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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 19:18

5ème partie


Michel Leiris et Khadidja

Le 19 septembre 1939, Michel Leiris arrive à Beni-Ounif (à l’époque Révoil-Beni-Ounif), entre Béchar et Aïn-Séfra, à la frontière du Maroc, «oasis assez maigre où pousse un insignifiant village indigène doublé d’une petite ville de garnison», «bled passablement sinistre, pépinière de cafard».


Durant son séjour à Beni-Ounif, il tue le temps en lisant, entre autres, Proust, «Le Temps retrouvé, un livre admirable», écrit-il à sa mère. Et à Louise Leiris: «De plus en plus, je trouve Proust génial. Dans peu d’ouvrages, il m’est arrivé de trouver à un tel point ce que j’ambitionnerais de faire moi-même». En Novembre 1939 - février 1940. À la base 2, quasi désertique, à quatre-vingt-dix kilomètres environ au sud-est de Beni-Ounif, il note que chimistes et artilleurs essaient leurs armes chimiques en tirant au canon sur des moutons, les moutons des malheureux nomades de la région.
Michel Leiris ne sortira pas indemne de ce séjour monotone dans la région de Béchar puisqu’il s’éprend en grand élan de tendresse pour Khadidja, vingt-trois ans, prostituée exerçant à Béchar et venue travailler à Beni-Ounif. Il fera de cette aventure le chapitre, «Vois! Déjà l’ange... dans Fibrilles, la jeune femme sera promue «du rang méprisé de putain à celui de magicienne» et regardée comme «un ange de la mort». Le 26, il quitte Beni-Ounif pour Paris, via Oran et Marseille
 
Pontier Arnaud, l’enfance meurtrie à Béchar
Arnaud Pontier passa une partie de son enfance à Béchar où ses parents exerçaient dans les années 1970 comme enseignants coopérants. Dans «La treizième cible», Arnaud Pontier tente son autobiographie à peine romancée: «En 1955, à Colomb-Béchar, l’immensité du désert est comme un aimant. Les femmes en caftan brodé, les yeux peints de noir et de henné, dansent au milieu des attroupements et les dromadaires, de leur pas d’autruche, transportent des litières garnies de coussins». François le héros du roman qui incarne l’auteur lui-même a 7 ans lorsqu’il quitte la France pour Saïgon, avec sa sœur cadette et ses parents.
Il en a 13 quand ils s’installent à Colomb-Béchar. Le jeune garçon passe ainsi son enfance et son adolescence dans deux territoires du colonialisme français, qui vit ses premières inquiétudes. Arnaud Pontier affirme que son séjour d’enfant à Bechar ne fut pas une sinécure. Ils auraient été, selon son témoignage, victime d’actes de malveillance de la part des habitants de la ville et il en garda une profonde amertume.
En fait, il semble que les mauvais souvenirs qu’il associe à son séjour à Béchar avaient d’autres motifs, car le jeune enfant, héros de son livre, avait pour père un monsieur directeur d’école -mais également au service du Renseignement- alcoolique, qui bat sa femme et ses enfants, régulièrement admis à l’hôpital pour cause de «chute dans l’escalier. Quant à la mère, aucune âme ne semblait occuper ce corps affecté par ses manières et par ses poses. Jamais elle n’adressera une phrase ou un geste de consolation envers sa fille ou son fils.

Source: A. Hani, La Voix de L'Oranie.
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:12

Située sur la route de wilaya n°10, à 90 km au sud de Béchar, la municipalité de Taghit a bénéficié, ces dernières années, de plusieurs enveloppes financières destinées à la réalisation de nouveaux projets, mais aussi au renforcement de ceux en voie d’achèvement.

Ce qui a donné une nouvelle cadence à la locomotive du développement local dans cette région, qui a enregistré d’importantes améliorations.


