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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:35

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* Le festival national de la musique diwane, qui se déroule jusqu'au 29 mai à Béchar, a inové avec l'organisation symbolique de la cérémonie de la lila

Samedi, au début de soirée, les invités du 8 ème Festival national de la musique diwane ont été conviés à assister au rituel de la « lila » consacrée par la tradition gnawie au niveau du musée de la capitale de la Saoura. Aâmi Brahim, doyen des mqadmine de Béchar, 82 ans, était le maître de cérémonie.

Au programme, couleurs du diwane, senteurs des bkhour, sacrifice d'une bête, danses, chants et msemen au miel. Le gumbri, karkabou et ganga, instruments indispensables du diwane, ont été « convoqués » pour recréer une ambiance qui a traversé les siècles avec ses codes, ses symboles et ses mystères. Nous reviendrons plus en détails dans nos prochaines éditions sur cette lila dont la valeur patrimoniale est très précieuse.

Au stade Enasr de Béchar, le public du festival a assisté, une heure après le passage d'un léger vent de sable, à deux formes du diwane du sud algérien représentées par Sidi Blal de Tindouf et par Nass El Wahat de Ouargla.

Les bradj sont interprétés d'une manière légérement différente, les tenues sont colorées à Tindouf, blanches à Ouargla. « Nous avons interprété « Baba nouar », « Jamangaro » et « Hamou zawej ».

Notre troupe a évolué au fil des années. Auparavant, nous étions un groupe de karkabou et animions des fêtes de mariage. Nous avons introduit le gumbri pour s'adapter au rite du diwane. A Tindouf, le diwane n'est pas aussi présent que dans le reste du sud algérien. Ma présence aux festivals où j'ai rencontré des mâalim m'a permis d'apprendre beaucoup de choses sur le jeu du gumbri .

Et je continue d'apprendre les textes qui font partie de notre patrimoine culturel», nous a déclaré le jeune Aissa Ousmail, maâlem de Sidi Blal. A Ouargla, le gumbri est également une nouveauté dans la tradition diwane de cette région du sud-est algérien, le diwane banga pour être plus précis. « Banga pour l'appellation donnée au karkabou.

Chez nous, le gumbri n'existait pas. Nos aînés jouaient le diwane avec deux tbels et des karkabou. Ce n'est que récemment que nous avons introduit le gumbri. Dans nos chants, nous reprenons régulièrement « Fania » et « Lâafou  ya moulana».

Nous faisons partie de Ahl Laqsar. Ahl Rouissat, qui est une autre communauté, et Ahl Laqsar organisent de temps à autre des lilat en se relayant. Tout le rituel y est respecté », a souligné Othmane Tafna, leader du groupe Nass El Wahat.

Dans un registre plus moderne et plus proche de la fusion, la chanteuse Noura et son groupe de Béchar ont présenté des chansons dans lesquelles des sonorités reggae, moghrabi et rai ont été ajoutées aux rythmes du diwane. « J'ai interprété de nouvelles chansons comme « Mimouna noudhi tejdbi » et « Zine zine », repris et arrangé également une ancienne chanson « Moui lalla » », a relevé Noura.

Mourad, joueur de gumbri, a, pour sa part, estimé que le reggae s'accorde parfaitement avec les notes musicale du diwane. « Le jeune public est très exigeant. Il faut à chaque fois lui présenter un plat varié de mélodies avec une insistance sur le hedawi (berouali). Au début, j'interprétais le diwane sans présence de certains instruments sur scène comme la batterie. Là, j'ai changé de style en gardant l'âme diwane. Ce soir par exemple j'ai interprété « Allal ya allal » qui me rappelle mes débuts », a estimé Noura.

Source: Fayçal Métaoui, www.elwatan.com/
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:30

