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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 19:45

 

12 diwan liberte 200 150

La troupe Diwane ammi Brahim de Béchar a présenté les plus importantes articulations du rituel Diwane, appelé également “Lembita” dans la région, et ce dans le cadre du Festival national de la musique diwane. La dimension spectacle de ce rituel est à relever, car il apparaît comme une partie intégrante du diwane, et peut-être que l’en départir, même dans un cadre profane et festif, serait l’amputer de ce qui fonde son originalité et sa spécificité.
Il est commun que le Diwane est une musique qui s’accompagne d’un rituel. Quelques privilégiés qui ont eu la chance d’assister à la pratique de cette tradition que les Diwanes gardent jalousement, d’autres en ont déjà vu quelques extraits sur YouTube ou Dailymotion, et d’autres encore n’ont aucune idée de son existence. Les organisateurs de la 8e édition du Festival national de la musique diwane de Béchar ont pris l’excellente décision de montrer les grandes et plus importantes articulations de ce rituel, dans le cadre d’une Lila Diwane (appelée «Lembita» à Béchar) qui a été organisée, avant-hier en fin d’après-midi, à la Maison de la culture de Béchar. C’est une atmosphère toute particulière, empreinte de spiritualité, qui s’est installée sur les lieux lorsque lemqedem (chef spirituel) ammi Brahim, le mâalem (maître de cérémonie) Djebbar et les koyos (danseurs diwanes) ont entamé la première partie de la cérémonie intitulée El-Âada. Après avoir disposé les accessoires de Lembita (un plateau comportant différents aliments comme le lait, un encensoir, des écharpes de différentes couleurs), et après avoir installé l’étendard de la confrérie, les membres de la troupe, munis de gangas (tambours) et karkabou (crotales), interpréteront des bradj (morceaux), notamment Laâfou, tout en procédant à des danses individuelles ou collectives (par groupe de trois à quatre koyos), et cela sous le regard vigilant de ammi Brahim qui veille sur chaque petit détail. Pendant ce temps, lemqedem chargé du sacrifice se prépare à égorger le bouc, qui sert –dans le cadre d’un vrai rituel– à nourrir les convives venus assister à la cérémonie. Le sacrifice accompli, la cadence s’accélère, les odeurs du benjoin parfument l’espace, les initiés continuent de danser sur les rythmes du tambour. Puis c’est le silence annonciateur de la fin de la première partie du rituel. Mâalem Djebbar et ses gnadiz (pluriel de guendouz, qui signifie disciple) s’installent ensuite dans le hall de la Maison de la culture pour l’étape sacrée de cette cérémonie. La troupe jouera quelques extraits du riche répertoire des Diwanes, qu’elle accompagnera par des danses individuelles et collectives. Le mâalem expliquera, plus tard, que ce répertoire est agencé selon «Trig (la voie) cherguia», qui commence par Salou Nabina, et s’articule (dans l’ordre) autour des bradjs Bhara, Sraga, Hassaniyine, Sahaba, Haoussa, Bambra, Nssawiyine et enfin Lekhlawiyin. Mâalem Djebbar a également signalé que le rituel, dont les extraits ont été présentés pour la première fois dans le cadre de ce festival, est organisé vers la fin du mois de chaâbane ainsi qu’à la fin du mois du ramadhan. Il est aussi pratiqué lorsqu’un membre de la confrérie accède à un rang supérieur dans la hiérarchie diwane : de guendouz à mâalem, de mâalem à mqadem, etc. Par ailleurs, la dimension spectacle de ce rituel, haut en couleur et riche en sensations et en senteurs, est à relever. Il est une partie intégrante du diwane. Il est difficile parfois de le saisir dans tous ses aspects mais il faudrait peut-être le considérer dans sa complexité et ne plus considérer le sacré et le profane comme deux éléments incompatibles. L’un s’intègre dans l’autre, ce qui fait du rituel un spectacle en soi.

 

Début de la compétition

La compétition de la 8e édition du Festival national de la musique diwane, qui se tient jusqu’au 29 mai prochain au stade Ennasr, a démarré avant-hier avec l’entrée en lice de la troupe Ouled Sidi Blal de Tindouf, qui a présenté un très beau programme musical, porté par mâalem Aïssa Ousmaïl, qui manie le goumbri avec dextérité. Le mâalem et ses compagnons ont repris entre autres Sidi Hamou et Jamangaro. Lauréats en 2011 du 3e prix à ce  même festival, les membres de la troupe Ouled Sidi Blal ont d’autant plus de mérite que le diwane n’existe pas à Tindouf et qu’ils sont les premiers à l’avoir introduit dans la région. Pour la deuxième année consécutive, la troupe Nass El-Wahat de Ouargla prend part à ce festival ; elle s’est produite également durant la même soirée, dont la dernière partie a été animée par Nora Gnawa de Béchar, une des invitées de cette 8e édition.

