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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 11:42

Et pour cause ! Lakhal Larbi est frais émoulu récipiendaire du prix du meilleur documentaire, l’Ecran d’or (récompense télévisuelle algérienne) pour L’Epopée de la résistance au Sud-Ouest 1855-1935 et la médaille d’or de la production télévisuelle et radiophonique des pays du Golfe sur 419 documentaires et autres reportages en compétition.


C’est dire du succès d’estime et re reconnaissance de ses pairs à l’endroit de son talent avéré et avenu. Et par voie de conséquence, le kid de Béchar, Lakhal Larbi, se veut acteur et actant et non pas dans la figuration. Aussi a-t-il vu grand. Il est passé du petit au grand écran. Il est le producteur du film Et le soleil se lève de Mohamed Khalidi, dont le premier tour de manivelle a été a été donné, récemment, à la maison de la presse Tahar Djaout, à Alger, en présence de l’ensemble du casting, notamment Sid Ali Kouiret, Hamid Remas, Ahmed Benaïssa, Faouzi Saïchi... Ainsi que d’autres long métrages qu’il produira comme Ma fille, c’est ma fille de Deboube Yahia, portant sur la condition de la femme le tournage est prévu pour ce mois-ci ou encore un autre projet ambitieux en panavision. Un film à gros budget réalisé par Abderrahim El Aloui, d’une durée de 1h 30. La trame de l’histoire repose sur le théâtre algérien, avec une approche de Tartuffe des temps modernes. Et c’est aussi un hommage à Azzedine Medjoubi. D’ailleurs, le film s’intitulera Mémoire de scène avec le comédien Chellouch Abdenour et bien d’autres acteurs anciens et jeunes. C’est que Lakhal a des projets plein la tête.

Déjà, il prépare la suite de son documentaire inaugural, L’Epopée de la résistance au Sud-Ouest 1855-1935. Il s’agit de deux autres productions : Naissance du mouvement national et syndical algérien 1935-1954 et La Guerre de libération 1954-1962. La fibre cinéphile a été transmise à Lakhal Larbi dans les salles de cinéma de quartier à Béchar, dans sa prime enfance, en regardant les westerns américains tels que Le Train sifflera trois fois (1952, de Fred Zinnemann avec Gary Cooper...) et puis les westerns spaghetti et surtout la musique caractéristique d’Ennio Morricone. Il fera ses premières armes à la station de radio de Béchar dans l’émission Clap ; il sera collabotateur à El Watan et s’essayera dans la production à la TV. Il sera réalisateur à station TV régionale de Béchar. Mais c’est à Alger que cela se passait. Il s’y installe en 1991 et intégre l’ENTV. Il a l’insigne honneur de travailler avec Mustapha Badie. « Cela m’a ouvert les yeux sur le domaine du ciné », reconnaît-il.

Lakhal Larbi officiera aussi aux côtés de Azzedine Meddour sur le tournage de Combien je vous aime. C’est que sa formation s’est parachevée par les fonctions de monteurs TV et ciné, en tant que technicien d’exploitation et assistant réalisateur. Il s’est illustré aussi par le documentaire-fiction sur Mohamed Ould Cheikh, romancier des années 1930. A propos de ce côté rédhibitoire portant sur l’histoire de l’Algérie et, plus précisément, celle du Sud, Lakhal explique : « On a occulté l’histoire du sud-ouest algérien. Il faut que les Algériens fassent un effort pour reconnaître leur histoire. Douze films seulement ont été réalisés sur la guerre d’Algérie. Ce pays, s’il veut avancer, il faut qu’il ait une histoire, des repères, sinon il n’y aura pas d’avenir. Beaucoup de gens ne savent pas que le Sud-Ouest s’est rebellé contre le colonialisme en 1928. C’étaient des résistants... » Sa source d’inspiration demeure et reste le sud algérien. La preuve, il en est toujours amoureux. « Le sud sera la source. Si les gens restent humbles, aimants et simples, s’ils restent eux-mêmes... » C’est sûr, pour Lakhal Larbi, Sud-Ouest est un point fort, d’honneur et cardinal !