actualite2[60128]Les amoureux de la musique Diwane se sont donné rendez-vous à la capitale de la Saoura à l’occasion de la huitième édition du festival national de la musique Diwane, qui a débuté hier soir. Au programme de cette édition, une vingtaine de troupes animent quotidiennement des concerts au stade Ennasr de Béchar, et ce, jusqu’au 29 du mois en cours. Organisé sous le thème « Le diwane, patrimoine et culture », cette édition sera caractérisée par une participation record, un chiffre jamais atteint auparavant selon les déclarations de Hamdani El-Amari, commissaire du festival : « Vingt-six troupes participeront à cette édition entre faisant partie de la compétition officielle et invités d’honneur. Face à une telle demande, il nous était difficile de programmer d’autres groupes car les jours dont nous disposons ne le permettent pas. Entre quatre et cinq troupes monteront sur scène chaque jour et auront entre 12 et 15 minutes de prestation pour convaincre le jury qui sera présidé par Azzedine Ben Yakoub », a-t-il indiqué. En sus des groupes en lice pour décrocher les trois prix du festival, plusieurs formations musicales connues sur le territoire national animeront des galas, à l’instar des jeunes groupes Caméléon, Freeklane et El dey, ainsi que Hasna El Bacharia, le Ahalil féminin de Cherouin d’Adrar, diwane el bahdja et clé 13, ce qui permettra de donner un aspect de variété au festival avec d’autres tendances musicales en guise de cadeau pour le public.
Le commissaire du festival a noté également que trois conférences seront animées à la maison de culture de la wilaya de Béchar avec des thématiques relatives à la musique Diwane (Le Gumbri : contexte et apprentissage animé par Abdelwahed Fedel, la dimension humaine de la musique Diwane animée par Abdelmadjid Bougerba, et enfin la Lila au centre du rite Diwane animé par le chargé de communication du festival et le chercheur Abdelhalim Miloud Araou) où se tient également une exposition des instruments traditionnels de cette musique. Un master-class aura lieu également à la clôture du festival, avec quatre maîtres de l’instrument Gumbri, et des jeunes adeptes du Diwane. Hamdani El-Amari a indiqué dans la foulée que le festival s’invitera aux communes voisines comme Ighli, Taghit, Kenadsa et Béni Abbas afin de partager ces moments de joie avec tous  les habitants de la région. Deux ateliers seront au programme également, le premier sera animé par le journaliste Fayçal Métaoui sous le thème « Les festivals et leur contribution à l’action culturelle au niveau national », et le second animé par le président du jury Azzedine Ben Yakoub sous l’intitulé « Culture et territoire ». L’interlocuteur a mis l’accent par ailleurs sur le développement de la musique Diwane, et sa présence sur tout le territoire national : « Béchar seulement compte 21 groupes de Diwane et de Diwane-fusion avec l’introduction des nouveaux instruments, une dizaine d’autres groupes existent aux quatre coins du pays, notamment à l’ouest, je peux assurer qu’il y a une bonne relève », a-t-il noté. Une revue a été éditée par le commissariat du festival avec les contributions de plusieurs académiciens  et chercheurs en musique où on y trouve aussi des explications sur les principaux instruments de la musique Diwane, ses principaux rituels, à l’exemple de la Lila, cette mystique nuit qui est une expression authentique et vivante, mêlant danse, transe et sens animée par le Diwane ami Brahim, l’un des leaders de la musique Diwane en Algérie.

 

Source: Kader Bentounès, www.elmoudjahid.com/

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:09

Le Festival culturel national des musiques et danses diwane, dont la 8ème édition est prévue du 23 au 29 du mois courant, permet à la ville de Bechar de vibrer aux rythmes mélodiques et chorégraphiques de cette expression artistique traditionnelle et populaire. Ce festival est la seule et unique manifestation artistique, de par sa dimension nationale et la qualité de ses représentations artistiques, à permettre à la population de cette région dans le sud du pays de renouer avec les grands spectacles musicaux animés par des célébrités artistiques, indiquent des observateurs locaux. Ce festival, dont l'accès aux spectacles et autres manifestations est gratuit, est, de l'avis de plusieurs Maâlime (maîtres), musiciens et chercheurs sur le diwane, un moyen de promouvoir Bechar comme région à vocation culturelle et touristique, «pour peu que d'autres secteurs s'impliquent financièrement et matériellement» pour lui donner une place de choix parmi les grands événements artistiques du pays et du Maghreb, estiment des responsables d'associations locales culturelles et des musiciens membres de troupes diwane.
La gratuité des spectacles qui caractérise cet évènement musical annuel a pour but de rendre la musique et la danse diwane accessibles à tous, de drainer le plus de monde, et surtout d'inciter le public béchari et des wilayas limitrophes ou éloignées à se déplacer. Ce festival, qui regroupe annuellement plus de 200 musiciens des troupes diwane et d'autres styles musicaux nationaux, est aussi une occasion pour le pays et les artistes en herbe de rayonner sur le plan national et même international, étant donné que des professionnels et des amoureux de cette musique et danse traditionnelle se déplacent de différentes régions du pays et parfois d'autres pays pour faire la redécouverte de cet art ancestral, soulignent-ils. Certains artistes et troupes commencent à récolter le fruit de ce festival, comme l'artiste Nora Gnawas et la troupe «Gnawas El Waha» du jeune Maâlem Hakem dont la dextérité dans le jeu du Guembri a fait de lui l'un des meilleurs joueurs de cet instrument à trois cordes à la base de la musique diwane.
Des troupes comme celle de «Wlad Bambra» d'Alger, avec qui joue une musicienne américaine Tamara Turner, ont aussi émergé à travers ce festival.

