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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 17:59
Trois sessions de colonie de vacances ont été organisées dans trois wilayas du nord du pays (Oran, Alger, Mostaganem) au bénéfices de 400 enfants démunis de la région sud-ouest du pays. À raison de quinze jours par session, cette colonie de vacances, qui a été organisée par l’UNFA de Béchar a été encadrée par des animateurs et directeurs diplômés. Au cours de ces vacances, les enfants de la vallée de la Saoura ont profité de la fraîcheur de la mer et des forêts du nord du pays. Tous les frais de restauration et d’hébergement ont été pris en charge par Naftal, tandis que les frais de transport ont été payés par les services de la wilaya de Béchar. Pendant ces colonies de vacances, les enfants du Sud ont reçu des trousseaux complets et ont bénéficié d’un programme culturel riche et varié. Selon Mme Gasmi, qui organise ces vacances depuis plusieurs années, cette initiative a touché surtout les enfants démunis de Oued Saoura dont la plupart d’entre eux n’ont jamais profité de la beauté des sites touristiques des régions côtières du pays.

Source: Liberté.

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 18:04
Dans le cadre de sa politique de dotation continue d’ouvrages récents à ses annexes se situant dans différentes wilayas du pays, et dans le but d’enrichir le fonds documentaire de l’annexe de Béchar, la Bibliothèque national vient d’effectuer un sixième envoi de documents, constitué de 1.207 ouvrages et touchant divers domaines tels que la sociologie, la philosophie, la littérature, l’histoire, les généralités, les livres scientifiques, livres pour enfants, etc.

Source: El Moujahid.
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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 18:03
Une enveloppe financière de 213 milliards de dinars, a été consacrée cette année par l'entreprise Sonelgaz pour la réalisation de trois grands projets destinés au renforcement de l’alimentation en électricité  de la wilaya de Béchar, apprend-on auprès de la Direction locale des mines et  de l’industrie (DMI).          
Ces trois projets, dont deux ont déjà été mis en service, sont des postes blindés de 60 /10 KVA chacun, dont la réalisation vise l’amélioration de la qualité des prestations offertes à 31.000 abonnés, la réduction du nombre de perturbations en matière de distribution publique et surtout l’introduction de nouvelles technologies d’exploitation dans le système de distribution, soulignent des responsables locaux de la Sonelgaz.
La mise en service du troisième poste, de même capacité pour la couverture des besoins des habitants du quartier de Debdeba, va mettre un terme progressivement aux coupures et autres chutes de tension enregistrées dans cette partie du nord-ouest  de la ville de Béchar. La concrétisation de ces trois projets a été rendue possible, grâce à la réalisation de la ligne de 400 KVA "Naâma-Béchar", sur une distance de 400 km, qui permet le raccordement de la wilaya de Béchar au réseau national de production et distribution de l’énergie électrique, indique-t-on.

Source: El Moujahid.
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 08:59

Un prisonnier algérien, natif de Béchar, le détenu n°705, emprisonné à la tristement célèbre prison de Guantanamo, est rentré chez lui tandis que la famille de son compagnon d’infortune, un autre Béchari, détenu sous le matricule 1452, ne perd pas espoir…

 

Seul le retour de Hamlili Mustapha, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a permis à la population bécharie de savoir que deux de ses concitoyens faisaient partie des malheureux détenus dans la lointaine prison de Guantanamo.

En effet, la famille Hamlili était loin de se douter que le destin lui permette de revoir un jour son fils libéré.

Les premières effervescences et la grisaille des retrouvailles passées, le rescapé de cette galère avait le moral au top niveau contrairement à ce qui a été rapporté dans certains quotidiens. Bien qu’il soit d’un certain mutisme sur les circonstances de son arrestation et sur ce qu’il a dû endurer là-bas, Mustapha est affable en louange à Dieu de l’avoir délivré de cet enfer sur terre.

