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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 10:11

Organisé par le ministère de la Culture, en collaboration avec le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, l’oasis de Béni Abbès (250 km au sud de Béchar) abrite,  du 16 au 21 avril 2013, la 4ème  édition du colloque international d’anthropologie et musique en présence de la SG du ministère de la Culture, des autorités locales, de scientifiques algériens, allemands et français.

La tenue de ce colloque coïncide avec la célébration du mois du patrimoine et du 10ème anniversaire de la Convention de l’UNESCO de 2003 sur la préservation du patrimoine matériel et immatériel, ratifiée par l’Algérie. Pour les premiers intervenants, il s’agit d’exhumer, en premier lieu, des pans entiers occultés du riche et inestimable patrimoine algérien en voie de fragilisation à cause, précisément, d’une représentation parfois simplifiée, comme, par exemple, celle d’une danse ou d’un chant. En deuxième lieu, il s’agit de le repositionner afin d’éviter son altération continue par certains mouvements associatifs enclins à le mercantiliser.

Mais la question primordiale posée et qui semblait préoccuper les participants est : comment protéger, au mieux, ce patrimoine en déperdition et œuvrer  ensemble pour sa préservation, sa transmission et son insertion dans le cadre de la modernité ? A l’ouverture des travaux, le Pr. Téhirichi de l’Université de Béchar a donné un aperçu sur l’histoire de la région du Sud-ouest, ses reliefs, ses caractéristiques géophysiques, son patrimoine culturel, ses chants et danses traditionnels, les tribus qui la peuplent et qui constituent sa composante humaine avec ses spécificités locales, richesse de la diversité culturelle nationale. Il a été suivi par Maya Saïdani, experte en histoire de la musique et musicologie à Paris-IV Sorbonne et qui parlera de la Saoura qui recèle d’innombrables instruments musicaux méconnus et qui permettront, dira-elle, aux stagiaires de les répertorier puis les archiver.

Le directeur du Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques a souligné, pour sa part, la mission, qui échoit aux directions de la culture de wilaya, de procéder à la collecte et au recensement des données sur le patrimoine culturel algérien. Invité par El Watan à donner son impression sur le déroulement des travaux de cette première journée, Pierre Augier, Pr. d’Education musicale, qui a connu Mouloud Mammeri, s’est dit «impressionné et stupéfait» autant par le nombre et la qualité des participants à ce colloque organisé au Sud à 1400 km d’Alger que par la diversité, la complémentarité et la sensibilisation autour de différents thèmes. La clôture de ce séminaire sera faite par Mme  Khalida Toumi, la ministre de la Culture, dont on annonce l’arrivée à Béni Abbès le vendredi prochain.                                                    

Source: M. Nadjah, El Watan
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 17:28

Les travaux de réhabilitation de plusieurs ksour de la wilaya de Béchar viennent d’être lancés au titre des opérations de préservation  du patrimoine architectural de la wilaya, selon des responsables à la direction locale  de la Culture.  

L’opération, à laquelle une enveloppe de plus de 55 millions de dinars a été consacrée et qui ciblera les espaces communs des ksour de Mougheul,  Kerzaz et Beni-Ounif, a pour objectif la restauration et la réhabilitation des mosquées, sièges de zaouïas et écoles coraniques de ces ksour, classés au patrimoine de wilaya, a-t-on précisé.          
Le projet de réhabilitation et de restauration de ces sites d’une grande valeur patrimoniale et historique, initié par le même secteur, permettra la sauvegarde de ces espaces qui font partie intégrante des richesses architecturales et culturelles de la wilaya, a-t-on souligné.          

Des opérations similaires ont été initiées auparavant au niveau de l’une des plus anciennes mosquées, à savoir Masjid El Atik et du ksar de Kenadsa, classé patrimoine national.  Cet édifice religieux a été récemment rouvert aux fidèles, après l’achèvement des travaux de réhabilitation de l’ensemble de ses espaces et servitudes, a-t-on  ajouté.         