Source: K. Smail, El Watan.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:47

Au cours d’une intervention radiophonique à la station régionale Saoura, ce jeudi 1er janvier 2009, le wali de Bechar a défendu le bilan des réalisations sociales, économiques et culturelles de la wilaya, intervenues au cours de l’année 2008.


M. Mechri Azzedine a essayé de convaincre les auditeurs sur « les efforts déployés par les pouvoirs publics », notamment en matière d’aménagements urbains réalisés dans dix-huit quartiers de la ville et des autres communes éloignées. « Je vous invite à aller sur place pour constater la métamorphose opérée dans le cadre de l’embellissement de la ville » a-t-il indiqué en s’adressant à la presse locale invitée, avant d’ajouter « qu’à titre d’exemple, la localité de Tabalbala (400 km au sud de Bechar avec 6 000 habitants) a bénéficié de 47 milliards de cts consacrés aux aménagements urbains ». Les travaux de la retenue collinaire de Taghit ont, après un arrêt de plusieurs mois, repris en 2008. Mais celle d’Igli, dont les agriculteurs sont toujours en attente de sa réalisation depuis une quinzaine d’années, est de nouveau à l’arrêt suite à des fissures apparues sur l’ouvrage lors des dernières intempéries, et une expertise a été demandée, a fait savoir le premier responsable de la wilaya. Dans ce bilan présenté et en matière de santé publique, il a fait également état de la réception d’un scanner et de l’ouverture d’un service de dialyse à Béni Abbès (240 km au sud de Bechar) et d’autres structures sanitaires réalisées, tels l’hôpital « Mères et enfants » à Debdaba, ou des projets en cours de réalisation (centre de désintoxication, centre intermédiaire de toxicomanie, hôpital 120 lits pour malades mentaux, hôpital de 120 lits à Abadla).

Deux piscines

Le secteur de la jeunesse a été passé aussi en revue. S’efforçant toujours de convaincre ses auditeurs, M. Mechri Azzedine a cité un ensemble de structures réalisées, notamment sportives, au profit de la jeunesse à l’instar du stade d’athlétisme (en voie d’achèvement), de deux piscines, l’une olympique et l’autre semi olympique, à Béchar et Bechar Djédid, un camp de jeunes de 200 lits à Taghit et de deux nouvelles maisons de jeunes. En matière d’alimentation en eau potable de la ville de Bechar, le wali a indiqué qu’au cours de la nouvelle année qui s’ouvre, la population va être approvisionnée en eau potable six heures par jour au lieu d’un jour sur trois. Dans la même foulée, il a annoncé que l’opération de l’oued de Bechar (13 km) vient d’être centralisée par le ministère, compte tenu de « l’importance et de l’urgence du projet ». Un appel d’offres national et international a été déjà lancé par le ministère de l’Hydraulique pour des travaux d’assainissement d’envergure de cette rivière insalubre et polluante. Sur le plan de l’emploi, préoccupation majeure des jeunes au chômage, le premier responsable de la wilaya a été toutefois évasif, notamment sur la création des PME et PMI, moteurs de création d’emplois permanents, accusant la bureaucratie d’être responsable des entraves à l’investissement productif. « Si vous connaissez un investisseur qui s’annonce et veut s’installer dans la wilaya, je suis prêt à l’accueillir en priorité », a-t-il fait remarquer. Mais la cimenterie de Benzireg va démarrer au cours de 2009, a-t-il annoncé, et va contribuer, en partie, à la résorption du chômage, en employant entre 300 à 400 ouvriers, selon ses prévisions. Il a en outre indiqué que des travaux d’extension de l’aérodrome de Béchar, confiés à une société Italienne, sont en cours. Ceux de l’aérodrome de la localité touristique de Béni Abbès sont également en voie de réalisation. M. Mechri Azzedine a achevé son intervention en annonçant que le projet de l’imprimerie de journaux pour lecteurs du Sud-ouest sera concrétisé au cours de l’année 2009 par la SIA qui produira 45 000 exemplaires par jour.


