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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:22

BECHAR - Le colonel Lotfi, chef de la wilaya historique V est mort en martyr pour l’indépendance de l'Algérie et la liberté de son peuple, a indiqué, jeudi à Bechar, sa sœur la moudjahida Dghine Boudghene Nadra.

"Le martyr Dghine Boudghene Benali dit lotfi, tombé au champ d’honneur le 27 mars 1960 à Djebel Bechar lors d’un accrochage avec l’armée coloniale française, est mort pour que le peuple algérien vive libre et indépendant dans son pays fort et prospère", a-t-elle souligné, à l’occasion de la commémoration du 54e anniversaire de la mort du chahid et l’un des dirigeants de la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954.

"Le colonel Lotfi, que j’ai côtoyé dès sa nomination à la tête de la zone huit de la wilaya V historique en 1957, avec le grade de capitaine de la glorieuse armée de libération nationale (ALN), a souhaité mourir en martyr dans l’une des régions sahariennes de l'Algérie, et ce pour démontrer son attachement au pays profond", a signalé, pour sa part, la moudjahida Brikci Khadija, plus connue au sein de l’ALN sous le nom de Fadéla.

Le colonel Lotfi qui s'est porté volontaire pour l'ouverture d'un front dans le sud algérien avec des unités de l’ALN composées de militants de la région de Bechar, El-Bayadh, Naâma, Adrar, Ain-Sefra et Aflou, a été avant tout un intellectuel qui avait beaucoup donné pour que la Révolution du 1er novembre 1954 atteigne son objectif, à savoir la libération total du pays du joug colonial, a estimé cette moudjahida.

Les festivités marquant le 54e anniversaire de la mort en martyr du colonel Lotfi, en compagnie du commandant Farradj, et des djounoud Zaoui Cheikh et Ould-Ahmed, ont été marquées par une cérémonie de recueillement jeudi à Djebel Bechar, en présence des autorités civiles et militaires de la wilaya de Bechar et de nombreux moudjahidine et citoyens des wilayas de Bechar et de Tlemcen.

Ces festivités, dont une partie s’est déroulée au chef-lieu de la commune de Kenadza (18 km au sud de Bechar), où les participants ont été conviés à des visites au musée local, à la medersa et à la zaouïa ziania, ont été aussi une occasion pour plusieurs moudjahidine de faire des témoignages sur les différentes phases de préparation et de lancement, sous la bannière de l’ALN, d’opérations militaires contre le colonialisme français, à travers les régions dans le Sud-ouest du pays.

 

Source: APS.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 14:23

Belbahri Mohamed a débuté sa carrière footballistique dès son jeune âge aux «Ponts et Chaussées» de Béchar.

Très tôt, il a été remarqué par son talent, ses dribles déroutants et sa vitesse balle au pied par la JS Saoura en 1968/69 alors qu’il était en minimes. Il s’imposa à la jeunesse sportive de la Saoura. Comme la valeur n’attend point le nombre des années, il fut exceptionnellement incorporé en équipe séniors alors qu’il évoluait dans la catégorie cadets, 2e année. Il n’avait que 15 ans et 6 mois. Lors d’un match opposant la Saouara (Béchar) au MC Saïda, le coach de Saïda, Muro, a été séduit par le jeu agréable des deux attaquants, en l’occurrence Belbahri et Benhamadi et a réussi à les recruter. Et de là, la belle aventure commença et Belbahri fut vite connu à travers tout le territoire national. Il joua de 1975 à 1985 au MC Saïda où il faisait vibrer le stade des frères Braci.

Lors de son service national de 76 à 78 à Alger, de très grandes équipes l’ont contacté, à savoir la JSK, le MCA, USMA, NAHD, Kouba et CRB. Il joua finalement avec l’équipe de Belcourt. Remarqué par sa grande technique, sa vision de jeu et ses passes décisives, il est contacté en équipe nationale et évolua de 1973 à 1977 puis il participa à la Coupe du Monde militaire où il joua dans diverses rencontres contre la France, la Hollande, l’Italie.

«Les joueurs avec lesquels j’ai gardé de bons souvenirs sont Belloumi, Kouici, Tlemçani. Actuellement, je suis entraîneur 1° et 2° degré, d’abord à Aïn Benian puis à l’école de formation de football de 1986 à aujourd’hui en compagnie de mon ami Farhi Abdelkrim, un entraîneur compétent». Et de conclure : «Avant, il y avait beaucoup de football et peu d’argent, on signait notre contrat sans le sou et on percevait 300 Da par match gagné. Actuellement, il y a beaucoup d’argent et peu de football».                        