Cette dernière décennie, s’agissant du secteur du tourisme, la daïra de Taghit a bénéficié d’un projet d’étude, une zone d’extension touristique (ZET), dans la localité Tazir à Zaouia Fougania. Ce site abritera tous les projets touristiques et va susciter un réel intérêt chez les investisseurs nationaux et étrangers. Selon M. Nadour Mohamed, P/APC de Taghit, ce genre d’opération permettra de mettre en exergue l’aspect historico-culturel de cette région, laquelle recèle de nombreux sites et lieux historiques d’une rare beauté.


Il s’agit des gravures rupestres, de grandes palmeraies, le ksar et le sable doré de cette région saharienne qui possède des propriétés thérapeutiques à plusieurs pathologies, telles que le rhumatisme et les allergies. Toujours dans le même domaine, un complexe touristique (5 étoiles) est en cours de construction par un privé à la sortie sud de cette ville. Cette infrastructure hôtelière regroupera une résidence traditionnelle et une résidence semi-moderne. Quant au secteur des travaux publics, qui a été très touché par les intempéries et les inondations du mois d’octobre dernier, les autorités locales ont procédé à la réhabilitation de la route de wilaya n°10 reliant Béchar à Taghit, en attendant sa promotion en route nationale RN6C, décidée par le ministre des Travaux publics lors de sa dernière visite à la wilaya de Béchar.
Pour éviter l’isolement de la région en cas d’intempéries, il a été procédé à la réalisation d’une route entre les dunes et la palmeraie qui relie actuellement la ville de Taghit au nord du pays en passant par Zouzfana.


Aussi, cette daïra a bénéficié de plusieurs autres projets tels que la réhabilitation de la RN6 B reliant Taghit à Zouïa Fougania, la réhabilitation de la route de wilaya n°10 reliant Bakhti à Zaouïa Tahtania ainsi que plusieurs pistes agricoles. En matière d’alimentation en eau potable, il est à signaler que cette daïra a bénéficié de 3 forages qui ont été achevés à 100% et de 2 châteaux d’eau, le premier d’une capacité de 800 m3 et un autre de 200 m3 à Bakhti et de trois puits. Pour ce qui est du secteur de la jeunesse et des sports, une maison de jeunes a été construite à Taghit et un centre national de la jeunesse a été achevé à Zaouïa Fougania. Selon le P/APC de cette ville touristique, cette infrastructure recevra entre 200 et 400 jeunes.
Concernant la scolarité des Taghitis, cette région du sud-ouest du pays a connu l’inscription de deux projets de construction, un lycée et un CEM, dont les travaux ont débuté en décembre 2008. Par ailleurs, cette ville, qui souffrait du manque de salle des fêtes ou de conférences pour accueillir les séminaires et autres rencontres scientifiques, a bénéficié d’un projet de construction d’un centre culturel dont les travaux sont en voie d’achèvement. Ce merveilleux site accueille actuellement les journées de formation initiées par la Copeam. Pour ce qui est des projets enregistrés ou réalisés dans le secteur de l’agriculture, on peut citer la construction d’une digue à Aïn Salah dans le périmètre agricole d’Alouina.


Aussi, 15 jeunes de cette daïra ont bénéficié de projets de réalisation de bassins agricoles et d’électrification des périmètres agricoles sahariens financés par le HCDS.  Par ailleurs, cette région touristique n’a pas encore bénéficié de nouveaux projets de construction, de logements sociaux, malgré le nombre élevé de demandeurs de ce type d’habitation qui est estimé à 1 400. Dans ce domaine et pour mieux protéger l’image touristique de cette daïra, les responsables locaux ont demandé la révision du plan d’aménagement urbain (PDAU).

Source: R. Roukbi, Liberté.

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:09
Igli en berbère signifie rencontre.

Entourée par des dunes dorées pavoisée d’une verdoyante palmeraie et irriguée par oued Saoura. La commune d’Igli qui est aussi le chef lieu de sa daïra qui compte 8000 habitants environ et une superficie de 2200 kilomètres carrés. Igli se situe au sud du chef lieu de la wilaya de Bechar.

