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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 20:23
La direction de la Conservation des forêts de la wilaya de Béchar a procédé, récemment, à la plantation de 100 hectares d’olives à travers 9 communes de la Saoura. Cette opération a généré 110 postes d’emploi. Pour l’année 2009/2010, cette direction prévoit 1 100 plants de faux poivrier, 900 de casuarina, 1 500 d’acacia, 1 500 de syanophilas et 1 500 de millia. Ces plants seront produits par la pépinière de Béchar qui a une capacité de 23 000 plants et une superficie d’un hectare. Selon les responsables de cette direction, 9 communes de la wilaya ont bénéficié de la plantation d’oliviers sur une surface de 100 hectares dans le cadre du programme sectoriel 2008/2009, ce projet a généré 100 emplois dans cette région du sud du pays.

Source: R. R., Liberté.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:21
Fort de sa conviction que “le tourisme, c’est l’avenir de la région”, M. Bouhada s’efforce à doter la région, dans les années à venir, d’infrastructures à même d’aider à la relance du secteur. Sous peu, Béni-Abbès aura son aérodrome. Les travaux de bitumage de la piste d’atterrissage, longue de 1,8 km, sont achevés par la DTP. Vu la taille de cette infrastructure, seuls les ATR y atterriront. Elle sera reliée à la ville par une route à double voie en cours de réalisation. “Je l’ai demandé il y a à peine trois mois. Le projet est retenu et les travaux sont déjà entamés. C’est dire qu’il y a une volonté réelle de faire quelque chose pour la région. Le but, c’est le tourisme”, reconnaît M. Bouhada.

L’autre projet qui est appelé à donner un véritable coup de fouet à l’activité touristique : la route des ksour. Elle part de Abadla jusqu’à Kerzaz. Elle desservira neuf communes. Le gros des travaux est fait puisqu’il ne reste qu’un tronçon de 40 km. Cette route a un triple intérêt : elle permettra d’abord de désenclaver beaucoup de ksour. Pendant les chutes de pluie, beaucoup d’élèves ne se rendent pas à l’école à cause des routes coupées. De plus, elle raccourcira le trajet vers Timimoun de plus de 200 km et va revivifier les communes de la région. Enfin, elle attirera les touristes qui, tout en admirant les beaux paysages de la région, peuvent découvrir tous les ksour de la région et aller jusqu’à Timimoun en peu de temps.

Mais d’autres actions doivent être entreprises pour que Béni-Abbès retrouve son lustre d’antan. Il faut d’abord sauver la palmeraie qui meurt à petit feu. Beaucoup de palmiers ont péri par vieillesse ou à cause du peu de soins. Certes, il y a le projet GTZ qui a pour objectif de réhabiliter et de rajeunir la palmeraie. Mais le grand problème est que les lopins de terre, pourtant très fertiles, ne sont pas travaillés. Pourquoi ? Parce qu’ils appartiennent aux familles élargies dont la taille a beaucoup grandi. La palmeraie appartient à tout le monde et n’appartient à personne en fait. Un casse-tête inextricable en somme. Le vieux ksar est confronté à la même situation. Le plus grave est que les intempéries de l’année dernière et de septembre passé lui ont causé d’énormes dégâts. Presque 30% de ses bâtisses se sont écroulées. Ce qui ne manquera pas de surprendre tout visiteur qui se rend à Béni-Abbès c’est la laideur de la ville qui ne paie vraiment pas de mine. Elle jure avec la beauté de ses paysages. Passons sur le jardin public qui est laissé à l’abandon. “Les dernières pluies ont complètement défiguré la ville. Il faut une aide importante de l’État. Nous avons sollicité les autorités compétentes et la réponse a été favorable”, explique M. Bouhada. Pourtant, la DUCH a un projet de réaménagement de toute la ville. Il date de plus de deux ans. L’étude est terminée, l’enveloppe financière dégagée et il ne reste que le lancement des travaux. Quand ? On attend la finalisation des travaux de voirie et d’assainissement !  Mais que faut-il faire pour relancer l’activité touristique ? De l’avis de M. Bouhada, la région doit bénéficier de plus de médiatisation avec l’engagement des moyens lourds de l’État. En outre, les autorités doivent faciliter les procédures administratives pour la création d’agences de voyages (il n’y en a aucune à Béni-Abbès). En un mot, l’Algérie doit disposer d’une vraie politique pour le développement du tourisme. Surtout que le tourisme et l’agriculture sont les seules richesses de Béni-Abbès. “Ou c’est la relance de ce secteur ou c’est le chaos”, résume sentencieusement M. Bouhada.