 

Source: S. K., www.liberte-algerie.com/

*Voie du rituel

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:41

actualite2[60260]

Après la première journée du festival national de la musique Diwane, qui a mis en scène des groupes en qualité d’invités d’honneur, les troupes en lice, pour décrocher les trois prix du festival, sont entrées en compétition, samedi soir, au stade Ennasr de Béchar.

Le vent de sable qui a soufflé sur la ville à quelques heures du début de la soirée prévue à 22h, n’a pas empêché les Bécharois de venir en masse pour assister aux prestations des troupes en compétition jusqu’au 29 du mois en cours. Le groupe Nass El Wahat de Ouargla a gratifié le public d’une panoplie de Bradjs (récit poétique du diwane). « Le diwane d’Ouargla est différent de celui des autres régions. Notre fer de lance reste le son fort et la danse de la troupe, qui donne, à partir d’une vue aérienne, des formes comme le cercle, le demi-cercle, l’étoile et le croissant. Nous chantons en arabe classique, avec l’évocation et les louanges du saint Prophète Mohamed QSSSL dans chaque chanson », a déclaré Othmane Tafna, maelem du groupe à l’issue de sa prestation. Revenant aux appellations spécifiques du jargon du diwane d’Ouargla, le maelem a souligné que « Le mot banba qui veut dire Kerkabou est venu des premiers mots du bambaré et de la hawssa. Et dans le langage d’Ouargla, le diwane est appelé Issemzan ». L’interlocuteur a indiqué par ailleurs, que sa troupe puise ses textes du patrimoine diwane, avec l’écriture de certains textes en arabe classique et en langage d’Ouargla.
La deuxième troupe était le groupe Sidi Belal de Tindouf, un groupe de jeunes musiciens qui a interprété des textes du patrimoine du diwane : « Nous avons joué ce soir trois Bradjs qui sont Baba Nouar, Jamangarou et Hamou zawej, c’est notre troisième participation à ce festival, après le troisième prix qu’on a décroché lors de la cinquième édition, et la participation d’honneur lors de la sixième édition, nous faisons partie de la compétition, et nous espérons être à la hauteur des espérances du jury », a indiqué Aïssa Ousmaïl, Mkedam de la troupe. Il est revenu par ailleurs sur le début de sa composante :              « Nous étions une troupe de kerkabou, nous faisions également les fêtes de mariage. Nous étions fascinés par le Gumbri que nous avons introduit par la suite dans nos sonorités, c’est à partir de là que nous avons commencé à faire du diwane ». Entre Aïssa Ousmaïl et le gumbri, une longue histoire d’amour qui remonte à longtemps, il l’a appris en autodidacte à un si jeune âge. « Les festivals du diwane nous ont beaucoup aidé à approfondir nos connaissances et à développer nos techniques en côtoyant de grands maelems (chef de culte). Nous continuons d’apprendre d’eux, et il faut toujours continuer de percer, car la perfection n’est jamais atteinte en musique, notamment au gumbri qui demande une grande passion pour bien le jouer ». L’interlocuteur est revenu également sur le fait que sa troupe soit la première à avoir introduit le diwane dans la région de Tindouf : « Le diwane n’existait pas à Tindouf avant la création de notre troupe, aujourd’hui elles sont légion.
La musique jouée à Tindouf était la musique traditionnelle de la région qui était axée sur le luth et le tbel », a-t-il fait savoir.
La deuxième soirée a été caractérisée par l’absence de la troisieme troupe Ahl gnawa de Relizane. L’invité d’honneur de cette soirée était Gnawa noura de Béchar, dont la vocaliste est une femme. Il est à signaler que le diwane algérien comporte des maelem femmes, comme la célèbre Hasna el bécharia, ce qui n’est pas le cas du gnawi marocain.
La leïla, la soirée si elle fera l’objet d’une traduction littérale, mais une soirée qui reste bien particulière, de par ses rituels mystiques et ses étapes qui restent un mode opératoire assez rigoureux pour les gens du diwane. Organisée samedi soir au musée de la wilaya de Béchar, cette soirée demeure, à travers des siècles, un rituel très connu au sud algérien dans la tradition diwane. Les sept tribus du diwane la célèbrent pour des raisons bien particulières, partant d’un simple coup de tête jusqu’à la célébration d’un événement portant sur plusieurs domaines.
 D’autres formes de soirée se célèbrent pour marquer la fin d’une période religieuse et le début d’une autre, comme la venue du mois de ramadhan. Quant à la deuxième, dont une démonstration a été faite en l’honneur de la presse et invités du festival, elle consiste à célébrer la promotion d’un membre du groupe de musique diwane. Le rituel est présidé par un maelem dont la place est à la tête de la hiérarchie du groupe, ou d’un groupe de mkedam (maître du gumbri dans le diwane algérien), subalterne du maelem, mais supérieur du gendouz et du yoko, dont chaque promotion nécessite une lila. Le rituel comprends des chants et danses folkloriques avec du tbel et du kerkabou, suivi d’un sacrifice d’un bouc (avec l’utilisation du henné pour purifier la bête selon la tradition, et le mélange entre la rouina et le lait). Les intestins du bouc sacrifié s’utilisent à fabriquer les cordes du gumbri, instrument spirituel de la musique diwane.


