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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 18:07

La wilaya de Béchar et le Conseil régional de déontologie médicale ont rendu hommage au  Dr Mohamed-Amine Conte, doyen des médecins algériens, au cours d’une cérémonie organisée à Béchar.
Des praticiens et amis de ce médecin d'origine française ont mis en exergue, au cours d'une cérémonie de reconnaissance organisée, mercredi soir, son dévouement pour les malades de la région et son apport au développement du secteur de la santé, tant à Béchar qu’à travers le pays. Le Dr Mohamed-Amine Conte, qui s’était engagé avec conviction au côté de la Révolution du 1er-Novembre 1954, fut l’un des premiers médecins d’origine française à prendre en charge clandestinement des blessés et malades de l’armée de Libération nationale à travers la zone huit de la Wilaya V historique, notamment dans la région de Aïn Sefra, comme en témoignent nombre de moudjahidine présents à cette cérémonie-hommage. Natif d'Alger en 1920, le Dr Conte, après avoir obtenu un doctorat en médecine en 1946 à Paris, exerça un certain temps à Skikda avant de rejoindre la ville de Aïn Sefra, dans la wilaya de Naâma, pour ensuite s’installer définitivement, en 1966, à Béchar où il continua, même à 91 ans, à soigner les malades et à sauver des vies.

 

Source: Liberté

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 12:07
L’attitude forestière du sud-ouest de notre pays n’est pas comme les autres régions, au vu de sa nature géologique et hydrologique. D’après les activités forestières, la Conservation forestière a joué un rôle considérable, qui est stratégique dans l’espace géographique, écologique et notamment environnemental, généralisant tout le territoire de la wilaya de Béchar. Les continents de la planète sont menacés par les inconvénients (pollution) de l’avancement scientifique, qui est devenu incontrôlable, et cela met en danger la biologie des espèces vertes, arbres sauvages, fruitiers, ainsi que les légumes, qui sont notre source de vitalité, d’une part, et l ’avancement du désert d’autre part. En outre, la CF de Béchar a élaboré une multitude de planifications pour l’adaptation des espèces d’arbres aux spécificités sahariennes et la protection qui est formelle aux espèces endémiques qui sont en voie de disparition, telle que l’acacia radiana et aussi les plantes médicinales (strate herbacée). La CF gère un patrimoine floristique et faunistique. Cela rentre dans le cadre de la prévention et la préservation. Dans le même sillage, la CF a réalisé, depuis 2004, un programme qui s’inscrit dans le cadre de la préservation, d’où «une opération de mise en défense qui a été réalisée sur 1 000 hectares (ha) au niveau de la localité de Zghamra (commune de Béni-Abbès ).

Cela a pour objectif la préservation et la multiplication de l’acacia radiana, avec la création des parcelles d’observation et d’expérimentation. Ce travail forestier contribuera aux travaux de recherche, en collaboration avec les universitaires et les instituts nationaux des recherches scientifiques. Néanmoins, cette opération ne se limite pas à ce qu’il a été cité précédemment. Cela vise encore la création d’un poste d’observation (vigie). Ajoutons la création d’autres parcelles d’expérimentation pour l’année de 2010. Concernant le programme de développement initié par la CF de Béchar en matière de lutte contre la désertification du plan quinquennal (2004-2009) : en 2004, à Zghamra, un projet de mise en défense a été réalisé, ainsi que la fixation biologique des berges sur 100 ha, pour la commune de Méridja.

En 2005, une fixation mécanique des berges de l’oued, sur 100 ha, a été réalisée. En 2006, la réalisation d’une bande verte de 200 ha a vu le jour et répartie à travers la commune de Béchar, et 12 autres ont été touchées par la même opération en oliviers. En 2007, une plantation sur 50 ha d’oliviers a été effectuée au profit des fellahs de la commune de Kerzaz. Une bande verte de 100 ha a été réalisée en oliviers dans les communes de la vallée de la Saoura. En 2008, une plantation d’oliviers a été également réalisée sur 100 ha. Cette opération a touché les communes d’Abadla, de Erg Farradj, de Tabelbala, de Louata, de Timmoudi, de Ouled Khodeir et celle de Béni-Abbès, qui sont les communes du sud de la wilaya. En 2009, un programme de 100 ha en oliviers sera lancé, durant le mois de novembre courant, dans les communes qui seront programmées. Par ailleurs, le directeur par intérim, monsieur Rabah Khadraoui, nous a précisé que tout le collectif de la Conservation des forêts de la wilaya de Béchar, qui compte un effectif de 70 éléments, oeuvre pour un seul objectif, avec tous les moyens humains et matériels, pour verdoyer le désert et lui donner son aspect forestier, conformément à nos activités, pour une splendeur forestière et sylvestre afin de préserver toutes les espèces endémiques. R.K. a encouragé les clubs verts, qui sont au nombre de cinq opérant au niveau de la ville de Béchar sous l’égide des établissements scolaires.

Source: M. Smail, La Nouvelle République.
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 20:38

Dans le cadre du programme spécial de développement des régions du Sud, une maison de jeunes a été inaugurée hier à Kenadsa à l'occasion des festivités marquant le 55ème anniversaire du 1er Novembre 1954 et ce, en présence des autorités locales.

La maison de jeunes est équipée d'un atelier de tissage, d'instruments de jeux de divertissements, de micro-ordinateurs, d'une bibliothèque et d'une salle d'alphabétisation. Dans le même cadre, une nouvelle unité de la Protection civile a été inaugurée dans la commune de Lahmar (ksar du Nord). Notons au passage que Moussa Bouziane, 65 ans, ancien moudjahid et ex-directeur d'une école primaire en retraite est décédé, hier, lors de la conférence qu'il donnait sur le thème de la « lutte armée pendant la Révolution » au siège de la sûreté de wilaya.

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 20:46

S’étendant sur une superficie de 161.400Km² et pour une population active de 118.621, la wilaya de Béchar, de par sa situation géographique, est en passe de devenir un véritable pôle régional stratégique et un carrefour d’échange commercial incontournable.