Source: C. Arab, Liberté.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:19

De par ses potentialités immenses, elle ambitionne d’être à nouveau une destination touristique comme à la belle époque.


il ne faut pas sortir d’une grande école du tourisme pour s’en apercevoir : la région de Béni Abbès peut légitiment prétendre au statut de grande destination touristique. C’est qu’elle recèle de formidables potentialités touristiques qui laisseront pantois d’émerveillement les amoureux du beau. Sa vocation touristique, elle l’affiche fièrement comme on arbore de beaux bijoux pour plaire à des convives. Mais la beauté de la perle de la Saoura, qu’on appelait dans les années 1970 l’oasis blanche, est naturelle, sans fard. Juste à l’entrée de la ville, une belle et grande palmeraie longe la rive de l’oued Saouera qui, après avoir irrigué une flopée de ksour de la région, part mourir quelque part à Adrar. Un peu plus haut, à droite, est implanté, au cœur même de la palmeraie, le vieux ksar où chaque famille dispose d’une habitation qui donne sur un jardin. Classé patrimoine universel, ce fouillis de maisonnées est un véritable joyau architectural qui, avec une plus grande médiatisation, drainera des bataillons de touristes. À gauche, juste derrière le théâtre où se tenaient les festivités du Mawlid, s’étend le quartier des colons où se trouvent le musée et le zoo qui malheureusement ne sont plus ce qu’ils étaient. Et pour rejoindre la ville tout en haut, il faut emprunter une route ceinturée par des arcades. À mi-chemin, on aperçoit à sa gauche une vaste bâtisse : c’est l’hôtel Rym, une belle structure forte de 120 chambres, qui, pour cause de manque de rentabilité économique, pourrait être converti, dans un proche avenir, en une école de tourisme. Une bonne décision ? Pas sûr. C’est que son emplacement — c’est son atout-maître — est unique. Tout en dominant la palmeraie, il s’adosse à la grande dune qui, le soir, est prise d’assaut par les habitants de la ville, hommes et femmes, histoire de profiter de la fraîcheur vespérale et se retrouver avec des amis après le retranchement diurne de plusieurs heures imposé par le soleil. L’été, beaucoup de nationaux viennent ici pour s’ensevelir sous son sable cuisant dans l’espoir de guérir de leurs rhumatismes. C’est au pied de cette gigantesque dune où, pendant l’hiver, on s’adonne au ski sur sable que se tiennent les festivités des nuits métisses qui, chaque fin décembre attirent bien du monde. Le terrain est convoité par une dame qui veut implanter une auberge. C’est dire que cet établissement hôtelier est dans un site incomparable. Il faut aller à l’autre extrémité de la ville pour trouver un lieu aussi beau que stratégique : celui où est construit l’hôtel Le Grand-Erg qui, du temps de la France, se nommait hôtel Citroën. De sa terrasse s’offre un tableau paradisiaque : la palmeraie et l’oued qui, dans leur entrecroisement, forment un scorpion. À l’arrêt depuis 6 ans, il a été repris fin 2008 par un jeune investisseur algérois, chef d’une entreprise de nettoyage à Alger. L’établissement ayant subi beaucoup de saccages, M. Sahnoun a engagé, depuis février, des travaux de réfection qui lui ont coûté les yeux de la tête. De ses différents voyages à l’étranger, il est revenu la tête pleine d’idées qu’il compte mettre en œuvre avec l’acquisition de son hôtel. “Au début, j’ai failli abandonner vu l’état où se trouvait l’établissement. J’ai envie de faire quelque chose de convivial, de familial où ceux qui viendront y séjourner seront à l’aise”, explique-t-il. Et comme l’effort est toujours récompensé, une partie de l’hôtel sera ouverte avant la fin de l’année. Mais il ne veut pas en rester là : il compte aussi solliciter un crédit bancaire pour construire une piscine, acquérir un ou deux minibus pour assurer le transport à ses clients à partir de Béchar et créer une agence de voyages en travaillant en partenariat avec des gens de Béni Abbès. La réussite sera-t-elle au bout de son aventure entrepreneuriale ? “Je suis optimiste à plus forte raison que le ministre du Tourisme a affiché sa volonté de venir en aide aux régions touristiques. J’ai le pressentiment que mon projet va réussir”, confie-t-il.


