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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 10:04

Malgré les changements profonds qui s'y sont opérés, cette ville du Sud-Ouest du pays demeure encore dans les esprits, avec cet aura d'un passé exceptionnel, d'une brillance qui perdure, rémanente dans la mémoire de ses habitants et aussi dans celle de beaucoup d'autres gens : Algériens, Maghrébins, Européens et autres qui y ont vécu ou qui l'ont connue.

Elle a rayonné spirituellement, culturellement et économiquement sur toute la région pendant presque trois siècles. Mais un rayonnement, sommes-nous tentés de dire, qui aurait été autant resplendissant qu'éphémère et ce, au regard des immenses vicissitudes de l'histoire mouvante des hommes, de leurs racines qui se perdent dans les ténèbres du temps. Ainsi, la Kénadsa d'antan, en quelque sorte, serait-elle cet astre éteint après avoir brillé longtemps, mais dont la lumière continuerait à nous parvenir par une mystérieuse illusion d'optique, parce que la distance qui nous sépare, se mesurerait en années-lumière. Autrement dit, il nous est resté et continuent à nous parvenir encore des restes, parfois des bribes de cet éblouissant et étonnant passé, parce qu'au demeurant, il n'est pas si loin de nous.

Après un déclin évident, Kénadsa continue aujourd'hui à vivre « sur ses lauriers », un peu à l'instar - mais à sa petite échelle - de la civilisation arabo-musulmane dont les irréductibles tenants, ne se lassent pas de nous seriner son glorieux passé, histoire de nous dire (de se dire surtout), que «nous avons été intelligents et que, si nous l'avons été, c'est que nous pouvons encore l'être de nouveau». Malgré quelques tentatives louables mais néanmoins dérisoires, Kénadsa essaie, tel le phénix de la légende, de renaître de ses cendres, de retrouver ne serait-ce qu'une petite partie de son lustre d'autrefois. Le retrouvera-t-elle jamais ?

Des travaux de réfection ont été entrepris pour la restauration - du moins d'une infime partie - du vieux ksar actuellement «ruiniforme» (selon une expression imagée de l'un de nos anthropologues), et ce, par des moyens et des matériaux traditionnels. Cette opération, qui ressemble hélas à un cautère sur une jambe de bois, a concerné la venelle principale, une partie du mur d'enceinte du vieux cimetière, et quelques vieilles maisons de particuliers. Elle a pour mérite d'avoir donné l'illusion d'une certaine résurrection à un ksar moribond. En effet, les alentours des deux vieilles mosquées connaissent une certaine affluence surtout pendant les jours des fêtes religieuses. C'est une population bigarrée qui envahit intermittemment ces venelles, en quête de baraka et de bénédictions du premier Patron de la ville d'abord (Sidi Abderrahmane) mais surtout celles de son « nouveau et grand Patron » : Sidi Mhamed Ben Bouziane, enterré avec certains de ses proches dans sa propre mosquée. Hommes, femmes et enfants défilent devant les cénotaphes en bois sculpté (darabiz, au singulier derbouz) dressés sur les sépultures des défunts. Dévotement, les quêteurs de baraka défilent toute la journée devant ses monuments funéraires souvent couverts de satin vert, touchent les tentures et y déposent de pieux baisers. Si les travaux de restaurations des constructions urbaines n'ont pas donné les résultats probants que leurs promoteurs souhaiteraient, fort heureusement, dans d'autres domaines, celui de l'art notamment, il y eut quelques réussites tangibles. Ainsi, l'on peut citer un renouveau certain dans le domaine des musiques traditionnelles et liturgiques, et aussi dans d'autres disciplines culturelles (bibliophilie par exemple). Le groupe musical « El Farda », après beaucoup d'efforts et de recherches, a pu sauver et remettre au goût du jour, une partie du répertoire de la musique classique kénadsienne, composé essentiellement de vieilles qassidat du cru et aussi celles communes à toutes les vieilles villes du Maghreb. Mais hélas, beaucoup de ces vieilles qassidat kénadsiennes ont été perdues à jamais. Ce groupe (El Farda), que les festivals de musique populaire ont fait connaître aux Algériens et au monde depuis quelques années, remporte succès sur succès et est aujourd'hui connu sur la quasi-totalité du territoire national et en dehors de nos frontières. Il a représenté le pays, dans plusieurs tournées à travers toute la France lors de « l'Année de l'Algérie en France ». Sur le chapitre des manifestations culturelles, il a représenté l'Algérie au Canada, au Maroc, en Libye, en Tunisie et dans diverses autres villes du Moyen-Orient et du monde. Autre particularité de ce groupe, il est capable de passer sur scène avec une faculté époustouflante d'un registre musical, d'un style à un autre : du classique maghrébo-kénadsien aux variétés les plus diverses tel le gnaoui, le issaoui, le saharaoui etc. Autrement dit, il excelle aussi dans les variétés, ceci avec des intermèdes animés de « taqtoqate » à subjuguer littéralement le public le plus exigeant.