Il faut dire que la wilaya a connu un bouleversement énorme au vu des importantes réalisations multisectorielles et des projets en cours de réalisation, notamment l’habitat, les infrastructures de base, l’enseignement supérieur, l’éducation et la santé. Malgré les contraintes dues à l’immensité du territoire, la forte limitation des espaces utiles et les conditions climatiques défavorables, les autorités locales s’efforcent d’orienter leurs efforts vers le développement de l’agriculture, la mise en valeur des terres et l’extension des surfaces irrigables. La wilaya de Béchar qui dispose d’une superficie agricole de 1.384.000Ha ne renferme qu’une superficie agricole utile de 21.000Ha dont 18.000Ha, en irriguée. Mais les efforts consentis en matière d’hydraulique et d’AEP par la réalisation de forages, de puits, l’augmentation des capacités de stockage et la réhabilitation des canalisations et conduites principales desservant la région à partir du barrage, ont permis d’étendre les superficies irriguées particulièrement, dans la plaine de Abadla, considérée comme étant le poumon agricole de toute la Saoura et aussi de permettre une satisfaction en AEP des populations de l’ordre de 90%. La wilaya de Béchar renferme aussi d’énormes potentialités économiques et touristiques. Ces dernières années, un ambitieux programme a été entrepris pour la valorisation de ses potentialités par la réhabilitation et la restauration des Ksour, les monuments et sites à valeur historique, culturelle et architecturale pour développer le tourisme qui reste riche et varié. Les paysages naturels associant erg, hamada, massifs montagneux, oasis et dunes de sable attirent chaque année des milliers de visiteurs notamment à Taghit, Béni-Abbès et Kenadsa. A cela s’ajoutent les potentialités minières: gypse, pierre, sable, charbon, kaolin, phosphate, baryte et cuivre. Leurs exploitations permettront le véritable décollage économique de la wilaya qui s’efforce, ces derniers temps, d’organiser des rencontres pour inciter et attirer les investisseurs. Dans cette perspective, des efforts considérables ont été entrepris pour réhabiliter les 1.108Km de routes nationales, 486Km de chemins de wilaya, 247Km de chemins communaux et les 703Km de pistes. A cela s’ajoute le projet de réalisation d’une ligne de chemin de fer qui reliera Béchar à Oran ainsi que l’extension de l’aéroport. Tous ces projets ont permis de désenclaver plusieurs communes et localités, mais aussi de permettre aux opérateurs économiques une meilleure fluidité quant aux approvisionnements et écoulements des marchandises. Ces efforts ont été accompagnés par le développement des télécommunications où plus de 30 centrales téléphoniques ont été réalisées pour une capacité de 40.000 lignes, ce qui a permis de raccorder quelque 36.000 abonnés.
La santé n’a pas été laissée en marge de ce développement accéléré. Ainsi plusieurs polycliniques, centres de santé et salles de soins ont été réalisés en plus du nouvel hôpital de Béchar et celui de Béni-Abbès, qui vient tout juste d’être équipé d’un scanner pour éviter aux éventuels patients les déplacements jusqu’à Béchar. La couverture sanitaire a permis à la wilaya de rattraper tous les retards cumulés au fil des années. On atteint actuellement la norme de 1,15 médecin et 3,12 lits pour 1.000 habitants. Les secteurs de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur ont connu un très grand développement et ce, par la réalisation de plusieurs infrastructures à caractère pédagogique et socioculturel, permettant ainsi une meilleure prise en charge des 70.000 élèves du primaire et moyen, des 15.000 élèves du secondaire et technique, des 3.000 élèves de la formation professionnelle et des quelque 4.000 apprentis. Béchar est devenue ainsi un véritable pôle universitaire.
Le développement du sport et la prise en charge des préoccupations des jeunes se sont traduits par la réalisation de plusieurs stades de proximité, de piscines olympique et semi-olympique, des bassins de natation, des salles OMS, d’un stade olympique, des stades communaux ainsi que des auberges, maisons et camps de jeunes. Tous ces investissements publics, y compris le FSDRS et le PSRE, ont permis de rattraper les retards et corriger les déséquilibres interzones en matière de développement. Ainsi, durant ces trois dernières années, la wilaya a pu enregistrer, dans certains secteurs vitaux, des progrès considérables. Les indicateurs prouvent que des efforts colossaux ont été consentis par l’état pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens. A titre indicatif, le taux d’électrification, de raccordement d’AEP et de raccordement assainissement est presque de 95%. Quand au désenclavement, il a atteint les 100%. Il en est de même pour la couverture sanitaire. Et le taux d’occupation par classe est de 30%. Il est à souligner que des efforts sont actuellement entrepris pour raccorder toutes les communes en gaz naturel. A ce rythme du développement, la wilaya de Béchar va devenir, dans les prochaines années, un véritable pôle économique stratégique et un carrefour incontournable d’échanges.

Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 17:28

 

M. Hamza Ghezaoui, membre de l’association culturelle de Ouakda, dira avoir fait de vaines démarches, durant plus d’un mois, pour être autorisé à organiser un tournoi de mini football dans le seul stade «Matéco» de l’école de la bourgade.

Ce membre actif de l’association culturelle de Ouakda voulait, selon ses dires, épargner aux jeunes d’aller taquiner le ballon rond sur la dangereuse RN N°6, pendant leurs vacances d’hiver. Il s’est au départ adressé à la direction de l’Education, pour obtenir l’autorisation d’organiser le tournoi au niveau du stade «Matéco» de l’école de Ouakda. Comme il fallait s’y attendre, il a essuyé un refus catégorique, après de nombreux et vains déplacements vers le siège de la DEW. Il s’est alors orienté par la suite vers la wilaya où, dira-t-il, il a été bien reçu. Mieux, il y a obtenu l’assurance que la localité de Ouakda, à l’instar de tous les autres quartiers de la ville de Béchar, bénéficiera très prochainement d’une infrastructure sportive du même genre. 

Source: M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 14:54

 

Les gens originaires du pays, après tant d'enthousiasme et d'espoir pour une vie meilleure, ont fini par déchanter. Il s'agit de se rendre fatalement à l'évidence : le projet est un échec consommé. Certains autochtones regrettèrent même jusqu'à l'ancien temps où le barrage n'existait pas, quand ils pouvaient encore cultiver la terre de leurs ancêtres sur les sédiments charriés par les crues d'un Guir majestueux et terrible. Mais la terre de leurs ancêtres telle qu'ils la connaissaient a disparue sous les coups de boutoir des engins de terrassement. Par ailleurs, pendant plus de 10 ans l'eau n'est pas arrivée, (années 80), le barrage ayant été vidé sur un ordre irresponsable. A cette catastrophe provoquée par l'homme, est venue s'ajouter une autre, naturelle celle-là : la région avait connu une période de sécheresse inhabituelle qui a durée aussi une dizaine d'années ! Les gens qui conservaient encore le sens de l'humour (noir) pouvaient ironiser par des boutades telles que : «Oh, le barrage, on peut y faire sa prière, au plus profond du bassin vide, mêmes les poissons ont déménagé depuis longtemps !». Des 360 millions de mètres cubes d'eau, il ne restait plus qu'une mare résiduaire miasmatique et putride, à la surface de laquelle flottaient des milliers de barbeaux et de carpes asphyxiés, en état de décomposition avancée. Tout autour, c'était le marécage et le désert qui reprenait ses droits.

L'eau peut revenir car elle vient du ciel et ne dépend pas, heureusement peut-on dire, de la volonté des hommes. Et elle est revenue. Mais la grande aventure qui aurait dû donner naissance à notre «Californie Nationale», et sur laquelle il a été fondé tant d'espoir, en laquelle beaucoup de monde avait cru et espéré, a fondu comme sorbet au soleil, un soleil torride, incandescent. Les raisons de cet échec ne sont certainement pas à rechercher sur la plaine de Abadla mais dans les profondeurs abyssales de l'incompétence et de la bureaucratie.

DE L'AGRICULTURE EN GENERAL

 en est-on par exemple avec le programme relatif au développement de l'agriculture ? Dans ce cadre, des milliers de superficies ont été distribuées ces vingt dernières années et ce, en application de la loi sur l'Accession à la Propriété Foncière Agricole (A.P.F.A.). Distribution de terres suivi d'un soutien (da'm) financier appréciable au profit des «heureux» fellahs. Qu'en est-il de cette politique tous azimuts qui a suscité un engouement sans précédent des agriculteurs ou de gens supposés tels ? Son taux de succès ou d'échec ?