Source: K. B., www.elmoudjahid.com/     

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 20:20

actualite2[60174]

Aux lueurs d’une nuit bien étoilée, le son du gumbri a donné le coup d’envoi de la huitième édition du Festival national de la musique diwane, vendredi soir au stade Ennasr de Béchar, en présence du wali, Mohamed Sahrani, et de l’ambassadrice de Finlande, curieuse de découvrir cette musique fabuleuse. La cérémonie d’ouverture était grandiose, avec la prestation de trois groupes de genre différent, à savoir l’Ahalil féminin de Cherouin,  Gnawa El-Waha et enfin Caméléon.

Le prélude du festival a été donné par le groupe Ahalil féminin de Cherouin, venu d’Adrar pour partager avec le public, venu nombreux en famille, des morceaux de cette musique classée patrimoine mondial immatériel. Deux hommes dont un goual, un au gumbri et une femme au def devançaient une chorale de 11 femmes au second plan. Le comble de la prestation a eu lieu lorsque les membres de la troupe se sont mis par terre pour donner un décor pittoresque à ce genre de musique originaire d’Adrar. «C’est notre première participation à ce festival, on a senti une osmose avec le public de Béchar qui est un parfait connaisseur de l’Ahalil, dit Izelouane auparavant. C’est un art très ancien qui abordait la romance, la religion et les simples choses de la vie qui caractérisaient la société du Sahara, particulièrement la société zenitie qui habitait les k’sour à la région de Gourara. Nos principaux instruments sont le gumbri, la Tamja (la gasba), le gellal, ainsi que le tagrabt qui est un instrument de percussion préhistorique joué à base de frottement de pierres», dit Bousaïd Larbi, membre de la troupe.
Le deuxième groupe était Gnawa El-Waha de Béchar, une troupe composée de sept personnes, un goual et six musiciens polyvalents, également formant une chorale qui récitait des paroles faisant louange à Dieu et son Saint Prophète. Le vocaliste du groupe Hakem Abdellaoui, lauréat de la sixième édition de ce festival, est revenu sur la différence du gnawi marocain et du diwane algérien qu’il a interprété tout au long de sa montée sur scène. «Nous avons joué des morceaux en version algérienne et marocaine, des titres comme La Ilaha ila lah, Lama Mimouna, Sergou baba nouar et Mbara. Ce mélange vise avant tout à exposer la différence entre ces deux écoles qui réside seulement dans la façon d’interprétation, En Algérie, les textes sont prononcés de manière saccadée sous l’intitulé Cherguie ; quant au Maroc, les textes sont prononcés avec une bonne intonation appelés le Fillali», a expliqué Hakem Abdellaoui, leader du groupe qui a manifesté ses ambitions de participer au Festival international de la musique diwane qui se tiendra à Alger prochainement.
Le clou de la soirée a été la montée sur scène du groupe algérois Caméléon, où le vocaliste Ahcène Agrane et ses quatre musiciens ont revisité leurs deux albums, dans une parfaite ambiance avec le public bécharien. «C’est la première fois qu’on anime un concert au Sud algérien.
Personnellement, j’apprécie la musique diwane qui a une dimension qui éveille l’esprit, et c’est une continuité des travaux de nos ancêtres ; l’âme de notre jeunesse reste la jeunesse et l’amour, et nos influences sont puisées dans le répertoire musical algérien, dont le diwane», a déclaré le leader du groupe, à l’issue du concert. Il est à rappeler que la huitième édition du Festival national de la musique diwane se tient du 23 au 29 mai à Béchar sur le thème «Diwane, patrimoine et culture», quinze troupes venues des quatre coins du pays se disputeront les trois prix du festival.    

