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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 15:12

Le ministre des Ressources en eau M. Hocine Necib a indiqué a Bechar que le secteur tend vers une redéfinition de la stratégie de mobilisation des ressources en eau dans cette wilaya par la diversification des ressources en eau pour répondre aux besoins des habitants en eau potable''.
La ''redéfinition de la stratégie de mobilisation des ressources hydriques superficielles et souterraines dans cette wilaya du Sud permettra la valorisation de ces ressources par la réalisation de nouveaux barrages dans cette région'', a-t-il précisé.
''Dorénavant pour l'alimentation en eau potable des populations des villes de Bechar, Abadla et Kenadza, il faut plus compter sur les eaux retenues au niveau du barrage de ''Djorf Ettorba'', a-t-il signalé. Actuellement, trois sites à potentiel hydraulique important ont été identifiés à travers cette wilaya et pouvant servir pour la réalisation de nouveaux barrages, il s'agit du site de ''Lakhneg'', situé au nord de la commune d'Igli (160 km au sud de Bechar) avec une capacité de retenue de 30 millions de mètres cubes des eaux de ''oued Saoura''. Les sites de Béni-Ounif et de Kharoua avec respectivement des capacités de stockage de 2,3 et 1,2 millions de mètres cubes sont les autres endroits où seront localisés de nouveaux barrages en étude de faisabilité, explique le ministre des Ressources en eau en marge d'une visite de deux jours dans la wilaya.
En plus de ces projets appelés à être concrétisés au cours du prochain plan quinquennal de développement 2015-2019 au profit de la wilaya de Bechar, le ministre des Ressources en eau a annoncé le lancement prochainement des travaux d'élévation des évacuateurs d'eaux du barrage de ''Djorf Ettorba'' a 1,40 mètre pour permettre la retenue d'une quantité supplémentaire de 140 millions de mètres cubes au niveau de cette infrastructure hydrique, réalisée en 1969, avec une retenue de 365 millions de mètres cubes des crues de l'oued ''Guir'', le plus important cours d'eau du sud-ouest du pays.
M. Hocine Necib, qui s'est rendu au site de ce barrage en compagnie des autorités locales, de plusieurs responsables centraux de son ministère et des responsables locaux du secteur des ressources en eau , s'est réjoui des nouveaux apports en eau enregistrés ces dernières quarante- huit heures, soit plus de 130 millions de mètres cubes, et a estimé que ''ces nouveaux apports qui s'ajoutent aux 60 millions de mètres cubes stockés actuellement dans ce barrage vont sécuriser l'alimentation en eau potable des populations des villes de Bechar, Abadla et Kenadza, durant la période estivale''.
En marge de ces apports hydriques, un programme de réalisation de six (6) nouveaux forages vient d'être lancé et ce, au titre des mesures de renforcement des ressources d'alimentation en eau des populations de la commune de Bechar.
Le ministre des Ressources en eau, M. Hocine Necib, poursuivra, pour une journée encore, sa visite de travail dans la wilaya de Bechar par une inspection du projet de rénovation du réseau de distribution d'AEP dans la commune de Bechar.


Source: Benzina S., http://www.lemaghrebdz.com/

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 08:29

La 12e édition du Rallye international des Colombes, réservé exclusivement à la gent féminine, aura lieu du 28 mai au 1er juin 2014, sur l’itinéraire Alger-Nâama-Saïda-Béchar-Alger. Plusieurs pays étrangers comme la Tunisie, la Chine, la Mauritanie, la Libye et la France ont déjà confirmé leur participation à cette course qui se déroulera en quatre étapes. Les choses sérieuses débuteront le 28 mai, avec le départ de la première étape, prévue à partir d’Alger, vers 7h du matin, pour arriver à Nâama. En chemin, les participantes marqueront une pause d’une heure dans le village d’El-Khethir. Le 29 mai aura lieu la 2e étape.
Le départ sera donné tôt dans la matinée, à Aïn Sefra, pour arriver à Béchar. Là, encore, les participantes auront droit à une courte pause pour se requinquer. La 3e étape, prévue le 30 mai, reliera Béchar à Saïda, tandis que la 4e et dernière étape, prévue le lendemain (31 mai), reliera Béchar à Alger.

 

Source: www.liberte-algerie.com/

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 08:33

Plusieurs pays étrangers comme la Tunisie, la Chine, la Mauritanie, la Libye et la France ont déjà confirmé leur engagement pour participer à cette course qui se déroulera en quatre étapes.

