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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 19:46
Le directeur des ressources en eau de la wilaya de Béchar a indiqué hier que l'Oued Hyponyme, dont les berges ont été endommagées suite aux crues de 2008, a été "complètement" réhabilité. Ces travaux, qui visent la protection de la ville de Bechar des inondations, portent sur la rénovation des murs de protection de ses berges sur 17 km, ainsi que plus de 5 km de réseaux du collecteur principal des eaux usées qui se déversaient auparavant sur son lit, a précisé M. Mourad Rachiss. Entamés en novembre 2008, ces travaux de protection de la ville des inondations et la dépollution du site ont nécessité un investissement de 1 milliard DA, dont 300 millions DA pour le renforcement et la rénovation des murs des berges, endommagés par les crues de 2008, et 700 millions DA pour l'opération d'extériorisation des tronçons du collecteur principal, a-t-il signalé. L'opération d'extériorisation de l'ouvrage a été rendue nécessaire pour mettre un terme à la pollution de l'oued par les rejets d'eaux usées du collecteur principal, a ajouté M.Rachiss. En plus de ces travaux, d'autres actions sont menées pour la réfection des réseaux d'AEP, l'entretien et le désherbage dans le lit d'oued, le curage des réseaux d'assainissement et la réalisation de regards pour faciliter les travaux de curage, a-t-on signalé à la direction des ressources en eau.
La finalité de ces travaux est de transformer, à moyen terme, le site en un véritable endroit de loisirs, à la faveur d'autres opérations prévues par la commune, a-t-on soutenu.
Cette dernière envisage le lancement d'une "grande" opération de réhabilitation de la palmeraie, sur les deux rives de l'oued, en plus de travaux de requalification du site, au titre d'un vaste programme environnemental, selon la même source.

Source: R.R., Le Maghreb.
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 10:54
La Maison de la culture de Béchar a élaboré un riche programme d’activités culturelles et artistiques pour le premier semestre 2010, a-t-on appris auprès du directeur de cette structure. Ces activités qui concernent plusieurs domaines des arts (cinéma, théâtre, chant, chorégraphie et danses populaires, beaux-arts, musique, et artisanat traditionnel), contribueront à renforcer l’animation culturelle dans la wilaya, a indiqué M.Hamdani Amari. Plusieurs artistes et associations locales et des autres régions du pays seront invités pour l’animation de ce programme qui débutera à partir de la première semaine du mois de mars prochain. Ce programme a réservé une grande place aux enfants où une vingtaine d’activités sont prévues pour cette catégorie, dont sept représentations théâtrales qui seront données par des troupes de Béchar, Oran, et Mostaganem.
Des expositions sur les instruments de musique et les habits traditionnels et populaires des femmes et hommes du sud du pays sont également au menu des activités de la Maison de la culture pour ce premier semestre 2010, a ajouté la même source.
Dans le même cadre, cette structure culturelle abritera la 4e édition du prix régional du patrimoine et de la musique locale prévu le mois d’avril prochain, avec la participation d’une soixantaine de participants des wilayas de Béchar, Adrar et Tindouf, selon cette source.

Source: R.C., L'Expression.
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 19:01
La zone humide de Dayet Ettiour (lac des oiseaux), située à plus de 80 km au sud de Béchar, vient d'être proposée à un classement sur la liste Ramsar dans la perspective de sa protection, a-t-on appris d'un responsable de la conservation des forêts à Béchar. La proposition de classement de cette zone de 12.578 ha intervient après une étude effectuée par les services concernés de la conservation des forêts, dans le cadre des efforts visant la préservation de la faune et la flore de ce site naturel, a-t-on précisé.
Plusieurs espèces d'oiseaux aquatiques endémiques sont recensées au niveau de ce site, notamment les traquets à tête blanche et noire, le traquet du désert et le faucon crécerelle, des oiseaux migrateurs comme les aigrettes gazettes, les tadornes de belon et les tadornes casarca, en plus d'autres espèces végétales et animales propres aux zones arides, a-t-on signalé de même source.