 

Source: http://www.lexpressiondz.com/

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 15:02

Vingt-six troupes, dont 15 en compétition, participeront cette année au festival national de la musique diwane de Béchar, du 23 au 29 courant. Un riche programme a été concocté pour l’occasion, avec bien de nouveautés qui, selon les organisateurs, feront de cette 8e édition, l’une des plus réussies et placée sur le thème « Patrimoine et Culture ». Quelque 220 participants, venus de différentes régions du pays, prendront donc part à cette manifestation pour laquelle tous les moyens humains et matériels sont déjà mis en place, en vue de sa réussite.
En marge des représentations musicales, trois conférences sont prévues et seront animées par des chercheurs spécialisés en matière de musique diwane, alors qu’une « lilla diwane » sera organisée avec tous les rituels que comporte ce style musical. Le premier numéro consacré à cette édition verra également son apparition à cette occasion. C’est en fait le 23 mai qu’aura lieu l’ouverture officielle de la manifestation et qui sera ensuite animée par Ahalil Féminin de Cherouine (Adrar). Parallèlement aux compétitions qui seront évaluées par un jury composé pour la première fois de deux Mâalem, les soirées seront également animées par des troupes connues, telles Hasna El Becharia, Gnawa El Waha de Béchar, Clé 13 de Jijel Diwane El Bahdja d’Alger…
Un programme annexe est également prévu  dans les communes de Taghit, Igli, Béni-Abbès et Kénadsa, où des représentations  de troupes du Diwane seront organisées, alors que la place de la République à Béchar, verra une animation d’ouverture et une distribution des programmes aux citoyens.   
    

Source: Ramdane Bezza, www.elmoudjahid.com

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 18:37

La 8e édition du Festival national de la musique diwane de Béchar vient d’être fixée du 23 au 29 mai 2014 et sera placée, cette année, sous le thème «Diwane patrimoine culturel», avec pour objectif, selon les organisateurs de cette manifestation culturelle, de «mettre en évidence l’apport du patrimoine musical diwane au développement de l’art lyrique national et de montrer que le diwane constitue une source, toujours renouvelée d’inspiration pour les musiciens d’origines et d’horizons divers».
Pour cela, plusieurs nouveautés sont prévues à cette occasion, dont l’organisation d’une «lila diwane » (déroulement de l’ensemble des rites), la production d’un album audio, l’édition du premier numéro de la revue diwane et l’organisation d’exhibitions au niveau des places publiques de la ville. Les soirées musicales programmées dans le cadre de cette 8e  édition seront animées par 15 troupes venues de différentes régions du pays : Jil Diwane, Nass El-Wahat, groupe Sidi Blal, Jil Saïd, Dar El Bahri Ousfane, Karkabou Foursène Maghnia, Gâadat El Waha, Noudjoum Diwane, Safari… Comme à l’accoutumée, des conférences-débats figurent également au programme autour de thèmes liés au diwane et réuniront des chercheurs de l’université de Béchar et de spécialistes du patrimoine immatériel algérien, à l’exemple de l’ethnomusicologue et musicienne américaine Tamara Turner, Ourida Yaker, Kerroumi Lahcène, Fayçal Metaoui et bien d’autres intervenants à ces rencontres thématiques sur la préservation du diwane. Quant à la compétition en elle-même et selon M. Hamdani Lamari, commissaire du festival, trois lauréats seront primés et recevront respectivement 200.000 DA, 150.000 DA et 100.000 DA et pourront participer au Festival international de la musique diwane d’Alger, en août prochain. La Maison de la culture de Béchar abritera, en outre, durant toute la période du festival une exposition photos de l’édition précédente, un atelier de fabrication d’instruments traditionnels de musique, couramment usités dans la musique diwane et des projections de films. Les ksours du Nord ainsi que Kénadsa et Taghit bénéficieront de soirées animées par des troupes de musique diwane.                   