La 12e édition du Rallye international des Colombes, réservé exclusivement à la gent féminine, aura lieu du 28 mai au 1er juin 2014, sur l'itinéraire Alger - Naâma - Saïda - Béchar - Alger, a indiqué hier la Fédération algérienne des sports mécaniques (FASM).
Plusieurs pays étrangers comme la Tunisie, la Chine, la Mauritanie, la Libye et la France ont déjà confirmé leur engagement pour participer à cette course qui se déroulera en quatre étapes.
«La participation est ouverte à toutes les femmes, sans distinction d'âge, pour peu qu'elles soient en possession d'un permis de conduire» a fait savoir l'attaché de communication de la FASM, Amine Abdeltif.
«Les pilotes femmes de différents pays participants sont attendus le 27 mai, à Alger.
Nous procèderons, dès lors, aux contrôles technique et administratif, avant de passer au tirage au sort, pour désigner les candidats qui partiront en premier» a-t-il expliqué.
Les choses sérieuses débuteront le 28 mai, avec le départ de la 1ère étape, prévue à partir d'Alger, vers 7h du matin, pour arriver à Naâma. En chemin, les participantes marqueront une pause d'une heure dans le village d'El Khethir.
Le 29 mai aura lieu la 2e étape de ce 12e rallye des Colombes. Le départ sera donné tôt dans la matinée, à Aïn Sefra, pour arriver à Béchar. Là encore, les participantes auront droit à une courte pause pour se requinquer. La 3e étape, prévue le 30 mai reliera Béchar à Saïda, tandis que la 4e et dernière étape, prévue le lendemain (31 mai), reliera Béchar à Alger.
Une fois de retour dans la capitale algérienne, les différentes délégations seront transférées dans un hôtel de la station balnéaire «Azur Plage». Elles y passeront la nuit avant de rejoindre, le lendemain matin, leurs pays respectifs, suivant les plans de vol prédéfinis. Mais, avant ce rallye international des Colombes, la Fédération algérienne des sports mécaniques, dans le cadre de la réalisation de son programme de compétition, organise un autre rallye, à Blida et Cheréa. Il s'agit du rallye avec spéciales auto qui, contrairement au rallye des Colombes, sera mixte et se déroulera en une seule journée, le 23 mai.

 

Source: www.lexpressiondz.com/

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 15:14

Tenus en échec le week-end dernier par une équipe du MOB combative à Bologhine, les camarades de Ghazi se sont déplacés à Béchar pour rectifier le tir face à l’étonnante équipe de la Saoura. Sans le moindre enjeu, puisque la JSS est assurée de rester parmi l’élite, malgré la démission collective de son équipe dirigeante, la JSS s’en est bien sortie hier contre le MCA. Les protégés d’Alain Michel, qui sont revenus avec un point de Chlef, ont essayé de prendre leur revanche sur un adversaire qui les avait humiliés lors du match aller à Bologhine. Les Sudistes ont débuté le match porté vers l’offensive. Il a fallu attendre la 13e minute pour voir la première tentative des Jaunes et Vert. Belkheir a failli trouver la faille d’un tir des 20 mètres, mais cet attaquant n’a pas pu ajuster son tir. Le ballon est passé à côté des bois gardés par Djemili. La domination des locaux s’est poursuivie durant tout le premier half, en ratant plusieurs occasions de but. À la 17’, Aoudou a raté une énorme opportunité en se présentant face au portier algérois. Le 3e buteur du championnat national (10 buts) a complètement raté le cadre. La première tentative des visiteurs est à mettre à l’actif du milieu de terrain Ghazi, mais son tir a été dévié en corner par Sefioune. Les locaux ont aussi créé deux autres occasions par l’intermédiaire de Terbah et Zaoui à la 25’ et 30’ de jeu. Leurs tirs sont sortis à quelques centimètres au-dessus de la barre transversale. Après la pause, les Sudistes sont rentrés sur le terrain avec la ferme intention d’ouvrir le score. L’attaquant Beldjilali était à deux doigts d’inscrire le premier but de la rencontre, mais son tir a été dévié en corner par Djemili. Les efforts de la JSS ont été récompensés par la suite. À la 57’, l’arbitre de la rencontre Benbraham siffle un penalty au profit des locaux qui a été transformé par Bendjillali. Durant les trente premières minutes, les coéquipiers de Bousmaha ont créé une demi-douzaine d’occasions par l’intermédiaire de Zaoui, Aoudou et Bendjillali. Pour leur part, les visiteurs ont tenté de revenir dans le match, mais ils n’ont pas eu la réussite escomptée. Ni Hachoud, pourtant seul face à Sefioune, ni encore Bouguèche ont trompé la vigilance de la JSS. Mais au moment où les deux équipes attendaient le coup de sifflet final de Benbraham, l’attaquant sudiste Mebarki inscrit le deuxième but pour son équipe à la 93’. Les espoirs de la JSS ont battu leurs homologues du MCA par le score de 1 but à 0. Une rencontre qui s’est déroulée à 14h sous un soleil de plomb. Il est à signaler que 150 jeunes supporters du MCA ont assisté à cette rencontre.