De son côté, la direction de l'environnement de la wilaya de Bechar, projette le lancement, cette année, d'une opération de réhabilitation du site en question, à laquelle elle consacre une enveloppe de 20 millions DA. La liste Ramsar, du nom d'une ville iranienne, est le résultat d'une convention sur la protection des zones humides signée le 2 février 1972. L'Algérie a adhéré à cette convention en 1982.

Source: APS/ Algérie Soir.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 19:42
Le ministre des Transports, M. Amar Tou, a affirmé, vendredi dernier, à Nâama, que le projet de ligne ferroviaire Sidi Bel-Abbès/  Béchar,  via Nâama, sur une distance de 580 km, sera opérationnel au début mai prochain.   Quelque 530 km de ce projet ont été déjà réalisés, avec une grande technicité, y compris  la réalisation des ouvrages et tunnels, a précisé le ministre lors d'une séance  de travail avec les responsables des entreprises réalisatrices. 

Les opérations complémentaires restantes, et qui seront achevées avant fin mars prochain, portent sur quelques soudures et raccordements des tronçons entre les communes de Tabia et Redjem Demouche (wilaya de Sidi Bel-Abbès) et une distance  de 1,7 km à réaliser sur le territoire de la commune de Aïn Sefra (wilaya de Nâama), a ajouté M.  Amar Tou. Le tronçon situé entre la localité de Benzireg et Bechar sur 50 km, devra être achevé à la fin du mois d'avril prochain, a-t-il poursuivi. Le projet, une fois réalisé permettant des liaisons par train à des vitesses entre 140 et 160 km/h, raccordera les régions du Nord et du Sud-Ouest du pays, et assurera, en six heures, une desserte pour voyageurs à partir d'Oran vers Béchar sur une ligne de 700 km à être réceptionnée à la fin du 1er semestre  2010, a précisé le ministre.

Concernant le retard accusé dans la réalisation du projet de centre de maintenance de Mecheria, portant sur les entreprises de réalisation la responsabilité  du non-respect des délais contractuels, une situation que connaît également le centre de maintenance de la gare de Béchar, M.Tou a insisté sur la nécessité du suivi rigoureux des travaux de ces deux projets pour rattraper le retard accusé, tout en veillant au respect de la qualité.            
Pour ce qui est des autres projets de modernisation et d'extension du réseau  national ferroviaire, devant être lancés prochainement et qui sont actuellement en phase d'élaboration des cahiers de charges pour le lancement des appels d'offres, le ministre a cité les lignes Mecheria-El-Bayadh (130 km), Laghouat-Djelfa (110 km), Bejaia- Metmour (85 km), Boumedfâa-Djelfa (320 km), et Annaba-  El-Kala (105 km).              
Le ministre des Transports a poursuivi hier sa visite de travail dans la  wilaya de Naâma par l'inspection du projet ferroviaire Sidi Bel-Abbès/ Mecheria/  Béchar, dans sa partie sud liant la localité de Aïn-Sefra à Oued Lakhdar, aux  limites territoriales de la wilaya de Nâama avec celle de Béchar.

Source: El Moujahid.
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 19:38
L’ambassadeur de Cuba, M. Eumélio Cabellero Rodriguez, en visite à Béchar, a tenu un point de presse, au siège de la wilaya, en présence du wali et des directeurs de la Santé et de l’Hydraulique.

A cette occasion, le diplomate cubain a brossé longuement les relations algéro-cubaines qu’il a qualifiées d’excellentes et d’historiques et qui touchent à plusieurs secteurs qui seront, dira-t-il davantage diversifiés dans les années à venir. Evoquant le secteur de la Santé, notamment la situation de la clinique d’ophtalmologie réalisée par son pays, à Béchar, M. Eumélio a annoncé son ouverture officielle pour le mois d’août de cette année. Quatre-vingts spécialistes et techniciens cubains sont déjà formés pour rejoindre cet hôpital qui sera géré par une commission mixte algéro-cubaine.