Le secteur de la culture a, dans le cadre de la protection et de la valorisation du patrimoine matériel de la région, engagé plusieurs opérations. Parmi ces initiatives, le lancement d’un inventaire des biens culturels immobiliers, la création d’une banque de données des biens culturels immatériels, et l’élaboration d’une étude pour la création d’une ceinture de  protection du patrimoine préhistorique de la région de Taghit qui renferme trois stations de gravures rupestres d’une grande importance historique, a-t-on précisé.          
Un montant de 20 millions de dinars a été dégagé pour la concrétisation de ces deux opérations, a-t-on signalé à la direction de la culture de Béchar.

 

Source: R. V., El Watan.
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 17:53

La Maison de la Culture de Béchar abrite, du 08 au 11 décembre, la deuxième édition du film court-métrage après la première qui s’est déroulée en 2011.

14 films en compétition sont programmés à la projection et à l’issue de laquelle des prix seront décernés par un jury au meilleur film, à la meilleure réalisation et au meilleur scénario.
Dans le même temps, 4 films hors compétition seront visionnés. Le jury est composé du cinéaste Larbi Lakhal (président), de Allal Yahyaoui, directeur de photographie, Abderrahmane Mahdaoui, cinéaste, Baadj Abderrazak, formateur cinéma, et Basri Abdelhamid, cinéaste.

En prélude, un film documentaire d’une vingtaine de minutes, sur la wilaya de Bechar, retrace l’histoire de cette région saharienne avec ses richesses naturelles, culturelles (peinture, fabrication de produits d’artisanat) et sites touristiques. La qualité de l’image et la bonne direction artistique du documentaire ont été largement appréciées par le public. Dans une brève allocution, le président du jury a souligné que la manifestation artistique a pour objectif la promotion de la création cinématographique et l’échange d’expérience dans le domaine du cinéma. Dans la première soirée d’hier, cinq premiers films court-métrage, intitulés «Ring», «Alarme», «Le choix», «Essi L’haouas» et «Comme un héros» ont été visionnés.

Les thèmes traités sont généralement tirés de la réalité sociale quotidienne. Un débat s’ensuivit entre les réalisateurs et le public. En marge de la manifestation artistique, les visiteurs ont découvert une exposition d’une centaine d’affiches de films algériens à l’intention du public cinéphile. L’exposition, qui est une rétrospective du 7ème art algérien dans ses années fastes, reprend tous les films réalisés depuis 1964 à ce jour : «Une si jeune paix» (1964) de Jacques Charbi, «Hassan Terro», «Le vent des Aurès» de Lakhdar Hamina, les «Hors-la-loi» de Taoufik Farès, «Voie» de Slim Riad en passant par des films récents comme «Harraga» (2009) de Marzak Allouache et «Ben Boulaïd» et «Zabana» (2012).           

Source: M. Nadjah, El watan.
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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 17:54

La Maison de la culture de Béchar, connaît ces derniers jours, une animation particulière. Les familles qui ont l’habitude de sortir après le f’tour, assistent quotidiennement à un riche programme culturel, qui s’étend tout au long de ce mois sacré. Selon le programme établi, plusieurs troupes musicales vont se produire, en soirée, notamment, El-Ferda, Essed et l’association Salama. Des représentations théâtrales sont également prévues durant ce mois. Elles seront présentées par des troupes théâtrales représentant plusieurs wilayas (Oran, Saïda, Tizi Ouzou, Sidi Bel- Abbès). Le même programme comprend  des conférences portant sur des thèmes variés (littérature, sociologie, économie, musique, philosophie) qui seront animées par des professeurs de l’université de Béchar, et ce, à raison de deux fois par semaine. Plusieurs expositions, notamment, de larges gammes de produits d’artisanat, de livres, seront proposées aux habitants de la capitale de la Saoura, qui souhaitent que les associations et les collectivités locales, participent à ce genre d’animation, pour sortir cette région du sud du pays de sa torpeur habituelle.

 

Source: R. Roukbi, Liberté

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 19:06

La troupe Diwan El Waha de Béchar a décroché le premier prix du concours du sixième Festival  de musique diwane de Béchar, clôturé jeudi dernier au stade En Nasr, après une semaine de compétition. Abdelaoui  Abdelhakem (Maâlem Hakem), leader du groupe El Waha, a obtenu le prix du meilleur joueur de gumbri du festival.