Source: Sid Ahmed, El Watan.
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 10:41

Alerte rouge sur un patrimoine séculaire: si rien n'est fait en urgence, la bibliothèque traditionnelle de Kenadsa tombera en ruine. Pourtant, en 2004, une opération de consolidation de la bâtisse abritant la "khizana" a été menée et aujourd'hui, ce risque mettrait en péril un pan du patrimoine immatériel national, représenté notamment par les manuscrits s'y trouvant. L'édifice, situé à l'intérieur du ksar de Kenadsa, faisait anciennement partie des lieux communs de la zaouïa et de la mosquée du saint Sidi-M'hamed Ben-Bouziane, fondateur de la tarîqa Ezziani-Echadoulia, au 15ème siècle. Cette nouvelle menace d'effondrement a été induite par les intempéries enregistrées en octobre 2008 dans la région de Béchar, qui ont causé des "dégâts très importants" à cette structure. "Les dégâts causés à sa toiture ont fait que celle-ci est sujette à des infiltrations d'eau de pluies qui risquent d'abîmer les ouvrages de la khizana", a expliqué à cet égard son responsable, Sidi-Béchar Tahiri, lui-même descendant de Sidi-M'hamed Ben-Bouziane. " Cette situation fait courir un risque à une importante collection de plus de 200 anciens manuscrits datant de plusieurs siècles ainsi qu'à des milliers d'autres documents, livres, ouvrages, revues, et un inestimable lot d'objets artistiques et d'artisanat d'un intérêt historique certain", a-t-il souligné. Les manuscrits de la khizana, dont certains datent de plus de neuf siècles, traitent de divers thèmes de la théologie musulmane. Une autre partie du fonds documentaire est composée d'écrits sur différents aspects de la vie sociale et religieuse du Sud-Ouest du pays. Aussi, le responsable de la khizana estime-t-il aujourd'hui "urgent" de "lancer" encore une opération de réhabilitation de cet édifice, qui couvre plus de 400 m2 bâtis, afin de sauvegarder cette structure qui est une partie intégrante du ksar de Kenadsa, classé patrimoine architectural national. Il rappelle, en ce sens, que l'opération de réhabilitation de la mosquée et du mausolée du ksar, entamée par le secteur de la Culture pour un montant de 10 millions de Dinars, ne concerne pas les autres structures de celui-ci, dont la khizana. Une affirmation confirmée par la direction de la culture de la wilaya qui atteste, en effet, "qu'aucune opération de restauration de ce lieu n'est retenue effectivement pour le moment". Malgré cet aléa, la khizana de Kenadsa continue d'être un espace de rayonnement culturel, à travers l'organisation de diverses manifestations, et autres activités scientifiques et la collecte et l'étude des manuscrits et autres ouvrages pouvant avoir une valeur inestimable, affirme enfin son responsable. On aurait pu y penser avant Tlemcen, 2011!

Source: Le Soir d'Algérie.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 18:49
Le ministre des Moudjahidine, M. Mohammed Chérif Abbas, a présidé samedi à Bechar la cérémonie de recueillement à la mémoire du chahid le Colonel Lotfi, à l’occasion du 50e anniversaire de la mort de ce martyr, chef de la wilaya V historique.

Accompagné du ministre délégué chargé des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, et de plusieurs anciens compagnons du chahid, le ministre a déposé une gerbe de fleurs sur les tombes des martyrs Lotfi et de son adjoint Farradj. La délégation ministérielle s’est rendue par la suite au lieudit Djebel Bechar, où le Colonel Lotfi et son compagnon, le commandant Farradj, sont tombés au champ d’honneur les armes à la main. Une autre cérémonie de recueillement a été également organisée à la mémoire des martyrs de la révolution du 1er Novembre 1954 à Djebel Bechar. Il a été procédé à la baptisation de l’hôpital des 240 lits au nom du chahid Tourabi Boudjamâa, et à l’inauguration
du service médical spécialisé en rééducation et réadaptation.

Le Colonel Lotfi, de son vrai nom Benali Boudghène, rejoignit en octobre 1955 les rangs de l’ALN dans la zone V. De par son intelligence et son sens de l’organisation, il accéda à plusieurs postes de responsabilité, notamment celui de chef de la zone VIII et de chef politico-militaire de la wilaya V historique. Il est tombé au champ d’honneur, les armes à la main, le 27 mars 1960, à Djebel Bechar en compagnie de son adjoint, le commandant Farradj, après une dure et longue bataille contre l’armée coloniale.

Source: Le Quotidien d'Oran.
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 21:00
Le 26 Ramadan équivalent au 27 mars 1960 les habitants de la ville de Bechar, «Colomb-Béchar» à l’époque vécurent avec inquiétude mal leur journée de jeune. La ville était quadrillée par une multitude de militaires français. Des avions militaires survolait la ville et des escouades de parachutistes allaient et venaient vers le djebel qui domine la ville près de Djeniene.

Depuis la matinée, on entendait le crépitement des mitraillettes, des tirs d’obus et le vrombissement des avions. Il s’agissait d’un accrochage entre les moudjahibines et les militaires français. Mais personne ne pouvait imaginer que dans cet accrochage, le chef de la wilaya V, le prestigieux colonel Lotfi et ses compagnons, le commandant Faradj, Cheikh Ahmed Brik et plusieurs djounouds venaient d’être tués. Natif de Tlemcen, Boudghéne Benali rejoint l’ALN, en 1955, sous le pseudonyme de Si Brahim dans le FLN. Il est vite remarqué pour ses qualités d’organisateur et de meneur d’hommes et monte rapidement en grade. A la fin de l’année 1956, il se voit confier la responsabilité des maquis de la zone 8 (Sud-ouest du pays), une région sensible car à la croisée des ambitions françaises qui caressaient le projet du Sahara français et des convoitises marocaines sur la région. Toutes ces pressions cumulées ont fait que le colonel Lotfi ne pouvait investir cette région aisément. Des qu’ils traversèrent la redoutable ligne Morice Le colonel Lotfi et ses compagnons tombèrent dans une véritable souricière.