Cette commune vient de connaître un véritable développement dans tous les secteurs. Igli se caractérise par ses patrimoines, agricole qui est la phoenéciculture, son histoire et même des traces anthropologiques de l’âge néolithique. Au fait des constructions qui sont bien réalisées et d’autres projets sont en cours de réalisation. Une réalisation d’ un forage pour l’alimentation en eau potable ainsi qu’ un château d’eau d’une capacité de 400 mètres cubes pour renforcer le réseau déjà existant. Un celibatérium et 8 logements pour la sûreté nationale ont été réalisés ainsi que le siège de la sûreté nationale. Le projet de réalisation d’une auberge de jeunes a pris beaucoup de temps, suite à des retardements des différents bureaux d’études. Ce dernier a été relancé. Dans ce contexte une implantation pour un lancement d’un projet de réalisation d’une annexe pour le CFPA.

Trois écoles primaires à Igli et une autre école dans la localité de Mazer qui est une annexe administrative ainsi que la réhabilitation du centre de santé de cette annexe. Ces trois écoles ont bénéficié des travaux de réhabilitation et d’aménagement et aussi la polyclinique d’Igli. La commune d’Igli a bénéficié d’une réalisation d’un projet d’éclairage public notamment le centre ville sur une distance qui globalise 3 kilomètres de longueur segmentée. En outre, un revêtement de la chaussée urbaine a été réalisé sur la parcelle B du centre ville en tri couche avec le calibre du gravier ( 3/8 , 8/15 , 15/25). Les quartiers des 304 lots Hai el Qods et celui des 130 lots de Moulay Abedlkader ont été touchés par une opération d’extension du réseau d’assainissement. Une rénovation du réseau d’assainissement a eu lieu au quartier des 56 logements.s’agissant du stade olympique a subi une extension des vestiaires et des travaux AEP ainsi que l’assainissement. Ajoutons l’électrification rurale de 4 quartiers sont en voie d’achèvement. Quant à la production avicole un seul producteur qui tient bon la barre avec son hangar de production.

Les 7 autres producteurs ont abandonné l’aviculture suite à l’absence d’eau dans leur lieu de travail et c’est la cause principale qui les avait obligés de stopper cette production. Le producteur actuel est contre ventss et marées à faire commercialiser sa marchandise localement avec un net bénéfice au marché d’Igli. Comme il signale que l’engraissement des poulets de chair durant 56 jours devient cher en certaines saisons par la rareté et la cherté de l’aliment de volaille. Ce producteur est satisfait des conseils et des orientations du vétérinaire de cette commune. Comme il demande de l’assistance et une subvention de la part des autorités locales pour participer au développement économique de la commune. Par ailleurs, des entreprises publiques et privées de travaux routiers sont à pied d’œuvre pour désenclaver et rapprocher les localités périphériques. Toutes les pistes agricoles sont en train d’être bitumées après tous les travaux de terrassement et de nivellement suite aux dernières leçons tirées par les intempéries. Cette piste agricole qui s’étant sur 7 kilomètres reliant Igli à l’annexe de Mazer est en train de se réaliser et c’est un défi, d’où les pistes des dunes n’ont jamais connu d’asphaltage. Il nous a été signalé que les travaux provisoires seront réhabilités tel que le pont principal de Mazer, le barrage de 240 mètres sur une hauteur de 5 mètres et une largeur de 5 mètres . La réalisation de ce barrage a pris énormément de temps actuellement, son mur est fissuré.

Source: La Nouvelle République.
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 17:39
 

4ème partie


Reprise en 1947, la pièce s’avère toujours «d’une brûlante actualité»,  note «Alger Républicain» du 21 août 1947 et elle est alors interdite par les autorités coloniales. Suite à une nouvelle représentation de la pièce à Alger en 1951, Mohamed Dib, alors à «Alger Républicain» souligne le caractère révolutionnaire de la pièce et note que le silence sélectif des autres quotidiens d’Alger qui n’en ont donné aucun compte-rendu (Alger Republicain du 12 décembre 1951).