 

Source: Kader Bentounès, www.elmoudjahid.com/

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 19:49

culture 2201480

 

Les poèmes en zénète de l’ahellil doivent être écrits et transmis pour ne pas être perdus.

L’ahellil, la musique root du Gourara, était l’invité de la première soirée du 8e Festival national de la musique diwane, vendredi soir, au stade Ennasr, à Béchar. Venue de Cherouine, localité située à 150 km d’Adrar, la troupe féminine d’Izelouane a interprété, debout, un chant ahellil comme le veut la tradition. Habillées en blanc, les femmes se sont assises pour chanter le «tagerabt», du nom d’un instrument de percussion fabriqué à partir de pierres et qui, probablement, est l’un des plus anciens instruments de l’humanité. Les chants en zénète (langue menacée de disparition selon l’Unesco), qui invoquent Allah et ses prophètes, sont accompagnés de bengri, instrument à cordes joué par un musicien.

«Nous interprétons ces chants depuis notre jeune âge. Nous les avons appris de nos pères et nous les avons retenus dans nos mémoires. Nous sommes souvent appelés à animer des ziaras (Sidi Ahmed Ouaïssa, Sidi Abdelhafid, etc.) et les fêtes de mariage pour chanter l’ahellil», a relevé Messaouda Abbas, chanteuse de la troupe. «Nous avons chanté Allahouma sali ala, Ghalia allahou et Bismilahi. Nous aurions voulu continuer de chanter. Nous pouvons assurer un concert jusqu’au petit matin ! On ne se fatigue pas», a repris Aïcha
Boulghiche, présidente de l’association Izelouane de Cheouine. Elle nous a parlé d’une autre forme de l’ahellil joué avec le «quelal» (percussion) et le «tamja» (flûte).

Selon Larbi Boussaïd, musicien de l’association, la première femme à interpréter l’ahellil dans les années 1960 était Fatna, native de Cherouine. «Les textes de l’ahellil ne sont malheureusement pas encore écrits. C’est un héritage de nos ancêtres que nous retenons uniquement dans nos mémoires. Ce patrimoine doit être transmis aux futures générations pour ne pas le perdre. Je constate que les jeunes s’en désintéressent quelque peu. A mon avis, l’ahellil doit être enseigné pour être préservé», a noté Larbi Boussaïd. D’après lui, l’ahellil est peu connu dans le reste de l’Algérie. Classé par l’Unesco dans la liste du patrimoine immatériel de l’humanité en 2005, l’ahellil reste «figé» dans la poésie orale.

L’université algérienne devrait peut-être s’intéresser davantage à ce genre musical et poétique pour mieux le repertorier et le protéger de l’oubli et de la disparition. Autre genre musical : le diwane. Et là, muni de son gumbri aux dessins particuliers, Mâalem Hakem de Béchar a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui. Habillé en tenue couleur crème, Hakem a puisé autant dans le diwane algérien que dans le gnawi marocain, pour offrir un spectacle portant la marque du groupe El Waha Béchar. «Nous avons interprété Laylaha ila Allah, Sergou, Foulani, Sanko  et Mbara... Nous avons mélangé entre algérien et marocain pour montrer quelque peu la différence entre les deux interprétations de cette musique. Notre style, on l’appelle Chergui, marqué par une reprise différente des textes chantés également dans le gnawa marocain», a relevé Mâalem Hakem, qui souhaite être présent au prochain Festival international de la musique diwane d’Alger prévu en été.

La soirée, marquée par la présence de l’ambassadrice de Finlande à Alger, accompagnée de Mohamed Slamani, wali de Béchar, s’est poursuivie avec un tour de chants du groupe Caméléon, qui a repris des titres de ses deux albums. Le jeune public demandait Bir Sghir et Lillah,  les deux succès de Caméléon, le groupe qui veut «toucher» à tous les genres musicaux. Caméléon vient de sortir un deuxième album.