Les soins seront prodigués gratuitement, conformément à la politique suivie par l’Algérie, dans ce domaine, apprend-on. Les wilayas de Ouargla et d’El-Oued sont concernées, également, par la mise en service de cliniques de même dimension, sur un nombre de 07 déjà réalisées en Algérie par la partie cubaine. A ce nombre s’ajoutent celles de Tlemcen, de Tamanrasset et de Sétif qui sont inscrites au programme de coopération des deux pays. En matière de santé toujours, pour la wilaya de Béchar, l’ambassadeur a annoncé l’arrivée prochaine de quatre-vingts autres spécialistes cubains qui prendront en charge le volet « Mère et enfant » dans différentes spécialités.

La coopération cubaine s’étend aussi à la production, avec le concours de Saidal, de vaccins contre l’hépatite B et de différents autres produits génériques réduisant ainsi, la facture du médicament et permettant d’acquérir l’indépendance dans le domaine des soins et de la santé. S’agissant du domaine des Sports, tout en mettant l’accent sur les capacités des deux pays, M. l’ambassadeur dira que son pays recèle d’énormes potentialités et enregistre un avancement de qualité et une volonté certaine dans les échanges avec l’Algérie pour le développement du sport en général et qui toucherait, aussi, plusieurs autres domaines. Le diplomate cubain a conclu son entretien en portant à la connaissance des présents, le montant des échanges entre les deux pays, de l’ordre de 300 millions de dollars et qui atteindront, cette année, 400 millions de dollars environ, en affichant sa satisfaction pour ce qui est de la politique mise en œuvre par l’Algérie et Cuba pour la défense des intérêts des pays du tiers monde en particulier la Palestine et le Sahara Occidental.

Source: A. Roukbi
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 19:11

Réalisation d'un film sur l'Emir Abdelkader


La maison de la culture de Saïda a abrité, durant la journée de jeudi, la rencontre de 4 wilayas (Mascara, Oran, Tlemcen, Aïn Temouchent) relevant de la fondation de l'Émir Abdelkader. Après un court métrage sur ce mystique de l'occupant français, les conférenciers ont focalisé leurs interventions sur deux points fondamentaux. Pour le président de la fondation Chamy Boutaleb, « l'Émir Abdelkader ne s'est pas rendu, car il n'y a pas eu de protocole de reddition ». Le second point, les intervenants ont proposé la réalisation d'un film sur ce fondateur de l'Etat algérien à l'époque.


SOUROR, une association au secours des orphelins


Créée en septembre 2009, la toute nouvelle association « Souror », dont le siège se situe à El Nasr, a entrepris des actions caritatives en faveur des orphelins. Sans aucune aide financière des pouvoirs publics, l'association, présidée par Sadek Fatima, compte sur leurs relations et savoir-faire pour sensibiliser des âmes généreuses et les bienfaiteurs pour leur venir en aide. Lors de la rentrée scolaire, Souror a rendu le sourire à une centaine d'enfants par la distribution de fournitures scolaires.


Pour une prise en charge de la cité des 377 logements


Les résidents de la cité des 377 logements (Haï El Hidhab) de la daïra d'Aïn el Hadjar, exposent, par le biais des correspondances aux autorités, leurs problèmes auxquels ils sont confrontés quotidiennement. « Tout d'abord le non-raccordement au gaz naturel handicape les résidents qui grelottent de froid en cette saison d'hiver. La route menant au quartier est un vrai bourbier et les résidents pataugent dans la gadoue. L'eau potable ne coule dans les robinets que deux heures tous les deux jours. À cela s'ajoute le problème des décharges sauvages », lit-on dans le communiqué de l'association El Hidhab.