Ce n'est pas un hasard si, cette année, ce sont les dirigeants du groupe «El Farda» qui ont été chargés par la ministre de la Culture Khalida Messaoudi, d'organiser le troisième Festival national de la Musique «Gnaoui» à Béchar. Donc, pendant plusieurs jours, des groupes venus des quatre coins du pays se sont produits sur la scène du cinéma « Le Municipal » de Béchar. Le Groupe «MEDJEBER» de Kénadsa a eu le premier prix. Nous voudrions signaler particulièrement la monter en puissance de ce groupe que l'avenir ne manquera pas de consacrer dans ce style. En effet, MEDJEBER, un artiste confirmé, qui est passé de la variété à un style « Gnaoui » qu'il a beaucoup « trituré » pour obtenir des compositions heureuses. D'ailleurs, il refuse cette appellation de « gnaoui » qui, dit-il, nous vient de l'étranger et lui préfère le « Diwane », à Kénadsa on dit aussi « Lembita ». Le mérite de MEDJEBER est d'avoir introduit dans ce style (Le Gnaoui) qui se joue sur l'échelle pentatonique, le limitant à cinq notes, des variations qui font appel à l'échelle heptatonique (sept notes) avec des gammes (makamat) arabes : cette osmose des genres donne une musique originale où tous les modes nationaux peuvent se retrouver harmonieusement.


LE PETIT MEDJEBER



Le «petit MEDJEBER» (Abdelhak) est ce gosse qui a surpris et ému l'Algérie entière et fait couler aussi beaucoup de larmes d'émotions « dans les vingt-deux pays arabes » (selon Mme Khalida Messaoudi), en déclamant un poème sur la tragédie du Liban dans une mise en scène grandiose, télévisée, de Farid Ouameur... C'était lors de l'ouverture de « l'Année d'Alger Capitale de la Culture Arabe» à la salle - coupole du complexe sportif Mohamed BOUDIAF à Alger. Chez les MEDJEBER, la musique relève d'un atavisme qui se transmet de génération en génération. Le grand père de l'artiste actuel qui s'appelait aussi MEDJEBER était le Maître incontesté du «Diwane de Kénadsa ». Notre artiste a donc de qui tenir. Enseignant de son état, il travaille la musique avec ces deux jeunes enfants Abdelhak (15 ans) et Abdelaati (20 ans) et s'adonnent à des créations et arrangements stupéfiants. La transmission de l'héritage ancestral est garantie.

 
UNE JEUNESSE EN EFFERVESCENCE



Des jeunes, animés de bonne volonté, s'échinent ainsi à souffler sur une braise que recouvre l'épaisse cendre du temps, afin de faire rejaillir la flamme d'un riche patrimoine qui ne finit pas de dépérir : ce défi est en train d'être relevé. En effet, la jeunesse ne doit-elle pas, non seulement assimiler tout ce qu'a créé la vieille culture, mais élever la culture à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société ? La culture ne peut être ce mimétisme répétitif « des anciens » mais chaque fois, un nouveau point de départ d'une nouvelle aventure humaine qu'anime le génie créatif.

Tous ces efforts méritoires ne gagneraient-ils pas d'être sérieusement encouragés non seulement par les pouvoirs publics et la société civile, mais aussi par tous les «Amis de Kénadsa» : il s'agit d'un patrimoine national en péril.


LES «SALEFS»



Cette ville a donné le jour à des écrivains, voire à des penseurs contemporains de grand renom aujourd'hui. Et là, nous pensons particulièrement à Pierre RABHI, auteur de plusieurs livres sur l'agriculture «bio» et qui passe pour être le père de «l'agro-écologie». Il est l'inventeur du concept «Oasis en tous lieux» et le concepteur de nouvelles techniques agricoles qui sont expérimentées dans le monde entier, notamment dans les pays en développement et aussi dans des pays européens.

Il est classé parmi les « maîtres à penser » les plus importants de ce temps, qui réfléchissent au salut de l'Humanité toute entière.

Connu pour ses farouches positions de défense de la nature, il a été candidat sur ce registre à la magistrature suprême en France en 2002, contre Chirac. Il est également auteur de romans et bien d'autres oeuvres traduites en plusieurs langues.

Il y a également Mohamed MOULSEHOUL (Yasmina Khadra), qui a griffonné il y a quelque temps, sur un vieux registre d'un petit musée local ces quelques mots «Kénadsa tu m'as oublié». C'est très touchant, mais apparemment, on oserait à peine penser à celui qui semble avoir oublié l'autre et qui ne serait pas, précisément, celui auquel on pense ?

Sont également natifs de Kénadsa d'autres écrivains et journalistes, aussi bien d'expression arabophone que francophone. Parmi ces derniers, l'on peut encore citer Rabah SBA anthropologue, journaliste et écrivain, Malika MOKADEM, néphrologue et romancière dont la notoriété n'est plus à faire.

Et bien d'autres qui nous excuseraient de ne pouvoir les citer tous surtout ceux qui écrivent en arabe qui sont beaucoup plus nombreux, poètes, écrivains, dramaturges et journalistes...

Robert LAMOUREUX a travaillé dans les mines de charbon de Kénadsa dans les années quarante : il avait fait connaître dans une vieille chanson, le fameux « train du désert », qui emmenait les hommes et le minerai noir de Kénadsa jusqu'à la Méditerranée. Quant à Isabelle EBERARHT, elle y passa un long séjour à la fin du 19ème siècle. Faut-il croire que la douceur des jardins ombragés de la palmeraie kénadsienne et « la recherche de l'absolu » aient inspiré à cette aventurière, son fameux livre intitulé «dans l'ombre chaude de l'Islam» qui a fait sa réputation ? Enfin, on ne peut désormais évoquer Isabelle EBERARHT sans citer le nom de Mohamed ROCHD KEMPF, un Algérien d'origine alsacienne, certainement un des meilleurs spécialistes de l'écrivaine et écrivain lui-même. Il s'est converti jeune à l'Islam à Kénadsa où il a enseigné et passé une bonne partie de sa vie.