Source: M. Nadjah, El Watan.

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 11:52

A l’initiative de la Direction de la jeunesse et des sports, le premier centre régional médicosocial de cette institution vient d’être créé au cours de cette semaine.


Son objectif, selon la Direction, répond à la nécessité d’assurer une mission de médecine curative et préventive qui touchera en premier lieu les travailleurs du secteur, les écoles de sports, toutes disciplines confondues, mais aussi le voisinage de proximité du site. Les prestations assurées sont gratuites. La cellule « Santé jeunes » de la DJS a été déjà installée au niveau du centre qui assure également une mission permanente avec une équipe de médecins, de psychologues, de dentistes et infirmiers relevant de la tutelle de la Direction de la jeunesse et des sports, indique-t-on. C’est le premier centre médicosocial créé au niveau de la région Sud-ouest. Sa naissance, fait-on savoir, a été rendue possible grâce à la contribution des sponsors, opérateurs économiques de la région et d’autres apports financiers des œuvres sociales.

Source: M. Nadjah, El Watan.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 10:03
Une dizaine de troupes de la wilaya de Béchar, dont celles activant au niveau des établissements scolaires et de jeunesse, prennent part à la 4e édition du Forum du théâtre pour enfants et jeunes ouverte samedi au Centre culturel de la ville de Kenadsa.Cette manifestation, initiée par l’association scientifique et culturelle Rouad El Fikr, est une occasion pour ces troupes locales de faire connaître leurs créations théâtrales, selon les organisateurs. En ouverture, le trio El Machaâl et la troupe Es Sarkha ont présenté respectivement la pièce Allah yessakher et celle traitant de la délinquance juvénile et des moyens de prévention contre ce fléau.
Cette manifestation qui se poursuit jusqu’au 30 décembre en cours, verra l’organisation de conférences-débats sur la situation du théâtre en Algérie, en plus de la poursuite des représentations d’une douzaine de troupes participantes.
Trois prix seront décernés aux meilleures troupes dans la perspective de les encourager à persévérer dans leurs démarches créatives, signalent les organisateurs de ce forum.

Source: R.C., L'Expression.
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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 11:23
La journée de vendredi, qui était le dernier jour de la compétition du Taghit d’Or du court métrage, s’est articulée autour de la projection des cinq derniers films en compétition. Le jury et le public du Taghit d’Or de plus en plus nombreux ont assisté aux projections de Sektou (ils se sont tus) de l’Algérien Khaled Benaïssa, Violina de l’Égyptienne Suzanne Abbas, Il était une voix du Français Francis Salomon, Double voix des Marocains Driss Roukhe et Rachid Zaki, et Bent Mariam de l’Émirati Saeed Saleem Al Murry. Le niveau était différent et le rythme inconstant. Mention “assez bien”, quand même, au court métrage Sektou de Khaled Benaïssa. Ce dernier explore les limites et la frontière entre le réel et l’imaginaire. Le réalisateur met en scène un jeune animateur radio (incarné par Hichem Mesbah) qui anime une émission très écoutée la nuit, et dort la journée. Habitant un quartier très populaire, l’animateur n’arrive pas à trouver la paix dans son sommeil, tant le quartier est bruyant. Burlesque et réaliste à la fois, “Sektou” passe d’une dimension à une autre, et grâce à ce film, l’Algérie a conjugué talent et créativité. Néanmoins, le court métrage va dans tous les sens et manque d’efficacité par moments. La tension commençait à monter dès vendredi matin.
Le choix du jury, présidé par la réalisatrice tunisienne Selma Bekar, est resté secret même si l’on sait que le jury a délibéré vendredi jusque tard dans la soirée et n’a remis à l’organisation les noms des gagnants qu’hier matin. Selon nos sources, il a, par ailleurs, ajouté quelques mentions spéciales, tant le niveau des 26 courts métrages en compétition se rapprochait. Mais il n’en demeure pas moins que le film Lullaby for a boy du réalisateur serbe, Milos Pusic, se détache vraiment du lot et mérite largement le Grand Prix. Quant au jury de la Caméra d’Or, il n’a délibéré qu’hier et a été franchement déçu par la qualité et le niveau des productions algériennes qui concouraient. De ce fait, d’autres mentions et prix d’encouragements ont été rajoutés. Le palmarès officiel devait être rendu public durant la cérémonie de clôture de la 2e édition du Taghit d’Or, qui devait se tenir hier soir, en présence du wali de Béchar, M. Mechri, suivie d’un concert du raïman, Cheb Réda.