 

Source: Ramdane BEZZA, www.elmoudjahid.com/

 

 actualite2[59429]

 


 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 14:59

A quoi bon construire de nouveaux projets de développement culturel ou procéder à des travaux de rénovation et réhabilitation aux sites déjà existants, classés patrimoine national, à coût de millions de dinars acquittés par le trésor public, pour être finalement non opérationnels ou abandonnés et délaissés complètement ? C’est du moins la question que se posent beaucoup de citoyens à Bechar.


Notre souci n’est pas d’apporter des éléments de réponse à cette question, mais il s’agit de tenter un éclairage sur la situation de ces nouvelles infrastructures dont les travaux sont achevés depuis longtemps sur les  sites choisis par les pouvoirs publics pour être réhabilité dans le but d’abriter une quelconque activité culturelle d’utilité publique. En effet, au moment où ces mêmes pouvoirs publics se sont engagés à faire la guerre à ceux qui gaspillent et dilapident les deniers publics, ces projets achevés qui ne sont guère opérationnels à l’image du  Ryad sidi Brahim,  qui est un vrai joyau architectural,  situé au cœur du vieux ksar dans la commune de Kenadsa, dont les travaux ont été exécutés et achevés depuis 2003 et demeurent toujours  délaissés sans prise en charge ni par une quelconque administration publique ni par la municipalité.  Ce site rénové à neuf se trouve complètement  laissé à la traîne par les différents présidents d’APC qui se sont succédés  à la tête de cette municipalité. Aucun  de ces maires n’a pensé à lui assurer même le gardiennage ou l’entretien, et ce site en question commence déjà à se dégrader.  L’attente de l’exploitation de cette structure n’a que trop duré, et les services concernés ne semblent pas s’inquiéter pour son exploitation à des fins culturelles ou autres. C’est du moins l’impression donnée, et qui laisse sentir qu’aucune volonté ne semble être affichée incitant les responsables administratifs concernés d’envisager son exploitation ou son affectation à une association culturelle. Ce  patrimoine culturel, toujours abandonné par la collectivité, sa rénovation est faite dans le cadre du programme initié par le président de la république, ayant trait à la réhabilitation des ksours, lancé en 2001. Plusieurs citoyens abordés, notamment les membres d'associations culturelles et de préservation du patrimoine,  assimilent cette situation d'abandon de ce bien à une démission quasi-totale des élus de cette localité, et de la direction du tourisme de la wilaya et celle de la culture, premières institutions administratives directement concernées par la sauvegarde et la préservation des patrimoines.


Source: F. HADJ, Reflexion.
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 15:32

Le festival national de la musique diwane de Béchar sera marqué cette année par plusieurs nouveautés, notamment l’organisation d’une “lila diwane”, la production d’un album audio, l’édition du premier numéro de la revue diwane ainsi que l’organisation d’exhibitions au niveau des places publiques.