Nassim Chetouhi du groupe Diwane El Bahdja d’Alger a partagé la même distinction. Diwane El Bahdja a également été classé à la deuxième position devant Nora Diwane de Béchar. Un hommage particulier a été rendu à Mohamed Bahaz de Blida, 72 ans, pour l’ensemble de sa carrière dans le domaine de la tradition diwane. Le président du jury, l’ancien ministre Lahcen Moussaoui, a estimé que la décision a été prise «en toute âme et conscience», selon les critères retenus pour le concours. «Le diwan n’est pas un genre musical particulier. Il est plus que cela compte tenu de ses racines et de ses secrets. Quel que soit le poids de la modernité, il faut veiller à préserver ce patrimoine, ses spécificités, ses instruments et ses chorégraphies», a-t-il déclaré lors de l’allocution d’annonce des résultats.

Nora, la seule femme à avoir participé au concours, n’a pas apprécié le verdict du jury. «Je mérite la première place. J’ai représenté l’Algérie dignement en Ethiopie. Personne ne m’a dit merci ici à Béchar. On méprise les artistes. On n’arrive pas à sortir du clivage entre les Noirs et les Blancs. Pourtant, nous sommes tous Algériens. Pourquoi ne sort-on pas de cette mentalité. Je suis la seule femme à jouer du gnawi. Et pourtant !», a protesté Nora. Pour certains festivaliers, Nora fait plus dans la variété que dans le diwan pur, d’où son classement en troisième position. Hocine Zaïdi, commissaire du festival, a qualifié de normale la réaction de colère des candidats et a précisé que l’évaluation se fait sur le travail exécuté sur scène.

«Tout le monde a la prétention d’être le meilleur. C’est légitime d’y penser. Le jury a fait son travail en toute indépendance. Le niveau artistique des troupes participantes n’était pas le même. Il faut peut-être faire un travail en amont en organisant des présélections au niveau des régions avant d’arriver au festival. On va y penser, même si nous sommes une équipe réduite. Nous n’avons toujours pas de local pour le commissariat du festival. On se réunit à la maison de la culture. Les conditions de travail ne sont pas encore bonnes. On ne peut pas préparer un programme sur la durée», a-t-il regretté. Il a reconnu l’absence d’un maâlem (qui joue le gumbri dans une troupe de Diwane) du jury. «Faut-il instaurer un concours entre des groupes interprétant du diwane, une musique traditionnelle ? Il faut revoir les critères. Il est important de passer à une phase qualitative puisque le festival est aujourd’hui bien installé», a soutenu Hocine Zaïdi précisant que la composante du jury sera également revue pour les prochaines éditions.

Pour lui, les master-class avec les enfants et la parade d’ouverture étaient une réussite pour la sixième édition du Festival de Béchar. «Parmi les moments forts, la présence parmi nous du groupe marocain Lemchaheb. La projection de films lors du volet réservé aux conférences doit être encouragé dans le futur, car nous avons vu que cela avait provoqué un certain débat. Les films sont plus accessibles que les conférences elles mêmes. Il faut peut-être susciter des vocations et encourager les gens à produire des documentaires sur le diwane», a proposé le commissaire du festival, reconnaissant au passage être quelque peu fatigué.

Il a appelé à doter Béchar d’infrastructures culturelles dignes de ce nom, comme un théâtre de plein air pour permettre l’organisation d’activités culturelles dans des conditions adéquates. Parmi les heureux de la soirée, Maâlem Hakem, doublement primé. «Ce premier prix va m’encourager à continuer la recherche dans mon travail. Je vais répéter et répéter jusqu’à atteindre la perfection. Je suis pour la rénovation du diwane à condition de respecter les règles de base. Il faut séparer entre le diwane traditionnel et le diwane fusion», nous a-t-il déclaré. Les trois lauréats du Festival de Béchar sont qualifiés d’office au Festival international du diwane d’Alger, prévu en juillet prochain.

La soirée a été animée par la troupe Sarwiya, composée d’enfants, qui a rendu un hommage à la défunte Warda El Djazaïria en reprenant Aïd Al karama. Ce récital, résultat de master-class, a été suivi par un concert en fusion entre trois groupes de diwane, Tourath d’Oran, El Bahdja d’Alger et El Waha de Béchar.
La plupart des bradj du diwane ont été repris par ces trois groupes qui ont créé une ambiance festive au stade En Nasr. Enfin, les présents ont été agacés par le cérémonial de «distribution» d’hommages (takrimate) inutiles et sans raison au wali, Abdelghani Zaâlane, et à ses collaborateurs lors de la clôture du festival. Faut-il à chaque festival donner des petits cadeaux aux représentants de l’administration locale ? La question se pose.