La rumeur publique colporte toutes sortes de magouilles qui caractériserait ce secteur où il est question de terres distribuées à des personnes qui ne connaissent rien à l'agriculture mais qui se sont faits fellahs du jour au lendemain pour bénéficier du da'm, un pactole non remboursable, du Fonds National de Régulation du Développement de l'Agriculture (FNRDA). Tout le monde veut cultiver du palmier. Mais une ignorance avérée de la culture phoenicicole par exemple, ferait que des «fellahs improvisés» auraient acheté et planté des milliers de pousses de palmiers (djabbars : rejets de palmiers) qui seraient des mâles (doukkars) ! Par conséquent improductifs. En effet, il est rare que les propriétaires de palmeraies, lorsqu'ils font «la toilette de leurs palmiers» (élagage des palmes mortes, arrachement des rejets de palmiers ) revendent des rejets de palmiers femelles.

Ceci, seulement en ce qui concerne la wilaya de Béchar. Une étude datant de fin 2003 début 2004, faisait déjà état de 7 335 opérations de certifications de «services faits» finalisés, correspondant à un engagement financier qui avoisine les 300 milliards de centimes. Ce chiffre serait aujourd'hui amplement dépassé. En effet, le nombre de fellahs recensés actuellement dans la wilaya de Béchar avoisinerait le chiffre de 12 700 ! Autrement dit, ce nombre serait le triple de celui des fellahs d'une wilaya du nord comme Mascara, wilaya qui approvisionnerait la wilaya de Béchar en fruits et légumes.

 

LA VALLEE DE LA SAOURA ET LE TOURISME AMBRYONNAIRE

Nous avons vu que la plaine du Guir se trouvait en amont de oued Saoura, lequel oued commence à Igli, à la confluence du Guir et de la Zouzfana. La Saoura (appelée aussi au niveau local «oued lehrour») va jouxter le grand erg occidental dont elle sert de frontière et de tampon à l'ouest, sur un peu près 300 km et ce, d'Igli dans la wilaya de Béchar jusqu'à au-delà de Talmine dans la Wilaya d'Adrar. Nous avons ainsi une ceinture de verdure coincée entre un océan de sable doré (le erg) et le reg infini. Bien sûr le paysage est saisissant. D'une beauté cosmique. Une voûte céleste éternellement céruléenne, d'une limpidité cristalline, enlace harmonieusement les immenses dunes ondoyantes, au reflet tantôt rouge or, tantôt d'un jaune pale tirant sur le blond. En soubassement, s'étire à l'infini, une palmeraie nonchalante, une bande de verdure sertie de temps à autre par un joyau ocre, un ksar émergeant de la frondaison.

A partir de Fom-El-Khénègue, la Saoura bifurque à droite vers le sud, abandonne de Grand Erg Occidental pour se diriger vers la ville d'Adrar, plus exactement en direction de Bouda, ksar à 25 km de la capitale du Touat. Là, la Saoura disparaît dans les entrailles de la terre, devenant un oued souterrain.

Les images idylliques autant qu'attractives que donnent les agences touristiques des oasis de la Saoura, pour la consommation de leurs clients en mal d'exotisme, font très souvent l'impasse, sur la véritable vie des oasiens. Ceux-ci font évidemment partie du décor panoramique sans plus. En effet, on se préoccupe très peu de ce que peut bien rapporter aux intéressés un tourisme de circonstance, autrement dit de surface, superficiel et intermittent. Les quelques visiteurs étrangers qui visitent la vallée de la Saoura ne font en général que passer. Ils transportent ce dont ils ont besoin dans leurs 4X4 habituellement bien équipés. Ceci, parce que tout simplement, il n'existe aucune volonté pour promouvoir une véritable politique touristique pour la région. Pourtant, nous avons vu que celle-ci recèle d'authentiques et incontestables potentialités qui ne demandent qu'à être exploitées. Les infrastructures routières et aéroportuaires existent (Béchar, Timimoun, Adrar). Les hôtels de Bén-Abbès et de Tmimoun (deux belles «pouillonades»avec piscines et du confort ce qu'il y a de plus agréable), et l'hôtel de Taghit... offrent toutes les commodités et le standing souhaitables.

A côté de ces merveilles du genre, le contraste est saisissant avec les «Saouris». En effet, ceux-ci vivent encore aux temps bibliques, dans des habitations en terre (toub) de l'ère antédiluvienne. Le dénuement quasi-total est visible à l'oeil nu. Les gens continuent à tirer leurs maigres subsistances de minuscules parcelles agricoles épuisées par une surexploitation intensive plusieurs fois millénaires. Les parcelles de terre en question ne pouvant nourrir tout le monde, les surplus de population sont condamnés irrémédiablement à migrer, par vagues successives de génération en génération. Ils remontent évidemment vers le nord où ils échouent dans les périphéries des grandes villes, dans les quartiers pauvres ou dans les bidonvilles toujours dans l'espoir d'être employés comme manoeuvres dans les chantiers. Depuis quelques années, certains préfèrent «descendre» plutôt vers Adrar, attirer par la mise en exploitation de nouvelles terres agricoles et les nouveaux chantiers du bâtiment...

Aussi, se demande-t-on comment les programmes «spéciaux» sud ou les «fonds de la relance économique» peuvent bien toucher ces populations qui habitent des ksars où il n'y a pas de «trottoirs à refaire» (il n'existe pas de trottoirs du tout, ni parfois de rue d'ailleurs), où l'agriculture est rudimentaire, où toute forme d'industrie est inconnue, où le commerce existant est un commerce de subsistance (quelques épiceries qui font office de commerces multiples). L'artisanat est rare mais quand bien même il existe, c'est souvent un artisanat primitif comme à El Bayada (daïra d'El Ouata) où une famille fabrique depuis la nuit des temps, une poterie répondant aux besoins primaires de la population en ustensiles en terre cuite mais à la manière du paléolithique (plats, jarres à eau ou à grains etc.) ou instruments à percussion (derbouka).

 

LES MOYENS D'INFORMATION «RADIO SAOURA»

«Radio Saoura» est l'une des premières radios locales qui ont vu le jour dans le pays. Cette radio existe depuis bientôt vingt ans. Et elle a porté le nom emblématique de «radio Saoura» jusqu'en 2007. Ce qui est curieux dans cette affaire est que jamais ! Et au grand jamais ! Et à ce jour, cette radio n'a atteint la vallée de la Saoura dont elle porte encore pompeusement le nom de «radio Saoura». Une appellation trompeuse qui fait croire que cette radio a été créé pour les habitants de la Saoura ! Or, sa voix ne dépasse pas la périphérie de Béchar. De qui se moque-t-on ?

 

TDA (ENTREPRISE NATIONALE DE RADIO ET TELEDIFFUSION)

Cette entreprise qui est le vecteur principal de transport du son et de l'image aussi bien en matière de radio que de télévision n'est pas étrangère au mauvais état des moyens d'information dits «lourds» aussi bien radiophoniques que télévisuels. Des zones importantes de la région ne sont pas atteintes par la radio à l'exemple de la vallée de la Saoura, de Béni-Ounif et pour certains ksour du nord (Moghel, Sfisifa...) qui reçoivent médiocrement une FM en différé. La ville de Kénadsa reçoit une image télévisuelle médiocre.

La chaîne III qui est souvent en panne pendant des mois, est captée de temps à autre mais souvent de façon inaudible. En effet, en ce qui concerne cette chaîne importante (internationale) le son est d'une qualité plus que médiocre.