À quelques centaines de mètres d’ici, on découvre l’Hermitage du père de Foucauld, construit en 1905 et aujourd’hui tenu par sept de ses disciples qu’on appelle les frères et sœurs de Jésus. Alentour, un jardin et la maison des sœurs. Humains et tolérants, ils sont très appréciés à Béni Abbès au point d’être invités à des fêtes religieuses ou autres. Un des leurs est mort il y a quelques mois des suites d’un accident. Il a été enterré ici. Autres richesses dont peut se targuer Béni Abbès : les gravures rupestres de Marhouma, à 30 km de la ville ainsi que la muraille de Chine, des monticules naturels qui ressemblent à la merveille de l’empire du Milieu.


C’est dire que la perle de la Saoura peut développer plusieurs formes de tourisme : saharien, religieux, sanitaire, culturel, scientifique, etc. Et elle dispose d’un réseau associatif assez dynamique qui est en relation avec des associations étrangères. L’exemple de l’Association de développement de l’agriculture saharienne, du tourisme et de la protection de l’environnement dont le coordinateur est Touhami Merzougui est édifiant. Mais y a-t-il vraiment du tourisme à Béni Abbès ? C’est presque l’Arlésienne : tout le monde en parle, mais on n’en voit pas la trace. Ce ne sont pas les centaines d’inconditionnels touristes étrangers qui y viennent presque chaque année qui attesteront du contraire. Pourtant, il fut un temps où la chaîne de touristes étrangers qui veulent faire le change va de l’actuel siège de la Badr à l’hôtel Rym. Des Français, des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Américains, il y en avait de toutes les races. C’était la période faste de Béni Abbès. Encore que ces dernières années, l’activité touristique a repris quelque peu. Question : où en sont les préparatifs pour la présente saison touristique ? “Nous sommes en train d’apporter les dernières retouches pour le festival musical Les nuits métisses qui va se tenir fin décembre. Les contacts avec la partie française (une association de la région marseillaise) sont entamés pour avoir une idée sur le nombre de personnes qui vont venir. En outre, on compte aussi organiser, en mars prochain, les festivités du Mawlid qui attirent beaucoup de monde”, détaille M. Bouhada, P/APC, RCD.

Source: C. Arab, Liberté.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:17

Liberté : Quel bilan faites-vous de l’année dernière ?
Rabah Karboua : En 2008, notre wilaya a accueilli 1 729 touristes étrangers et 29 411 touristes nationaux. Ce n’est peut-être pas considérable, mais le nombre de touristes étrangers est, de 2005 à ce jour, en augmentation continue. Le pic a été atteint en 2006 avec la tenue ici à Béchar du Festival du tourisme saharien. Côté hôtellerie, cette année, les hôtels en construction ont connu une avancée importante. D’ici la fin de l’année, un hôtel de 3 ou 4 étoiles ouvrira ses portes à Béchar. Un autre sera réceptionné l’année prochaine. Ces deux établissements augmenteront les capacités d’accueil de notre wilaya à 380 lits. Sans parler de l’apport des autres hôtels ayant fait l’objet de travaux d’aménagement. L’année dernière, il y a eu la foire commerciale, culturelle et artisanale à Igli, organisée par l’office local du tourisme. À Louatta, l’office du tourisme a relancé le printemps touristique de Louatta.