Il dira que l’épreuve endurée lui a fait savoir avec certitude que l’individu ne peut avoir sa dignité que dans son propre pays. Il loue Dieu d’avoir revu sa vieille mère qui risquait de perdre la vue à force de pleurer. Sa mère, Mekki Kheïra, se porte bien depuis le retour inespéré de son fils. Hamlili Mustapha avait quitté l’Algérie pour le Pakistan via l’Arabie Saoudite.

Il s’est marié avec une autochtone et de cette union naquirent 3 enfants. Sa famille de Béchar avait sollicité l’intervention personnelle de son excellence le président de la République pour permettre à l’épouse pakistanaise et ses 3 enfants de rejoindre Mustapha en Algérie.

D’un autre côté, la mère du détenu n°1452, en l’occurrence Benhamlili Adel Amine Tayeb reste dans l’espoir de voir venir un jour son fils, parti à l’âge de 10 ans en compagnie de son père.

Elle ne cesse d’interpeller Le président de la République et les ONG défendant le droit des détenus de Guantanamo pour son éventuelle libération d’autant plus qu’elle dira que ses avocats américains lui assurent que son dossier ne contient aucune charge justifiant une procédure judiciaire à son encontre. Benhamlili Adel Amine Tayeb était parti au milieu des années 90 vers le Pakistan en compagnie de son père.

Il n’avait alors que 10 ans. Les correspondances qu’elle recevait à l’époque lui faisaient savoir que le père et le fils exerçaient un commerce à Peshawar. En 2003, elle fut avisée par la Croix Rouge Internationale sur la détention de son fils à Guantanamo.

Il faisait partie d’un groupe de Pakistanais enlevés par l’armée américaine au Pakistan. Cette mère, éprouvée par le malheur, espère qu’un jour son fils, son épouse pakistanaise et ses 5 enfants rentrent un jour à Béchar. Elle dira qu’elle trouve des difficultés à communiquer par téléphone avec sa bru et ses petits-enfants qui ne conversent qu’en anglais.

Source: M. Ahmed, La voix de l'Oranie

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 17:44

De par leurs potentialités naturelles, historiques et culturelles, les ksour du nord de Béchar constituent incontestablement l'une des zones touristiques potentielles les plus importantes de la wilaya. Cette région de l'Atlas saharien, qui englobe trois communes (Boukaïs, Mougheul et Lahmar), peut susciter l'intérêt des touristes nationaux et une multitude de curiosités sur place pourraient tout simplement ravir. Distante d'une cinquantaine de km de Béchar, la commune de Boukaïs (1760 km2) est délimitée au nord par le Maroc, au sud par la daïra de Kenada et à l'Est par les communes de Lahmar et de Mougheul, une position géographique particulière qui lui avait déjà permis de jouer un rôle prépondérant durant la guerre de libération nationale. Le ksar de cette localité est l'un de plus anciens de la wilaya. Sa fondation remonte, selon diverses sources historiques et les nombreux vestiges encore visibles, à une quarantaine d'années avant l'avènement de l'Islam. L'appellation de Boukaïs est d'inspiration berbère et signifie "ton père ô Farès". Une autre version prétend qu'elle tire son origine du mot "Boughamouk'', désignant une seguia. Bien que millénaire, ce Ksar demeure intact, défiant le temps, grâce notamment aux multiples opérations de restauration opérées dans le cadre de la revalorisation du patrimoine architectural de la région. Ce site architectural et historique occupe une superficie de 06 hectares et abrite encore une population représentant le dixième de l'ensemble des habitants de la commune. Boukaïs est aujourd'hui un pôle touristique des plus importants de la wilaya de Béchar, grâce à ses nombreux atouts qui transparaissent notamment à travers son ksar, ses multiples Oasis, ses somptueux paysages naturels et sa source millénaire.