Source: Fayçal Métaoui, www.elwatan.com/
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:28

Un genre de diwan particulièrement porté sur le chant religieux et axé sur des voix cristallines conjuguées à la spiritualité du style de a été présenté samedi soir à Bechar par la troupe "Nass El Waha" de Ouargla. Ouvrant la compétition officielle du 8e Festival national de musique diwan, qui se tient à Bechar depuis vendredi, "Nass El Waha" se sont produits devant un jury composé d’adeptes du ce genre de musique et présidé par l’universitaire Azzeddine Ben Yaacoub.

Emanant d’une longue tradition de diwan, la troupe a présenté un programme puisé dans le répertoire des ziarates (pèlerinage) qu’elles ont l’habitude d’animer à Ouargla et qui ont donné naissance à un genre plus spirituel et initialement basé sur le tbel.

"Nass El Waha" témoigne également d’une tradition complexe et peu connue en matière de danses rituelles mais également en matière d’initiation de jeunes et même d’enfants à cette tradition qui attire beaucoup de pèlerins à Ouargla.

Etre un "enfant du diwan" (membre de confréries) n’est pas obligatoire pour réussir un bon spectacle dans ce style musical, c’est ce qu’a réussi à prouver sur scène la troupe "Ouled Sidi Blel" de Tindouf une région où la tradition du diwan, ses rites et sa musique n’ont pratiquement jamais existé.

Le jeune maallem Aissa Ousmaïl affirme avoir embrassé ce répertoire, et surtout le goumbri, par passion, et en autodidacte, avant de se frotter aux maîtres du genre pour perfectionner ces connaissances et former une troupe à même d’animer un spectacle dans les normes. De jeunes formations musicales de Tindouf commencent à suivre les pas de "Ouled Sidi Blel".

Suite à l’absence de la troupe "Ahl Gnawa" de Relizane, l’invité de la soirée "Nora Gnawa" l’une des rares femmes à "faire dans le diwane", marchant dans les pas de la pionnière en la matière Hasna El Becharia, a investi la scène devant un public très peu nombreux à cette seconde soirée perturbée par les conditions climatiques.

La chanteuse qui baigne dans un univers musical à peine inspiré du diwan, a présenté un tour d’horizons de la musique dite "Gnawa de scène" ouverte sur des mélodies contemporaines soutenues par un rythme dansant. Ouvert vendredi, le 8e Festival de musique diwan se poursuivra à Bechar jusqu’au 29 mai avec 12 troupes encore attendues en compétition, et un programme de conférences dédiées au diwan en tant que patrimoine et culture authentique.

 

Source: www.letempsdz.com/

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:04

13 Ouv dr 200 150Le coup d’envoi officiel de la 8e édition de ce festival, qui se poursuivra jusqu’au 29 mai prochain, a été donné avant-hier soir au stade Ennasr par le wali de Béchar. Cette soirée inaugurale a été émaillée par les prestations de l’association culturelle féminine Izelwan de Cherouin (Adrar), Gnawa El-Waha (Béchar) et Caméléon.