 


Miné  par la maladie, Mohamed Ould Cheïkh reprend sa plume, décidé à utiliser ses dernières forces, tel Samson, Le héros de sa pièce, pour lutter pour son peuple. Il met en chantier deux œuvres dont il annonce la parution incessante: un nouveau roman «La Vierge du douar» et une nouvelle pièce en quatre actes, dont l’intitulé paraît encore plus engagé: «Vive l’Algérie».
Mais rongé par la maladie et à bout de forces, il s’éteint le 29 janvier 1938 à Béchar, sans avoir pu publier ses dernières œuvres. La ville de Béchar qui devrait tirer une fierté légitime de cet enfant prodige continue à l’ignorer.
Aucun lycée, ni aucune université, ni aucun édifice culturel ne porte le nom de ce brillant enfant du pays, mort sans avoir pu donner toute la mesure de son génie. Le mot «ignorer» est à prendre dans le sens de «méconnaissance et absence de culture» mais aussi et malheureusement dans le sens de «manque de considération» pour l’un des premiers écrivains en langue française du pays.
 
Robert Letan, le mineur de Kénadsa
 
Robert Letan, né en 1922 sur le champ de bataille à Verdun est mobilisé durant la deuxième grande guerre. En 1945, à la fin de la guerre, à vingt-trois ans, il est démobilisé.
Il est alors embauché en Algérie dans une société de transports automobiles faisant la liaison entre ce qu’on appelait alors Colomb Béchar et Gao. Un travail des plus pénibles et des plus risqués. Une année plus tard, en 1946, il est recruté comme mineur à la mine de charbon de Kénadsa.
Il supporte difficilement les conditions inhumaines de travail. Et à la différence des ouvriers indigènes qui n’en avait pas le droit, lui revendique de meilleures conditions de travail. 
Il est vite remarqué pour ses idées politiques contestataires. Il adhère au Parti communiste français (PCF), prend la tête du syndicat des mineurs de Kénadsa et acquiert une grande popularité parmi les ouvriers de la mine. Dans la foulée, il apporte son soutien au mouvement d’indépendance au Maroc et en Algérie.
Il fait alors l’objet d’une expulsion d’Algérie. Son roman «Mine de rien» raconte une histoire de mineurs au Sahara. On y reconnaît aisément les Houillères de Kénadsa. Dans une mine perdue au Sahara, quelques aventuriers fuyant l’Europe dévastée de la seconde guerre mondiale reconstruisent leur vie.
Ce roman s’inspire beaucoup de l’expérience saharienne et aventureuse de l’auteur, pendant les années 45-50, dans une compagnie saharienne de transport automobile, puis dans une exploitation minière.

Source: A. Hani, La Voix de l'Oranie.
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 12:03

Ces derniers jours, une délégation qatarie est venue prospecter les zones favorables à l’installation d’un centre d’élevage de l’outarde et autres volatiles du même genre, entre la commune de Kasdir et celle de Laricha. Du côté d’El Bayadh, plus exactement dans la région de Lebnoud, une autre délégation, saoudienne celle-là, a installé son campement dans la steppe afin de s’adonner à son sport favori, la chasse à la fameuse outarde houbara. En effet, la semaine dernière, à l’aéroport de Béchar, un avion cargo saoudien a déchargé des équipements et des voyageurs. Certains ont été vus à leur arrivée à l’hôtel Antar de la capitale de la Saoura, mais il ne s’agissait en fait que du personnel chargé de la logistique.