Témoins d'une longue histoire
Les Ksour du nord, c'est aussi Mougheul où son élégant ksar est le témoin par excellence de l'authenticité et du prestige de la région. L'architecture de ce ksar, d'inspiration musulmane, fait de lui un site particulièrement recommandé pour les visiteurs. Ses traits particuliers les plus importants ressortent à travers la concentration de ses habitants ainsi que ses venelles labyrinthiques obscures, même de jour, et néanmoins toutes de fraîcheur durant les longues journées chaudes de l'été. Le visiteur de ce ksar, qui a fait lui aussi l'objet d'une vaste opération de restauration et de réhabilitation, est vite emporté par la beauté de son architecture et le sens de la créativité artistique dans l'exécution des différents éléments constitutifs et qui se soucie du moindre détail. Les portes en bois sculpté, le hall orné de colonnes en arcades, le feu traditionnel (Kanroun), les niches murales, la chambre d'hôtes appelée en berbère local "tamssrit", les murs tapissés et chaulés et enfin les plafonds finement sculptés et peints de différentes couleurs font de ce site une petite merveille a voir absolument. Situé à proximité d'une importante et dense palmeraie, traversée par une seguia dont les eaux ne sont jamais taries, ce ksar reste le témoin d'une longue histoire faite par les habitants de la région, à majorité berbérophone, dont le patrimoine culturel et artistique très ancien est mis a profit pour représenter la wilaya aux différentes manifestations régionales et nationales. Il y a aussi la danse "Hidous" et bien d'autres expressions chorégraphiques et musicales propres à cette région et qui font d'elle une destination de rêve.

Source: R.T., Le Maghreb.

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 17:47

En ce mois de juillet, la persistance des grandes chaleurs (entre 44 et 46°C) provoque l'arrêt de l'essentiel des activités, en particulier dans le secteur des travaux publics et bâtiment. Tôt dans la matinée, l'animation sur les lieux publics et les marchés est intense.

Paradoxalement, la circulation automobile, qui est aussi intense dans les principales artères, se caractérise par des embouteillages. Elle empêche souvent la traversée piétonne, renseigne en réalité sur le type d'aménagement urbain réalisé, sur l'insuffisance de parcs de stationnement, le plan de circulation automobile décrié et des infrastructures routières ne s'adaptant plus face à la pression qu'exercent les flots de véhicules mis en circulation. La forte concentration humaine au centre-ville, dès la matinée, est expliquée par les multiples besoins urgents des citoyens en matière d'approvisionnement en denrées alimentaires, au principal marché couvert situé au c'ur de la ville, alors que les vingt-cinq quartiers de la commune en sont dépourvus. Comme par enchantement, toute cette animation matinale s'arrête peu avant midi, car la chaleur suffocante n'accorde aucun délai et dissuade le plus téméraire à s'aventurer dehors, au-delà de cette heure. Alors, les rues se vident et l'agglomération est livrée au règne majestueux et absolu du soleil brûlant.

Elle ne sort de sa léthargie que vers 18 h quand les activités commerciales reprennent peu à peu leur cours. Durant la journée, seules les administrations publiques, qui travaillent de 7h à 16h, sont ouvertes à un public quasi inexistant. Mais la bousculade la plus importante, la plus décriée est celle qui se déroule, depuis des années, dès les premières heures d'ouverture des guichets au niveau de l'état civil, à cause de la bureaucratie, mais cela est une autre histoire.Cette année, les coupures d'électricité aux foyers, quoique de courte durée, mais causant quand même des désagréments sont heureusement peu fréquentes. L'alimentation en eau potable de la ville qui s'agrandit, souci majeur de la population, est régulière pour cette saison. Mais les frustrations des gens sont d'un autre ordre : l'ennui et le manque de distraction en particulier pour les familles cloîtrées chez elles. Après d'harassantes journées de travaux domestiques, elles n'ont aucune possibilité de sortir pour se divertir, car en période d'été le secteur de la culture est déclaré sinistré et ne propose en direction de ces familles aucune soirée musicale, aucun concert de chant. La carence va encore durer au cours du mois d'août, plus chaud que le mois de juillet à Béchar.


Source: M. Nadjah, El Watan.

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 10:33

Le site a été octroyé aux Faïenceries algériennes.