Source: F. Métaoui, El Watan.
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 19:17

Le groupe El Ferda a envoûté, mercredi soir, le public présent au stade « Ennasr » à l’occasion des soirées programmées au titre de la 6ème édition du festival national des musiques et danse Diwane.
Ce groupe de chants et musique de genre Melhoun, après un istikhbar d’usage, a interprété plusieurs chansons de son répertoire, notamment Ya Karim El-Kourama, qui a fait sa célébrité, nationale et internationale.

Ghazal Fatma, Ben-Bouziane et d’autres belles chansons de ce groupe ont été très appréciées par les plus de 2 000 spectateurs présents à cette soirée. Auparavant, les groupes Diwane de Gnawa el Waha de Bechar et Ahl Diwane d’Oran ont gratifié l’assistance de plusieurs Bordj, ou chants puisés dans le répertoire ancien du Diwane.

Le Maâlem (maître) Hakem de la troupe Gnawa el Waha, l’un des meilleurs joueurs de Guembri, instrument à cordes à la base de la musique Diwane, n’a pas laissé, lui aussi, le public indifférent de par sa maitrise du jeu de cet instrument, confirmant ainsi son statut du plus jeune Maâlem du Guembri à travers le pays.

Pour ce jeudi, où est prévue la soirée de clôture et de remise des prix aux trois meilleurs groupes, une master-classe animée par plusieurs musiciens des différentes troupes participantes est au menu de cette soirée finale.

 

Source: AlgerieSite.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:15

Lahcen Torki, un des fondateurs de l’association Salama pour la protection du patrimoine, enseigne la musique à la Maison de la culture de Béchar. Lors du 6e Festival de la musique diwane, qui s’est tenu jusqu’à hier à Béchar, il a plaidé pour «la rénovation» de la tradition musicale gnawi. Ce qu’il propose ne fait pas consensus. Débat.

-Vous plaidez pour l’introduction de nouvelles sonorités dans le diwane. Pourquoi ?

C’est une contrainte. On doit renouveler la musique du diwane parce qu’elle est devenue mondiale. On doit revoir la composition de cette musique. Il faut y introduire des changements dans le fond et dans la forme. Même dans les rites, pourquoi pas ? On ne doit pas présenter cette musique aux spectateurs avec les mêmes anciennes méthodes. L’auditeur actuel est ouvert sur ce qui existe dans le monde, sur les nouvelles technologies… Pour être à cette hauteur, le diwane doit être renouvelé, rafraîchi…

-Et que faut-il introduire dans cette musique ?

On doit utiliser d’autres modes musicaux. Ne pas se contenter du pentatonique, mais utiliser le majeur, le mineur. Pourquoi ne pas introduire d’autres instruments tels que les guitares classiques et basses, le luth ? Ce mixage va peut-être nous donner une autre vision sur cette musique.

-Aller vers des fusions, peut-être ?

Une fusion et un changement en même temps. Un changement dans la composition et l’harmonie. Malheureusement, l’harmonie est absente dans la musique diwane. Le rythme est déjà présent. Il faut le sauvegarder. Mais il faut ajouter au karkabou d’autres instruments de percussion, la batterie…

-La musique du diwane est-elle folklorique, populaire, religieuse, rituelle ?

Ces appellations ne s’adaptent pas à la musique du diwane. Le diwan est une musique de spectacles, de festivités. Avec le temps, elle a changé. Chez nous, il n’existe pas de musique de classes. Et la musique du diwane est celle de tout le monde. Une musique qui fait partie du patrimoine.

-Quelle différence y a-t-il entre le diwane algérien et le gnawi marocain ?

C’est la même racine. Mêmes rythmes et traditions. Il y a des différences dans la manière de s’adapter aux rites. Les textes se ressemblent. La plupart des textes ont une origine africaine. Au fil du temps, les paroles se sont mélangées avec celles du Maghreb. Cela concernait surtout les textes religieux. Le diwane a été quelque peu adapté à certains rites religieux.