UNE «BIBLIOTHEQUE - MEMOIRE »



Dire d'une bibliothèque qu'elle est « mémoire » est un pléonasme, le livre étant « mémoire » par excellence. L'homme, « turlupiné » par l'idée de la mort, a de tout temps essayé de marquer son passage sur terre, façon de « s'immortaliser », par diverses créations laissées à la postérité. Les gravures rupestres et autres peintures dans les grottes, les monuments funéraires de la préhistoire ont marqué la naissance de l'art et partant de la culture. Lorsque l'homme a découvert l'écriture, il est passé à un stade supérieur de son existence : l'écrit a, dès lors, primé le symbolique. Il est devenu alors possible de cumuler le savoir humain de façon illimitée de génération en génération. Les grandes civilisations sont nées. A partir de l'écrit. TAHIRI Mbarek a réalisé un inestimable travail de fourni. De la maison de ses ancêtres il a fait non pas une bibliothèque originale, mais une bibliothèque qui se veut la mémoire d'un ksar, d'une société, d'une certaine culture, d'un groupe humain, d'une ville : Kénadsa. Une sorte de musée du vieux manuscrit local et d'un ensemble de reliques inhérentes à un monde disparu ou en voie de l'être. Il s'agit aussi « d'un centre de traductions et de recherches », où se côtoient le moderne et l'ancien, où le micro-ordinateur coudoie la traditionnelle planche coranique...

En fait, par des aménagements judicieux, la vieille et grande maison kénadsienne a été transformée en un mini complexe constitué par un enchevêtrement de salles et de couloirs anciens où la surprise et l'émerveillement attendent le visiteur à chaque tournant, à chaque porte qui s'ouvre devant lui. Des rayonnages offres à la vue quantité de manuscrits et de livres les plus divers, au voisinage d'objets insolites que rehausse le charme d'un décor d'une rusticité bien oasienne. Sidi Mbarek, jeune professeur de génie civil, a rassemblé en ce lieu historique, toutes ces merveilles que l'on peut voir, consulter, enrichir par d'autres apports. Sur les murs on peut voir les portraits et photos des imams, oulémas et personnalités qu'a comptés Kénadsa depuis que l'art de la photographie existe. Une grande salle centrale, recouverte de tapis, invite au recueillement et à la méditation. L'association « ELKENDOUSSIA pour la sauvegarde du patrimoine » y organise des conférences-débats mensuelles animées par des universitaires du cru. On y échange idées et opinions autour d'un verre de thé à la menthe, accompagné de cacahuètes grillées ou quelques friandises gracieusement offertes par le maître de céans.

Source: A. Azizi, Le Quotidien d'Oran.
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Published by Sofiane - dans Saoura
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 19:00
Perle saharienne de la Saoura dans le Sud-Ouest algérien, précisément dans la wilaya de Béchar, Beni Abbès, c’est le rêve d’une oasis blanche. Ici, le vert floral est peinture naturelle sur blanc, la couleur du sable qui a donné son nom à la célèbre oasis. Beni Abbès offre aux yeux avides de dépaysement et de lumières de très beaux paysages. Et pour s’évader, ils sont de plus en plus nombreux à y venir. 
De jour comme de nuit, la magie du désert s’opère. A l’ombre des palmiers ou sous les étoiles, au pied des dunes, s’asseoir procure un bien-être et une quiétude insoupçonnables. Ceux qui le connaissent savent que le désert algérien est envoûtant.
Dans l’oasis blanche, le temps passe avec douceur, sans stress, sans préoccupation, l’esprit libre. Tranquillité et calme absolu dans cette région désertique où le vent caresse langoureusement les palmiers. Un séjour à effectuer absolument au moins une fois dans la vie.   Beni Abbès, c’est aussi des dunes de sable blanc à perte de vue. Beni Abbès est blanche aussi bien que l’oasis voisine de Taghit est d’or comme la couleur de son sable fin. Le contraste est d’autant plus saisissant que Taghit n’est distante que de quelques kilomètres seulement. En arrivant, le visiteur y accède par une grande porte en pierres peinte en ocre et noir, au-dessus de laquelle on peut lire «Bienvenue à nos invités». Tout simplement, tout sobrement. Nous empruntons alors la route menant droit au musée de la ville qui renferme de nombreux trésors. Créé dans les années quarante, ce musée était au début un centre de recherche scientifique sur la géologie et la botanique. D’autres disciplines y seront introduites telles que la zoologie et l’hydrologie. Versé au patrimoine public en 1974, il sera placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur avant de passer successivement sous le contrôle de l’Office national de la recherche scientifique (ONRS) et du Centre national de recherche en zones arides dépendant de l’Université des sciences et des technologies Houari Boumediene d’Alger. «Le site est complètement délaissé à cause du manque de moyens financiers», dira son directeur, Laïd Hassani. Selon lui, «les dernières pièces jointes au musée sont des palmiers dattiers remontant à 1984-1985», dans l’objectif de faire des recherches sur cette variété d’arbres indigènes. Ces recherches visaient à déterminer les variétés mais aussi les maladies qui affectent les palmiers dattiers, de même que l’usage réservé à ce genre d’arbre… Malheureusement, le manque de moyens n’arrange pas les choses. «Ce centre devrait être informatisé pour une meilleure gestion», souhaite-t-il. Le musée renferme plusieurs trésors répartis sur plusieurs salles dont celle réservée à l’ornithologie où sont exposées toutes les espèces d’oiseaux de la région. Empaillées et de différentes couleurs, vert, jaune et bleu, ces volatiles sont restés intacts, figés. Les insectes du Sahara, dans toute leur diversité, y ont aussi leur place. 
Dans une autre salle, toutes les pierres de la région et de l’erg occidental sont exposées aux visiteurs. Une pièce attenante est exclusivement réservée à l’artisanat local. On y trouve des poteries et des bijoux très anciens, ainsi que des tableaux retraçant les célébrations des mariages ksouriens. L’une des plus anciennes pièces exposées est la «kesria», du nom du plat qui sert à la préparation du couscous beniabbassien. Pourquoi avoir choisi Beni Abbès pour abriter ce musée ? M. Hassani, dira que la raison est toute simple. «La richesse de cette oasis qui renferme beaucoup de trésors ne pouvait qu’inciter à y implanter ce musée.» Dans un rayon de 50 kilomètres seulement, «nous pouvons trouver toutes les structures géologiques et botaniques […] Beaucoup de grands chercheurs ont séjourné dans cette région et ont pu découvrir des espèces rares», a-t-il également souligné. L’oued Saoura, la Hamada, et l’erg occidental sont très riches de leur faune et de leur flore,
a-t-il encore affirmé.
Au vu des merveilles qu’il renferme et considérant la richesse de la région, le musée de Beni Abbès  mérite un intérêt tout particulier de la part des pouvoirs publics.