43 titres miniers d’exploitation ou d’exploration de sites de substances minérales ont été octroyés lundi lors d’une séance publique d’ouverture des plis de 110 soumissionnaires dont un nombre restreint d’étrangers. Ceux qui n’ont pas été retenus à cette 26ème adjudication pour la petite et moyenne mine, qui s’est déroulée au siège de l’Agence nationale du patrimoine minier (Anpm) devront «repasser à un autre tour», a précisé Abdelkader Benyoub, président du conseil d’administration de l’Anpm qui a conduit cette séance. Pareille activité se tient tous les trois mois a-t-il précisé et celle des sites miniers a lieu tous les six mois. Au vu de leur importance et leur valeur (or, plomb, cuivre, zinc...), une technologie spéciale et des fonds lourds sont requis pour l’exploration qui revient entre 100.000 et 1 million de dollars environ pour un site de 1 km². Généralement, beaucoup d’étrangers viennent soumissionner dans pareils cas. «Plus de 700 sites ont été proposés durant les 25 séances précédentes. Elles ont engrangé un total de 4 milliards de dinars pour l’Etat» a précisé Benyoub. Les titres mis en adjudication, lundi, sont relatifs à l’exploitation et l’exploration des gîtes de substances minérales pour lesquels 150 cahiers de charges, d’un coût unitaire de 10.000 DA pour chaque gîte, ont été retirés entre le 22 juin et 20 juillet 2008. Les substances proposées sont les matières pour ciment (calcaire, argile et sable), celles à exploiter dans six wilayas (agrégats, argile, gypse et grès) et d’autres à explorer comme les agrégats, pierres décoratives, pierres semi-précieuses, dolomie, argile, attapulgite, gypse, pouzzolane, sable concassé et sable). En exploration, ce sont les Faïenceries algériennes qui ont levé le titre d’attribution du site Zrigat, des pierres semi-précieuses qui se trouve dans la wilaya de Béchar. Dans ce chapitre, on trouve les agrégats (8 wilayas), les pierres décoratives, dans les wilayas de Tamanrasset et Mostaganem. Les autres substances dolomie (usage industriel), argile, attapulgite, gypse, pouzzolane, sable concassé (sable de carrière) et les sables sont disponibles dans 16 autres wilayas. Les matières pour ciment sont proposées dans la wilaya de Tiaret pour le calcaire et l’argile et d’El Byadh pour l’argile et le sable.
Les prix soumissionnés par les 43 attributaires sur les 59 sites proposés s’élève à 842.197.100 DA. La prochaine séance d’octroi de sites miniers aura lieu ente le 28 et le 30 août 2008 avant le Ramadhan, a indiqué Benyoub.

Source: L'Expression.

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 13:46

Bechar - Long et large voile que les femmes du Sud-Ouest algérien enroulent sur elles à la manière du haïk, "El melhfa" redevient à la mode ces derniers temps, y compris chez les jeunes filles, qui l'arborent comme le signe d'un retour déterminé aux habits traditionnels.


Cet effet vestimentaire très ancien, long généralement de 4 mètres et large d'environ 1,5 m, est nettement dominant à Tindouf et dans les régions du Touat et de Gourara, mais aussi dans les lointaines Adrar, Reggane ou encoure Ain Sefra. Il revient comme un sérieux concurrent de la djellaba ou du hijab, après l'abandon définitif du haïk, l'autre voile séculaire.

La "melhfa", qui ressemble, à s'y méprendre, au sari indien, se caractérise par sa grande variété. Il y a celles -simples- que l'on consacre aux jours ordinaires et celles que l'ont ne sort que pour les grandes occasions familiales ou religieuses et qui se distinguent par leur différents tons et couleurs ainsi que par un certain raffinement.

Cet habit, qui protège à la fois du froid et de la chaleur, se porte toute l'année, par les jeunes et moins jeunes femmes, chacune selon son style, sa préoccupation du moment ou, plus simplement, son goût.

Il va sans dire que les plus jeunes préfèrent les couleurs les plus vives et les plus attrayantes, celles qui, croient-elles, les feraient immanquablement sortir du lot.