Quelques heures avant le coup d’envoi officiel du Festival national de la musique diwane de Béchar, qui se tient du 23 au 29 mai, un spectacle de rue a été organisé à la place de la République. Point de carnaval Berkaychou de Kenadessa cette année, encore moins de parade des troupes participantes, mais plutôt des prestations éparses au niveau de cette place dispensées notamment par la troupe Baroud de Béchar, Haïdouss de Boukayes (Béchar), Nass El-Wahat (Ouargla) et Diwane ammi Brahim (Béchar). Dans la soirée, au stade Ennasr, c’est sur les airs profonds de la troupe Izelwan, qui s’illustre dans l’Ahellil féminin, que cette huitième édition a démarré.
Constituée d’une chorale principalement féminine composée de douze femmes qui ont été accompagnées par deux hommes, l’un au taguerrabt (un instrument à percussion préhistorique articulé autour d’un plateau sur lequel l’instrumentiste tape à l’aide d’une pierre) et l’autre au goumbri (à deux cordes), Izelwan, créée en 2007 à l’initiative de la Maison de la culture de la wilaya d’Adrar, a donné une dimension spirituelle à cette soirée, notamment, grâce à une instrumentation épurée, des chants aériens du répertoire de l’Ahellil, et des voix féminines caverneuses et en harmonie. Place ensuite à la troupe Gnawa El-Waha de Béchar, menée par le maâlem Hakem Abdellaoui, qui a fait un mix entre le gnaoui marocain et le diwane algérien. Lauréat en 2012 du Premier prix de la 6e édition de ce même festival, Hakem a entamé son tour de chant, avec des ganga et  karkabous, puis il se munira de son goumbri pour interpréter La Ilaha illa Allah (version gnaoua), Mimouna, Foulani ou encore Baba Nouari. Jouant au goumbri avec dextérité, le maâlem a revisité avec des répertoires qui ont certes des points en commun, mais qui ont également des différences, ce qu’il a justement souhaité montrer sur scène, et ce qu’il a réussi avec brio. Le show final de cette première soirée a été confié au groupe Caméléon, qui a revisité des titres de ses deux albums.
Par ailleurs, cette 8e édition, placée sous le signe “Diwane, patrimoine et culture”, verra 15 troupes prendre part à la compétition qui devait démarrer hier. Un jury, présidé par Azeddine Benyakoub (universitaire et chercheur), départagera les participants qui concourent pour les trois prix du festival. En plus d’une dotation financière, les trois lauréats participeront au Festival international de la musique diwane d’Alger, prévu dans le courant de cette année.
Trois conférences sont également prévues : “La dimension humaine de la musique diwane”, “Goumbri, contexte et apprentissage”, “La Lila au centre des rites diwane”, et ce à partir d’aujourd’hui à la Maison de la culture de Béchar, ainsi que des ateliers. Des formations, de ce qui est convenu d’appeler “La nouvelle scène musicale algérienne”, sont invitées à se produire sur la scène du stade Ennasr, notamment Freeklane, El-Dey, Hasna El-Bécharia et l’incontournable groupe Essed qui sont conviés à cette édition, qui sera également marquée par des soirées artistiques (du 25 au 28 mai à partir de 21h30) à Taghit, Igli, Béni Abbès et Kenadessa.

 

Source: Sara Kharfi, www.liberte-algerie.com. 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:00

La troupe Izelouane de la commune de Charouine a offert au public un spectacle sobre et authentique.

Une immersion dans l'univers des musiques spirituelles a été proposée, vendredi soir, au public de Béchar par la troupe Izelouane d'Ahalil féminin d'Adrar, en guise d'inauguration du 8e Festival national de la musique diwane, qui se tient à Béchar jusqu'au 29 mai. La troupe Izelouane de la commune de Charouine a offert au public un spectacle sobre et authentique basé principalement sur la déclamation d'un genre particulier de poésie sur fond de nappe vocale, accompagné d'une instrumentation typique de ce genre musical classé par l'Unesco en 2008 au patrimoine mondial de l'humanité. Accompagnée de deux hommes, la troupe a utilisé sur scène le traditionnel gumbri et le tagrrebt, instrument de percussion remontant à la préhistoire composé d'un simple plateau en pierre martelé par le musicien à l'aide de cailloux et dont le son peu habituel et apaisant a séduit le public.
Créée en 2008, la troupe est la première formation féminine à porter sur scène l'Ahalil de Charouine, un patrimoine oral en quête de mise en valeur et de promotion et qui commence à peine à susciter un intérêt timide des jeunes femmes de la région. Après une entrée en matière au caractère sacré, le groupe local Gnawa El Waha a joué les premières notes de ganga et de gumbri de ce festival devant un public peu nombreux à cette soirée comparativement aux éditions précédentes. Lauréate du 1er Prix de la 6e édition, «Gnawa El Waha», menée par le jeune maâllem Hakem Abdellaoui a accroché son public avec un répertoire puisé dans le diwan authentique interprété dans un style oscillant entre les traditions musicales algériennes et marocaines. Invité par les organisateurs afin de faire découvrir d'autres horizons musicaux au public de Béchar, le groupe Caméléon a donné vendredi dernier son premier concert dans le sud du pays où il s'est découvert un public attentif qui appréciait son style pop rock.
Plus tôt dans la journée, un petit spectacle de rue est allé annoncer l'ouverture du festival dans les rues de la ville. Animé par quatre troupes locales, ce spectacle a regroupé une partie du folklore de la wilaya de Béchar à travers les styles diwan et haidousse.
Organisé entre le 23 et le 29 mai, le 8e Festival national de musique diwane produira 15 troupes en compétition en plus d'une dizaine de formations musicales de genres différents sur la scène du stade communal Ennasr.
Des conférences autour du diwan en tant que patrimoine et culture authentiques, ainsi que des ateliers de réflexion et une résidence de création sont également prévus au programme de cette manifestation.