Il y a cinq jours, ce personnel, au demeurant très discret, a été aperçu à l’hôtel de l’Oasis à Taghit, à 100 km au sud. Le campement, lui, a été installé aux alentours de l’oasis. Aussitôt arrivés, les chasseurs saoudiens se sont mis à l’œuvre en se déplaçant à une centaine de kilomètres plus au sud, le long de l’oued Zousfana, vers Igli. Ensuite, ils ont rebroussé chemin pour remonter vers la zone de Oued Namous, à 250 km de là, toujours à la recherche de la proie royale. Cette région limitrophe avec la wilaya d’El Bayadh est devenue l’espace de prédilection de l’outarde et autres gibiers très recherchés, devenus très abondants du fait que durant la décennie noire, la présence terroriste l’avait faite déserter des prédateurs humains. Maintenant que la région a été sécurisée, ce ne sont plus des émirs autoproclamés qui la hantent, mais bien des têtes couronnées intéressées spécialement, selon la population autochtone, par le cœur et le foie du gibier convoité. Or l’outarde, elle, bien « sédentaire », est actuellement en période de ponte. L’éclosion de ses œufs aura lieu en mars prochain. Pour elle – et non pas pour la truffe qu’ils apprécient tout autant – ces touristes de luxe saoudiens et quataris sont de retour, même s’ils se sont faits extrêmement discrets.


De mémoire d’homme, on n’a jamais vu un aussi verdoyant et précoce printemps dans le sud-ouest du pays. Les dhayas et les rocailleuses montagnes sont couvertes d’une végétation jamais observée. Les oiseaux migrateurs n’ont pas manqué l’occasion, après des années d’absence, de revenir visiter les zones humides débordant d’eau cette année. La luxuriance de la végétation est ponctuée à perte de vue par le violet de fleurs d’el harra et le jaune de celles du jerjir, sur les flancs des rugueux espaces. La truffe foisonne même à des endroits inaccoutumés. La cueillette de etterfas bat son plein. Dans le même ordre d’idées, il y a quinze jours de cela, un investisseur du groupe saoudien El-Maraii a été reçu à la wilaya de Béchar pour semble-t-il, un projet de complexe laitier intégré. Cependant, une question se pose : est-ce qu’on n’aurait pas dissimulé à dessein la venue des chasseurs saoudiens sous ce prétexte qui ne convainc du reste personne dans la mesure où un tel projet repose d’abord sur l’aliment du bétail, un aliment qui ne peut être produit sur place ? Pour remonter un peu plus loin, un autre Saoudien avait acquis, il y a 5 ans, un terrain de 5 hectares situé face au nouveau complexe universitaire, sur la route de Lahmer. L’espace a été délimité par une clôture grillagée mais reste à ce jour abandonné.Pour revenir à la chasse à l’outarde, rappelons-nous des braconniers venant régulièrement, ces dernières années, des pays du Golfe. Ils s’installent dans les vastes zones steppiques du sud-ouest oranais avec armes, bagages, guides locaux et attirail complet de cynégétique. Ces touristes bien particuliers sont pourvus d’une extraordinaire logistique et d’un fastueux campement royal, pour le dépaysement et l’aventure. Par les privilèges dus à leur majesté, ces émirs pétris du talent de la chasse au faucon s’adonnent à un « braconnage de luxe » en dressant leurs tentes dans d’immenses espaces dévolus à leur plaisir. Des lieux qui se situent entre les wilayas d’El Bayadh, Naâma et Béchar, aux lieudits Lebnoud et Oued Namous. Une déplorable déprédation d’un milieu déjà éprouvé par une impitoyable désertification. A l’image de véritables prédateurs, leur choix se porte principalement sur la splendide et fragile gazelle dorcas et l’outarde houbara, un superbe volatile de l’ordre des échassiers, très apprécié pour sa chair extrêmement savoureuse et son foie aux vertus aphrodisiaques avérées. Or, pour la préservation de nos richesses environnementales et dans le souci de maintenir l’équilibre de la biocénose existante, ces espèces animales convoitées pour la distraction des princes sont étroitement protégées par la loi. Entre autres par le décret n°509/83 du 20 août 1983. Mais pour ces messieurs venus de loin et qui participent amplement à l’extermination de ces espèces, nos lois sont mises aux oubliettes.