Source: La Voix de L'Oranie.


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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 10:54

Le 26 Ramadan équivalent au 27 mars 1960 les habitants de la ville de Bechar, «Colomb-Béchar» à l’époque vécurent avec inquiétude mal leur journée de jeune. La ville était quadrillée par une multitude de militaires français. Des avions militaires survolait la ville et des escouades de parachutistes allaient et venaient vers le djebel qui domine la ville près de Djeniene.

 

Depuis la matinée, on entendait le crépitement des mitraillettes, des tirs d’obus et le vrombissement des avions. Il s’agissait d’un accrochage entre les moudjahibines et les militaires français. Mais personne ne pouvait imaginer que dans cet accrochage, le chef de la wilaya V, le prestigieux colonel Lotfi et ses compagnons, le commandant Faradj, Cheikh Ahmed Brik et plusieurs djounouds venaient d’être tués. Natif de Tlemcen, Boudghéne Benali rejoint l’ALN, en 1955, sous le pseudonyme de Si Brahim dans le FLN. Il est vite remarqué pour ses qualités d’organisateur et de meneur d’hommes et monte rapidement en grade. A la fin de l’année 1956, il se voit confier la responsabilité des maquis de la zone 8 (Sud-ouest du pays), une région sensible car à la croisée des ambitions françaises qui caressaient le projet du Sahara français et des convoitises marocaines sur la région. Toutes ces pressions cumulées ont fait que le colonel Lotfi ne pouvait investir cette région aisément. Des qu’ils traversèrent la redoutable ligne Morice Le colonel Lotfi et ses compagnons tombèrent dans une véritable souricière.

Source: La Voix de l'Oranie.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 15:32

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Créé à Colomb-Béchar le 24 avril 1947, le Centre d'Essais d'Engins Spéciaux (CEES) devient inter-armées - Terre et Air - en 1948. C 'est un polygone depuis lequel pourraient être lancés des engins spéciaux, qu'ils soient du type Sol-Air, Air-Sol, Sol-Sol, Air-Air, etc., et effectuées du sol, les mesures indispensables à la mise au point de ces engins. La présence d'une petite oasis et d'une base aérienne rendaient possible la vie du personnel une bonne piste et deux voies ferrées, dont une à écartement normal, reliaient le Centre à la Côte (700 km au nord). L'intérêt d'un tel choix ne s'arrêtait pas là sans être absolument parfaites, les conditions atmosphériques étaient en général favorables pour les tirs, l'ensoleillement et le ciel d'une pureté rare permettant l'emploi de dispositifs optiques 250 jours sur 365. Une extension possible était alors envisagée vers un plateau se trouvant à une centaine de kilomètres vers le sud-ouest de Béchar. En 1949, les premiers engins étaient lancés d'un petit champ de tir." B-1 ". On y tirait des engins de courte portée sa profondeur était l'imitée par le relief, la présence de la frontière marocaine à l'Ouest, les agglomérations de Colomb-Béchar et Kenadza. Rapidement, le domaine d'action des engins devenait plus vaste. L'installation du champ de tir destiné aux longues portées s'imposait. En 1951-1952 naissait B-2 Hammaguir, nom créé pour la circonstance (contraction de Hamada du Guir) situé à 120 km au sud-ouest de Colomb-Béchar, sur un plateau. Hammaguir présentait des dégagements importants. En effet, la Hamada s'étendant sur 200 km environ vers le Sud-ouest, on pouvait prévoir un réceptacle à cette distance au Sud-est, d'autres réceptacles à 500, 1000, 1 500, voire même 3000 km pouvaient être envisagés. en raison de l'étendue désertique. C'est ainsi que le déploiement des appareils de mesures de B-2 fut décidé en fonction d'un axe de tir orienté vers le territoire du Tchad, et que des travaux géodésiques furent exécutés, reliant Hammaguir au réceptacle intermédiaire " 1500 km" de Djanet au cours de la campagne 1960-1961.

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A partir de 1952 est construit le pad de tir Brigitte, affectée au programme de fusées expérimentales de la série des Pierres Précieuses, et au lanceur spatial Diamant. Situé par 30.9° Nord et 3.07° Ouest, la base permet de lancer des satellites sous une inclinaison de 34.0° au minimum et 40.0° au maximum. 

                                                                        

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En 1962, l'indépendance de l'Algérie provoqua un changement majeur dans les programmes de développement du champ de tir en limitant aux deux polygones d'essais de Colomb-Béchar et d' Hammaguir les dimensions définitives, réceptacle compris. Il fallut modifier l'implantation des matériels, en vue d'accomplir les missions de mesures sur des missiles lancés à la verticale et non plus tirés sur trajectoires tendues, c'est-à-dire sur longues distances. Les portées étant ainsi réduites aux dimensions du polygone lui-même, les culminations allaient être très sensiblement plus élevées. Afin d'élargir la base de mesures, les moyens des deux champs de tir B1 et B2 durent être employés simultanément pour des mêmes tirs à la verticale d'Hammaguir, pouvant atteindre l'attitude de 2000 km. Dès lors, on pouvait parler d'un seul champ de tir " Béchar-Hammaguir ". Les constructeurs d'engins balistiques et autres missiles ne tardèrent pas à prendre conscience des possibilités que le CIEES mettait à leur disposition une base bien conditionnée, dotée d'un matériel moderne, et où leurs expériences pouvaient être menées avec un maximum de sécurité. Le volume des essais ne tarda pas à s'accroître, tant au profit des entreprises expérimentant du matériel militaire -vocation première du Centre - qu'au profit d'organismes civils français. C'est ainsi que le CNES procède couramment à des expériences scientifiques au profit du Laboratoire d'Aéronomie et du Laboratoire de Physique de haute atmosphère. Ayant poursuivi le développement de ses équipements au même pas que celui des engins, le ClEES s'est trouvé fin prêt pour le premier lancement spatial.