Par le passé, dames et jeunes filles du sud-ouest portaient une tenue unique: une large gandoura (abaya), composée de deux pièces en deux couleurs, le bleu et le noir. Désormais, dès qu'elles atteignent leur majorité, les jeunes filles portent la "melhfa" et la gardent pour toujours.

Dans l'ensemble, il n'existe pas de différence majeure dans la façon de porter cet habit. La seule différence réside dans le type de tissu utilisé pour sa fabrication. Aujourd'hui, il existe sur le marché local différentes sortes de tissus et de très haute qualité.

Cependant, on constate, selon plusieurs couturières de Bechar, des nouveautés dans la fabrication des "Mlahef" introduites en fonction de l'évolution des goûts. A l'évidence, les goûts des jeunes filles de vingt ans ne sont pas ceux d'une dame de la soixantaine.

Le retour à cet habit traditionnel favorise, par conséquent, le développement de sa fabrication. Il symbolise également un attachement aux us et coutumes, de même qu'il met en exergue la richesse et la diversité du patrimoine culturel et social local.

Des expositions et des manifestations organisées périodiquement à Bechar contribuent, pour une grande part, au retour aux sources en matière d'habillement, à travers des associations et coopératives de femmes, qui s'attèlent à la confection d'effets vestimentaires s'inspirant des valeurs traditionnelles de la région.

Il y a lieu de citer également le vêtement traditionnel "Izar", une sorte de robe large, sans voile avec ou sans manches suivant les saisons, de même que les tuniques composées d'une chemise et d'un long pantalon de différentes couleurs vives, ainsi que bien d'autres robes de cérémonie.

Source: APS
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 21:45

Dans la tradition des échanges culturels inter-wilayas impulsés par le ministère de la Culture dans le sillage de la manifestation d’Alger, capitale de la Culture arabe 2007, la maison de la Culture Zeddour Brahim abrite, du 16 au 19 juillet, la semaine culturelle de Béchar à Oran.


Dès l’arrivée de la délégation bécharie à Oran, le directeur de la Culture de la wilaya de Béchar et commissaire de la semaine culturelle, M. Kihel Abdelkader, devait animer, mardi après-midi, un point de presse pour souligner l’intérêt de ses échanges culturels inter-wilayas, qui ont pour objectif de faire découvrir au plus grand nombre la richesse et la diversité de notre patrimoine culturel, et d’énoncer en détail le programme prévu au cours de cette semaine à Oran. Un large éventail d’activités diverses figure au menu de cette manifestation qui visera à mettre en relief les richesses culturelles que recèle la capitale de la Saoura. Trois soirées musicales, deux représentations théâtrales pour adultes et enfants, quatre conférences sur divers thèmes, deux soirées poétiques, plusieurs expositions de peinture, d’habits traditionnels, de produits de l’artisanat local et de cuisine traditionnelle ainsi que des prestations de groupes folkloriques constitueront l’essentiel du programme de la semaine culturelle de Béchar à Oran.

Source : G. Morad, La Voix de l'Oranie.