 

Source: R. Roukbi, Liberte.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:30

Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Mohamed Lamine Hadj Saïd, a insisté sur la nécessité de la poursuite des efforts de recensement des personnes qui s'adonnent aux activités de la formule touristique "Tourisme chez l'Habitant" dans cette wilaya du Sud.Cette formule qui contribue largement à la promotion du tourisme national notamment saharienne, mérite toute l'intention voulue de par sa contribution au développement du tourisme et la création d'un site web par le ministère du Tourisme et de l'Artisanat tend à sa promotion pour qu'elle soit un véritable outil de promotion du potentiel touristique du pays, a-t-il précisé.L'engouement ces cinq dernières années pour la destination Saoura spécifiquement pour les régions de Taghit et Béni-Abbes et en l'absence de structures hôtelières s'est traduit dans ces régions à hautes potentialités touristiques et naturelles par l'apparition de cette formule touristique très prisée par les touristes nationaux et étrangers d'où l'importance que lui donne le ministère du Tourisme et de l'Artisanat, signale le ministre.Auparavant, le ministre a pris connaissance à Béni-Abbes (240 km au sud de Bechar), du projet de rénovation et modernisation de l'hôtel "Rym", qui relève du groupe hôtelier public "Aurassi".Ce projet qui a bénéficié d'un investissement public de 630 millions de DA, et dont les travaux seront lancés avant la fin 2014, permettra une totale mise à niveau de cette unité hôtelière de 240 chambres en plus de la réalisation d'une quinzaine de bungalow au titre de l'augmentation de ses capacités d'accueil, indique un responsable du bureau d'étude ayant effectué les études techniques pour les besoins de ce projet.Selon cette étude les travaux qui seront concrétisés en deux phases portent sur une rénovation globale et la modernisation des différentes structures de cette unité hôtelière, pour qu'elle puisse répondre aux exigences de la clientèle et aux standards nationaux et internationaux en la matière, en plus de ces travaux qui toucheront aussi les différents réseaux (eau potable, assainissement, électricité, téléphone), il est prévu également la réalisation des terrains de sport, de nouveaux jardins et un espace culturel comprenant notamment un théâtre de plein air de plus de 1.000 places. Cette opération s'inscrit au titre du développement et de la promotion du tourisme saharien.M. Mohamed Lamine El Hadj Said s'est rendu également dans la localité touristique de Tamtert (40 km au sud de Béni-Abbes ) où il a pris connaissance des activités d'une association spécialisée dans la fabrication traditionnelle des "Kheima". Cette association qui active dans ce domaine depuis une dizaine d'année est considérée pionnière en la matière grâce à une production estimée à une dizaine de "Kheima" par an. Le ministre s'est réjoui des efforts consentis par les femmes et les hommes qui activent dans cette association notamment dans le domaine de la pérennisation du patrimoine et du savoir ancestral, a-t-il souligné.A Taghit (97 km au sud de Bechar) où il s'est rendu en compagnie des autorités locales, le ministre du tourisme et de l'Artisanat a visité le projet de rénovation et mise à niveau de l'unique hôtel de cette localité qui dépend de l'entreprise publique de gestion touristique de l'ouest (EGTO).Cet hôtel de 57 chambres et qui sera ouvert à la clientèle à la fin du mois de mai prochain a été repris en 2010 par l'entreprise publique hôtelière "El Djazair", qui a dégagé une enveloppe financière de plus de 500 millions de DA pour sa rénovation. Le ministre a achevé sa visite de travail dans la wilaya par une visite au Ksar et à la zaouïa Ziania de Kanadsa.