Aux termes d'une " Convention d' Essais passée entre le général-directeur du ClEES et le constructeur, le Centre s'engage à: 
- mettre à la disposition de l'expérimentateur un champ de tir adapté 
- fournir un certain nombre de mesures 
- assurer le soutien logistique nécessaire
en contrepartie, le constructeur s'engage à tirer un engin
- dont les caractéristiques doivent être conformes aux impératifs de sécurité (sauvegarde) 
- dont l'équipement doit être compatible avec les appareils de mesure du champ de tir.
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La préparation d'un essai donne ensuite lieu à la rédaction d'un Ordre d’Exécution d’Essais Particulier, document qui détaille la chronologie et les fonctions de chaque participant, y compris le constructeur. Dans le cas d'un tir de l'importance du lancement de A-1 et de D-1A, la préparation doit être menée d'une manière intensive et parallèlement à l'exécution des autres essais. Elle aboutit à la rédaction d'un ordre d'essais volumineux, de 120 pages, qui exige une coordination étroite avec des organismes situés en métropole. Sa rédaction pose des problèmes jamais encore abordés sur le champ de tir et de leur connaissance dépend l'établissement de procédures permettant en particulier d'envisager la " réacquisition du satellite. La responsabilité de la rédaction de l'ordre d'essais est confiée à un officier d'essais " dont la mission est de vérifier la préparation du champ de tir, d'assurer la coordination de tous les moyens du constructeur et du centre participant au tir en faisant respecter intégralement la chronologie, puis de faire un compte rendu détaillé sur tout le déroulement des opérations. Ses connaissances sur l'engin et le champ de tir doivent être parfaites. Au moment du tir, c'est lui qui " tiendra les commandes ", tel un chef d'orchestre. Avant le premier tir " Diamant ", 6 " essais généraux " avaient été réalisés, à raison d'un par jour, ceux-ci étant en quelque sorte un examen blanc du champ de tir où chaque détail était repris aussi consciencieusement que s'il s'était agi du tir réel.

 

Le grand polygone de Colomb Béchar-Hammaguir comprend une série de moyens de trajectographie que t'on peut classer en deux familles 
- Tout d'abord des moyens optiques qui reproduisent des films le comportement de la fusée à tout instant. Des repères en sites et gisements définissent sa position on les appelle cinéthéodolites. Des caméras et ciné-télescopes ajoutent à ces moyens de trajectographie optiques des photographies d'événements ou d'attitudes de l'engin autour de son centre de gravité; 
- Des 'moyens électromagnétiques qui comprennent les radars et tes systèmes Secor et Cotar, dont le principe est fondé sur l'interférométrie. On trouve ensuite des stations de télémesure dont le rôle - tels de gigantesques stéthoscopes - est d'ausculter en permanence le cœur " même de l'engin pendant le vol. Ces moyens sont répartis sur l'ensemble du polygone. Le célèbre radar " Aquitaine " par exemple, dont la portée atteint 3000 km se trouve sur la crête d'une colline surplombant B-1, 'c'est-à-dire à 120 km environ de l'aire de lancement. Un tel recul est nécessaire pour un radar de cette portée surtout 'lorsqu'il s'agit de tirs verticaux. Tous les moyens Cités sont synchronisés par 2 horloges électroniques de haute précision se recalant l'une sur l'autre. Ces horloges sont d'une précision telle qu'elles ne subiraient qu'un décalage de 1 seconde en 500 ans par rapport au temps vrai. Cinéthéodolites, radars, antennes de télémesure, etc., vont poursuivre le satellite dans sa course jusqu'à sa disparition au-delà de l'horizon. Les renseignements obtenus seront les seuls critères du comportement de l'engin. La précision des résultats dépend principalement du matériel employé et de l'adresse des opérateurs. Par ailleurs, il est nécessaire de connaître la trajectoire au temps réel pour une éventuelle intervention sur l'engin. C'est alors qu'intervient le calculateur d'Hammaguir, relié à tous 'les appareils du champ de tir. Il est capable, non seulement de restituer instantanément la trajectoire sous forme de courbes (sur tables traçantes), mais encore de renvoyer une indication de repointage pour le moyen qui aurait perdu l'engin, et ceci bien sûr sans intervention manuelle de la part des opérateurs. Lors des essais généraux, la simulation du tir se fait au moyen de bandes magnétiques comportant des données Introduites dans le calculateur, et capables de concrétiser la trajectoire nominale de Diamant. Ces bandes peuvent même être " bruitées " ou " déviées " afin d'introduire des erreurs ou des défauts susceptibles de se produire dans le cas du tir réel.