La ville de Béchar elle-même est pénalisée par un matériel de télédiffusion et de radio obsolète. A ce titre un bruit court sur la construction d'un siège administratif neuf de TDA dont les crédits étaient destinés à la construction d'un Centre Régional Technique et non pas administratif.

 

L'ENTV «LOCALE»

 

Conçue pour répondre aux besoins régionaux voire nationaux en matière d'information audiovisuelle, force est de constater que les quelques maigres reportages et les très rares productions «socioculturelles» - dont cette institution daigne gratifier ces téléspectateurs- sont d'une affligeante médiocrité. Les thèmes éculés et mille fois rabâchés du folklore local sont usés jusqu'à la trame, et lorsqu'il n'y a plus rien à dire sur l'écosystème du désert (thèmes récurrents), on viendrait presque à souhaiter une invasion de sauterelles pour donner le change au vide abyssal du programme de cette chaîne. Combien de documentaires 26mn/52mn ont été réalisés au cours de la dernière décennie ?

Les responsables locaux (ou régionaux) peuvent toujours se prévaloir du fait que leurs services ont toujours été mal lotis matériellement par rapport aux autres régions. Mais cela ne peut justifier aucunement une production médiocre. Cependant, il y eut en effet, le Centre d'Actualités Télévisés (CAT) pour la région, dont la première pierre a été posée en l982 et qui n'a connu une finalisation tirée au forceps qu'en 2006 ! C'est-à-dire après 24 ans ! Et les équipements techniques sont toujours attendus. Le CAT de Ouargla qui aurait bénéficié de la même enveloppe budgétaire, octroyée à la même époque, aurait démarré en 1985 !

La station ENTV de Béchar utilise toujours le réseau d'ALGÉRIE TELECOM pour ces envois («secours téléphone»), ce qui fait que l'image laisse toujours à désirer (analogique) alors que les autres stations (Oran, Constantine..) bénéficient du réseau TDA numérisé. Il est dommage que pour une région aussi vaste et surtout aussi sensible que celle du Sud Ouest, que tant d'insuffisances soient encore enregistrées en 2007, quand les pays voisins émettent sur des chaînes numériques multiples avec une qualité de l'image et des programmes qui feraient pâlir certaines chaînes de pays dits «développés» alors qu'avec la médiocrité de nos chaînes, nous faisons figure de «sous-dèv».

 

LA PRESSE ECRITE

La presse écrite quotidienne arrive à Béchar seulement le soir vers 17 heures. Les habitants du chef-lieu seulement donc peuvent avoir un titre quelconque (de ceux qui parviennent ici). Pour le reste de la wilaya, la distribution reste aléatoire et pour les habitants des autres localités, lire un journal du jour reste une entreprise hypothétique et certainement un voeu pieu.

Combien les populations du sud ouest souhaiteraient être informées régulièrement sur l'utilisation des crédits débloqués par l'Etat pour améliorer leur quotidien, voire leur niveau de vie, pour éradiquer une partie du chômage, pour le développement durable, pour le sport et les loisirs. Quid des fonds spéciaux du Sud, des Fonds pour la relance économique, des crédits sectoriels, des PCD...) ? Qu'est-ce qui est fait pour l'amélioration des réseaux d'eau potable (à Béchar tout le monde sait que le barrage de Djorf Torba est plein mais ne s'explique pas les coupures prolongées de l'eau potable). Et les réseaux d'assainissement ? Toujours à Béchar certains égouts continuent à déverser leurs eaux nauséabondes sur les chaussées, polluant l'atmosphère et l'environnement. Les moustiques empêchent les gens de dormir et les épidémies de leishmaniose continuent à sévir. Certaines maladies liées à l'hygiène disparues ailleurs comme la tuberculose, refont leur apparition. Qu'est-il fait pour l'amélioration de la «bonne» prise en charge des malades dans les hôpitaux et les dispensaires ? La «bonne prise en charge» et non pas le médiocre hébergement du malade pendant un séjour qu'il préférerait passer chez lui s'il n'y était obligé.

Beaucoup de questions restent en suspens que seuls des moyens de communication et d'information adéquats et efficaces permettraient de satisfaire.

Source : A. AZIZI, Le Quotidien d'Oran.

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 14:54

 

LA MORRISSON AND KNUDSON INTERNATIONAL COMPAGNY

 

Pour faire «californien» on fit même appel aux Américains. Ainsi la viabilisation des terres avait été confiée à une société américaine, la Morrisson & Knudson International Compagny (MKIC). Il s'agissait d'une opération centralisée, liée à un prêt de l'Eximbank, une banque américaine connue. Et lorsqu'une banque de ce genre prête de l'argent pour un projet donné, à un pays en particulier du Tiers-monde, elle exigerait que ce soit une entreprise américaine qui réalise physiquement le projet. Cela obéit à une certaine logique qui se comprend aisément. D'abord le projet doit profiter en premier à l'économie américaine, d'autre part, dans une autre alternative, l'argent ne risquerait pas d'être dilapidé ou détourné de son objectif.

Les Américains ont installé leur base de vie et de travail sur le site. Ils ont commencé à embaucher à toute berzingue, tant et si bien qu'un grave déséquilibre dans l'emploi de la main d'oeuvre fut ressenti dans toute la région comme un séisme social. Tout le monde voulait travailler «chez les Américains» affriolé par les salaires mirifiques qu'ils pratiquaient. On nota une certaine désertion au niveau des autres chantiers de la région. Une main-d'oeuvre très diverse accourait de toutes parts. Jamais la loi de l'offre et de la demande n'aurait subi un tel choc sur «la bourse» du travail : une dérive insolite qui constitua un vrai casse-tête pour les autorités locales. C'était la ruée vers Abadla. Ce modeste village était devenu pour un temps, le «Far West» de la «ruée vers l'or». Il ne manquait plus que les chevaux, les révolvers et la poudre à canon.

Ayant fait le plein en main-d'oeuvre, les Américains s'attaquèrent à l'objectif de leur contrat : la viabilisation du périmètre. Commencèrent alors les opérations de défrichage, de désherbage, de terrassement, de nivellement, de pose de drains, de construction de canaux magistraux, de canaux secondaires etc. Ces «diables» travaillaient d'arrache-pied de jour comme de nuit. La nuit ils utilisaient de puissants projecteurs dont on pouvait apercevoir les lueurs blanchâtres et poussiéreuses à des kilomètres. Le désert se transformait à vue d'oeil. Les autochtones regardaient ébahis les engins en actions sur le site, admiraient et commentaient les nouvelles techniques, le savoir-faire de ces géants blonds aux yeux bleus, bottés de cuir, venus d'une autre planète. Des machines bizarres, monstres, prodigieux, s'attaquaient à la forêt touffue des tamarix millénaires de l'oued Guir pour les déraciner, les arracher du plus profond des entrailles de la terre, pour laisser place à de grandes surfaces planes d'une régularité incroyable.

Le travail ne manquait pas dans la région. C'était l'époque qui suivit la nationalisation des hydrocarbures. En d'autres termes, l'époque «des vaches grasses» qui permettait une politique de «plein emploi» sans souci du lendemain. Une époque qui, curieusement a quelques ressemblances avec celle que nous vivons actuellement.