 

Source: www.lexpressiondz.com.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:58

Les poèmes en zénète de l’ahellil doivent être écrits et transmis pour ne pas être perdus.

L’ahellil, la musique root du Gourara, était l’invité de la première soirée du 8e Festival national de la musique diwane, vendredi soir, au stade Ennasr, à Béchar. Venue de Cherouine, localité située à 150 km d’Adrar, la troupe féminine d’Izelouane a interprété, debout, un chant ahellil comme le veut la tradition. Habillées en blanc, les femmes se sont assises pour chanter le «tagerabt», du nom d’un instrument de percussion fabriqué à partir de pierres et qui, probablement, est l’un des plus anciens instruments de l’humanité. Les chants en zénète (langue menacée de disparition selon l’Unesco), qui invoquent Allah et ses prophètes, sont accompagnés de bengri, instrument à cordes joué par un musicien.

«Nous interprétons ces chants depuis notre jeune âge. Nous les avons appris de nos pères et nous les avons retenus dans nos mémoires. Nous sommes souvent appelés à animer des ziaras (Sidi Ahmed Ouaïssa, Sidi Abdelhafid, etc.) et les fêtes de mariage pour chanter l’ahellil», a relevé Messaouda Abbas, chanteuse de la troupe. «Nous avons chanté Allahouma sali ala, Ghalia allahou et Bismilahi. Nous aurions voulu continuer de chanter. Nous pouvons assurer un concert jusqu’au petit matin ! On ne se fatigue pas», a repris Aïcha
Boulghiche, présidente de l’association Izelouane de Cheouine. Elle nous a parlé d’une autre forme de l’ahellil joué avec le «quelal» (percussion) et le «tamja» (flûte).

Selon Larbi Boussaïd, musicien de l’association, la première femme à interpréter l’ahellil dans les années 1960 était Fatna, native de Cherouine. «Les textes de l’ahellil ne sont malheureusement pas encore écrits. C’est un héritage de nos ancêtres que nous retenons uniquement dans nos mémoires. Ce patrimoine doit être transmis aux futures générations pour ne pas le perdre. Je constate que les jeunes s’en désintéressent quelque peu. A mon avis, l’ahellil doit être enseigné pour être préservé», a noté Larbi Boussaïd. D’après lui, l’ahellil est peu connu dans le reste de l’Algérie. Classé par l’Unesco dans la liste du patrimoine immatériel de l’humanité en 2005, l’ahellil reste «figé» dans la poésie orale.

L’université algérienne devrait peut-être s’intéresser davantage à ce genre musical et poétique pour mieux le repertorier et le protéger de l’oubli et de la disparition. Autre genre musical : le diwane. Et là, muni de son gumbri aux dessins particuliers, Mâalem Hakem de Béchar a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui. Habillé en tenue couleur crème, Hakem a puisé autant dans le diwane algérien que dans le gnawi marocain, pour offrir un spectacle portant la marque du groupe El Waha Béchar. «Nous avons interprété Laylaha ila Allah, Sergou, Foulani, Sanko  et Mbara... Nous avons mélangé entre algérien et marocain pour montrer quelque peu la différence entre les deux interprétations de cette musique. Notre style, on l’appelle Chergui, marqué par une reprise différente des textes chantés également dans le gnawa marocain», a relevé Mâalem Hakem, qui souhaite être présent au prochain Festival international de la musique diwane d’Alger prévu en été.

La soirée, marquée par la présence de l’ambassadrice de Finlande à Alger, accompagnée de Mohamed Slamani, wali de Béchar, s’est poursuivie avec un tour de chants du groupe Caméléon, qui a repris des titres de ses deux albums. Le jeune public demandait Bir Sghir et Lillah,  les deux succès de Caméléon, le groupe qui veut «toucher» à tous les genres musicaux. Caméléon vient de sortir un deuxième album.

 

Source: Fayçal Métaoui; www.elwatan.com.
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:56

La population de Béchar vivra, pendant toute une semaine, au rythme de cet évènement de la musique traditionnelle.