 

Source: M. Nadjah, D. Smaili, M. Kali, El Watan.

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 19:11

3ème partie

La littérature autochtone: Mohamed Ould Cheïkh 

      

En 1936, un enfant de Béchar, Mohamed Ould Cheikh, investit les lettres françaises. Il publie à Oran son premier roman «Myriam dans les palmes». Un roman remarqué par la critique locale.

 


La trame du roman qui à pour fond la ville de Béchar, est construite autour d’une intrigue dont le dénouement symbolise le triomphe de l’identité algérienne et l’impossibilité de l’assimilation: Myriam, l’héroïne du roman et son frère Jean-Hafid, issus d’un couple mixte, finissent après moult aventures par épouser l’identité arabo-musulmane vers laquelle les attire leur mère Khadidja.
«Le capitaine Debussy meurt, Jean et Myriam grandissent. Le fils aîné devient officier aviateur, la jeune fille instruite par un taleb, se laisse, sous l’influence maternelle, glisser peu à peu vers l’Islam».
Le jeune écrivain du sud, tout en s’exprimant dans cette langue française dont il aime la poésie, prend conscience de la différence de l’Algérien, de son identité. De là à lutter pour imposer et émanciper cette identité, il n’y a qu’une œuvre littéraire et Mohamed Ould Cheïkh, puisant dans ses dernières ressources, va l’écrire. Ce sera une œuvre  de théâtre, car ayant suivi les débuts du théâtre populaire algérien, il a compris sa portée  politique. Sa nouvelle œuvre s’intitule: «Samson l’Algérien».
La pièce était un hommage à l’émir Khaled, mort une année auparavant. Mohamed Ould Cheïkh contacte Bachtarzi, le célèbre dramaturge algérien et lui propose de monter la pièce. Bachtarzi est séduit mais effrayé par la virulence du texte, il écrit dans ses mémoires: «Il y avait là un talent manifeste. Il y avait aussi toute la passion, toute l’indignation d’un jeune musulman qui jaugeait à sa juste valeur le paternalisme qui nous engluait. Mais cette passion s’exprimait d’une manière trop violente pour que nous n’allions pas tout droit nous casser le nez sur une interdiction.
Comme il me demandait de me charger de la traduction, je lui ai fait accepter en même temps des adoucissements. Le résultat sauvegardait assez bien la pensée de l’auteur sans donner trop de prise à la censure». Grâce à quelques «adoucissements», la pièce passa le cap de la censure. Présentée en 1937, elle obtint un formidable succès lors des tournées de la troupe de Bachtarzi dans le pays, à Annaba, à Mostaganem, à Sidi Bel-Abbès et ailleurs dans d’autres villes algériennes. A Oran, le public fait une chaude ovation au jeune auteur.
Le texte est accueilli avec enthousiasme par la classe politique algérienne indigène: Lamine Lamoudi, militant du mouvement ouléma, luttant alors pour faire aboutir «la charte revendicative du peuple algérien musulman» adoptée par le Congrès musulman de 1936, écrit à propos de cette pièce: «Khaled, le héros de la pièce est un musulman brave et généreux, un homme de cœur qui milite pour le relèvement moral et matériel de ses coreligionnaires. Il les aide, les protège et les défend par son activité, son courage et sa bonté et souvent, tel Samson, il réalise l’impossible pour leur rendre service… Il n’hésite pas devant le danger, à sacrifier son amour, son bonheur, pour le salut de son peuple». (La Défense du 21 mai 1937).