 

LES STRUCTURES DE REALISATION DE L'ETAT ET LEURS ACTIONS

 



Des structures administratives «de mise en valeur du périmètre» ont été installées sur la plaine tels :

 - le CDR (Commissariat de Développement Rural)

 - l'ONAMA (Office National du Matériel Agricole)

 - Le CFVA (Centre de Format. Et de Vulgarisation Agricole)

 - La station de l'INRA devenue ITDAS

 - OPI (Office du Périmètre Irrigué)

A titre indicatif, le périmètre d'Abadla était le périmètre agricole le plus mécanisé d'Algérie. Le «Commissariat de Développement Rural» (CDR), un établissement public à caractère administratif qui fonctionnait cahin-caha, avait du mal à suivre le rythme imprimé au chantier par les Américains. Cet établissement devait «logiquement» atteindre sa vitesse de croisière après réception des terres et leur distribution aux paysans, en même temps que la mise en place des organes de gestion de la Révolution Agraire.

Parallèlement, les autorités locales avaient pour mission de construire sur le site, six villages de la Révolution Agraire. C'est-à-dire préparer les logements que devaient habiter les paysans bénéficiaires des terres agricoles de la «Future Californie de l'Algérie».

Nolens volens, les six premiers villages agricoles prirent forme. Un jeune architecte belge, coopérant technique chargé des études d'un projet (inespéré «en son plat pays»), s'était fait les dents sur une architecture providentielle techniquement «en déshérence». Ainsi, l'agrégat des logements de l'un de ces villages, vu d'avion, configurent les initiales du nom et prénom de cet architecte indélicat.

Ces constructions étaient (et sont encore hélas !) loin d'être des modèles accomplis d'art architectural. Mais enfin, sur cet aspect-là, même à cette époque on était aussi moins regardant qu'aujourd'hui sur la qualité du produit. Néanmoins, ces «cubes» de béton, accolés les uns aux autres construits à la fin des années soixante dix avaient les circonstances atténuantes d'être des «logements ruraux» et peuvent bénéficier d'une certaine indulgence inhérente à l'inexpérience des jeunes cadres de l'époque. Mais depuis, «nous avons fait un grand pas en avant» : nous avons ruralisé, plus exactement, nous avons «gourbisé» les logements au coeur même de nos villes. Du coup, les logements de la plaine d'Abadla «de la Révolution Agraire» peuvent faire désormais bonne figure dans la médiocrité urbanistique générale !

En matière d'équipements sociaux et administratifs, il était prévu en chaque village une mosquée, un dispensaire, une mairie ou une antenne de mairie, une école primaire, un bureau de poste etc. Tout cela avec possibilité d'extension.

Comme c'était de nouvelles créations, pour un besoin de commodités bureaucratiques, les villages avaient reçu pour noms premiers, des lettres de l'alphabet latin. On avait ainsi :»village A», village «B», «village C» et ainsi de suite. Le village «E», était destiné à devenir le nouveau Abadla. Le nouveau village fut construit sur un plateau rocailleux limitrophe à l'ancienne agglomération agro-pastorale qu'était l'ancien Abadla. Ce village dit «E» (future capitale de notre «Californie»), porte aujourd'hui le nom de Abadla «capitale» de la plaine éponyme. Mais il faut bien se garder de tenter la moindre comparaison avec la vraie Californie, et encore moins avec la capitale de celle-ci qui se trouvent l'une et l'autre à des années lumières des nôtres. Les autres villages (A, B, C, D, et F) sont aujourd'hui baptisés par des noms de marabouts également éponymes ou de noms de chahids. L'un de ces villages porte le nom prestigieux de «Machra'a Houari Boumediene» (c'était le moins que l'on pouvait faire pour rendre en ces lieux farouches, un insigne hommage au président défunt). De l'ancienne agglomération qui était un petit village en toubs (briques rudimentaires d'argile séchée parfois mélangée de paille) accroché sur une butte dominant la plaine, on conserva quelques constructions utiles (casernes, quelques bâtiments administratifs civils, quelques maisons particulières). Le reste a été rasé.


 

NI CALIFORNIE, NI KOLKHOZE NI KIBBOUTZIM

 


Quid de ce périmètre qui devait nourrir non seulement toute une région, mais aussi une bonne partie du pays, et qui devait déverser ses surplus de produits sur les pays frontaliers ?

La partie du périmètre viabilisée et livrée pendant les années 70, était de 5400 Ha, divisée en parcelles réparties sur les deux rives de l'oued Guir, en aval du barrage dit «de reprise» servant à réguler la distribution des eaux (petit barrage aménagé en amont de la plaine et en aval du grand barrage de Djrof-Torba). Aujourd'hui, trente ans après, cette superficie s'est réduite comme une peau de chagrin : elle ne fait plus que 1200 ha et dans un état lamentable. Nous sommes donc loin des 16 000 ha ambitionnés à l'origine du projet.

Cela veut dire que, pendant ces trente dernières années, 4 200 ha viabilisés à coups de millions de dollars US sont perdus à jamais parce que non cultivés et leur dégradation s'accentuant avec le temps. Ici, la nature sauvage a repris ses droits. Les surfaces abandonnées par l'homme ont été envahies par le sable et par différentes sortes d'arbustes et d'herbacées tels que le tamarix, le chiendent et les roseaux. Parmi les raisons évoquées pour justifier d'abandon de ces terres, les services agricoles avancent leur excessive salinité. Mais, n'avait-on pas prévu cet état de fait ? Oh que si ! En effet, à quoi sert le système de drains installé à l'origine sur le périmètre et permettant justement d'évacuer le sel ? La triste réalité est que ce système de drainage n'a jamais bien fonctionné et le lessivage des parcelles n'a pu donc se faire. Selon un ingénieur agronome des services, cette carence «originelle» organique, a fait que la machine à fabriquer les drains, non utilisée, a disparu du périmètre. Il s'agit d'une machine-usine qui non seulement fabrique les drains, mais qui creuse, pose les drains et les enterre. Par ailleurs, d'après un rapport des services techniques, «les opérations de sous-solage servant à briser la semelle de labour, abandonnées depuis le début des années 80, ont entraîné la formation d'un horizon imperméable à une profondeur de 30 cm, constituant un barrage à l'infiltration des eaux. Les sols devenus hydromorphes, entraînent l'accumulation d'eau en excès».

 

ETAT DU RESEAU D'IRRIGATION DIT «A LA CALIFORNIENNE»

 


Le système d'irrigation adopté dès l'origine sur le périmètre est dit de «type californien» ou arrosage «à la californienne». Aussi, l'utopique «Californie de l'Algérie» n'était pas tout à fait une simple vue de l'esprit. Au niveau de la plaine de Abadla, le système en question était constitué du barrage de reprise visé supra, de canaux dit «magistraux», de canaux «secondaires» et «tertiaires» à ciel ouvert, d'une canalisation souterraine. Le tout fonctionnant selon un mécanisme de gravitation des eaux, de bornes d'irrigation, de vannes et de débitmètres : ce que les ingénieurs de l'agriculture appellent dans leur jargon «le système piézométrique».

Tout cet ingénieux système est aujourd'hui quasiment hors d'usage par manque d'entretien. Des kilomètres de canalisation de diverses dimensions sont abandonnés à la nature, ensablés et/ou envahis par le tamarix, le chiendent ou le roseau.