La véritable chronologie commence à J-O. Les émetteurs de télémesures sont vérifiés soigneusement. Ce sont eux qui fourniront tous les renseignements sur le comportement 'du lanceur et du satellite lors de leur aventure spatiale (les paramètres mesurés à bord et recueillis au sol se chiffrent à 180 environ). On contrôle le répondeur " qui permettra d'augmenter considérablement la portée du radar ordinaire. Les éléments de la fusée arrivent en pièces détachées et prennent 'le chemin de la base Brigitte " '(base de lancement), où ils vont être assemblés étage par étage à l'aide d'un grand portique roulant. Dans le même temps, le soutien logistique fourni par le Centre aux équipes Constructeur bat son plein. Il a déjà fallu assurer le transport depuis la Métropole de près de 300 personnes. 800 tonnes de fret aérien sont manipulées en un mais. Dans le cas du tir du premier Diamant le 26 novembre, l'interruption des relations routières dues aux crues du Guir avait, par exemple, obligé le Centre à utiliser en permanence 5 avions " Noratlas " entre Béchar et Hammaguir.

6 h 00 avant l'heure prévue pour le tir, on procède au remplissage de la fusée. 13 tonnes d'acide nitrique et d'essence de térébenthine sont ainsi englouties par le premier étage de l'engin - remplissage délicat et dangereux - nécessitant le déploiement d'un service de sécurité important et entraîné. Les ergols sont acheminés depuis la métropole sous 'la responsabilité du Centre. Le transport s'effectue par voie routière et par bateau, à l'aide de " conteneurs " spéciaux : 28 de 2600 Litres d'acide nitrique et 2 de 4000 litres d'essence de térébenthine stockés à Hammaguir ils parviennent sur l'aire de lancement dans des véhicules appropriés. L'engin est vérifié une dernière fois sur sa table de lancement grâce à un Ultime contrôle de tous les équipements de bord, à l'aide d'une source d'énergie extérieure, Il s'agit en effet de ménager au maximum les batteries de bord, seule source d'énergie possible au cours du vol. 

H - 04 h 00  Toutes les sections sont à l'écoute de l'officier d'essai qui procède au contrôle ultime des liaisons internes et externes du champ de tir. Avec l'extérieur, ce sont les liaisons avec Brétigny (calculateur Hammaguir - calculateur du CNES. ; Diane/Hammaguir - PC, Diane de Brétigny), avec Villacoublay, avec 'l'escorteur " Guèpratte " enfin, qui croise dans le golfe de Gabès. Hammaguir et Béchar sont eux-mêmes reliés par 'un " câble hertzien " comportant 36 voies capables de fonctionner simultanément et par lequel s'opère l'échange des informations entre les équipements placés à Bêcher et à Hammaguir. Tout est donc prêt. L'officier d'essai, depuis son pupitre, égrène les derniers instants de la chronologie en surveillant attentivement le passage au vert des différents voyants de signalisation.

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Le système de télécommande utilisé en particulier pour penser, si nécessaire l’ordre d’allumage du 3ème étage.

 " 7 - 6 - 5 - 4 - 3 - 2 - 1 - Feu  " L'engin décolle 3 secondes après la mise à feu, temps nécessaire au moteur pour atteindre son plein régime de fonctionnement, projetant dans toutes les directions les panneaux de protection thermique. Les caméras ultra-rapides de rampe déroulent leurs 300 mètres de film à raison de 1 200 images à la seconde. Elles permettront de restituer le départ de la fusée avec un ralenti de 50 environ. Leur rôle, purement documentaire en cas de fonctionnement normal de l'engin, deviendrait capital an cas d'incident. Toute I " armada " des appareils optiques se déclenche alors suivant les ordres de l'officier d'essai, se relayant les uns les autres en fonction de leurs possibilités ou de leurs implantations, tant que le Diamant sera visible. Ce sont d'abord les cinéthéodolites de B.2 mieux placés pour 'le départ, puis ceux de B. 1. Dans le même temps ce sont les caméras d'attitude à grande vitesse de prises de vues, aux focales allant jusqu'à 2 m puis ce sera le tour des cinétélescopes " lgor " dont la focale atteint 12,50 m et dont la portée est de plusieurs centaines de km. 'L'antenne Cyclope a commencé à recevoir des informations dès le départ. Toutes sont enregistrées par des procédés appropriés (enregistreurs magnétiques, graphiques, photographiques, etc.) un bon nombre d'entre elles sont visualisées pour permettre de suivre le comportement de l'engin an temps réel. Parallèlement la station de télémesure de lancement de Colomb-Béchar reçoit et enregistre les mêmes paramètres, afin de pallier un affaiblissement éventuel du signal reçu par Cyclope, affaiblissement qui pourrait être dû à l'ionisation provoquée par le jet de flammes. Les radars de moyenne et longue portées d' Hammaguir (LV et TLP) prennent l'engin an compte pour le  donner au radar de trajectographie Aquitaine de Colomb-Béchar. Celui-ci va suivre l'engin jusqu'à as disparition au-dessous de l'horizon électromagnétique, c'est-à-dire jusqu'à une distance d'environ 3 000 km. Le système Gotar, omnidirectionnel, se tient " prêt " à redonner " l'objectif au radar Aquitaine et à l'antenne Cyclope, au cas où l'un ou l'autre viendrait à " décrocher Toutes les informations de trajectographie électromagnétiques sont en effet envoyées au calculateur central, afin d'être redistribuées vers les autres appareils où elles arrivent calculées dans leurs référentiels propres. Les tables traçants du poste de commandement du champ de tir (PCCCT) bourdonnent d'activité, filant à des échelles variables la trajectoire réelle de l'engin an fonction de critères soigneusement choisis.