Qu’en est-il des préparatifs pour la présente saison touristique ? 
Nous avons saisi les communes sur le volet embellissement des villes. Les offices locaux son à cheval sur ce plan (embellissement, préparation, dépliants… ).
Nous sommes aussi en train de préparer l’édition de supports publicitaires (CD, cartes touristiques…). L’opération est en phase de finalisation. On compte élaborer des dépliants spéciaux pour certaines communes comme Kenadsa, Beni-Abbès, Taghit, Béchar, les ksour du nord, et si les moyens le permettent, on inclura Tabelbala. Car il faut savoir que le budget de la promotion touristique est minime.


Pourquoi Béchar attire-t-elle si peu de touristes ?
La région de Béchar a beaucoup souffert du manque de publicité à l’étranger. Mais la promotion, c’est l’affaire des agences de voyages avant d’être celle de la direction du tourisme.  À mon avis, il faut multiplier les efforts pour vendre l’image de la région. C’est une tâche à laquelle tout le monde doit contribuer. Le problème est qu’on ne dispose que de trois agences de voyages alors que Tamanrasset, par exemple, en compte près d’une centaine. Il y a avait 12 dossiers déposés dans ce cadre, mais, malheureusement, la plupart n’ont pas reçu l’aval des autorités, car ne répondant pas aux critères exigés.

Source: C. Arab, Liberté.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:13

Bien pourvue par Dame Nature en sites paradisiaques, Béchar a tout pour être un haut-lieu du tourisme saharien qui pourrait drainer des centaines de milliers de touristes chaque année.


Taghit, Beni-Abbès, Igli, Kenadsa, Kerzaz… des noms qui, en d’autres circonstances, figureront en bonne place dans les catalogues des grandes agences de voyages des pays émetteurs de touristes. La réalité est, malheureusement, tout autre : les étrangers qui y viennent séjourner dépassent à peine le millier (1 729 exactement en 2008) et, outre-mer, on ignore presque tout de ces trésors en mal de publicité. Dans toute la wilaya de Béchar, il y a trois agences de voyages qui s’occupent beaucoup plus de hadj et de omra que de tourisme. Un scandale ! Il est vrai que le pays a beaucoup souffert de la détérioration de la situation sécuritaire pendant la décennie noire et continue toujours d’en payer les frais. Il est tout aussi vrai que les Algériens ne font pas beaucoup de choses pour mettre en valeur leurs produits, même si le ministère du Tourisme essaie tant bien que mal de rectifier le tir sans pour autant réussir, du moins pour le moment, à faire bouger les lignes. Est-il plus aisé de faire des schémas sur papier que de changer des mentalités forgées par des années de laisser-aller ?  À l’épreuve de la réalité, le tapage médiatique fait autour de la réhabilitation du tourisme saharien apparaît beaucoup plus comme une profession de foi qu’une volonté politique de doter le pays d’une véritable industrie touristique. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour à Taghit — une région souvent présentée comme un fleuron du tourisme algérien — ou à Béni-Abbès pour voir la désinvolture avec laquelle est “préparée” la saison touristique et l’état dans lequel sont laissées ces villes, leurs palmeraies, leurs ksour. Voyage au cœur d’un paradis victime de l’oubli.  