Source: Le Maghreb

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 10:09

Les dernières séquences de l’œuvre fiction cinématographique du réalisateur algérien Ahmed Rachedi sur la vie et le parcours de Bénali Dghine alias Colonel Lotfi ont été lancées lundi dernier à Béchar.  

Rencontré à l’hôtel « Antar », le cinéaste a indiqué que le film sur le héros national est en voie d’être achevé. Les premières séquences cinématographiques ont été tournées à Tlemcen, lieu de naissance de Benali Dghine, et les dernières qui représentent 20% du long métrage vont retracer  la fin de mission inachevée du révolutionnaire et celle de  ses compagnons le commandant Farradj, deux autres militants de la cause nationale qui les accompagnaient et le cinquième blessé et rescapé de la mort.

Ahmed Rachedi a balayé d’un trait toutes les suspicions qui ont entouré jusqu’ici certaines versions liées aux circonstances  de leur mort se basant, dit-il, sur le rapport établi par le commandant de l’unité de l’armée coloniale française qui avait accompli lui-même  la sale et horrible besogne en éliminant les quatre nationalistes.

En réalité, affirme le réalisateur, ils étaient pistés dès leur départ  par les puissants services de transmissions et  renseignement français de l’époque  qui suivirent heure par heure les caravanes de chameaux qui avaient franchi le territoire algérien à partir du Maroc en direction de la capitale du sud ouest. Le réalisateur du film sur Mustapha Ben Boulaïd et  sur Krim Belkacem a débarqué à Béchar avec une équipe cinématographique constituée de 90 techniciens pour l’achèvement  de cette œuvre mémorielle.

Youcef Séhaïri campe  le principal rôle du Colonel Lotfi. Le cinéaste a aussi bénéficié de l’aide et l’assistance des autorités civiles et militaires qu’il remercie au passage. Néanmoins, un fait inédit jusqu’ici inconnu du grand public : Au lendemain de la mort des quatre nationalistes le 27 mars 1960, leurs dépouilles ont été exposées au public sur la grande place  de la République de Béchar.

Pendant quatre jours, les riverains se relayaient par groupe et arrosaient les corps inanimés de flacons de parfum pour éviter la putréfaction rapide des dépouilles. Un geste démontrant la grandeur du peuple, souligne Ahmed Rachedi.

                                                                                                                          

Source: M.Nadjah, El Watan.

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 18:21

actualite2[58415]Le korandjé est, certes, une langue qui est parlée comme nulle part ailleurs, mais sa fonction essentielle demeure celle de lien social de la communauté Belbalie. Tabelbala : petite oasis du Sahara, située à 1.400 au sud-ouest d’Alger, à 400 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Béchar et à 150 km de la vallée de la Saoura, dont elle en est séparée par l’erg Errawi, cette ville s’étend sur une palmeraie de 12 km de long et 500 m de large. Tabelbala est en vérité constituée de plusieurs petits villages et de deux ksar (Sidi Zekri, d’où le nom de famille Zekraoui et Cheraia).
Les habitants de Tabelbala que l’on appelle plus couramment les Belbalis sont d’origine très diverses et parlent le korandjé : un parler comme nulle part ailleurs, proche du songhaï. Mais, en fait, d’où leur vient cette langue ? Il serait indispensable de rappeler que Tabelbala a été, depuis une époque très lointaine, le carrefour de pistes chamelières, qui permettaient de rejoindre le Drâ et Tafilalet d’une part et le Soudan et Tombouctou, d’autre part. Les Belbalis seraient donc, aussi loin que l’on puisse remonter dans le temps (selon des études ethnographiques de Champault, 1969), d’origines très diverses : arabes, berbères et d’Afrique noire. Ils sont tous cependant musulmans et un grand nombre de mots de leur parler a une consonance religieuse. Agriculteurs sédentaires qui cultivent surtout le palmier-dattier, chasseurs d’autruches (disparues de nos jours), ces habitants des oasis parlent une langue héritée des populations noires qui auraient précédé les Berbères, puis les Arabes.
Le korandjé (ou korandjié), chez les Belbalis, signifie en réalité le « parler du bled » : Kora-n-, lieu où s’installe une société (ville, village… par opposition au nomadisme) et Djié, qui signifie « le parler » (langage).
Le korandjé est la plus isolée et la plus septentrionale des langues songhaï qu’utilisent les habitants de Tabelbala. Tout en gardant une structure fondamentalement songhaï, cette langue est fortement influencée par le berbère et l’arabe, même si aujourd’hui, on y voit une barrière à l’enseignement, puisque inintelligible... sortie de cette oasis. Avec un vocabulaire fortement emprunt du songhaï, le korandjé que l’on pense préislamique et même protohistorique, aurait été imposé par les esclaves noirs de langue sonrai, qui transitaient par Tabelbala, avant de rejoindre le Maroc et qui est, depuis, resté solidement maintenu par sa morphosyntaxe originelle. Selon plusieurs études linguistiques, une analyse descriptive de cette langue (cf. A. Basset et Tilimatine M.)  permet de déduire que le korandjé n’est pas une langue liée à une ethnie bien définie, d’où l’influence des langues sémitiques, berbère et arabe, mais c’est l’isolement géographique qui lui a toutefois permis de se maintenir jusqu’à aujourd’hui.
A Tabelbala, ville de pierres tombales vieilles de plus de 7 siècles et d’anciens tombeaux géants, le Korandjé est, certes, une langue qui est parlée comme nulle part ailleurs, mais sa fonction essentielle demeure celle de lien social de la communauté belbalie. Le korandjé n’est parlé qu’à Tabelbala et c’est ce qui pousse les habitants des oasis voisines à penser que c’est une langue de djinn (démons) pour montrer à quel point elle leur est inintelligible.
    