Le vieux ksar, gardien des traditions

Beni Abbès regroupe sept ksour dont certains sont encore habités. Le plus beau est celui qui est placé au cœur de la palmeraie. Il représente un type de localisation unique au Sahara et est inhabité depuis 1957. Il a été évacué de ses populations par l’armée française, nous explique notre jeune guide Younes. Construit en toub et troncs de palmiers, matériaux locaux, le vieux ksar date du 16ème  siècle. Pas moins de 300 familles y habitaient à l’époque. Aujourd’hui, on n’y trouve aucune. Toutes ont quitté, de force, ce lieu paisible pour trouver place au centre-ville, ou encore à Béchar. Les briques fabriquées à base d’argile, de sable et d’eau, qui constituent les murs, sont intactes malgré les années qui se sont égrenées. Une rénovation a été entamée vers la fin des années 90, mais, malheureusement, elle n’a pas été achevée à ce jour.  Il existe de nombreux vieux ksour dans la Saoura. Celui de Beni Abbès est doté d’une place où se regroupent les sages du village pour débattre et traiter des questions engageant l’avenir de toute la communauté. Le vieux ksar a été fondé par Sidi Mohamed Ben Abdesslam, Marocain d’origine, dont la tombe est encore sur le site.
Un monument où les visiteurs formulent, dans la ferveur, des prières à la mémoire du fondateur et saint tutélaire des lieux. A travers des dédales étroits, nous nous engouffrons dans ce vieux ksar, temple des traditions. Nous n’avons croisé aucune personne dans ce site où ne subsistent, hélas, que les souvenirs des temps anciens. Les murs portent encore les traces et les mânes des ancêtres y déploient leur esprit protecteur. Sur la terrasse, nous pouvons admirer la palmeraie en forme de scorpion, nous dit notre guide, et au loin les dunes d’or qui forment une chaîne harmonieuse à l’horizon. Des montagnes qui, parfois, muent sous l’effet du vent laissant transparaître des traces presque artistiques par endroits. La palmeraie est magnifique. En la regardant bien, nous arrivons à remarquer la forme de scorpion, dont la queue est dominée par une grande dune de sable rouge, la plus haute du grand erg occidental. Finalement, notre guide n’avait rien exagéré. Il avait raison. A contempler ainsi les beaux paysages, nous nous laissons bercer par le silence absolu qui nous enveloppe. Une sensation de quiétude nous envahit. Nous voulons rester plus longtemps, sauf qu’il fallait rejoindre le groupe pour aller découvrir la palmeraie. Et, surtout, son système d’irrigation très différent des foggaras connues à Timimoun. A Beni Abbès, c’est un système de partage équitable qui a été mis en place. Dans cette palmeraie, sont plantés de très nombreux palmiers donnant une quinzaine d’espèces de dattes. Les plus connues, aux noms exotiques, succulents, sont lahmouri, echerka et lhartane. De très belles dattes, un concentré de miel, disent les habitants, habitués et fins gourmets. 