Taghit : l’enchanteresse  aux prises avec l’incurie


Le touriste qui se rend à Taghit n’a pas besoin de trop vadrouiller dans ses ruelles pour découvrir sa beauté. Il est séduit avant même d’avoir foulé son sol. Comment ? L’écriteau y souhaitant la bienvenue est à peine dépassé que le regard du visiteur, encore sous le charme des étendues rocailleuses (les fameuses hamadas) parsemées çà et là d’arbustes et d’acacias, est brusquement mis face à un décor édénique : un agglutinement de maisons enrubanné par une bande vert-noirâtre (la palmeraie) sur un arrière-fond doré fait de monticules de sable. Et le ravissement du visiteur s’agrandit à mesure qu’il s’approche de la ville en empruntant une route qui traverse d’abord un oued, fend la palmeraie puis enserrée par des colonnes d’arbres qui ombragent ses rebords, entame sa montée vers le centre-ville avant d’aller à nouveau se perdre dans le désert. De son entrée presque jusqu’à sa sortie, la ville offre à ses hôtes un visage attrayant. Contrairement à beaucoup d’autres villes du Sud, les façades des maisons attenantes à la rue principale sont recouvertes. Mieux, les trottoirs, agrémentés de lampadaires et de bancs, sont bien pavés et la place centrale très bien faite.
Quelques pâtés de maisons après le siège de la poste d’où sort une grande antenne qui, comme une balafre sur un beau visage, défigure complètement la ville, s’élève dans toute sa splendeur une grande dune dont la hauteur dépasse les 130 mètres. “Taghit est un véritable musé à ciel ouvert. En plus des dunes, elle dispose d’une chaîne de montagnes. En plus d’une réserve naturelle, notre région dispose de pas moins de 6 stations de gravures rupestres”, s’enorgueillit M. Nadhor, P/APC RND de la commune et en même temps responsable de l’office local du tourisme et président d’une association. “Notre ville est un véritable havre de paix. Il n’y a ni vol ni agression. La sécurité est totale”, insiste-t-il.


À quelques mètres en bas de la placette centrale, juste en face du siège de la daïra, s’élève une superbe bâtisse : l’hôtel Taghit. Surplombant la palmeraie, cet établissement est inaugurée en 1971 par l’actuel président de la République du temps où il était ministre des Affaires étrangères. Certes, l’établissement n’a pas beaucoup perdu de sa superbe, mais les temps ne sont plus ce qu’ils étaient. Fini la belle époque quand d’illustres hôtes (Charles Bronson, Alain Delon, Sophia Lorraine, Bertho Lucci, sans parler des ambassadeurs) y viennent séjourner.
Fini la période faste des années 1970 quand la région était prise d’assaut par des essaims de touristes étrangers.
Aujourd’hui, ce n’est pas le grand rush. Les touristes étrangers qui y viennent passer quelques jours ne sont pas des masses. À peine un millier en 2008 alors qu’ils étaient des dizaines de milliers à la fin des années 1970. Petite consolation : quelque 10 000 nationaux y ont séjourné l’année dernière. “La tendance s’est renversée. Alors que par le passé, ce sont les étrangers qui composent le gros des touristes qui viennent, aujourd’hui, ce sont les nationaux qui détiennent la palme”, constate le P/APC de la ville, rencontré dans son bureau. “Mais il faut reconnaître que, depuis 2000, l’activité touristique a repris. Le nombre de touristes est en augmentation constante. En tout cas beaucoup mieux que les années passées”, se félicite-t-il.

Le festival du court métrage  ou l’arbre qui cache la forêt 


Mais que fait-on à Taghit pour réussir la saison touristique qui vient à peine de commencer ? Rien ou presque. Engoncée dans son ronron quotidien, la ville affiche une mine des jours ordinaires, même si les premiers touristes, ramenés par une agence touristique de Mostaganem, sont déjà là.