Source: Ramdane Bezza, www.elmoudjahid.com/ 

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:12

Situé à 45 km au nord-est de la commune de Béni Ounif (110 km au nord de Béchar) et rattaché administrativement à cette dernière, le petit bourg rural de Boussir est complètement isolé.

Sa population nomade, estimée à 500 habitants, dont 200 à 250 éleveurs, n’a pas cessé d’exprimer des préoccupations liées  à son existence et jusqu’ici non réalisées, a-t-on appris sur place au cours d’une visite effectuée à la veille des élections. Le hameau, qui offre un aspect de désolation au visiteur, est d’abord dépourvu d’aménagements extérieurs, notamment des trottoirs et de l’éclairage public, susceptibles d’atténuer un tant soit peu l’aspect désagréable du village. Les moyens de communication, comme le téléphone fixe et mobile, sont inexistants. La petite école primaire est non clôturée.

L’énergie domestique fait défaut et la bouteille de gaz butane n’est pas disponible. Deux fois par semaine, un petit bus relie le bourg à Béni Ounif par une route entièrement bitumée. Mais le problème ardu auquel sont confrontés les éleveurs du village demeure l’indisponibilité des aliments de bétail, souvent objet de spéculation. Ce qui les oblige à se rabattre sur le marché noir, indiquent-ils. L’alimentation en eau potable étant insuffisante, les villageois réclament le creusement d’un deuxième puits. Les réclamations pour améliorer les conditions de vie de cette population seront-elles prises en considération par ceux qui en ont la charge ?                  

Source: M. Nadjah, El Watan
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 08:33