Source: Liberté.
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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 11:10
Le festival du Taghit d’or du court métrage se poursuit à Béchar par la projection dans le «cinéma-kheima» de films en compétition officielle qui prévoit la projection de 26 œuvres cinématographiques. 9 autres films seront projetés au titre du panorama de ce festival. Des ateliers de formation sont aussi animés par des cinéastes professionnels. Ces ateliers ont drainé une forte participation des jeunes cinéastes qui ont estimé que ces cycles de formation sont une occasion pour se perfectionner et apprendre de nouvelles techniques cinématographiques, sachant que l’encadrement est assuré par des personnes ayant une grande expérience dans le domaine.
De l’avis de professionnels présents à ce festival, le court métrage est devenu aujourd’hui une véritable école de formation pour les cinéastes de l’avenir. Le cinéma amateur en général et le court métrage en particulier ont toujours constitué un «vivier» pour le cinéma.
L’autre fait relevé par les participants à ce festival est la forte présence de la femme. Hormis les neuf jeunes cinéastes dont les films prennent part à la compétition officielle, on retrouve également la femme comme directrice artistique, présidente de jury, actrice ou technicienne. Leur présence active a d’ailleurs été remarquée par nombre de professionnels du 7ème art qui estiment que les femmes peuvent apporter leur «précieuse contribution à la valorisation de ce type de manifestation de dimension internationale».
De leur côté, les femmes cinéastes se sont déclarées «heureuses» de participer à ce festival pour faire connaître leurs travaux cinématographiques. L’Algérienne Sabrina Draoui parle dans Goulili (16mn) de deux amies qui échangent leur vision de la vie et de l’amour. Or, parler d’amour n’est pas chose simple dans une société conservatrice. Ainsi, la production met à nu moult tabous. La Marocaine, Rita El Quessar, aborde, à travers l’Autre (9mn), l’enfermement d’une femme dans sa sollicitude en attendant le retour de son mari. La Tunisienne Faten Hafnaoui met, dans son court métrage Essekt, en évidence Sarra, reporter de guerre et photographe qui rentre en Tunisie, son pays d’origine, après des années de travail en Irak et en Palestine. Sa consœur italienne, Elisa Fuksas, avec Please Leave a Message, met de son côté en scène Akiko, une jeune Japonaise en visite à Rome. Touriste typique à première vue, Akiko est en réalité en quête d’une mémoire pour construire un nouveau monde personnel. Enfin, la cinéaste française Marie Vanaret, avec OS ou Ouvrier spécialisé (15mn), traite de l’émigration au cours des années 50 en mettant en scène le parcours de l’émigré maghrébin en France.

Source: La Tribune.
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 13:40

L’oasis de Taghit s’est réveillée, mardi dernier, fraîche et tonique pour accueillir les festivaliers venus concourir pour le sacre du meilleur film.