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Le Poste de Commandement du Champ de Tir PCCT. Il contient le cerveau de toute opération de lancement, le calculateur central. 

Si tout se déroule normalement, la trajectoire est " nominale ", le programmeur de bord commande au moment voulu les différentes séquences. La seule intervention an vol peut être, après calcul du temps d'allumage du troisième étage, l'envoi de cet ordre. Si tout se passe comme prévu, la mise à feu du troisième étage est déclenchée par une minuterie. En cas d'une trajectoire aberrante ou d'un fonctionnement légèrement anormal de l'engin - basculement par exemple - il est possible de " sauver " la satellisation en avançant la mise à feu du troisième étage. 

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Champs de l' antenne AME Angle Mesearing Equipment qui permet de déterminer par interférométrie la direction de l' engin. les antennes positionnées à 5 mm près sont reparties suivant 2 axes orthogonaux de 150 m chaque. La portée peut atteindre 2000 km. Il y a deux stations de ce type.

12 mn du décollage, le satellite est maintenant sous l'horizon électromagnétique du champ de tir, la partie n'est cependant pas terminée. Les deux calculateurs d' Hammaguir et de Brétigny travaillant simultanèment, calculent chacun de leur côté 20 orbites possibles, à partir des informations recueillies lors de l'injection. Ces paramètres s'inscrivent sur une table traçante afin de permettre aux responsables d'établir leur diagnostic de satellisation et de choisir l'orbite la plus probable. Ces données, digérées par le calculateur d' Hammaguir. vont permettre d'orienter les appareils vers le premier " point de rendez-vous ", au-dessus de "horizon, lors de la prochaine apparition du satellite. Le radar Aquitaine annonce alors " Réac" Le Centre n'a cependant pas terminé son contrat il prépare tous les documents an vue de leur exploitation. Ceux-ci passent au Bureau Calcul Contrôle qui sera chargé de les pré-exploiter et de repérer les anomalies éventuelles avant de les donner au constructeur pour une étude approfondie.

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La station de télémesure à Hammaguir. l' antenne géante Cyclope pèse 35 tonnes et mesure 27 m de hauteur.

Véritable entreprise parfaitement rodée, le CIEES met ainsi an place au cours d'un essai " lourd ", 800 scientifiques et techniciens, militaires et civils, sur des équipements de pointe. 3000 personnes les ravitaillent, les administrent, dépannent leurs moyens de travail et de vie. Sa part de responsabilité dans les essais est normalement importante, lors du lancement du premier satellite elle fut exceptionnellement très lourde. Le Centre représente pour la France un bel exemple de coordination entre personnels officiers, ingénieurs militaires, ingénieurs, sous-officiers, personnels civils divers, hommes de troupe du contingent, tous venus d'horizon et de milieux différents, mais qui appelés à résoudre de nombreuses difficultés, se sont parfaitement intégrés, réussissant à dominer les problèmes posés et permettant ainsi, en neuf mois, lors de la dernière campagne, de réaliser plus d'un demi-millier d'essais sur le champ de tir Béchar-Hammaguir.

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Le radar de trajectographie Aquitaine capable de déterminer à 10 mètres près et 0,1 millirads près la position de la fusée. Sa portée est de 3000 km

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Le 1er juillet 1967, le CIEES est évacué et remis aux autorités algériennes, comme le prévoyaient les accords d'Evian signés en mars 1962

Source: http://www.capcomespace.net/dossiers/espace_europeen/ariane/espace_francais/diamant_CIEES.htm
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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 09:59
Révélations sur une «prison sans barreaux» entre Béchar et Tindouf

Nicolas Sarkozy et une partie de la classe politique française ont beau plaider l'avenir franco-algérien, le passé n'en finit pas de se rappeler au souvenir. Périodiquement, la guerre, longtemps «sans nom», révèle un pan inconnu ou, à tout le moins inédit, des «événements d'Afrique du Nord».

Dernière page inédite en date, un voyage poignant dans le bagne militaire de Tinfouchi au fin fond du Sud-Ouest algérien. Spécialiste des questions militaires du conflit algérien, le professeur Jean-Charles Jauffret en livre le «dossier secret» dans la dernière livraison de «Guerre d'Algérie magazine».

Professeur à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, Jean-Charles Jauffret dirige au CNRS un programme de recherches intitulé «Mémoires des combattants français de la guerre d'Algérie». Signataire de plusieurs ouvrages, il a publié en 2005 «Ces officiers qui ont dit non à la torture», un livre coédité en Algérie sans son introduction. Une coupe synonyme aux yeux de l'auteur de censure. Rappel de contexte et récit circonstancié à l'appui, l'historien apporte une nouvelle pièce à conviction sur l'arsenal répressif de la guerre d'Algérie. A l'image des exécutions sommaires, des enlèvements et de la gestion «politique» de la chaîne de la torture, Tinfouchi fait partie des secrets les mieux gardés de la séquence algérienne.