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 21:22
Le cheikh Sidi Brahim s'est retrouvé entre le marteau et l'enclume : d'une part, les membres de la confrérie qui refusent toute forme de soumission au pouvoir colonial et font pression sur lui pour émigrer. Mais apparemment, il sait que « se mettre sous l'aile du souverain marocain » ne serait d'aucune utilité puisque la France était déjà chez lui. D'autre part, cette même France, omniprésente désormais au Maghreb, installée près de son propre ksar, au lieu dit Belhadi, commence la réalisation de son projet d'infirmerie, et ce sans attendre l'avis de la zaouïa qui s'était déjà opposée au dit projet. Les rumeurs à propos des membres de la confrérie qui menacent de se redéployer ailleurs et qui se préparent à vendre tous leurs biens, n'inquiètent pas outre mesure les autorités coloniales. Ces rumeurs sont atténuées par un rapport du commandement militaire du 28 février 1907 qui considère que «la zaouïa ne peut pas plus quitter Kénadsa que la papauté ne pourrait quitter Rome ». (A. Moussaoui, thèse). Le cheikh de la zaouïa, qui n'avait nullement envie d'émigrer ni de quitter la terre de ses ancêtres, a choisi donc de rester et de «composer avec les nouveaux maîtres du moment». Ceci déclenchera une crise majeure de pouvoir « qui va durer quelque six mois, pendant lesquels les rapports entre le cheikh et le conseil de la zaouïa sont assez tendus ». La structure confrérique était en train d'imploser. A la longue, un arrangement mitigé fut finalement trouvé, d'où Sidi Brahim sortira affaibli. Celui-ci mourra le 19 février 1918 à l'âge de 67 ans, laissant derrière lui une zaouïa endettée. Son cousin et confident, Si Mohamed Laaraj, va lui succéder. Par cette désignation, après un intermède de cinquante-huit ans, la direction de la zaouïa revient aux descendants de Abu Madyan II, c'est-à-dire le grand-père de l'actuel cheikh et éponyme. La mashikha (la fonction de cheikh) va renouer avec la transmission par la primogéniture mâle.



Une certaine renaissance de la «principauté»

 

Si Mohamed Laaraj va continuer la gestion de «l'institution religieuse» comme son prédécesseur. Les demandes de lever des ziaras vont continuer à recevoir des réponses souvent négatives des autorités coloniales. Les ziaras «possibles» sont levées difficilement. La direction de la «principauté» maintient un certain cap. La baisse des revenus liés aux tribus du nord et des hauts-plateaux n'empêche pas les autres affaires de tourner.

A la mort de Si Mohamed Laaraj, c'est son fils Sidi Abderrahman qui va prendre la suite. Avec l'avènement de ce « monarque », les affaires vont s'améliorer sérieusement. C'était en février 1934. Les autorités françaises confirment son « intronisation » et lui allouent une allocation annuelle de 2.000 francs, la même qui était attribuée à son père. Mais le monde a changé. Le paysage politique se caractérise par de nouvelles donnes. D'une part, la colonisation vient de fêter son centenaire qui marque aussi son apogée. Se glorifiant de « sa réussite », elle est quasiment sûre d'avoir gagné la partie définitivement, que l'Algérie et l'Afrique du Nord lui appartiennent désormais. Les écrivains et intellectuels « algérianistes » (dits de l'école d'Algérie) et farouches partisans d'une colonisation à outrance, parlent d'un « juste retour de l'Afrique du Nord » dans le giron de la chrétienté, à l'instar aussi de sa dépendance jadis de l'empire romain. Ces convictions avaient quelques ressemblances avec les convictions israéliennes d'aujourd'hui.

D'autre part, on assiste à la naissance du nationalisme maghrébin qui se concrétise par des luttes politiques acharnées sur le terrain et dont les figures de proue sont: Messali Hadj en Algérie, Bourguiba en Tunisie et Allal El-Fassi au Maroc. Les autorités françaises connaissent l'importance de l'emprise des zaouïas sur les populations pieuses. Aussi, vont-elles prévenir et empêcher les relations et autres accointances que ces confréries pourraient avoir avec les mouvements nationalistes pour ne pas apporter plus d'eau à leurs moulins. Elles vont faire pression sur les zaouïas toujours en les empêchant de lever les ziaras et de lâcher un peu de lest quand c'était nécessaire pour obtenir quelque chose d'elles. Ce « chantage » ne servait pas uniquement à faire entrer dans l'ordre colonial ces organisations religieuses millénaires, mais les ziaras qu'elles prélèvent sur leurs affiliés étaient autant « d'impôts directs » et donc de richesses en moins pour l'administration coloniale.