Piscine et bougainvilliers dans le désert


En plus de ces palmiers gigantesques qui se dressent vers le ciel, il y a une culture maraîchère sur place mais aussi beaucoup d’arbres fruitiers, dont des grenadiers, des abricotiers, etc. Dommage que cette palmeraie soit quelque peu délaissée. L’état de dessèchement avancé de certains palmiers en témoigne. Un vieux monsieur nous a confié auparavant que la jeunesse d’aujourd’hui se détourne des métiers de leurs ancêtres et se désintéresse complètement de l’agriculture, préférant partir chercher du travail en ville. «Nos jeunes croient chercher des solutions de facilité, alors que la difficulté c’est de quitter la terre léguée par les parents», dit-il, une intonation de regret dans la voix. Beni Abbès est par ailleurs dotée d’une piscine municipale appelée «Aïn Sidi Athmane». L’entrée est fixée à 50 DA. Les jeunes de la région et même des touristes étrangers s’y rendent. Juste après notre arrivée, nous avons vu y accéder un couple d’étrangers qui séjourne dans l’oasis.
La piscine est «plantée» au milieu d’un beau décor. Des palmiers et des bougainvilliers fleuris, de couleur violette, entourent le bassin alimenté par une source d’eau cristalline jaillissant à 24º. Elle est chaude en hiver, réfrigérée et rafraîchissante en été. Une invitation à la détente au cœur du désert. Une réponse à ceux qui adorent les clichés, pensant que ces endroits sont secs et désespérément arides ! Des tables et des chaises en plastique sont disposées çà et là, autour de la piscine. Certains ont profité du soleil pour prendre un bain bien mérité après une longue ballade à travers la ville. Les jeunes évoquent leurs problèmes et leurs difficultés au quotidien sans censure et sans aucune retenue. L’un d’eux affirmera que le taux de chômage «est très élevé à Beni Abbès».
Les jeunes, comme partout ailleurs à travers le pays, «ne trouvent pas de boulot et se contentent pour certains de dresser des tables de fortune pour vendre des cigarettes». Même si notre interlocuteur a réussi à décrocher un travail dans la piscine, il n’est pas moins sensible à la situation de ses concitoyens en proie au chômage. D’autres beniabbassiens nous ont dit que ce phénomène «fait souffrir beaucoup plus les jeunes qui n’ont pas de niveau et qui, de ce fait, tournent en rond, tandis que les universitaires, parce qu’ils savent lire et écrire, peuvent «perdre» leur temps dans la lecture, entres autres.
Interrogé pour savoir si les jeunes du Sud sont concernés par le phénomène des harraga, certains nous ont raconté que plusieurs sont déjà partis. Mohamed dira que deux de ses cousins sont établis en Allemagne et mènent la belle vie. «Ils sont partis en tant que harraga, se sont mariés et ont pu obtenir leurs papiers.»
Pour entreprendre cette démarche, les concernés ont dû séjourner dans le nord de l’Algérie avant de prendre la mer. Rêve de tous les jeunes Algériens, mais la solution ne réside pas dans la fuite mais dans la volonté de résoudre leurs problèmes localement. Un appel, un vrai SOS est lancé par ces jeunes aux autorités concernées par la prise en charge de leurs difficultés au quotidien, qui doivent leur offrir plus de loisir et surtout des emplois. Pour eux, pour le moment, c’est le vide total.

Touristes de plus en plus nombreux


Chaque année, la fête du Mouloud, la nativité musulmane (naissance du Prophète Mohamed, QSSSL) est célébrée remarquablement dans les anciens ksour. C’est l’occasion de présenter les bébés d’un an et un grand défilé avec musique folklorique et baroud, celui que fait parler la poudre des mousquetons et autres vieux fusils, en commémoration de la paix entre les tribus et pour célébrer la fondation du ksar de la palmeraie. Toutes les populations se donnent rendez-vous au centre-ville pour assister à ce spectacle haut en couleur, tout simplement grandiose.  Des habitants formant un grand cercle, chantent et dansent au rythme du baroud et sous les youyous stridents et incessants des femmes. L’oasis de Beni Abbès, c’est aussi l’ermitage fondé par le père Charles de Foucauld qui a résidé au début de la conquête française, de 1901 à 1905, dans cette oasis. La petite chapelle où étaient formulées des prières ardentes tous les soirs est encore ouverte. Cet ermitage est encore habité par des Petits Frères de l’Evangile et des Petites Sœurs de Jésus. Pour ceux qui veulent se rendre à Beni Abbès, deux hôtels existent pour les accueillir. Il s’agit de l’hôtel Rym, construit au pied de la grande dune, et de l’hôtel Grand Erg, en instance de réouverture non loin de la piscine.
De plus en plus de touristes étrangers viennent dans cette oasis, affirme notre guide, essentiellement des Français et des Italiens. L’oasis de Beni Abbès se distingue aussi par son festival international «Les nuits de la Saoura». Cette année, il s’est déroulé du 14 au 17 avril avec au menu des échanges artistiques, des soirées spectacles, gratuites pour le grand public. L’une des particularités de sa 4ème édition, c’est la rénovation de la résidence Hadj Benrahou, une maison traditionnelle. Vous pouvez aussi faire des ballades à dos de chameaux ou effectuer des sorties à pied vers les dunes, le soir sous le clair de lune. En toile de fond, la musique locale qui, telle une berceuse, vous fait oublier, stress, soucis et brouhaha des grandes villes.
Des instants inoubliables mais qui, hélas, passent comme le vent. Juste au moment de s’habituer, et c’est l’heure de repartir, emportant dans ses bagages de beaux souvenirs mais aussi beaucoup de tristesse amère à l’idée de quitter un endroit où les populations sont chaleureuses, vous accueillant à bras et à cœur ouverts, avec le sourire, celui de la bonté et de la générosité, celles des pauvres et des humbles.