La chape de plomb et les manœuvres dilatoires des gouvernements de la IVème et Vème République ont maintenu un voile épais sur un «enfer» qui n'osait pas dire son nom. Le lieu perce le secret militaire un an jour pour jour après le retour au pouvoir du général de Gaulle.

Le 13 mai 1959, Raymond Guyot, un sénateur communiste de la Seine - ancienne circonscription regroupant Paris et ses banlieues immédiates -, s'empare de la parole et interpelle le ministre des Armées, Pierre Guillaumat. Sa question orale résonne douloureusement sous les lambris du Palais du Luxembourg.

 Sur la foi de doléances de militaires du contingent d'obédience communiste, le sénateur révèle l'existence, en plein désert, d'un bagne militaire. La sémantiquement correcte des armées le désigne sous le vocable de «compagnie disciplinaire d'Afrique du Nord». Le site a fait l'objet à chaud (1959) d'un dossier dans La Défense, le mensuel du Secours populaire français.

Depuis, victime d'un silence pesant, Tinfouchi s'est inscrit sur la liste des «plus grands oublis de cette guerre d'Algérie qui n'en finit plus d'étonner par ses déviances en marge de la légalité républicaine», explique le professeur Jauffret. L'historien auquel on doit, entre autres, un éclairage exhaustif sur le contenu des archives militaires s'est livré à une patiente recherche sur le bagne. A défaut d'archives militaires et institutionnelles disponibles, il a interrogé des «pensionnaires» du camp et consulté des fonds privés (courriers, photos). Cette matière lui a permis de restituer «la réalité d'une prison sans barreaux», opérationnelle entre juin 1958 et juin 1962.

Installé à mi-chemin entre Béchar et Tindouf, le bagne a abrité des «soldats du refus», ces militaires de gauche qui ont refusé de prendre les armes en Algérie, et des cas disciplinaires. Enclavé dans un des endroits les plus désertiques de la planète, il était exposé aux pires fluctuations climatiques. «Une telle amplitude thermique et l'isolement total au coeur des sables brûlants garantissent contre toute tentative d'évasion».

Dans une missive adressée à ses proches, Lucien Fontenel, un appelé encarté communiste, rappelle une histoire à faire dormir debout. Un jour, les militaires en charge des lieux invitent des «pensionnaires» à prendre connaissance, lors d'une sortie, du sort cruel promis aux évadés. Une manière de les mettre en garde contre toute tentative similaire. Selon le récit macabre de Lucien Fontenel, ils découvrent les corps de cinq à six camarades «morts de soif et grillés par le soleil» ou encore «déchiquetés par les hyènes et les chacals».

Toute la cruauté de Tinfouchi et sa nature de bagne impitoyable sont dans ce détail du récit de Lucien Fontenel : pendant plusieurs jours, le commandement de la «compagnie disciplinaire d'Afrique du Nord» n'a fait aucune recherche, ni aucune chasse aux fuyards. En bon connaisseur des lieux, il n'avait pas le moindre doute sur l'implacable «verdict du désert».

Preuve du secret qui entoure son existence, Tinfouchi brille par son silence dans la paperasse officielle. «Un seul document administratif y fait référence, précise le professeur Jauffret, son JMO ou Journal des marches et opérations, à présent incommunicable» aux archives militaires. Détail qui ne trompe pas, les éléments d'informations contenues dans le JMO brillent par leur rareté. L'historien a retrouvé la trace d'une lettre datée du 10 novembre 1959 et signée du ministre des Armées, Pierre Guillaumat.

Destiné au général Maurice Challe, commandant en chef des forces armées français en Algérie, le courrier ministériel assigne un rôle à Tinfouchi. «Il vous est loisible de diriger vers la compagnie spéciale d'Afrique du Nord, aussitôt intervenu l'avis du Conseil de discipline, ceux que l'intérêt supérieur de la discipline générale commande d'écarter rapidement de leur corps».

«Dans ce bagne au milieu du néant, rappelle Jean-Charles Jauffret, la Vème République a connu ses lettres de cachet et l'embastillement arbitraire pour cinq politiques français», allusion aux soldats du refus de la guerre d'Algérie. «Saura-t-on un jour ce qu'il est advenu des disciplinaires algériens ? Dans ce Sahara des débuts de la Vème République hors de toute indiscrétion et en toute impunité, à côté des sites consacrés à l'exploitation pétrolière, aux essais nucléaires et aux armes et engins spéciaux garants de la souveraineté nationale, en référence aux sites de Tindouf et de Tinfouchi reliés par piste routière, il est à présent possible d'ajouter un pôle disciplinaire, oublié lors des Accords d'Evian et envoyé aux oubliettes de l'Histoire».