 

 

 

LA PLAINE AUJOURD'HUI


Le périmètre est en train de perdre sa caractéristique de «périmètre irrigué». En effet, l'irrigation «à la californienne» est actuellement abandonnée au profit d'un autre système qui est «le goutte à goutte». D'après notre ingénieur suscité, ce dernier système est non seulement inadapté mais il est quasiment ruineux sur le plan financier, parce qu'il nécessite la construction de bassins de retenue, lesquels bassins exigent des pompes et de l'énergie électrique pour leur remplissage. L'énergie électrique est également indispensable pour la distribution de l'eau ( la distribution originelle se faisait par gravitation donc gratuitement en quelque sorte) et ce, sans compter le coût du système du «goutte à goutte» en lui-même.

Toujours selon notre source, «le goutte à goutte» convient lorsque l'eau manque. Or, au niveau du périmètre d'Abadla ce n'est pas le cas. Par conséquent, le nouveau système dénature complètement la destinée du périmètre qui, à l'origine, devait être un immense verger (production de fruits) et une aire de production de cultures fourragères destinées aux diverses laiteries notamment celle d'Igli. Celle-ci fonctionne depuis sa création avec du lait en poudre. Quant aux chèvres laitières espagnoles importées à coût de devises fortes, pour faire du «formage de chèvre», on ignore ce qu'elles sont devenues. Dans cette optique, l'industrie agro-alimentaire que le périmètre était censé créer et alimenter, demeurera une vue de l'esprit tout comme «le rêve californien» de la plaine du Guir.

Il semblerait qu'aujourd'hui le périmètre soit orienté vers la culture du palmier dattier. Est-ce une orientation dictée par un choix de facilité ? Là aussi, selon notre ingénieur, il s'agit d'un mauvais choix. D'après ce spécialiste, le palmier dattier ne pourra jamais réussir sur la plaine du Guir à cause des variations excessives de température entre le jour et la nuit où celle-ci descend parfois au dessous de zéro degré Celsius ce qui entraîne un certain gel des racines. Le palmier exige une grande quantité d'eau à la plantation que le système du «goutte à goutte» est incapable de lui fournir.

Pour conclure, force est de constater que ce projet agricole de la plaine de Abadla, qui a suscité un grand espoir pour la région, se résume en définitive, par un véritable fiasco. Un projet qui a dramatiquement avorté. Nous ne savons pas pourquoi tant d'efforts et d'argent ont tourné au désastre : au lieu de 16 000 ha de prévus, à peine 1200 ha sont actuellement en exploitation. Et quelle exploitation ? Sans le système de drainage des sels, ces quelques ha qui restent sont également voués à une mort certaine. Les Américains étaient partis précipitamment. Pourquoi n'avaient-ils pas été jusqu'au bout de leur contrat ? Dieu seul le sait sans les «rracikhouna fi el ilm».

Nous sommes à la fin des années l970. La DNC avait pris la suite des Américains. Puis d'autres intervenants sont venus et encore d'autres. Le bout du tunnel n'est pas visible. A l'époque quelqu'un, un «sceptique» qui avait le sens de l'humour, avait comparé ce projet au jeu du bonneteau, où en désespoir de cause le joueur infortuné continue à jouer, non pour gagner, mais, dans l'espoir de récupérer un peu de son argent perdu. Quand il s'agit de milliards de dinars sur plus de trente ans, cela ne ressemble-t-il pas à de la schizophrénie ?

 


Source : A. AZAZI, Le quotidien d'Oran.

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 14:51
La Saoura est l'ancienne appellation de tout le sud ouest du pays («le Sud Oranais» étant une plus ancienne appellation de la région). La Saoura fut en quelque sorte l'identité emblématique et historique du Sud Ouest pendant presque un demi-siècle. Pour donner un aperçu sur l'étendue géographique de celui-ci, disons que c'est à peu près le tiers de l'Algérie (ce qui n'est pas rien soit dit en passant).

Pour une représentation plus expressive de cette immensité, c'est aussi un peu plus d'une fois et demi la France ou 25 fois la Belgique. D'une importance géostratégique certaine, cet ensemble fut érigé en département par la France coloniale : «Le département de la Saoura» avec pour capitale BECHAR (Colomb-Béchar à l'époque). Département, il l'est resté jusqu'à l'Indépendance du pays.

La France qui caressait l'idée de couper le Sahara du reste du pays dans le cadre d'une Indépendance tronquée, réservait à cette région d'autres desseins. C'est d'ailleurs en cette contrée-là qu'elle avait élu domicile pour ses expériences spatiales (lancement de fusées à partir de la base de Hammaguir (près de Abadla) au Centre Interarmes d'Essais d'Engins Spéciaux CIEES) et pour ses essais nucléaires (explosions de bombes nucléaires à HAMMOUDIA près de Reggan). Pour ce qui est de ce dernier point, les conséquences et l'étendue des dégâts incontestables causés à la nature et aux hommes n'ont pas encore été évalués à leurs dimensions réelles.

A l'indépendance du pays, cet espace immense est devenu une wilaya ayant pour chef-lieu BECHAR et ce, jusqu'au 31 décembre 1974. Depuis le dernier découpage administratif de 1982, ce vaste territoire est partagé en des proportions diverses, entre les wilayate de Béchar, Adrar, Tindouf, Naama et El Bayadh.
 
 
QU'EST-CE QUE LA SAOURA ?


Avant d'être un territoire, un ensemble humain et des circonscriptions administratives, c'est d'abord le nom d'un important cours d'eau formé par la confluence de deux grands oueds : le Guir et le Zouzfana. Ces deux affluents sont d'une importance vitale pour la région. Sans leur existence, la vie ici n'aurait certainement pas germée, du moins dans ses conditions actuelles.

En effet, ces deux cours d'eau qui prennent naissance sur le côté méridional de l'Atlas saharien, se rejoignent à Igli, village qui se trouve sur la confluence de ces deux oueds et dont, apparemment il tire son nom «el melga» (dont la forme berbère Igli). Donc à partir d'Igli les deux oueds n'en forment plus qu'un seul : la Saoura. Ainsi, sur 600 km, ce cours d'eau va couler en surface pour donner naissance à une suite de palmeraies d'importances diverses et à un chapelet d'oasis dont les principales sont d'amont en aval : Igli, Béni-Abbes, El Ouata, Kerzaz, Timoudi, Ouled Khoder, Elksabi dans la wilaya de Béchar. Puis les eaux tumultueuses de ce courant imprévisible, continuent leur chemin pour se perdre dans les immensités désertiques du Sahara central. Elles iront alimenter notamment les nappes phréatiques du TOUAT et de ses environs (Adrar), du GOURARA (Timimoun) et du TIDIKELT (Aoulef). Captées ici, en partie par l'ingénieux système d'irrigation des «foggaras», système plusieurs fois millénaires, qui suscite l'étonnement et l'admiration des visiteurs étrangers.

«Et nous avons créé de l'eau tout ce qui vit» (Le Saint Coran). Est-ce à dire que les habitants de la vallée de la Saoura vivent dans la prospérité grâce à cette manne céleste que le ciel déverse de temps à autre sur leur région ? Loin s'en faut hélas !
 