Au programme de la matinée de cette seconde édition, un film dédié au grand cinéaste italien, le père de la Bataille d’Alger, à savoir Gillo Pontecorvo. Accompagnant ce documentaire, Mario Canale et la femme de Pontecorvo sont venus soutenir ce film réalisé l’an dernier.
Intitulé Gillo: Le Donne, I Cavalier, l’armi, Gli amori’, ce documentaire de 90 minutes décrit, outre la passion du cinéaste pour le cinéma, son goût démesuré pour les femmes. Ce petit bonhomme était un grand séducteur-né qui aimait faire des films utiles dans l’intérêt des autres.
Gillo Pontecorvo était un réalisateur qui aimait par-dessus tout la vie et qui oeuvrait pour faire passer son virus du cinéma à la nouvelle génération, mû qu’il était aussi par les nouvelles technologies. Il était le directeur du Festival de Venise et comptait malgré presque 40 ans de carrière, seulement 6 films dont Kapo, sur les camps de concentration nazis (1959), La Grande route bleue avec Yves Montand et Alida Valli (1957) et Queimada! avec Marlon Brando, notamment.
Gillo aimait faire des films mais rêvait aussi de faire de la musique d’où sa grande amitié avec le compositeur de musique de films, Ennio Moricone. Au cours du débat, la réalisatrice fera remarquer que ce film a été fait par devoir de mémoire. Un film qui nous a bien éclairés sur les différentes facettes de ce grand réalisateur.
L’après-midi a été l’occasion de regarder 7 courts métrages, dont un de l’Algérien Amar Si Fodil, tourné en langue amazighe. Ce film met le doute (son titre) dans l’esprit du spectateur sur la possibilité ou non de l’assassinat d’une femme par son mari. L’image de ce film, qui se veut expérimental, était hélas! mauvaise, mais le film n’était pas suffisamment prégnant. Un peu rebutant sur quelques maladresses du comédien, lui-même réalisateur, qui confie avoir fait le film seul, au milieu du plateau avec une mini-caméra. Un exercice de style donc qui nécessite une petite révision.
A côté, y a pas photo. Le film du Marocain Mohamed Nadif, La jeune femme et l’instit se veut une réussite tant sur le plan de la forme que du contenu. Une émotion palpable transfigure le visage des personnages autant que la poésie des textes récités en off qui donnent toute sa mesure de beauté au large panorama envoûtant qui nous est offert en perspective et en arrière-champ.
Il est à noter cependant, que Mohamed Nadif est comédien de théâtre, de formation et de profession d’abord, ayant à son actif plusieurs rôles à la télévision et des mises en scène théâtrales. L’instit qui a perdu sa fiancée trop tôt se retrouve ainsi dans la situation douloureuse de cette femme éplorée dont le mari s’est noyé, dans la clandestinité - en partance vers l’Italie. Un peu aliénée, elle espère toujours son retour, via des lettres que ce nouveau arrivé au village lui écrit régulièrement.
Kaïka bel krima (10 minutes) du réalisateur Ahmed Magdi, se décline comme dans un rêve, dans un décor fait de poubelles à ciel ouvert, au milieu duquel vivent et s’aiment des couples. Un paradoxe, d’une peinture humaine surréaliste de deux jeunes gens qui dégustent un bon gâteau à la crème en plein centre de cette saleté. Un court métrage qui dévoile un message fort vers lequel tend ce réalisateur.
Déroutants, abstraits, poétiques sont ces quelques films ramenés cette année qui dénotent effectivement la volonté de donner une visibilité à des réalités cinématographiques, autres, innovantes et déstabilisantes pour certains. Des visions qui démontrent, si besoin est, le regard de cette nouvelle génération de cinéastes sur le monde et, a fortiori, de l’importance de ce petit format qu’est le court métrage, un produit dont il ne faut pas négliger l’impact. Car des mises en scène, il y en a eu de belles et d’autres de piètre qualité et ce festival est là pour révéler ces talents cachés et les mettre en lumière.
Ce dernier mot, magique, qui a aussi sa place et son importance dans la fabrication d’un film, a fait l’objet hier d’un cours donné par le directeur de la photo algérien, Allal Yahiaoui. Autres courts métrages qui ont attiré l’attention: The gentleman de Tallal El Khouri et Eskat de la Tunisienne Faten Hafnaoui qui tentera avec quelques maladresses de parler de la liberté d’expression dans le monde à travers la figure du reporter de guerre et de ce pauvre homme qui a poussé sa vie à se «taire» et qui décide de parler enfin...
Un sujet audacieux, mais qui n’ira pas, hélas, jusqu’au bout de ses exigences, pourtant réalisé par une monteuse de profession. Celui du Libanais, tourné en noir et blanc, est porté sur la redondance des gestes quotidiens que fait cet homme inlassablement à chaque réveil.
Même si le sujet reste ambigu, la mise en scène, elle, se tient et porte le film au faîte de son émotion. De l’émotion aussi en soirée, avec le long métrage du réalisateur, membre du jury, Richi Mehta. Intitulé Amal, ce film candide évoque, selon le réalisateur, le sens du bonheur, qui n’est pas dans la matière mais plutôt dans la paix de l’âme et la générosité du coeur. En somme, à l’image de ce réalisateur indien vivant à Toronto (Canada).
Un garçon au sens de l’altérité débordant et que ce public lui a bien rendu en ouverture de sa projection en lui fredonnant la chanson du film Janitou. Un festival qui commence bien et promet d’autres belles surprises, comme le magnifique concert donné par la troupe de slam algérien, Slaimka.