Portes ouvertes sur l'emploi


La maison de la culture de Saïda a abrité dernièrement, des portes ouvertes sur l'emploi afin de sensibiliser et d'informer les jeunes déçus par les tracasseries administratives. Toutefois l'on peut noter à travers les différentes données sur les 100 locaux commerciaux pour chaque commune les remarques suivantes. Sur les 1164 locaux commerciaux réalisés dans la wilaya, 604 ont été distribués, le reste, 560, n'a pas trouvé preneurs.

Source: S.A., El Watan.

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 19:11
L’ancienne centrale électrique à charbon de Béchar a été classée au patrimoine de la wilaya, en prélude à sa proposition pour une classification nationale, a annoncé la direction de la culture de la wilaya. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des actions de protection et de sauvegarde du patrimoine matériel culturel à travers le pays, engagées depuis des années par le ministère de la Culture, a précisé le responsable du secteur, M. Abdelkrim Benkihel. Construite au milieu du XXe siècle, cette centrale, située dans le quartier de Béchar-Djedid, s’étend sur plusieurs milliers de mètres carrés. Elle comprend, outre la grande bâtisse abritant les équipements de production de l’énergie électrique, d’autres installations annexes ayant un intérêt historique et culturel, a indiqué le directeur de la culture. Sa classification au patrimoine de la wilaya a aussi pour but de la protéger contre les actes de vols ou de vandalisme pouvant
toucher les différentes structures de l’installation qui constituent une page de l’histoire de la ville et de la région, a expliqué M. Benkihel. Un dossier pour l’inscription de l’ensemble des installations et équipements des anciennes mines de houille de Kenadsa, dont l’exploitation a débuté dès 1917, sur la liste du patrimoine national sera également constitué dans un proche avenir, a assuré le directeur de la culture de la wilaya de Béchar. Il faut signaler que des associations comme de simples citoyens, d’ailleurs, soucieux de la préservation du patrimoine matériel et immatériel local ont toujours milité, et depuis longtemps, pour l’inscription de ces deux sites, ainsi que d’autres, dont les nombreux ksour que compte la région, sur la liste du patrimoine national. Ainsi,
cette nouvelle ne peut que les réjouir. Il s’agira maintenant de poursuivre le travail pour la protection de tous les sites patrimoniaux de la région et, surtout, de les exploiter à bon escient. 

Source: R. C., La Tribune.

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 19:08
Un système de surveillance électronique sera installé sur nos frontières avec le Maroc, pour neutraliser les narcotrafiquants, en provenance du territoire chérifien. La réalisation de ce projet a été confiée à une entreprise canadienne. Les travaux vont être entamés prochainement. Pour rappel, ces deux dernières années, plus de 70 tonnes de chira, de kif traité et plusieurs armes de guerre ont été interceptées par les gardes frontières.

Source: M.N., El Watan.
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 19:05

L'étude anthropologique sur la configuration ethnique de la région du sud-ouest, un sujet que certains qualifient jusqu'ici de presque tabou dès son évocation dans la région, est finalement entamée par l'écrivain et sociologue Sebaâ Rabeh, lui-même originaire de Béchar.

Dans cette étude, le sociologue affirme qu'il est temps de revisiter les notions et concepts de l'approche coloniale en matière d'appréhension des tribus de la région. Selon le chercheur, la notion de tribalité doit être soumise à une critique épistémologique car, certaines contrevérités continuent encore à fonctionner comme certitude dans l'imaginaire collectif et dans les représentations sociopolitiques. Pour étayer sa thèse, Sebaâ Rabeh cite l'exemple de la quadritribalité se composant des quatre grands agrégats tribaux que sont les Douimniâ, les Ouled Djérir, les H'mianes et les ksouriens et qui doivent être revus et relus à la lumière de l'évolution socio-démographique et culturelle qu'a connue la région depuis au moins quatre décennies.