 
LE GUIR


Le plus important des deux oueds qui alimentent la Saoura est certainement le Guir avec ses crues cycliques phénoménales. Le Guir prend sa source au mont d'Aït Mesrouh à une altitude d'environ 2 200 m. Ses crues inspirent des sentiments contradictoires : à la fois la crainte pour les violentes dévastations possibles qu'elles peuvent causer aux biens et aux hommes mais font par contre l'objet d'invocations incantatoires pour les bienfaits qu'elles apportent à l'agriculture et par voie de conséquence pour leurs apports à la vie dans cette contrée aride. D'aucuns pensent que le Guir serait le plus grand oued d'Afrique du Nord, non seulement par la puissance de son débit mais aussi par sa longueur. En effet, prolongé par la Saoura, il peut atteindre jusqu'à mille km de parcours (en plein désert faut-il le préciser !). A titre de comparaison, le Chlef fait 750 km de long et le plus grand oued du Maroc, le Sebou 500 km. La légende fait du Guir un oued mythique surtout par la soudaineté de ses crues, les quantités fabuleuses et inattendues d'eau qu'il peut charrier en un temps à peine croyable. En effet, le spectacle est souvent grandiose et est d'autant plus saisissant que l'on ne peut imaginer que tant d'eau puisse se déverser d'un seul coup à travers de si grands espaces, en un décor aussi ingrat. Il est vrai que l'écoulement ne dure pas longtemps : la durée moyenne est évaluée à 82 jours/an, le débit de crue à 6 400 m3/s. Enfin, pour qui connaît le Guir, ne s'étonnerait pas de cette appréciation prêtée à Ibn Khaldoun, qui aurait dit des oueds d'Afrique du Nord que le Guir est : «Aqtarouhoum nab'an wa akaloum naf'an» (le plus grand en débit mais le moins utile).
 


QUEL DEVELOPPEMENT POUR CETTE REGION ARIDE ?


Il est évident que la première des visions qui vient à l'esprit est l'agriculture. En effet, il tombe sous le sens que si l'on pouvait capter les immenses quantités d'eau charriées par le Guir et la Zouzfana (d'autres oueds existent mais de moindre importance) on pourrait mettre en valeur des milliers d'hectares de terres agricoles. Pour une pareille entreprise il faut donc associer le génie actif de l'homme et le progrès technologique. C'est ainsi qu'est née l'idée d'une «Californie Algérienne !».

Pour l'époque le concept n'était pas utopique. En ces «temps bénis du boumédiénisme triomphant», il était permis de rêver en état d'éveil et en public. Ainsi, l'idée de cette «Californie» fut admise, conçue, avancée, et formulée de façon précise. On entreprit de la réaliser : quand il y a rêve il y a forcément une part de démesure. Néanmoins, une petite minorité de sceptiques tenait à jouer les mauvais oracles. Mais on n'y prêtât guère attention aux prémonitions «pessimistes». De la conception du projet à sa concrétisation il n'y eut qu'un pas qui fut allègrement franchit. Et c'est ainsi que sont nés, et le barrage de Djorf Torba sur le Guir : retenue 360 millions de m3 à 55 km au sud-est de Béchar (en son temps c'était le plus grand barrage d'Algérie). Et en aval de ce barrage est né le périmètre irrigué de la plaine d'Abadla : théoriquement 16 000 ha (à 88 km au sud de Béchar).


LA PLAINE DU GUIR OU L'ILLUSION PERDUE D'UNE «CALIFORNIE ALGERIENNE»



La première mouture de ce que serait la «Révolution Agraire» est apparue officiellement en août 1966, sous la forme d'un fascicule publié par le Parti Unique (FLN Commission Nationale). Le régime politique d'alors annonçait la couleur de ce que sera la politique agricole du pays et en traça les grandes lignes: «la Révolution Agraire». C'est ainsi que celle-ci allait constituer l'un des 03 piliers de la trilogie dogmatique devant former le socle du «socialisme à l'algérienne», avec les «Révolutions industrielle et culturelle». Ces trois utopies allaient être les bréviaires des cadres dirigeants du pays et les sources qui alimentaient la langue de bois pendant plus de deux décennies.

Néanmoins, on sait que certains caciques de ce même régime qui ne voyaient pas d'un bon oeil, une telle orientation pour l'agriculture du pays, traînèrent les pieds, tergiversèrent, essayèrent même d'en retarder son application sur le terrain. L'opposition la plus surprenante était venue curieusement du responsable direct de «l'appareil du Parti» de l'époque, feu KAID Ahmed (Ct SLIMANE), qui, s'étant opposé à Boumediene, s'exila au Maroc. Ces opposants avaient-ils raison ? L'Histoire est en train de nous le dire. Il est évident qu'il est toujours plus aisé de porter des jugements rétrospectifs sur des faits et événements historiques passés qu'au moment où ceux-ci ont lieu, ceci nonobstant la part certaine de subjectivité, aussi infime soit-elle, qui puisse fatalement en résulter. Boumediene pouvait alors avertir et menacer : «Je ne saurais vous cacher ces problèmes qui peuvent nous réunir ou nous séparer et qui constituent le critère appelé à distinguer ceux qui sont acquis à la Révolution, au peuple et à l'Algérie, de ceux qui ne croient pas à tous ces principes. Nous ne saurions dans ce contexte tolérer aucune réserve. Il serait préférable à ceux qui émettent des réserves par rapport à ces principes et à ces grands objectifs de la Révolution, de se retirer, de s'éloigner des responsabilités et de ne plus jamais parler de Révolution» (IIème session du CNES, 15 octobre 1970). C'était clair net et précis. En d'autres termes il y aura «ceux qui sont avec nous» et «ceux qui sont contre nous» et ceux-là doivent partir. Quel était à l'époque ce ministre, ce wali, ou tout autre responsable à tous les niveaux de la hiérarchique politique, administrative voire militaire qui pouvait émettre une opinion contraire ? Feu KAID Ahmed l'avait fait. Cela lui a coûté sa carrière, voire indirectement sa vie. Et qui d'autres de connu ? On faisait plutôt exploser l'applaudimètre ! D'ailleurs pour prétendre à un quelconque poste de responsabilité, il fallait obligatoirement non seulement adhérer sans réserve à l'option socialiste (prétendue irréversible pour le pays : force est de constater que le temps a prouvé le contraire), mais avoir surtout sa carte du Parti,

L'ordonnance n° 71-73 portant Révolution Agraire est signée le 08 novembre 1971, par Houari Boumediene, Président du Conseil de la Révolution. Mais par souci de «symbolique révolutionnaire», ce texte fait naïvement une entorse à la règle de la non rétroactivité des lois, en faisait s'appliquer l'ordonnance susdite, à compter du 1er novembre 1971. A partir de cette date, ce texte était devenu, du moins théoriquement, applicable sur tout le territoire national et comme de juste en SAOURA. C'est donc et aussi dans ce cadre que cette région bénéficiera du projet important (et non pas d'un programme spécial comme pour d'autres régions à l'époque) que devait être le périmètre agricole irrigué de la plaine d'Abadla. Pour l'époque, c'était un projet fort ambitieux, sérieux, et donc loin d'être une banale affaire. D'abord, de par son gigantisme (16 000 ha pour une première tranche), et d'autre part, du fait qu'il s'agissait d'un projet agricole à réaliser à partir du néant et en plein désert ! Tout un programme et une véritable gageure. Pour relever ce défi sans précédent, on ne lésina pas sur les moyens. Ces derniers ne pouvaient être que pharaoniques en effet, à la mesure de «la grande Révolution» qui allait faire le bonheur des paysans algériens en général et ceux du Sud Ouest en particulier. C'était l'avenir assuré pour des générations de «Saouris». Aucun qualificatif n'était assez fort pour illustrer l'image idyllique du futur projet. On eut recours à des comparaisons qui devaient frapper les esprits. Les plus enthousiastes parlaient de «Californie de l'Algérie» n'hésitant pas à faire référence à une région étasunienne, capitaliste par essence, et ce, au sein même d'un régime résolument marxisant. D'autres plus prudents restaient dans les frontières nationales pour évoquer, à l'instar du Président Boumediene lui-même, «une nouvelle Mitidja en plein Sahara». L'enthousiasme était à son comble. Au risque de nous répéter, il était permis de rêver en état de veille sans que cela puisse choquer personne. Bien au contraire !