Histoire de Beni Abbès

Les premiers habitants sont constitués par la tribu des Beni Hassan. Ils quittent ensuite les lieux pour Seguia El Hamra et la Mauritanie au XIIe siècle. Quarante ans plus tard, et de la Seguia El Hamra, il y a eu l’arrivée d’El Mehdi Ben Youssef (Ouled Mehdi), descendant des Beni Abbès de la tribu de Beni Hassan (premier occupant de la ville). Il s’installe avec Ali Ben Moumen de la tribu Arib.
Ali Ben Yahia (Ouled Rahou), puis Moussa Ben Ali (Ouled Ali Ben Moussa) se sont installés au XIVe siècle. Ils ont habité dans des ksour séparés jusqu’a l’arrivée de Mouhamed Ben Abd Eslam (mrabtine) qui fonda le nouveau ksar au sein de la palmeraie en 1605. Un peu plus tard, de Tmentite est venu Taleb Belkacem Ben Abdellah (Ouled Hamed). L’association des descendants de ces personnes avec les Haratine forme la population dite Ababsa. Une autre population («Ghenanma») (Ouled Hamou) vit dans un ksar indépendant. Le 1er mars 1901 les Français s’installent dans la région. Beni Abbès a participé à la guerre de libération nationale entre 1954 et 1962. En 1957, les habitants du ksar de la palmeraie sont expulsés par les troupes françaises et doivent construire un nouveau ksar. En 1972, la gestion du centre de recherches sahariennes fondé par le CNRS (actuel centre de recherches sur les zones arides) est transmise par les autorités françaises aux autorités algériennes et dépend depuis de l’Université des sciences et des technologies  Houari Boumediene
(Bab Ezzouar à Alger).

 B. A., La Tribune.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:21

Bechar aurait pu être l’une des wilayas phares du Sud du pays. Une destination touristique de premier choix si l’on avait exploité, depuis l’indépendance, ses potentialités, ses ressources. L’embellie financière aidant, les autorités locales, le wali, M. Mecheri Azzeddine, en tête, ont arrêté les priorités, notamment l’AEP, et commencé à retrousser les manches. Résultat, sans flagornerie aucune, la wilaya de Bechar est en passe de devenir ce trait d’union entre le Nord et le Sud, une sorte de carrefour stratégique. Les réalisations sont nombreuses et les Bécharis ne peuvent qu’en être fiers. Hydraulique, logement, santé, éducation, travaux publics, agriculture… autant de secteurs qui ont carrément explosé faisant, enfin, de Bechar une destination séduisante loin des clichés de bled perdu dans le sable qui étaient les siens il n’y a pas si longtemps.


L’effort et le sacrifice des Hommes qui ont adopté cette terre et cru dans ses potentialités n’ont pas été vains. Bechar ouvre ses bras au reste des Algériens pour les convaincre que les choses ont changé et que le détour vaut vraiment la peine. Alors, Bechar, perle du Sud? Certainement que oui.

 

La Voix de l'Oranie.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:20
Les atouts :

La wilaya de Bechar, de par sa situation géographique stratégique et véritable pôle régional d’échanges entre le Nord et le Sud, renferme d’énormes potentialités minières, agricoles et touristiques. On y trouve plusieurs gisements de gypse, de pierres, de sable, de charbon, de cuivre, de phosphate, de baryte, de sel… inexploités faute d’investissement privé. Ces gisements mineurs sont repartis à travers tout le territoire de la wilaya où l’on trouve aussi en quantités très importantes du calcaire destiné à la production du ciment, pouvant répondre aux besoins exprimés à travers toutes les wilayas limitrophes. Ce gisement est localisé à Djebel Madjouz.

D’autres substances y ont été découvertes, ces dernières années, comme la fluorine destinée essentiellement à l’industrie chimique et métallurgique ainsi qu’à la céramique.
Les potentialités touristiques sont riches et variées, associant erg, hamada, massifs montagneux, vallées, périmètres agricoles, daïas, plans d’eau et oasis. On y rencontre aussi des sites et monuments touristiques d’une valeur historique certaine, comme les ksours, les zaouïas et les mausolées, ainsi que des sites archéologiques tels que les bordjs et les gravures rupestres. Ces hauts lieux touristiques, enrichis par des oasis verdoyantes à longueur d’année, drainent chaque année des milliers de touristes nationaux et étrangers, notamment à Taghit, Béni Abbès et Kenadsa.
L’agriculture est une autre richesse de la wilaya de Bechar, malgré les contraintes climatiques et celles du relief. La superficie agricole utile est de 34.902Ha dont 27.702 en irrigué, essentiellement dans la plaine d’Abdla et à Ouagda et Lahmar. Mais le programme de mise en valeur des terres agricoles a ouvert de nouvelles et grandes perspectives de ce secteur. Les résultats enregistrés à ce jour sont très prometteurs et ont créé un déclic et un engouement pour la terre de la part des jeunes et des investisseurs. Malgré la méconnaissance des réserves potentielles en eau dans la wilaya de Bechar où seule une étude approfondie permettra l’établissement d’une carte hydrologique, la mobilisation des ressources hydriques est très importante, qu’il s’agisse des ressources destinés à l’irrigation ou l’AEP. La wilaya renferme un grand barrage hydraulique, celui de Djorf Torba, d’une capacité de 365 millions m3, et elle compte 2.691 puits d’un débit moyen de 3l/s chacun. La wilaya de Bechar dispose par ailleurs d’un aéroport et d’un important réseau routier et ferroviaire. De plus, le futur projet de chemin fer reliant Bechar au Nord du pays va créer une nouvelle dynamique pour toute la région du sud-Ouest.