Source: O. Hind, L'Expression.

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 20:56

La magnifique oasis de Taghit, dans la wilaya de Bechar, abrite, du 15 au 20 décembre 2008, la seconde édition du Festival du court-métrage ouvrant droit au Taghit d’or, organisée par la fondation du Fennec d’or sous le haut patronage du président de la République.


Cette seconde édition du Taghit d’or a été ouverte aux courts métrages étrangers et devra voir la participation de plus d’une douzaine de pays, dont le Maroc, la Tunisie, le Liban, la Belgique et la France. 13 films sont en compétition cette année. Le programme de cette rencontre, qui se propose d’encourager les jeunes créateurs, propose un panorama de courts métrages algériens ainsi qu’un atelier cinématographique qui devra permettre aux jeunes cinéastes de réaliser un court-métrage collectif durant la durée du festival, des conférences ainsi que des leçons de cinéma. L’Algérie sera représentée par quatre courts métrages, à savoir «Sakatou» de Khaled Ben Aïssa, «Goulili» de Sabrina Drawi, «le Doute» de Amar Si Fodil et «Nahla» de Mounes. En marge de la compétition officielle, les organisateurs ont programmé des projections spéciales, notamment un hommage au cinéaste égyptien Youcef Chahine, décédé récemment et la présentation du long métrage algérien «Mascarades», réalisé par Lyès Salem. Les traditionnelles qaâdate seront axées autour de thèmes relatifs à la relation entre le réalisateur et l’acteur, l’apport du comédien au personnage et le film d’animation en Algérie. Les leçons de cinéma seront également dispensées par des professionnels du 7ème art, notamment Allal Yahiaoui, directeur de la photographie et Daoud Wlad Essayed, réalisateur marocain. Le jury est présidé, cette année, par la réalisatrice tunisienne Selma Bekar et est composé de Aytan Multosary (Iran), de Richi Mehta (Inde), de Mohamed Saïd Oma (Îles des Comores) et du critique algérien Mouloud Mimoun. Il aura à décerner, outre le Taghit d’or du meilleur court métrage, d’autres distinctions, à savoir le prix de la meilleure réalisation, du meilleur scénario, de la meilleure interprétation féminine, de la meilleure interprétation masculine et du meilleur film algérien, mais ne délivrera pas de prix ex aequo. Rappelons que le Taghit d’or de la première édition, l’année dernière, avait couronné le court-métrage, «L’autre» de Messaoudi, Smaïl.

 


 

Source: G. Morad, La Voix de l'Oranie.