Sidi Abderrahman ne pouvait pas faire exception aux démarches engagées par ses prédécesseurs pour recueillir les ziaras. Ce serait signer l'arrêt de mort définitive de la confrérie. C'est ainsi qu'il demande à ce rendre dans les villes du nord suivantes: Sidi-Bel-Abbès, Témouchent, Mascara, Tlemcen dans l'Oranie. Mais aussi en territoire marocain: Oujda, Fès, Marrakech, Outtat El-Hadj, Midelt, Gourama, Tafilalet, Medjahra, Talsint, Boudnib, Bouanane... En demandant à se rendre dans ces villes à l'autorité française, Sidi Abderrahman n'évoque pas les prélèvements de ziaras, mais « Je veux, dit-il, inspecter nos biens et propriétés». Vu l'énumération des lieux où il voulait se rendre « pour superviser ses biens », il faut bien croire que la zaouïa était très riche. Le voyage qu'il va entreprendre lui permettra de procéder à une réactivation conséquente de l'influence de son institution sur ses affiliés du nord, du nord-ouest et aussi du sud marocain notamment.

La «principauté» de Kénadsa va retrouver un peu de sa superbe sous le règne de Sidi Abderrahman, mais d'une autre façon, très différence de celle du temps des caravanes, où Kénadsa régnait sans partage sur les grandes étendues désertiques qui allaient de Sijilmassa jusqu'aux confins de l'Empire du Mali. Le vrai et nouveau maître aujourd'hui, c'est la puissance coloniale et il va faire avec. En s'adaptant à la réalité du moment, il sera l'homme de l'ambivalence. Chacun va instrumentaliser l'autre. Le cheikh va porter alternativement deux casquettes: celle du chef spirituel de la Zaouïa Ziyania et celle d'un Administrateur séculier. « Ainsi, la fonction religieuse traditionnelle est assortie d'une fonction civile. En effet, le 6 mars 1939, il sera élevé à la dignité d'»Agha» honoraire. Un burnous d'investiture lui est accordé par le gouvernement général. Il ne se satisfait pas de cela et demande « un commandement effectif dans l'annexe de Colomb-Béchar». Il va avoir un «secrétariat», des cartes de visite en arabe et en français, ses propres cachets et utiliser du papier à en-tête imprimé à son nom avec les références à ses différentes dignités. D'ailleurs en cela, son père l'avait précédé: on pouvait lire en effet, en français, en en-tête de ses correspondances officielles, «Cheikh Sidi Mohamed Laaredj, officier de la Légion d'honneur, Kébir de la zaouïa de Kénadsa». C'est à cette époque-là qu'il va adopter officiellement un patronyme: il deviendra Laaredj Abderrahmane. Mais on ne l'appelle plus que par le titre de Sayed (Seigneur). Le 31 octobre 1951, il sera nommé «Bachagha honoraire». Malgré une « sujétion évidente à la logique institutionnelle du pouvoir colonial », le « Sayed » continue de jouir d'un prestige sans précédent, comme si les affiliés de la zaouïa et la population considéraient le fait colonial comme un « mal inévitable »: si personne ne pouvait l'éviter, pourquoi «le Sayed» en effet porterait seul la responsabilité ? Sidi Abderrahman, très populaire, fut un cheikh, un Sayed, un administrateur et un gérant hors pair. Il régna sur la zaouïa de Kénadsa qu'il dirigea de main de maître pendant 56 ans. Il fut connu pour le faste jamais égalé de ses difas et de ses réceptions, de sa générosité et de son savoir-faire protocolaire: il pouvait en effet inviter plus de 5.000 personnes pour des repas conviviaux, que tout ce monde trouvera à boire, à manger et à dormir. Il fut également connu pour le luxe de ses voitures. Toujours habillé de blanc immaculé, il portait un éternel mouchoir rouge dans la main et une tabatière en ivoire. Ses déplacements et ses sorties publiques étaient toujours d'une solennité inimitable. Il avait sa propre équipe de football et son propre stade. Il se rendait à tous les matches officiels joués par son équipe et se mettait souvent sur la ligne de touche pour encourager les joueurs, exactement comme le font les coaches actuels. Il connaissait chaque joueur par son « petit prénom ».