Les contraintes :

Les contraintes dans la wilaya de Bechar sont d’ordre naturel et sont liées à l’immensité du territoire, aux formations naturelles hostiles à l’implantation humaine, à la forte limitation des espaces utiles, aux conditions climatiques défavorables, à la remontée des sels dans certains espaces agricoles notamment au périmètre irrigué d’Abadla. On note aussi un éparpillement déséquilibré de populations, un éloignement des centres de vie entre eux et par rapport aux wilayas du Nord, une économie traditionnelle, une absence de l’investissement privé créateur de richesses et de postes d’emploi et l’absence d’un tissu industriel générateur d’emplois, en plus de la faiblesse des budgets locaux. A titre d’exemple, sur une population globale de 272.436 habitants dont une active de 118.621 habitants, seule une population de 84.235 habitants est occupée, repartie entre l’agriculture (7.466), le BTPH (3.145) et les autres occupations (73.624). La population au chômage est donc de l’ordre de 34.386 habitants.

La mutation :

Sur la base de ces énormes potentialités et malgré les contraintes majeures énumérées ci-dessus, la wilaya de Bechar a engagé ces derniers années un ambitieux programme multisectoriel et les retards cumulés au fil des années ont été vite rattrapés au point où la région de la Saoura a opéré une véritable mutation qualitative. C’est un véritable défi qui a été lancé par les autorités locales en matière de développement de l’agriculture, de la mise en valeur de développement de l’agriculture, de la mise en valeur des terres, en logements, en équipements et infrastructures de base, en éducation, dans le secteur de la santé, dans l’enseignement supérieur, dans le domaine socio-éducatif et sportif, en désenclavement et réhabilitation du réseau routier, dans le secteur touristique, en aménagement urbain, en AEP et électricité, en raccordement en gaz, en développement des moyens de communication et de transport et, enfin, en mobilisation des ressources hydriques, assainissement et réalisation d’ouvrages d’art.

 

La Voix de l'Oranie

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 11:19
Situé au Sud-ouest du territoire national, la wilaya de Bechar est limitée à l’est par la wilaya d’Adrar, à l’ouest par le Maroc, au nord par les wilayas de Nâama et d’El-Bayadh et au sud par les wilayas de Tindouf et d’Adrar. Elle constitue un pôle important dans le schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT). Sa position spatiale et son tracé frontalier de plus de 600Km avec le Maroc lui confèrent une vocation régionale de premier ordre, faisant d’elle un pôle régional stratégique et un carrefour d’échanges incontournable.

Superficie et population :

Avec une superficie de 161.400Km², soit environ 6,77% du territoire national, la wilaya de Bechar occupe le 6e rang des wilayas les plus vastes du pays. Et cette immensité du territoire et l’éparpillement des populations augmentent les distantes entre les localité. A titre d’exemple, les communes les plus rapprochées entre elles sont distantes de 11 kilomètres (Timoudi et Ouled Khodeïr) et les plus éloignées sont celles de Ksabi et Tabelbala (588km). La population de la wilaya de Bechar est estimée à 272.436 habitants, soit une densité de 1,69 hab./km², repartis sur 21 communes dont les plus importantes sont, outre le chef-lieu de wilaya, Béni Ouanif (11.250 habitants), Kenadsa (13.652), Abadla (13.935), Béni Abbès (11.664), El Ouata (8.002) et Taghit (7.277). Le nombre d’habitants dans le reste des communes varie entre 923 Hab. (Mougueul) et 4.985 Hab (Kerzaz), ce qui nous donne une très faible densité des populations, estimée à 1,69 Hab./Km².
Cette situation s’explique par le relief et les formations naturelles hostiles à l’installation humaine dans la wilaya de Bechar.

Le territoire de la wilaya est formé de 05 principaux reliefs :

Les montagnes: Elles sont dénudées et parfois élevées tels le Djebel Antar (1.953m), le Djebel Grouz (1.835) et le Djebel Bechar (1.206m).
Les Oueds: Six principaux oueds sillonnent la wilaya. Du nord au sud on rencontre Oued Namouss, Oued Zouzfana, Oued Bechar, Oued Guir, Oued Saoura et Oued Daoura.
Les vallées: Ce sont les dépressions façonnées par les cours d’eau importants, les principales sont celles de Zouzfana, de Guir et de la Saoura.
Les regs (Hamada): Ce sont de vastes étendues rocailleuses et les plus importantes sont celles du Guir et Daoura.
Les ergs: Ils représentent des massifs pouvant atteindre jusqu’à 300m de hauteur. On y recense le Grand Erg occidental, Erg Erraoui, Erg El-Atchane et Erg Iguidi.
En plus de la forte limitation des espaces utiles, la wilaya de Bechar est confrontée aux conditions climatiques défavorables, caractérisées par un climat de type désertique continental. On distingue deux zones.
La zone de transition délimitée par Béni Ouanif au nord et le parallèle d’Igli au sud, très chaude en été (+45°C) et froide en hiver (2 à 3°C), où les précipitations sont de l’ordre de 60mm/an et les vents de sable y sont fréquents, souvent violents (100Km/h).
La zone désertique, elle, s’étend au delà de Béni Abbès. Les précipitations y sont de l’ordre de 40 mm/an et les vents de sable sont très fréquents.

La Voix de l'Oranie

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 19:24

Le barrage de Djorf Torba (BDT) a fait couler beaucoup d'encre sur son utilité stratégique en matière d'eau potable et l'irrigation de la plaine d'Abadla. Aujourd’hui, ce barrage nous donne sa manne de comestibilité en matière de viande de poisson.