Cependant, un grand tapage médiatique fut orchestré autour du premier plan quadriennal 70-73, qui privilégia comme on sait l'industrie (on parlait alors d'industries industrialisantes). Dans le «feu de l'action» et sans modestie aucune, on parlait de faire de l'Algérie «le Japon de la Méditerranée». Pas moins ! Et pourquoi pas donc une «Californie» dans le Sud ? Feu le président Houari Boumediene qui tenait personnellement et particulièrement à la réussite de ce projet, n'avait pas hésité de dire dans un discours «Que si le projet de mise en valeur de la plaine agricole de Abadla, ne réussissait pas, le soleil ne se lèvera pas sur l'Algérie».

Pour ce faire, trois actions principales devaient être menées de front

- la viabilisation des terres

- la création de structures administratives adéquates de mise en valeur

- la construction de plusieurs villages agricoles sur le site. 
 
Source : A. AZIZI., Le quotidien d'Oran.
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:43

Située à 25 km au sud ouest du chef-lieu de wilaya, enclavée de par sa position géographique, Kénadsa, l'ancienne cité minière de 13 000 habitants, vient de bénéficier de projets socioéconomiques susceptibles de la faire sortir de son marasme.

 

Plusieurs projets inscrits au titre de 2006-2007 (tous programmes confondus), qui ont nécessité la mobilisation d'une enveloppe de 500 000 000 DA (dont 10 000 000 DA dégagés pour la commune de Méridja), consacrée pour l'essentiel au secteur de la jeunesse, a-t-on appris. 320 000 000 DA seront répartis entre la réalisation d'un ensemble d'infrastructures dont une salle OMS de 500 places qui coûtera la somme de 80 000 000 DA, une piscine semi olympique pour 120 000 000 DA et la construction d'une maison de jeunes d'un montant de 30 000 000 DA. Ces projets ont déjà été enregistrés, le choix de terrain retenu pour recevoir l'ensemble du complexe intégré, et les appels d'offres pour ces opérations lancés, précise-t-on. Néanmoins, la population locale s'interroge toujours au sujet des lenteurs qui continuent de caractériser le projet présidentiel inscrit, relatif au Conservatoire de musique qui traîne indéfiniment et dont le choix de terrain a été pourtant opéré, il y a deux ans, et l'étude confiée au bureau d'études de la wilaya, affirme-t-on encore. En matière de formation professionnelle, la localité a bénéficié d'un projet de construction d'un CFPA de 300 places pédagogiques, doté d'un internat de 120 places, en cours de réalisation pour un montant de 120 000 000 DA ainsi que de 100 locaux professionnels d'un coût global de 35 000 000 DA qui seront bientôt réceptionnés, ajoute-t-on.

 

Une cité à revitaliser

 

Les autorités communales indiquent que dans le cadre du programme communal de développement (PCD), 9 opérations au titre de l?année 2006, d'un montant global de 40 000 000 DA, ont été lancées. Ces opérations ont consisté en des aménagements urbains, la viabilisation de lotissements, le renforcement de la voirie, l'aménagement d?une station de taxis urbains, l'éclairage public ainsi que la réalisation d'une salle de soins, édifiée au niveau de la cité des 138 logements récemment livrés, fait-on savoir. Dans le cadre du programme sectoriel, on indique que 32.000 000 DA ont été consacrés à la construction d'une unité de la protection civile, achevée. Aussi, toujours dans le cadre du même programme, on a appris que la direction des Travaux Publics entamera dans les prochains jours le réaménagement et l'élargissement de la route Bechar-Kenadsa (25 km) confié à une entreprise privée. Cependant, les utilisateurs de la route Kenadsa- Méridja (50 km) réclament la rénovation de cette voie de communication quasi impraticable à la circulation pour désenclaver la plus petite commune pastorale d'Algérie (800 habitants) située à quelques encablures du barrage de Djorf Torba, aux confins de la frontière algéro-marocaine.

 

 

 
Source : M. Nadjah, El Watan.

 

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 21:46

M. Bouabdallah Ghoulamallah, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, en visite dans la wilaya du 18 au 20 avril, a assisté, au centre universitaire, à la séance de clôture de la rencontre organisée par la direction des Affaires religieuses, en collaboration avec l'université d'Oran, sur « les manuscrits et le patrimoine islamique des zaouias de la Saoura et du sud algérien ».

 

Au cours de cette rencontre les recommandations des professeurs séminaristes ont porté pour l'essentiel sur l'étude et la recherche scientifique qui devraient se pencher sur notre patrimoine à travers les manuscrits légués qui constituent, selon les intervenants, la mémoire du peuple. Louées pour leur rôle avant-gardiste, les zaouias sont appelées à être des espaces du savoir et de la connaissance. Invitation a été lancée à des spécialistes en la matière en vue de décortiquer les manuscrits ayant trait à notre patrimoine culturel ainsi que la recommandation de créer un organe qui sera doté de larges pouvoirs de suivi et de recherches. « La recherche a pour but de dépoussiérer notre mémoire collective, de renouer avec notre passé historique », a indiqué le ministre. Il a écorché au passage la mondialisation qui n'épargne, selon lui, ni les questions économiques, ni la problématique culturelle et « nous pousse à abandonner une grande partie de notre patrimoine pour nous imposer, en fin de compte, des solutions d'aliénation culturelle », a encore ajouté le ministre. Dans le chapitre des recommandations émises, des mesures incitatives pour encourager la recherche dans le domaine de la mise à jours des manuscrits ont été préconisées. Des chercheurs se plaignent du manque de moyens matériels et financiers pour pouvoir mener à bien leur mission, a reconnu le conférencier. Malgré ces insuffisances, souligne-t-il, les scientifiques continuent toujours à poursuivre leurs travaux de recherches sur les anciens écrits. Il a néanmoins souhaité une pleine et étroite collaboration entre son département et ceux de l'enseignement supérieur et de l?éducation nationale. Mais, auparavant, le premier responsable des lieux de culte a visité le chantier du nouveau siège de la direction des Affaires religieuses, en voie d'achèvement (60%), et a dégagé pour sa finition une enveloppe budgétaire de 16 402 280 DA. Il s'est rendu ensuite au chantier d'une mosquée en construction, située à Haï Badr, d?une capacité de 1 500 fidèles et qui a nécessité la mobilisation d'une somme de 50 millions de DA. A Taghit, le responsable politique a inspecté les travaux d'un chantier d'extension d'une mosquée et s'est déplacé à la zaouia de Sidi Abdelmalek Ben Boungab. Le lendemain, le ministre s'est rendu dans la daïra de Béni Ounif pour visiter la zaouia de Sidi Slimane Bousmaha.


 

 

Source : M. Nadjah, El Watan.

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