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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 13:38

Le coup d’envoi de la deuxième édition du Festival international du film de Taghit, a été inauguré lundi soir, à Béchar.
C’est en présence du secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé  de la communication, M. Azzeddine Mihoubi, des autorités locales et des directeurs généraux de l’ENRS et de l’ENTV que la troisième édition du festival a été étrennée. Dans une brève allocution, le nouveau directeur de la télévision, M. Mihoubi a insisté sur le fait que des efforts de l’Etat ont été consentis pour la relance des activités cinématographiques à travers tout le territoire du pays. «L’Etat s’est engagé à soutenir les productions des cinéastes et l’organisation de festivals du cinéma, comme ceux du cinéma arabe à Oran et le Taghit d’Or pour le court  métrage» a-t-il confié devant un parterre d’invités.  Il a également affirmé que l’organisation du festival de Taghit démontre l’intérêt que porte l’Etat à la vulgarisation des œuvres cinématographiques de jeunes talents, relevant que son organisation dans une région du Sud du pays aidera incontestablement à la promotion du tourisme culturel. Abondant dans le même sens, le wali de Béchar a mis l’accent sur le rôle dévolu à cette manifestation dans la promotion du secteur du tourisme dans la région, tout en soulignant l’importance culturelle de ce festival. 
Il est à noter que le Taghit d’or qui clôturera le 20 décembre prochain est une manifestation organisée par le Fennec d’or. Ses objectifs  premiers sont de créer un cadre de rencontres, de dialogue et d’échanges cinématographiques, de favoriser la connaissance et la diffusion des nouveaux films de court métrage algériens et étrangers. 
Des prix seront décernés aux futurs lauréats. Parmi ces derniers, figurent le prix du Taghit d’or du meilleur court métrage, le prix de la meilleure réalisation, le prix de la meilleur interprétation féminine, le prix de la meilleure interprétation masculine et le prix du meilleur film algérien. Cependant, le jury ne délivrera pas de prix ex-aequo.
Le programme du Taghit d’or du court métrage comprend: une sélection «compétition internationale» ouverte aux films de fiction réalisés entre 2007 et 2008, un panorama national, des conférences et débats et des leçons, des ateliers et autres activités parallèles. En marge de la compétition officielle, sont attendues des qâadates qui auront pour thèmes la relation entre le réalisateur et l’acteur et l’animation en Algérie. Les organisateurs, ont opté, cette année pour mettre en place des leçons de cinéma où les professionnels du septième art dispenseront des leçons aux jeunes réalisateurs. Les leçons de cette deuxième édition du Taghit d’or auront pour thème principal «L’image au cinéma».


Source: L.  S., La Nouvelle République.

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 11:40
Le Taghit d’or du court métrage aura lieu du 15 au 20 décembre dans le wilaya de Béchar.
Cette manifestation culturelle, qui est organisée par la fondation Fennec d’or, l’ENTV et la wilaya de Béchar, regroupera plusieurs réalisateurs et journalistes de différentes nationalités.
Au programme de cette compétition qui en est à sa deuxième édition figurent plusieurs activités dont une section compétition ouverte aux films du court métrage algériens réalisés cette année, un panorama international, des qaâdat et des conférences débat sur le cinéma. Le jury de cette manifestation sera composé de 5 membres.
Au cours du Taghit d’or, des prix seront décernés tels que le prix de la réalisation, le prix du scénario et le prix d’interprétation féminine et masculine. Selon les organisateurs, ce festival attirera un public nombreux qui viendra des différentes régions du pays pour assister à cette manifestation artistique et pour visiter la région touristique de Taghit, qui recèle de nombreux sites et lieux historiques d’une rare beauté. Il s’agit notamment du sable doré de cette région saharienne qui possède des propriétés thérapeutiques sur plusieurs pathologies. En plus, les stations de gravures dont les dessins et reflets remontent à plus de 30 000 années ainsi que la grande palmeraie et un ksar majestueux sont parmi les nombreux atouts de ce paysage naturel aux berges ornées d’une splendide palmeraie.

Source: R. Roukbi, Liberté.
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