Source: A. Hani, La Voix de L'Oranie.
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 12:01

Les deux terribles tumeurs cancéreuses, à savoir le cancer du sein et celui du col de l’utérus, les plus répandus dans notre pays, sont, pendant 2 jours (15 au 16 février), au centre de débats à Taghit, entre professeurs venus des CHU de l’Ouest du pays et praticiens de la santé publique et privée de la wilaya.



Hier, à l’ouverture de la manifestation scientifique à l’école paramédicale de Bechar, le Pr. Mokhtari du CHU d’Oran annoncera que le premier objectif de la rencontre est d’informer et de faire connaître d’abord la redoutable pathologie qui touche en particulier la femme dans des proportions inquiétantes au regard des statistiques. Le cancer du sein affecte, dans l’ordre des pathologies, le tiers des patientes touchées et qui est suivi de l’infection du col de l’utérus. Selon l’orateur, le deuxième objectif du séminaire est de recueillir la réaction de la femme du Sud vis-à-vis de cette infection par rapport à la patiente du Nord du pays et qui ne réagit pas de la même façon face au fléau. Il s’agit aussi, selon le Pr. Mokhtari, d’attirer l’attention des pouvoirs publics, à travers l’organisation de ces séminaires médicaux alternatifs, sur l’incidence financière lourde en matière de prise en charge des patients par l’Etat.

A Bechar, les dernières statistiques fournies par le service de cancérologie de l’hôpital « 240 Lits » indiquent, selon le praticien Oudanne, que 177 cas de cancérologie ont été enregistrés dans la wilaya au cours de l’année 2007. Dans ce chiffre épouvantable, le cancer du sein chez la femme tient le haut du pavé immédiatement suivi du cancer du poumon chez l’homme. Selon toujours le spécialiste, les cas infectieux sont répartis entre le service d’oncologie et le service d’hématologie. D’après notre interlocuteur, si les patients reçoivent des séances médicales préliminaires de chimiothérapie, par contre, l’indispensable radiothérapie est encore inexistante à l’hôpital, d’où le recours forcé à des évacuations vers les CHU d’Oran et de Tlemcen.

Néanmoins, l’hôpital militaire régional de Bechar (HMRB) a eu à connaître, depuis les cinq dernières années seulement, une centaine de cas de tumeurs cancéreuses (les deux sexes confondus). Le premier responsable de la structure militaire, lui-même praticien, indique qu’à travers les consultations, la dominance pathologique demeure les lymphomes gastriques les plus répandus dans la région.



Source: M. Nadjah, El Watan.

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 10:50

2ème partie

Béchar au début, Isabelle Eberhardt


Le café maure, sous une tente nomade en loques; de vieilles nattes usées, quelques pierres et un bidon en fer blanc sur un feu de djerids secs et des essaims de mouches, innombrables, acharnées que le thé marocain attire. Le cafetier, jeune ksourien de Kénadsa, a déjà appris des légionnaires à jurer en allemand et même en flamand; il accompagne volontiers ses discours d’énergiques «god ferdom».


Pourtant quand je m’amuse à lui expliquer que c’est un blasphémer, il paraît tout contrit. Ici comme à Béni Ounif, comme partout, les insouciants mokhaznis montent la garde, à demi couchés sur le sable chaud, leur fusil près d’eux, l’œil mi-clos, en une immobilité de chat se délectant à l’ombre brève des murailles.
Le soir, sur le petit mur du quartier de la région, des hommes s’accoudent, pour parler, en langues diverses, des mois qui leur restent à tirer. Deux suisses jurent de ne plus rengager et font d’interminables projets de «noces à tous casser» dans les jolies petites villes des bords du lac Léman.
Tous ces noms si lointains sonnent bien étrangement à cette heure du soir dans cette redoute sud oranaise, et tous ces plans de pauvres soldats étrangers n’ont pas bien l’air de voir jamais se réaliser. Plus bas, au delà d’un grand terrain vague où le vent chasse des tourbillons de poussière, le ksar de Tagda, un dédale de ruelles couvertes et noires, de maisons à terrasses, parfois très hautes, le tout entouré d’une muraille flanquée de tours carrées en toub d’une teinte grise, prenant au soleil des reflets métalliques.
Des Koubbas maraboutiques d’un blanc fané et, comme toujours, d’innombrables sépultures apportant leur note de mélancolie et d’abandon autour des demeures des vivants.
 