Le coup d’envoi de la 8ème édition du Festival Diwan de Béchar a été donné ce vendredi au stade Nasr. La population devra vivre, pendant une semaine, soit du 23 au 29 mai, au rythme de cet événement de musique traditionnelle. Les organisateurs de la manifestation culturelle ont la volonté, selon leurs dires, d’imprimer à ce rendez-vous annuel un cachet particulier en comparaison avec la précédente édition.

Au total, 26 troupes musicales connues sont attendues dont 15 participeront à une compétition et 8 galas seront animés par des groupes musicaux d’Alger, de Jijel et de Béchar, pendant toute la durée du festival. La troupe féminine «Ahl Lil» de Chérouine (Adrar) aura l’honneur d’ouvrir le bal  de cette manifestation artistique où chaque soirée, 3 à 4 groupes musicaux s’éclateront sur scène devant un public qui n’a pas souvent l’occasion d’assister durant l’année à ce genre de soirées musicales.

Pour cette année, aucune troupe musicale étrangère ne participera à cette 8ème édition, selon le programme arrêté. Par contre, les organisateurs du Festival s’attendent à accueillir une foule nombreuse, et quelques invités, comme à l’accoutumée, prendront part à cette fête gnaouie qui a été institutionnalisée à travers un commissariat.

Selon toujours les organisateurs, si les conditions d’accueil au stade Nasr s’améliorent chaque année, ils déplorent cependant le manque crucial de salle à Béchar devant abriter ce genre de spectacle et l’existence d’un seul Festival de musique durant toute l’année pour une jeunesse qui réclame au moins deux Festivals par an et répondre ainsi à la forte demande de cette jeunesse ankylosée par l’ennui et le manque de distraction.

A noter aussi que des conférences portant sur les thèmes «Patrimoine et Culture» seront animées à la maison de la culture au cours de la semaine par des professeurs universitaires invités.

Source: M. Nadjah, www.elwatan.com.
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:47

Un genre de diwan particulièrement porté sur le chant religieux et axé sur des voix cristallines conjuguées à la spiritualité du style de a été présenté samedi soir à Bechar par la troupe "Nass El Waha" de Ouargla. Ouvrant la compétition officielle du 8e Festival national de musique diwan, qui se tient à Bechar depuis vendredi, "Nass El Waha" se sont produits devant un jury composé d’adeptes du ce genre de musique et présidé par l’universitaire Azzeddine Ben Yaacoub.

Emanant d’une longue tradition de diwan, la troupe a présenté un programme puisé dans le répertoire des ziarates (pèlerinage) qu’elles ont l’habitude d’animer à Ouargla et qui ont donné naissance à un genre plus spirituel et initialement basé sur le tbel.

"Nass El Waha" témoigne également d’une tradition complexe et peu connue en matière de danses rituelles mais également en matière d’initiation de jeunes et même d’enfants à cette tradition qui attire beaucoup de pèlerins à Ouargla.

Etre un "enfant du diwan" (membre de confréries) n’est pas obligatoire pour réussir un bon spectacle dans ce style musical, c’est ce qu’a réussi à prouver sur scène la troupe "Ouled Sidi Blel" de Tindouf une région où la tradition du diwan, ses rites et sa musique n’ont pratiquement jamais existé.

Le jeune maallem Aissa Ousmaïl affirme avoir embrassé ce répertoire, et surtout le goumbri, par passion, et en autodidacte, avant de se frotter aux maîtres du genre pour perfectionner ces connaissances et former une troupe à même d’animer un spectacle dans les normes. De jeunes formations musicales de Tindouf commencent à suivre les pas de "Ouled Sidi Blel".

Suite à l’absence de la troupe "Ahl Gnawa" de Relizane, l’invité de la soirée "Nora Gnawa" l’une des rares femmes à "faire dans le diwane", marchant dans les pas de la pionnière en la matière Hasna El Becharia, a investi la scène devant un public très peu nombreux à cette seconde soirée perturbée par les conditions climatiques.

La chanteuse qui baigne dans un univers musical à peine inspiré du diwan, a présenté un tour d’horizons de la musique dite "Gnawa de scène" ouverte sur des mélodies contemporaines soutenues par un rythme dansant. Ouvert vendredi, le 8e Festival de musique diwan se poursuivra à Bechar jusqu’au 29 mai avec 12 troupes encore attendues en compétition, et un programme de conférences dédiées au diwan en tant que patrimoine et culture authentique.

 

Source: www.letempsdz.com/

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