La ville de Béchar accueillera la huitième édition du Festival national de la musique diwane, qui sera organisée du 23 au 29 mai, sous le thème “Diwane patrimoine culturel”. Pour les organisateurs, l’objectif de ce festival est de “mettre en évidence l’apport du patrimoine musical diwane au développement de l’art lyrique national et de montrer que le diwane constitue une source, toujours renouvelée, d’inspiration pour les musiciens d’origines et d’horizons divers”. Toujours selon les organisateurs, 15 troupes musicales venues de plusieurs wilayas (Jil Diwane, Nass El-Wahat, groupe Sidi Blal, Jil Saïd, Dar El-Bahri Ousfane, Karkabou Foursène Maghnia, Gaâdat El-Waha, Noudjoum Diwane, Safari…) animeront des soirées musicales prévues, comme chaque année, au stade En-Nasr de Béchar.
Lors de cette édition, des conférences-débats portant sur des thèmes liés à la culture diwane (musique, tenues, fabrication d’instruments) seront animées par des chercheurs et journalistes. Selon Hamdani Lamari, commissaire de ce festival, des chercheurs de l’université de Béchar et des spécialistes du patrimoine immatériel algérien, notamment l’ethnomusicologue et musicienne américaine Tamara Turner, Ourida Yaker, Kerroumi Lahcen ou encore Fayçal Métaoui, animeront des rencontres thématiques sur la préservation du diwane à la maison de la culture du chef-lieu de wilaya.
Plusieurs nouveautés, telles que l’organisation d’une “lila diwane”, avec déroulement de l’ensemble des rites, la production d’un album audio, l’édition du premier numéro diwane ainsi que l’organisation d’exhibitions dans les places publiques, ont été introduites lors de  cette édition.
Concernant la compétition, Hamdani Lamari (également directeur de la Maison de la culture de Béchar) nous a expliqué que les trois lauréats qui seront primés (et qui recevront 200 000 DA pour le premier, 150 000 DA pour le deuxième, 100 000 DA pour le troisième) prendront part, comme à l’accoutumée, au Festival international de la musique diwane d’Alger, prévu cette année au mois d’août prochain.
Par ailleurs, le jour de l’ouverture sera marqué par une parade des troupes participantes dans les principales artères du centre-ville de Béchar. En outre, la maison de la culture abritera une exposition de photographies portant sur les moments forts de la précédente édition, un atelier de fabrication d’instruments traditionnels de musique utilisés dans le diwane et des projections.
En parallèle aux denses activités qui auront lieu au chef-lieu de wilaya, des soirées seront animées dans les ksour du nord, Kenadsa et Taghit.

 

Source: R.R., Liberte.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:39

La 8e édition du Festival Culturel National de la Musique Diwane se tiendra du 23 au 29 mai prochain dans la wilaya de Béchar. Elle rassemblera de très nombreux artistes du genre tout au long de la semaine, que ce soit sur scène ou autour d’un débat sur la thématique du Diwane.

 

Les festivités débuteront le vendredi 23 mai par une parade traditionnelle au centre de Béchar, elle réunira tous les participants actifs de cette 8e édition du festival dans un spectacle musical à même la rue. Suivra par la suite le premier concert qui sera donné par la bande féminine Ahallil Cherwiyen d’Adrar.

Comme dit plus haut, des rencontres-débats seront animées par des spécialistes au sujet du Diwane et de ses origines, ainsi que des soirées thématiques dans la plus pure tradition des rituels nocturnes diwane. La manifestation prendra fin le 29 au soir avec la performance du groupe El Dey et l’annonce des trois meilleurs groupes du festival, qui seront reconduit pour le Festival International de la Musique Diwane d’Alger.

 

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Source: www.vinyculture.com

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:05

A la faveur de sa venue à Alger pour un concert à la salle Ibn Zeydoun, la chanteuse Souad Asla s’est prêtée sans hésitation aucune au jeu de questions/réponses. Le regard pétillant et un charme fou, elle nous parle de sa magnifique rencontre avec Hasna El Bécharia, de sa carrière, de son tout dernier opus Jawal, et surtout de son vœu de se produire en Algérie.

-Quelles sont vos premières impressions sur votre rencontre avec le public algérois ?

C’est émouvant de se retrouver dans son pays et de s’y produire. Quand je chante sur scène, il y a une certaine interactivité entre le public et moi. Le public algérien comprend ce que je dis. Mais quand je me produis à l’étranger, je suis obligée d’expliquer. Il y a tout un travail qui se fait. Le public algérien est unique en son genre. Il a la musique dans le sang. Il est exigeant et connaisseur à la fois. C’est un public fêtard. A la première note, il se lève pour manifester sa satisfaction.

 

-La chanteuse Hasna El Bécharia est certes votre fer de lance, mais concrètement comment s’est opérée cette transition du théâtre à la musique ?

La rencontre avec Hasna El Bécharia est une belle rencontre. Je la connais depuis mon enfance. Elle a animé tous les mariages de mes frères et sœurs. En 1999, elle est venue à Paris pour se produire au Cabaret Sauvage dans le cadre du Festival Voix de femmes. J’avais l’impression que Béchar était venu vers moi. Quand j’ai su qu’elle se produisait à Paris, alors que cela faisait une dizaine d’années que j’étais installée en France, j’ai couru pour aller la voir. J’avais l’impression que toute ma tribu venait vers moi. Après ce sublime concert, on est resté en contact. Comme je n’habitais pas très loin de chez elle, j’allais à chaque fois que le temps me le permettait prendre un thé avec elle. On discutait et, bien évidemment, on chantait.

