel d’offres seront aussi lancés pour l’acquisition de six stations d’épuration des eaux rejetées dont une à Béchar.

Un montant de 40 milliards de cts sera alloué à la station de traitement des eaux de Kénadsa. L’importance de l’eau dans la région du sud-ouest caractérisée par la sécheresse devient de plus en plus cruciale en raison de l’expansion urbaine, il a été décidé aussi la finalisation rapide de la carte géo-hydrique de la wilaya.

 

Source: M. Nadjah, El Watan

Repost 0
Published by Sofiane
commenter cet article