Depuis plus de cinquante ans, le problème de l'environnement fait toujours parler de lui dans la ville de Bechar et ses environs immédiats particulièrement dans la commune de Kenadsa, où des collines de déchets des mines de charbon polluent cette cité.Moins commodes à transporter ailleurs, loin des zones résidentielles et beaucoup plus polluants, ces terrils de charbon ne cessent de rendre la vie difficile à des milliers d'habitants. Au moment même où les alarmes concernant le réchauffement climatique se faisaient plus audibles, ces déchets de charbon gros émetteurs de gaz à effet de serre enveniment le cadre de vie des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer. Compte-tenu des multiples nuisances de ce combustible fossile : Outre les émissions de gaz à effet de serre, ce charbon dévaste les plantations, menace la biodiversité, silicose les poumons, pollue l'atmosphère des villes, et défigure les paysages d'extraction. De ce fait, la direction de wilaya de l'environnement semble accorder peu d'intérêt à ces déchets de charbon, c'est du moins ce que pensent beaucoup de gens. Alors que ces terrils de charbon constituent un vrai danger de la santé publique, indiqueront plusieurs personnes. Malgré, les correspondances des associations et autres citoyens qui ont été adressées à cette structure précitée, concernée au premier chef, celle-ci jusqu'à présent ne semble avoir entrepris aucune action susceptible de donner espoir aux habitants de cette commune. En effet, l'épineux problème qui se pose avec acuité, notamment en période d'été, c'est que ces collines de terrils de charbon entourant des zones résidentielles dégagent des odeurs irrespirables, notamment pendant le cycle des tempêtes du vent de sable, des tourbillons se mélangent aux grains de charbon et frappent sur le visage des passants, portant directement atteintes aux yeux. Il est à rappeler que ces millions de tonnes de déchets de charbon exploités jadis par les colons français, témoin d'un passé marqué de pillage et d'exploitation des richesses du pays, demeurent toujours exposés à même le sol empoisonnant le quotidien pur et dur des habitants de cette cité. Visiblement, certains remblais de charbon se rallument, quand le soleil atteint son zénith et ses rayons dégagent une chaleur infernale, la fumée se répand partout, et pénètrent jusqu'à l'intérieur des maisons, où les odeurs sont subis par les habitants, causant de grands malaises respiratoires, notamment aux enfants et personnes âgées. Interrogé, un groupe d'habitants du quartier haï El Manajim à Kenadsa, indiqueront : « Ces déchets de charbon constituent pour nous une véritable bombe à retardement qui nous tue à petit feu, que les colons nous ont léguée. Chaque semaine qui passe en cette période estivale porte son lot d'asthmatique. » Et de poursuivre, « ni nos élus de l'APC, ni ceux de l'APW, encore moins ceux de l'APN n'ont pu faire quelque chose pour trouver une solution à ce problème qui n'a que trop duré. Pourtant, ils nous ont promis le paradis avant qu'ils ne soient élus ; mais une fois qu'ils étaient investis de notre confiance, ils nous ont carrément oubliés », ont relevé ces habitants. Il est à noter, qu'à Kenadsa actuellement, la quasi-totalité des nouveaux programmes de logements, tous types confondus sont réalisés, et en cours de réalisation sur des terrains et espaces abritant ces terrils de charbon, et tout le monde se pose la question si le choix de terrain a été fait délibérément, ou par pur hasard. C'est dire que ces nouveaux habitants qui ont espéré se loger dans des conditions décentes, loin de toutes nuisances, après des années d'attentes, ont été surpris de se trouver en face d'un site macabre. Selon des sources de la direction de wilaya de la santé, les maladies respiratoires sont en hausse dans cette région, notamment l'asthme. L'absorption et l'odeur continuelle du charbon dans ces zones habitables et quartiers où sont entassés ces terrils de charbon semblent être l'une des causes qui favorisent la propagation de ce genre de pathologie, si non c'est la cause principale, dira-t-on. Pourtant, notre pays est à cheval et se conforme aux textes et lois sortants des résolutions des derniers congrès internationaux sur l'environnement. Il s'est fixé des objectifs clairs quant à sa détermination de lutter contre les gaz à effet de serre, la réduction du CO2, le développement du secteur de l'énergie renouvelable (solaire, éolienne). Mais la réalité du terrain est tout autre ; l'écart entre ce qui se fait au niveau ministériel et ce qui se pratique au niveau local par les collectivités dans le domaine des questions environnementales les plus urgentes qui touchent directement la santé publique, peu de choses sont faites et continuent à se faire, eu égard à ce grand problème écologique auquel sont exposés, et font face des milliers de citoyens, et qui continue à faire des dégâts humains dans un silence radio.

Source: Reflexion.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:51
L’absence d’entretien des Ksours, patrimoine national classé, dans la wilaya de Bechar, est de plus en plus flagrante. En effet, il est à noter que plusieurs ksours dans cette wilaya ont bénéficié de travaux de rénovation et d’aménagement, notamment ceux de Kenadsa, Taghit, Béni-Abbes et Béni-Ounif, et demeurent totalement vides d’habitants et de toutes activités artisanales, ou autres ayant une relation sociale ou culturelle au sens large du terme, permettant à ces espaces touristiques de jouer leur véritable jeu, en matière de développement du tourisme.