A cette époque, je faisais du théâtre. Mon rêve était de devenir comédienne. La première chose que j’ai faite en venant en France c’était de m’inscrire dans une école de théâtre. J’ai intégré par la suite une troupe artistique et nous avions fait une belle tournée. Ensuite, il y a eu la rencontre avec Hasna El Bécharia. On chantait souvent ensemble par plaisir. Il faut dire que je connaissais par cœur toutes ses chansons. Un jour, elle m’a proposé de chanter avec elle. Au début, j’ai refusé. Elle m’avait demandé de réfléchir, car elle avait besoin de moi. Elle m’a alors présenté sa feuille de route. Elle devait effectuer une tournée internationale.

C’était une aubaine pour moi. J’ai finalement accepté. Mais au bout du troisième concert, je me suis rendu compte que ce n’était pas seulement du chant qu’on faisait. Nous étions, en fait, de véritables ambassadrices. Nous avions un rôle important à jouer dans les pays étrangers pour la promotion de notre patrimoine ancestral. A ce moment-là, je me suis dit que ce n’était pas de la rigolade et que c’était plutôt sérieux, il fallait être à la hauteur. A partir de là, j’ai commencé à me documenter sur la musique gnaouie, et ce, en faisant des allers-retours à Béchar. Je me suis imprégnée en collectant des textes anciens.

 

-Il y a eu également une autre aventure dans votre vie, cette rencontre heureuse avec certaines chanteuses de la région de Taghit...

Je dirais qu’il y a eu des aventures au pluriel. Je suis allée dans un premier temps à la rencontre de ces femmes de Taghit qui organisent des «hadrette». J’ai essayé de comprendre leur parcours. Ce sont des femmes qui se réunissent depuis des siècles chaque vendredi autour d’une tasse de thé non pas pour chanter seulement, mais également pour discuter de tout et sans tabou. Il y avait un lien reposant sur une solidarité que je ne retrouve pas en France. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que notre région est immense et riche à la fois.

Vous savez, il y a énormément de travail à faire au niveau de la sauvegarde du patrimoine. Il est important de signaler que j’organise depuis cinq ans des ateliers de femmes à Nanterre. C’est à la suite d’un concert donné à la maison de la culture de Nanterre que j’ai eu l’occasion de briefer le directeur de cette institution sur le travail fabuleux de ces femmes de Taghit. Il m’a aussitôt proposé de monter des ateliers. Il y a 19 nationalités. Je suis accompagnée d’un percussionniste et d’une danseuse. On fait ce travail pendant six mois. J’ai pour mission de leur apprendre deux ou trois morceaux du terroir de Béchar. Une fois la formation terminée, j’invite ces femmes à participer à un de mes concerts. Elles font les chœurs pour ensuite chanter les deux morceaux de Taghit. Ce travail a bien été reçu en France, notamment à Grenoble et à Lille. On m’a également sollicitée depuis deux ans pour travailler avec des enfants malades.

 

-Parlez-nous un peu du déclic du projet de votre premier album Jawal ?

Ce premier album Djawel comporte onze titres. Il n’y a qu’une seule reprise. Le reste, ce sont des compositions personnelles. Chaque morceau raconte une histoire donnée. Dans Zawali, j’ai mis en exergue l’injustice. Dans La patera, j’évoque l’histoire de ces jeunes qui prennent des barques de fortune pour traverser la Méditerranée. Dans  Marchandize, je dénonce l’industrie musicale. Au tout début du projet, j’avais commencé par trois morceaux Salamou, Marchandize et Jabouna.  Lors de l’un de mes nombreux concerts à Essaouira en 2003, je me suis installée durant un mois dans une demeure où je répétais en compagnie d’illustres maîtres et amis musiciens. On se plaisait à faire des reprises. Je m’étais enfermée aussi dans une chambre pour apprendre le gumbri avec le maâlem Boudjemaâ.

Ce dernier a apprécié l’écriture de mes trois textes. A cette époque, je ne caressais pas le rêve de faire un album. Je suis repartie en France avec mes trois chansons dans les bagages. Par la suite, j’ai sollicité des amis musiciens pour des conseils. Il y a eu une rencontre déterminante avec Sylvia Acquarelli. Cette dernière a fait écouter mes titres à un producteur détenteur d’un studio. Je l’ai rencontré par la suite, tout en n’omettant pas de lui signaler que j’avais d’autres projets d’écriture pour réaliser un album. Cela étant, mon album sera disponible en Algérie en mai prochain, chez Belda Diffusion.