Source: F.Métaoui, El Watan
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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:58

Ce Festival regroupe annuellement plus de 120 maâlems (maîtres), musiciens, chercheurs et journalistes.

La classification de la musique et de la danse diwane, en tant que patrimoine culturel immatériel national, est nécessaire pour la préservation et la protection de cet art populaire, ont indiqué des chercheurs et responsables de troupes, rencontrés en marge de la 6e édition du Festival national de la musique diwane à Béchar.
Cette expression chorégraphique et musicale, ou plutôt cet héritage culturel enraciné dans la longue histoire du pays, doit maintenant faire l'objet d'une classification, afin de conforter les chercheurs en patrimoine et les adeptes du diwane, a souligné M.Azzeddine Benyakoub, de l'université de Béchar.
L'apport des études anthropologiques, sociales et culturelles, constituent un outil «important» pour le développement et la protection de ce patrimoine dont l'héritage culturel et social est partagé par plusieurs régions du pays, observe le Dr. Mansour Margouma, chercheur en patrimoine à l'Université de Mostaganem. La présence à travers le pays de troupes de diwane est une preuve de la préservation par la population, notamment les jeunes musiciens, de cet héritage culturel et social, d'où la nécessité de la création de «laboratoires ou structures spécialisées dans son étude au niveau de nos universités», a estimé l'universitaire Mohamed Belkhedem, lui-même membre d'un groupe diwane à Oran.
La classification au patrimoine national immatériel du diwane est «salutaire pour sa survie et la pérennité d'une sonorité musicale séculaire», note, de son côté, le maâlem (maître) Bahaz Mohamed, de la troupe Gnawa de Blida.
L'artiste, qui passe pour être actuellement l'un des doyens des musiciens du diwane dans le pays, estime que «cette classification, si elle aura lieu, constituera un moyen efficace pour la préservation de cet art populaire». Plusieurs autres musiciens des autres régions du pays abondent dans le même sens et pensent que le Festival de la musique diwane de Béchar nourrit ce souhait de classification de ce patrimoine.
Ce Festival, qui regroupe annuellement plus de 120 maâlems (maîtres), musiciens, chercheurs et journalistes, est considéré par le ministère de la Culture comme une contribution des pouvoirs publics à la valorisation et la connaissance académique du diwane, «d'où notre soutien à toute décision de sa classification», a fait savoir le commissaire du festival, M.Hocine Zaïdi.

 

Source: L'Expression.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:11

Très populaire à Béchar et même dans toute l’Algérie, Essed a pris part, pour la sixième année consécutive au Festival national de la musique Diwan, et a présenté un mix entre ses anciens succès, et les prochains titres qui figurent sur leur nouvel album.

 

 

Originaire de Kenadessa, la célèbre formation Essed, qui a été reconstituée entre 2005 et 2006, et en est aujourd’hui à la troisième génération, a présenté, lundi soir au stade En-Nasr, des extraits de son prochain album qui sort le mois prochain. Elle n’a pas privé le public, venu nombreux, de quelques-uns de ses titres phares, à l’exemple de « Ya latif », un morceau de Lemchaheb, repris à la sauce Essed. Mais qu’est ce que la sauce Essed ? D’abord des paroles engagées, des rythmes entrainants qui invitent à la fête, et une harmonie entre les musiciens-chanteurs. Essed s’illustre donc dans le genre Ghiwane, mais joue à sa manière le répertoire sacré du Diwane, à certaines occasions. Mené par son leader emblématique, Lahcène Bastam, le groupe qui a enrichit sa palette de sonorités notamment avec une Tumba, a fait revisité dans l’effervescence générale, les tires « El mizan maâdoul » (le titre phare du prochain disque qui comporte huit titres), « El kora li tejmaâna » (un morceau sur la violence dans les stades), « Ola, ola, sahraoua yelaêbou el kora » (un clin d’œil à l’équipe de football JS Saoura qui a accédé cette année à la première division), et « Tmenit ya rebbi l’Algérie champion » (une chanson pour l’équipe nationale de football). Près d’une heure de spectacle c’était peut être un trop court ! En tout cas, Essed se produiront le 3 juillet prochain à Alger, et le 4 juillet à Ain Defla. En attendant, on aura tout le temps de savourer l’album qui sort en juin.