Selon l'écrivain, cette reconfiguration des ensembles tribaux doit non seulement permettre d'analyser la notion de tribalité et ethnicité, mais aussi permettre d'apprécier l'évolution au niveau des représentations, notamment tout ce qui touche au patrimoine immatériel de la région. Une région qui a connu une certaine altération mais n'en continue pas moins de nourrir l'imaginaire et l'identité locale, d'après le chercheur. Dans le cadre de cette recherche, un travail préalable soutenu a été effectué au niveau des archives de la wilaya qui, au passage dans le service, a tenu à souligner Sebaâ Rabeh, a fait montre d'une grande disponibilité et a permis de revisiter l'essentiel des archives coloniales et dépoussiérer, au sens propre et figuré, certaines contrevérités historiques et certitudes partagées par le grand nombre. Le travail a permis, a-t-il indiqué, de repérer et recenser des archives de grande valeur pouvant aire l'objet d'une numérisation et figurer dans le patrimoine de documentaire de la Bibliothèque nationale d'Algérie.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 10:01
Assise en tailleur sur une estrade du Café de la danse, à Paris, une femme joue du guembri. L'image est rare. Le luth aux notes sombres des Gnaouas, descendants d'esclaves noirs du Maroc, dont la musique de transe a conquis des musiciens occidentaux, reste quasiment l'apanage des hommes.

Le guembri, qui est la clé pour accéder aux esprits, est utilisé par le maâlem (le maître-musicien) au cours de rituels de possession et de guérison. Mais l'instrument s'arrange aussi de contextes moins spirituels, notamment depuis que les Gnaouas sont devenus les stars d'un festival qui porte leur nom à Essaouira, ville portuaire de la côte Atlantique du Maroc.


Née en 1950, à Béchar (ex-Colomb-Béchar), cité coloniale du Sahara algérien très proche de la frontière marocaine, Hasna El-Becharia est la fille d'un maâlem originaire du Maroc. Le 28 janvier, elle présentait Smaa Smaa, son nouvel album, à un public partagé entre amateurs de musiques du monde et membres de la communauté maghrébine, retenus chez eux ce soir-là par le match de foot Algérie-Egypte (demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations).


Hasna El-Becharia chante d'une voix grave, un blues âpre, minimaliste et envoûtant. Elle loue le Prophète, dit sa foi et célèbre l'amour. Rejointe par ses musiciens et sa choriste, la chanteuse Souad Asla - qui s'apprête elle-même à publier son propre album -, elle troque provisoirement son luth contre une guitare électrique. L'instrument a fait sa réputation et lui valut un surnom, "la Rockeuse du désert", lors de sa première apparition publique à Paris, en 1999, au festival Femmes d'Algérie, cinq nuits d'un destin, au Cabaret sauvage, où avait été également découverte sa compatriote Souad Massi.

Hasna El-Becharia a du tempérament. Pendant les années noires, en Algérie, elle sortait le soir, malgré le couvre-feu, et recueillait chez elle des femmes répudiées par leur mari. La dame s'est mise à la guitare électrique vers 20 ans. Elle en avait marre qu'on ne l'entende pas lorsqu'elle jouait du luth oriental (oud) dans les mariages. Elle lui préfère désormais le guembri qui met magnifiquement en valeur sa singularité vocale, tout en gardant un soupçon de rock'n'roll dans l'attitude. Des arrangements conçus par le Capverdien Teofilo Chantre apportent une touche originale à l'album, mais disparaissent en scène. Nulle trace de clarinette ni de violon. L'énergie et les rythmes de transe qu'elle porte en elle suffisent à Hasna El-Becharia, femme libre au regard tendre.

En concert

le 4 mai à Corbeil-Essonnes, le 16 à Paris, le 22 à Montpellier.

Smaa Smaa,

1 CD Lusafrica-Sony Music.


Source: P. Labesse, Le Monde.

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