 

-Avec la sortie de ce premier album en solo, peut-on affirmer que vous vous êtes quelque peu détachée de Hasna El Bécharia ?

Je ne pourrai jamais me détacher de Hasna. J’ai d’ailleurs participé à son troisième album. Hasna est mon moteur. C’est ma maman spirituelle. Elle a autant besoin de moi que moi d’elle. Nous sommes soudées l’une à l’autre.

 

-Comment définissez-vous votre musique ?

Je m’inspire de la musique de Béchar, mais j’ai rajouté d’autres influences, à l’image du blues et de la musique africaine. J’adore la musique africaine, notamment la chanteuse malienne Oumou Sangaré. Je suis également nomade. Quand je voyage, il y a d’autres peuples qui m’intéressent. Chacun de mes morceaux est une invitation à un voyage. Je pense qu’il est impératif de récolter tous les anciens textes et rythmes. Il est urgent de faire ce travail. Mon rêve, c’est de prendre un enregistreur et de sillonner le désert afin de récolter tous les textes. Je le fais à petite échelle. Il faut que les gens prennent conscience du trésor que nous avons. Notre musique est une musique qui guérit.

 

-Vous venez certes régulièrement à Béchar pour vous ressourcer, mais vos prestations sur scène se font rares en Algérie...

Il est vrai que je viens très souvent à Béchar. J’aimerais qu’on m’invite. Mon rêve est de me produire dans ma ville natale, Béchar, en Kabylie et à Oran. On ne m’a jamais sollicitée pour aucun festival national.

 

-Quels sont vos projets et votre actualité ?

Je suis en train de travailler sur le CD de Hasna. Il y a également le projet d’un film documentaire franco-américain qui est en train de se faire sur Hasna et moi. J’ai quelques dates cet été en France, mais mon plus grand souhait est de pouvoir me produire en Algérie.

Source: Nacima Chabani, El watan
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:26

Le hall de la maison de la culture de Béchar abrite, depuis hier et pour quatre jours, l’exposition du 3ème salon national «Saoura» des arts plastiques.

Une trentaine d’exposants venus de 22 wilayas (Est, Centre et Ouest) et de Béchar sont présents à cette manifestation. Selon l’artiste Labsir Mohamed Taoufik de Bou Saadâ, le but de la manifestation artistique étant de sensibiliser et promouvoir cet art et d’aider les artistes de la nouvelles génération à se familiariser et à s’imprégner des études analytiques des œuvres des exposants.
Il s’est dit aussi surpris par l’accueil sympathique réservé à l’exposition et a, en même temps, souligné l’importance du panorama de la capitale de la Saoura qui s’y prête aux arts plastiques. Hier, un atelier à ciel ouvert a été créé sur la place de la République et les gens ont été quelque peu surpris et curieux à la fois par l’installation sur les lieux d’un atelier dont le but était de donner un nouveau souffle à l’expression artistique.

Des photographies de l’ancien paysage de Béchar ont été remises à ces artistes et sur lesquelles ces derniers ont travaillé. Des artistes comme Mourad Abdellaoui, Ameziane Saïd, Djamel Talbi, Salim Rekkah sans oublier les artistes de Béchar qui ont participé également à la manifestation. Parallèlement, une projection de dessins animés pour enfants et adultes, conçue et réalisée par Labsir Mohamed Taoufik, a été faite, suivie d’un film intitulé «L’appel» portant sur la sensibilisation de la pollution de l’environnement, thème d’actualité. La maison de la culture a connu d’autres projections de films traitant cette fois de thèmes humoristiques «Hardaka chez les Martiens» et «Hardaka chez les Pharaons».

Mais l’art plastique, soutient notre interlocuteur, est traversé par des obstacles qui minent son épanouissement. Labsir Mohamed Taoufik souhaite d’abord que le ministère de la Culture se penche et prenne en charge sérieusement  l’art plastique en dotant les directions de la culture sous sa tutelle ainsi que les collectivités locales de toiles réalisées par les artistes.          
 

Source: M. Nadjah, El Watan.
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Published by Sofiane - dans Culture
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