Montherlant et Béchar
 
Dans les années 1920, c’est l’écrivain Montherlant qui visite la déjà importante ville qu’était devenu Béchar. Il note un monde figé, presque stérile «Des habitants, les meilleurs participent au service inutile tandis que d’autres spéculent et que l’ensemble vivote» écrit-il.
La ville saharienne et sa région lui inspireront quelques écrits. Influencé par un officier français des Affaires indigènes, le capitaine et écrivain Odinot, peu favorable à la politique française, il aborde peut-être accidentellement la «question indigène».
Il visite les postes et les villages de la région de Béchar, notamment Igli, qui sert de modèle au Birbatine de son roman, «La rose des sables».
Le héros principal, le lieutenant Auligny est un jeune homme de vingt-huit ans, élevé dans un milieu catholique et bourgeois. Nommé chef du bordj de Birbatine (Igli), il a une liaison avec Ram, une jeune arabe de quatorze ans: amour vénal, mais auquel se mêle bientôt une véritable affection.
A travers son aimée, il a une ouverture sur l’âme musulmane, la «question indigène», au point de douter de sa mission et de refuser de se battre contre des insoumis. Il écrit également un autre roman, La chienne de Colomb-Béchar et une série de poèmes et d’essais, «L’Amazone des Sables, le vrai visage» qu’il consacre à Isabelle Eberhardt.

Source: A. Hani, La Voix de L'Oranie.
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 11:32

Quatre jours de débats sur l’importance du manuscrit dans la vie d’une nation ont débouché sur l’adoption d’une série de recommandations que les participants sont appelés à mettre en oeuvre.


La rencontre, qui s’est déroulée à la maison de la Culture, a été organisée à l’initiative de la direction de la Culture et placée sous le patronage de ministère de la Culture et du wali. Le séminaire, qui a ouvert ses travaux avec la participation des cheikhs des zaouïas de la région concernée, des chercheurs universitaires et spécialistes venus de plusieurs universités du Nord, en collaboration avec le centre des manuscrits et la contribution de la wilaya d’Adrar, s’est achevé hier par plusieurs recommandations. Mais avant, la rencontre nationale s’est attelée à faire, à travers les intervenants, la lumière sur le manuscrit rare ou en déperdition. L’accent a été particulièrement mis sur celui de la région du Sud-ouest dans le but de le valoriser et le mettre à la disposition des spécialistes en vue de son exploitation. Aussi, l’on a appris que 300 manuscrits seraient enregistrés au niveau de l’annexe du centre national des manuscrits à Kenadsa et qui s’ajoutent à ceux se trouvant dans des bibliothèques privées dans les zaouïas de Kerzaz, Beni Ounif et Guerzim mais dont le nombre chiffré n’a pas été déterminé.


Inventaire des manuscrits rares


Parmi les principales recommandations retenues à l’issue de ces travaux, l’on notera la création d’une revue qui sera dirigée et placée sous la tutelle de la direction de la Culture. En outre, les participants sont appelés à donner à cette rencontre, qui sera organisée chaque année et à la même date, une dimension régionale, maghrébine et internationale. La création d’une bibliothèque destinée à la collecte des ouvrages sur tout ce qui a trait à notre patrimoine régional figure parmi les recommandations adoptées par les séminaristes. Enfin, il a été décidé de procéder à un inventaire des manuscrits rares, tâche devant être effectuée en collaboration avec les laboratoires spécialisés dans les différentes universités.

Source: M. Nadjah, El Watan.

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 10:55
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