La zaouïa et la révolution de Novembre

 

Dès les premières années de la Révolution de 54, la zaouïa de Kénadsa a tout de suite intéressé tous les antagonistes: la France, le FLN et le Maroc. Le Sayed était devenu un enjeu de taille.

Tout le monde connaissant l'ascendant que le « Marabout » pouvait avoir sur les populations locales et, par voie de conséquence, l'influence possible sur les moudjahidine qui ont pris le maquis, mais aussi sur ceux qui étaient dans les organisations civiles clandestines du FLN. Si en effet le marabout penchait pour le FLN, la France perdait un atout majeur dans la région. Elle créera la radio périphérique de Béchar et espérait bien l'utiliser dans son action psychologique qui consisterait à s'adresser aux populations de la région par la voie des ondes à l'effet de les rallier à son projet de « l'Algérie française ». Les Marocains qui agissaient dans le même sens, mais pour un but différent, espéraient faire venir le marabout au Maroc pour qu'il se rallie aux revendications territoriales marocaines sur la région de Béchar jusqu'au fin fond du Touat. Quelques transfuges kénadsiens, mais d'origine marocaine notoire, étaient déjà à la fin des années 50 instrumentalisés, notamment par le parti de l'Istiqlal, et s'adressaient par la voie de la radio marocaine aux populations de la région de Béchar pour leur dire « qu'elles étaient marocaines et qu'elles devaient se soulever pour se rallier à la mère patrie, le Maroc ».

Mais dans les moments difficiles chacun reconnaît les siens. Le marabout avait déjà choisi son camp naturel: le FLN. La France le sut à ses dépens. Elle le mit tout de suite en résidence surveillée. Trois groupes de militaires se relayaient pour surveiller sa maison 24 heures sur 24. Il ne pouvait plus bouger sans « sa garde rapprochée ». Pour justifier cet emprisonnement patent, les Français évoquaient « la sécurité du cheikh». Les dirigeants du FLN de l'époque, ayant mesuré l'importance de l'enjeu, décidèrent de le faire « évader». Ainsi, sous le prétexte que la famille du marabout devait se rendre au bain maure, on fit «voiler» le Sayed dans un haïk et on le mit au milieu d'un groupe de femmes pour traverser le chemin de garde. Et c'est ainsi qu'il pu tromper la vigilance de ses geôliers et se retrouver le lendemain à Bouanane, au Maroc. On le fit passer à Melilla, puis en Espagne. De là, il rejoignit la Révolution en Libye, puis au Caire. Il regagna son pays indépendant en 1962 et s'installera dans un premier temps à Alger (Bouzaréah) et ne gérera sa zaouïa que de loin. Puis, il élira domicile à Gdyel, près d'Oran, et ce pratiquement jusqu'à sa mort. Il revenait dans sa zaouïa aux événements familiaux et pendant les fêtes religieuses, notamment le Mawlid Ennabaoui qu'il ne ratait jamais sept jours avant et sept jours après à Kénadsa. Notre cheikh-moudjahid s'est éteint le 28 février 1991 à Oran. Mais il se fera enterrer à Kénadsa dans son ksar d'origine, non pas dans un carré privilégié auprès de ses aïeux, mais au cimetière du commun des mortels, près de la tombe d'un grand savant soufi kénadsien: Sidi Ahmed ou-Simmou. Pour ce faire, le Sayed avait de son vivant fait enlever un vieux mur de pierres pour y mettre sa propre sépulture afin que celle-ci jouxte celle de cet homme soufi, Sidi Ahmed ou-Simmou, pour lequel il avait une immense admiration.

Sidi Abderrahman, en homme pieux, pensait peut-être que Dieu serait encore plus clément et miséricordieux pour lui au voisinage d'un tel homme. Il fut mis sous terre à l'endroit qu'il a voulu, en présence d'une foule immense et de gens venus des quatre coins du Maghreb. C'était la fin d'une époque.

Source: A. Aziz, Le Quotidien d'Oran.
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Published by Sofiane - dans Saoura
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