Ces ksours restent toujours sans statut juridique, et la plupart des habitations ont été abandonnées depuis des années. Les efforts déployés par les pouvoirs publics dans leur aménagement, pour beaucoup de gens n’ont pas donnés les résultats escomptés.  En effet, la réhabilitation de ces ksours était conçue pour qu’ils puissent  avoir une âme et retrouver leur lustre d’antan, indispensable au développement  d’une industrie artisanale et du touristique, il n’en est rien. Peu de gens se sont intéressés à de telles activités, en l’absence d’infrastructure hôtelière moderne ou traditionnelle, encourageant l’afflux touristique, notamment en cette période printanière propice au tourisme saharien. Il est à signaler aussi, que même les travaux de rénovation effectuée dans certains sites étaient entamés sans connaissance, aucune, des  matières et substances spécifiques à ce genre d’activité de réhabilitation d’anciens sites. En l’absence d’utilisation de matériaux de construction spécifiques, tels que la pierre et le pisé, et un suivi rigoureux des services techniques habilités à cet effet.  Certains ksars, comme celui de Kenadsa par exemple a commencé à connaitre des dégradations, et pour beaucoup d’observateurs de la scène locale n’hésitent pas à assimiler cette opération de réhabilitation de ces ksours, lancée en 2001 à de l’argent jeté par les fenêtres. La direction de la culture de la wilaya qui peut exercer une sorte de tutelle sur ces ksours considérés au regard de la loi comme mémoire collective et patrimoine national classé, ne dispose pas de moyens lui permettant  de jouer véritablement son rôle; se trouve les mains liées et assiste impuissante à toute sorte d’acte de vandalisme et de dégradation que ne cessent de subir ces ksours, après leur réhabilitation. Le cas du ksar de Kenadsa est illustratif, visiblement des fissurations et autres dégradations par endroit, témoignent du sort qui lui est réservé et l’état lamentable dans lequel il se trouve actuellement. Rien ou presque n’a été fait pour sa préservation. Seul le ksar de Taghit et à un degré moindre celui de Béni-Abbès, Boukais et Mougheul, qui semble t’il  ont été habités,  enregistrent une reprise d’activité dans le domaine artisanal et touristique. Tandis que les ksours de Kenadsa, Beni-Ounif, Lahmar…etc. restent inhabités. Aussi, le vieux ksar de la ville de Bechar, habité à plus de 100%  et qui connaît d’intenses activités, est resté en marge de tous travaux d’aménagement et de réhabilitation. Ce ksar situé au cœur de la ville, peuplé par plus de 35 000 âmes, vivant autour de sa mosquée antique et du mausolée de son saint patron « Sidi Abdallah Ben Salah », n’a bénéficié d’aucune opération de rénovation.  Cet espace, existe depuis 1775, et ayant servi à tous les événements qui ont marqué l’histoire de cette région, commence à tomber en ruine lors des intempéries. Ce ksar mérite aussi qu’on lui accorde un peu d’intérêt et de considération, nous ont fait savoir les habitants.  Toutefois, ce même ksar demeure toujours occupé par ces premiers habitants, qui tiennent à leur quartier ancestral, mais seulement sollicitent l’aide de l’Etat pour des travaux de restauration de leurs vieilles bâtisses, témoins d’un passé glorieux, indiquera un président d’une association culturelle. Et de poursuive, grâce à ces ruelles et à l’étroitesse de ces passages, ce ksar a joué un rôle de premier plan durant l’époque coloniale, il était un vrai refuge des « fidais » après l’exécution des opérations armées. Disposant d’une seule et unique place publique, appelée communément « N’ouwader » dont les jeunes de ce quartier mythique utilisent une partie pour des rencontres de football, et l’autre partie pour les soirées des mariages et autres réjouissances. Ce ksar, mérite aussi une attention particulière de la part des responsables concernés, afin que ses habitants aient un cadre de vie agréable, ne cessent de répéter à ceux qui veulent bien les entendre, un groupe de jeunes désœuvrés. On croit savoir que depuis l’indépendance, jusqu’à l’heure actuelle, toutes les APC qui se sont succédées à la tête de la municipalité de Bechar, n’ont pas jugé utile de faire profiter les habitants de ce vieux ksar du progrès et de la modernité. Les ruelles sont restées toujours poussiéreuses et mal éclairées, les murs délabrés et fissurés par endroit, menaçant à tout moment de s’écrouler. Dans certains passages, le réseau d’assainissement déborde et les eaux usées se répandent partout. Devant ce triste décor de ce ksar, ses habitants sollicitent aussi la visite sur place du premier responsable de la wilaya, afin qu’il prenne les décisions qui s’imposent, indiqueront plusieurs habitants de ce quartier.                                                          


Source: Fendaoui Hadj, Reflexion.
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Published by Sofiane - dans Saoura
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