 

Le coup de gueule de Lahcène Bastam


Rencontré quelques minutes avant de monter sur scène, Lahcène Bastam est revenu sur le lieu où se tient le festival : un stade de football qui n’a pas pour vocation d’abriter des concerts. « Nous sommes à la sixième édition du festival et il se tient encore dans un stade de football. Béchar n’a même pas un théâtre de verdure où le public pourrait s’asseoir et assister aux spectacles. C’est injuste pour une ville comme Béchar qui est importante et qui a des artistes connus. Je lance un appel pour que l’an prochain, il y ait un théâtre de verdure », a-t-il martelé. Il y a, en effet, quelques gradins très loin de la scène, le reste des spectateurs restent debout toute la soirée. Un écran géant a été installé pour permettre à ceux assistent aux concerts du côté des gradins de voir le spectacle…de loin. Outre Lahcène Bastam, beaucoup d’autres artistes de Béchar ont déploré l’inexistence d’un théâtre de verdure, qui permettrait aux talent de la région (et ils sont très nombreux) de se produire à longueur d’année, dans des conditions professionnelles. Le leader d’Essed dira, par ailleurs, que même si sa formation n’est pas vraiment concerné par la marginalisation, « les artistes ici sont ‘mahgourines’ et n’ont pas tous notre chance. Pourtant, les artistes à Béchar ont beaucoup de talent et pratiquent la musique avec art, mais ne réussissent pas à émerger ».

 

Source: S. Kharfi, Liberté.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:50

La soirée d’ouverture du 6e festival national de la musique Diwane de Bechar, a vu le passage du groupe marocain de chants engagés, "Lemchaheb", a été marquée par la présence d’un public nombreux, en grande partie des jeunes, ce qui a créé quelques débordements sans gravité et démontre l’envergure qu’a pris ce festival, a indiqué M. Zaidi Hocine.

Ce festival, auquel prennent part une vingtaine de troupes, dont 12 en compétition, "constitue un moyen très important pour la promotion de ce patrimoine musical national", a-t-il précisé.

Le passage samedi en soirée des troupes de Diwane BA hadja d’Alger, Gnawa de Blida et Sara Ksar de Bechar, a été une occasion pour ces troupes de confirmer leur statut et de s’illustrer.

En effet les différentes compositions et les représentations artistiques, hautes en couleurs, de ces troupes a permis aux spectateurs, dont de nombreuses familles, d’apprécier les différentes danses et chorégraphies de ces troupes, appuyées par un jeu musical à la hauteur des attentes du public, connaisseur du Diwane.

Ces trois troupes en compétition ont démontré une connaissance et une maîtrise parfaite des textes et musique Diwane, augurant d’une "réelle pérennité" de cette expression musicale et chorégraphique, selon des spécialistes et chercheurs dans ce genre musicale, présents à Bechar pour la circonstance, dont Dr.S enouci Saliha chercheur en patrimoine musical populaire au centre de recherche d’anthropologie sociale et culture d’Oran (CRASC).

En marge des représentations artistiques, un cycle de conférences-débats sur le thème "Diwane, art et tradition culture" est organisé à la maison de la culture. Divers sujets, à l’exemple de la "musique Diwane entre tradition et modernité", "le rôle social de la musique Diwane", et les modes de préservation et de classification de cet art, sont débattus par des chercheurs nationaux.

Pour cette édition, le commissariat du festival a innové par la projection, ce dimanche, du film-musical "Tagnawittude", de Rahma Benhamou El Madani. Cette œuvre cinématographique de 1h 20 minutes, démontre le passage du Diwane algérien et Gnaoui marocain du sacré au profane, à travers des interviews réalisés avec Kateb Amazigh et plusieurs autres Maâlems (maitres) de cette musique.

La réalisatrice, qui a animé un débat à l’issue de la projection de sa production, a estimé que son travail s’inscrit dans la "logique des nouvelles réalités de cette musique, qui du sacré est passée en une décennie en de véritables grands spectacles, donnés par des musiciens algériens et marocains à travers le monde, d’où le succès mondial que connaît ce genre musical ancestral, dont l’héritage culturel est partagé par l’ensemble des peuples du Maghreb", a-t-elle souligné.

APS

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