C’est vrai qu’il y aura quelques manifestations culturels et folkloriques qui meubleront une saison touristique qui sera des plus rachitiques sur le plan animation. Ainsi, à la fin du mois d’octobre, se tiendra le Festival national du court métrage qui en est à sa troisième édition. Il est géré par l’ENTV et la fondation le Fennec d’or de Hamraoui Habib Chaouki. Trois à quatre waâdas seront aussi organisées. Des festivités folkloriques qui ont un aspect exclusivement local. Ce sont les habitants des communes environnantes qui y viennent.
Quant au marathon des Dunes, ni M. Nadhor ni une quelconque autre personne ne sait si, cette année, il va se tenir ici ou non. Idem pour le circuit autocross de Taghit qui ne s’est pas tenu depuis 1995. Des sportifs venant des pays du Maghreb et du pourtour méditerranéen y prenaient part. “L’initiateur de cette activité, un investisseur originaire d’Aïn Sefra, a été vu ici. Mais on ne  sait pas s’il organisera ou pas le cross”, explique M. Nadhor.  Une chose est sûre : le fameux Maoussim Taghit, tenu d’habitude fin octobre avec le début de la récolte des dattes, n’aura pas lieu cette année. La raison ? “On avait un grand problème d’accueil. Par le passé, on recevait les gens dans les écoles qui, à l’issue de la manifestation, subissaient beaucoup de dégâts. Aussi, nous avons décidé de le suspendre momentanément en attendant la réception des infrastructures en chantier”, explique le P/APC.
Pour pallier l’absence d’infrastructures, Taghit a bénéficié de plusieurs projets qui ne tarderont pas à être réceptionnés : une maison de jeunes, un centre de jeunes, une auberge, un camping et un centre culturel. Deux dortoirs privés ont ouvert leurs portes cette année et les travaux de construction d’un complexe touristique 5 étoiles sont lancés. L’étude pour l’implantation d’une ZET à 3 kilomètres du chef-lieu est en cours. Elle sera achevée avant la fin de l’année. D’ores et déjà, plusieurs investisseurs ont montré leur intérêt. “Taghit est devenu un grand chantier”, se félicite M. Nadhor.

Il reste que la ville manque de beaucoup d’autres choses : pas de banque, pas de marché, pas de douches, pas d’agences de voyages. De plus, les dernières intempéries ont occasionné beaucoup de dégâts à la palmeraie qui souffre déjà d’abandon et d’eaux usées. Le Ksar est lui aussi sérieusement endommagé.
Construites en toub, beaucoup de ses bâtisses, 40% selon les estimations d’un jeune, se sont affaissées comme des châteaux de cartes, alors qu’il a été réhabilité par le ministère de la Culture il y a à peine deux ans. Même le minaret de la vieille mosquée a cédé sous la pression des eaux en furie. “Le charme du ksar de Taghit est son minaret. Le jour où il est tombé, la réputation du ksar en a pris un sale coup”, s’offusque un jeune. Et parce que les autorités ne se sont pas empressées de réparer les dégâts occasionnés à ce site classé pourtant patrimoine national, ce sont les jeunes de la région qui, de leur propre chef, ont décidé de déblayer et de reconstruire les maisons dégradées pour pouvoir y recevoir des touristes. “L’année dernière, juste après les inondations de septembre, une équipe du ministère de la Culture est venue constater les dégâts. Rien n’a été fait depuis”, déplore-t-on. Et les touristes qui visiteront ce trésor architectural auront tout le loisir d’apprécier la grande estime dans laquelle le pays tient son patrimoine culturel.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 20:38

Dans le cadre du programme spécial de développement des régions du Sud, une maison de jeunes a été inaugurée hier à Kenadsa à l'occasion des festivités marquant le 55ème anniversaire du 1er Novembre 1954 et ce, en présence des autorités locales.

La maison de jeunes est équipée d'un atelier de tissage, d'instruments de jeux de divertissements, de micro-ordinateurs, d'une bibliothèque et d'une salle d'alphabétisation. Dans le même cadre, une nouvelle unité de la Protection civile a été inaugurée dans la commune de Lahmar (ksar du Nord). Notons au passage que Moussa Bouziane, 65 ans, ancien moudjahid et ex-directeur d'une école primaire en retraite est décédé, hier, lors de la conférence qu'il donnait sur le thème de la « lutte armée pendant la Révolution » au siège de la sûreté de wilaya.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 17:52

Quatre courts de tennis situés dans l'enceinte du stade de football du 20-Août sont à l'abandon et se trouvent dans un état de dégradation avancée depuis plusieurs années.