Source :  S. Raouf,  Le Quotidien d'Oran.
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 17:27

Nous vivons à l’heure de l’amnésie et du prêt-à-jeter...Compte tenu des moyens mis en oeuvre et du rythme où vont les choses, que restera-t-il demain de notre histoire et de notre patrimoine? Mais encore de la mémoire des hommes pour certains pas si vieux mais pourtant d’un autre âge. Le film-documentaire La résistance au Sud-Ouest algérien, 1855-1935 du réalisateur El Arbi Lekhal a été projeté, lundi soir, à la salle Ibn Zeydoun dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007». D’une durée de 68 minutes, ce film dont le tournage a tourné deux mois s’est déroulé dans plusieurs régions du Sud-Ouest algérien, notamment à Taghit, la Saoura et le Gourara, relate la résistance des populations contre l’occupation française et met en relief les sacrifices consentis par les Algériens contre la présence coloniale. «Ce film traite, sous un angle de fiction, une question qui intéresse tous les Algériens qui n’est autre que l’histoire», a indiqué le réalisateur Lekhal à la presse, lors de la présentation de son produit, soulignant qu’il n’a pas la prétention d’être un historien, mais plutôt pour «souligner que cette région du pays a connu une forte résistance face à la France coloniale». Il a ajouté, dans ce contexte, que le Sud-Ouest algérien «est plus connu, actuellement, par son aspect culturel et artistique à travers les groupes de musique traditionnelle et le folklore, que par sa noble contribution à la lutte pour la cause nationale». «Ces régions restent à découvrir du côté historique, notamment pour les jeunes générations», a indiqué M.Lekhal. Le film est, en effet, une reconstitution de faits qu’ont vécus les populations de cette région d’Algérie depuis 1824, où plusieurs aventuriers, chercheurs et pères blancs, à l’instar de James Ritchard (Angleterre), Gérard Rolf (Allemagne) et Charles de Foucault (France), venaient l’explorer, dans un cadre du renseignement sous couvert de la science et du savoir. Il met également en exergue la bravoure, le courage et l’intégrité des résistants algériens face aux campagnes militaires successives des forces coloniales, en dépit de leur manque de formation et d’expérience en matière d’organisation militaire et de combat. Le bilan de la réhabilitation ne soulève pas de critique systématique; on reconnaît le bien-fondé de certains travaux et les améliorations apportées. Les doutes portent sur la façon de procéder. Pendant presque 10 ans, il a mobilisé bien des compétences pour un résultat qui n’est pas à la mesure de l’enjeu. Mais compte tenu de tout cela, c’est aux historiens d’élaborer et de diffuser une critique historique, permettant d’établir la véracité des faits, et à en proposer les explications les moins subjectives possibles, pour aider les citoyens à mieux comprendre leur passé. Ils ont à aider surtout ceux qu’une telle loi empêche de mémoire et condamne à être privés de repères. Et ils ont, en urgence, à préserver l’indépendance de leur métier, menacée par des politiques et des idéologues qui veulent continuer indéfiniment à...

Source : I. Ammour, l'Expression.
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 16:45

Tous les Bécharis connais-sent la rue Saâdeli Belkheir comme étant l’artère principale du quartier populeux de Debdaba, mais rares sont ceux qui savent que ce chahid est le premier à avoir offert sa vie à la révolution dans la petite ville de Kénadsa, fief de la Zaouia de Sidi M’hamed ben Bouziane.
L’association Macheâl El chahid de Béchar, la seule à qui revient le mérite de secouer la mémoire collective locale et qui à chaque occasion ressort de l’oubli une figure ayant honoré la région durant la Révolution de Novembre 54. Cette fois-ci, elle honore la mémoire du premier Chahid mort sous la torture dans la ville de Sidi M’hammed ben Bouziane et ce le 29 octobre courant.

En fait, qui est Saâdéli Belkheir? Saâdéli Belkheir, fils de Mébarek ould Belkheir et de Mama bent Bendichi, est né en 1922 à Kénadsa dans une humble famille de «Abid Zaouia». Il avait cinq sœurs et un frère.
Il fit son apprentissage du Coran dans la Zaouia de Sidi M’hammed ben Bouziane et écrivait et lisait couramment la langue arabe. Il adhéra tôt dans le P.P.A. et en 1955, il rejoignit les rangs de l’A.L.N avec le groupe composé de Kermoud Mohamed, Makhloufi Mohamed dit Ould Ali, Amri Mohamed, Hamou L’factour et Lahrèche Saïd dit Serhane Saïd.

Saâdéli Belkheir avait pour mission de collecter les fonds, de fournir du ravitaillement et des médicaments, des armes et des renseignements sur les déplacements des troupes de l’armée coloniale. Le 18 février 1956, il fut arrêté à 9 heures du matin en son lieu de travail, dans la société des mines de charbon de Kénadsa. Il était accusé d’avoir confectionné le double de la clé donnant accès au dépôt d’armes et d’en avoir subtilisé un grand nombre d’armes qui se trouvaient à la caserne Belhadi de la cavalerie française sise à Kénadsa en compagnie de Lahrèche Saïd dit Serhane Saïd, Abderrahmene Léglaoui, Kerroumi Mohamed et Chikhaoui Belkheir.
Le 20 novembre 1956, il succomba sous la torture de la gendarmerie française sans qu’il ait failli au serment de ne pas dénoncer ses compagnons d’armes. Il fut inhumé en grandes pompes au cimetière de Lala Aïcha de Kénadsa. Fait curieux, personne jusqu’à ce jour n’a pensé à transférer ses restes au carré des martyrs.

Source : M. Ahmed, La voix de l'Oranie.

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