Se sentant privés de la pratique du sport de tennis, des joueurs se sont rapprochés de notre bureau pour exprimer haut et fort leur frustration et leur désappointement au sujet de l'état de ces courts de tennis qui ne sont pas utilisés alors que la demande est manifestement très forte. Juridiquement, ces espaces sportifs appartiennent à la commune de Bechar qui, pour des raisons non éclaircies, n'ont pas fait jusqu'ici l'objet de réfection ni d'attention particulière pour être livrés à des jeunes amateurs de cette discipline. Pourtant, la direction de la Jeunesse et des Sports assure avoir entrepris des démarches écrites auprès de la municipalité afin de les récupérer et ce, depuis 2006 dans le but de les réaménager mais en vain. La DJS entend également, en cas de cession à son profit de ces terrains sportifs, récupérer d'autres espaces annexes tels des terrains de volley-ball, basket-ball, des vestiaires, une cafétéria et un terrain de pétanque. La DJS a fait savoir, par la voix de son premier responsable, qu'elle ne pourra investir des crédits pour réhabiliter ce patrimoine communal que si un transfert légal de propriété est effectué à son profit. De jeunes adeptes du sport de tennis pénalisés pratiquent actuellement cette discipline auprès du centre de loisirs familial géré par des militaires. Mais l'avantage, affirment encore ces joueurs, c'est qu'ils disposeraient d'un entraîneur permanent et expérimenté en la personne de Chérifi Moumène fort connu à Bechar et titulaire de plusieurs trophées nationaux et régionaux. Il reste à la commune de Bechar qui a toujours affirmé être aux côtés de ceux qui encouragent le sport d'une manière générale, de faire un pas en matière de prise en charge totale de ces terrains en dégradation ou de les céder à la DJS, indiquent ces sportifs.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 19:59

Une étude pour la réalisation d'un tramway à Bechar vient d'être inscrite, au titre du programme de développement du secteur de 2010, a annoncé le ministre des transports M. Amar Tou lors de sa visite de travail dans la wilaya. 
"La ville de Bechar qui développe une longueur de plus de 16 km, est toute disposée à être équipée de ce type de transport urbain et ce, de par le développement rapide qu'elle connaît, de même que de par son statut de pôle régional du sud-ouest du pays', a affirmé M. Tou. 
Des projets similaires sont également retenus pour les villes de Biskra, Jijel, Sidi Bel-Abbes, Bejaia, Ghardaïa et Chlef, a-t-il ajouté. 
Ces projets visent, en plus de la modernisation des moyens de transport urbain dans ces villes, la prise en charge "complète" des préoccupations des populations dans ce domaine, a précisé M. Tou.


Source: APS/ La Tribune.
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 19:31

Une rencontre à laquelle ont assisté les principaux responsables locaux de l'Environnement, du Tourisme, de l'Hydraulique, des Travaux publics, des Forêts, soit les secteurs concernés par le risque des inondations, a eu lieu hier au siège de la Protection civile.

 

La réunion a pour but la mise en oeuvre d'un plan d'action qui s'appuie sur une coordination étroite entre ces organisme publics en vue de prévenir le risque des inondations, à l'instar de celles ayant frappé la région au mois d'octobre 2009. La Protection civile a renforcé ses capacités par l'acquisition récente d'un lot de matériels d'incendie, de prévention et d'intervention qui a été exposé au cours de cette semaine. Ce matériel est composé aussi de camions, de pompes tractables, d'ambulances médicalisées et destiné à consolider le plan d'action ainsi que les huit unités d'intervention réparties à travers la wilaya.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 19:33
Le nouveau CEM du quartier dit Lahdeb, au nord de Bechar, a été choisi par les autorités locales pour la célébration de la Journée de l'Arbre. A cette occasion, un cours de sensibilisation a été dispensé aux élèves sur l'importance de la préservation de l'arbre. Au niveau de la Conservation des Forêts, un reportage filmé de dix minutes a été diffusé sur les nombreuses activités de la pépinière, la grippe aviaire et la lutte contre la désertification. Néanmoins, ce qui retient l'attention du citoyen est sans doute l'opération de reboisement effectuée à travers l'agglomération de la capitale du Sud-ouest.

Source: M. Nadja, El Watan.
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