Les zones sahariennes possèdent des potentialités hydriques superficielles très importantes Oued Guir dans la localité de Bechar jusqu’à la plaine d’Abadla. Oued Righ de Touggourt jusqu’à chott Merouana  wilaya de Oued Souf, sans oublier les ressources  souterraines.
Leur valorisation par la pisciculture saharienne se traduit  sans doute par le programme de la relance économique du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, de développer cette activité par le financement des fermes pilotes de production d’alevin.


Les différentes espèces d’eau douce ont fait l’objet d’un essai d’élevage dans le Sud-Ouest algérien notamment la carpe argentée. En effet, signalons que la production d’aliment spécial pour poisson a été prise en charge par le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques,  le Centre national pour le développement de la pêche et de l’aquaculture (CNDPA) et l’Office national de l’alimentation de bétail (Onab). L’Onab  dispose de 7 unités au niveau national dont l’UAB (Unité d’aliment de bétail) de oued Telilat de la wilaya de Sidi-Bel-Abbès a été choisie et qui est opérationnelle. Cette dernière commercialise ses produits en matière d’alimentation pour les poissons. Le développement de la production nécessite la maîtrise de trois facteurs indispensables.
Le premier facteur est la production d’alevin concernant le tilapia qui a été réglé dans la région du sud-ouest du pays par la mise en place d’une écloserie, dont l’objectif de production est de trois milliards par an d’alevin de tilapia rouge mono-sexe. S’agissant de la carpe qui est commercialisable, sa reproduction artificielle est parfaitement maîtrisable. Pour ce qui est de la carpe chinoise (à grande bouche), une écloserie est en voie de réalisation au niveau du BDT. Le poisson chat constitue une espèce potentielle pour le développement de la pisciculture saharienne. Des essais de reproduction artificielle ont été réalisés au niveau de la ferme Zahra (W. de Ghardaia) qui ont donné de bons résultats. Le deuxième facteur découle de la production d’aliment artificiel sous forme de granulés. L’aliment sec plongeant est fabriqué par l’Onab à base de protéine d’origine végétale (32 %) répondant aux besoins des espèces citées. Le troisième facteur est la maîtrise de la réalisation des structures de production (génie aquacole).
Dan ce contexte, l’écloserie nécessite un personnel très qualifié en matière bioaquatique pour la production du phytoplancton et du zooplancton qui sont capitaux pour l’alimentation des alevins.
La vie des poissons exige différents types de bassins ayant les formes cylindro-coniques, circulaires, rectangulaires. Les étangs généralement sont réalisés dans le sud-ouest en géo-membrane. Encore un point important à ne pas négliger, c’est l’aspect sanitaire, lorsqu’on atteint un certain degré de développement. Le rôle des vétérinaires est inéluctable au niveau des DPRH dans chaque wilaya pour effectuer le suivi rigoureux et l’élaboration des plans prophylactiques.


Par ailleurs, l’investisseur  M. Chouaïb Belhasnet est en train de réaliser un centre de pêche au niveau du BDT. Le choix du terrain a été effectué par la commission composée des membres de la DPRH, l’ANBT (Agence nationale des barrages et transferts) et l’investisseur de la wilaya de Béchar.
Il est à rappeler que ce centre  de pêche permettra d’exploiter rationnellement le barrage en matière de production piscicole et la création d’emplois dans ce cadre.
Néanmoins, l’investisseur précise que les besoins en alevins pour l’exploitation de ce grand barrage en point de vue superficie, une écloserie piscicole rudimentaire a été installée en attendant l’achèvement de l’étude et la réalisation de l’écloserie qui aura pour objectif de satisfaire la région du sud-ouest des alevins de carpe. L’ANBT a facilité toutes les procédures en mettant à disposition les études existantes au niveau du barrage. Il a ajouté encore que les investisseurs ont organisé récemment une journée d’information sur le développement de la pisciculture saharienne.


Rappelons qu’une cérémonie de dégustation de viande de ces poissons qui ont été ensemencés en juin 2006 a donné l’opportunité aux stagiaires de la section cuisine du CFPA de traiter et préparer le poisson par des séances d’apprentissage lors de la journée d’information. Comme il remercie les collectifs du centre universitaire et ceux du CFPA de leur collaboration.


Source: M. Smail, La Nouvelle République.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 19:55

Le prochain marathon des Dunes se déroulera cette année du 28 décembre 2008 au 2 janvier 2009 à Kerzaz, ville située à 330 km de Béchar et 250 km d’Adrar. Cette 9e édition du marathon des Dunes est placée sous le haut patronage de Son Excellence,  le Président de la République. Selon l’organisateur, plus de 500 athlètes, dont 200 étrangers, sont attendus pour cet événement et à titre  indicatif, Sporting Management nous annonce déjà l’inscription au cours de ce mois de plus 30 participants à partir de la France, des Etats-Unis, de Suisse et d’Angleterre, alors que les autres années, il fallait attendre le mois de septembre pour connaître les premiers enregistrements des concurrents (site web : www.marathondunes.com).

 

Source : El Moujahid.

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 17:44

Selon le chef de Daïra de Kénadsa, l'exercice 2007 aura vu la réalisation de plusieurs projets qui sont engagés tant au plan communal de développement (PCD) qu'au plan sectoriel (PSD).

82 millions de dinars ont été consacrés pour l'exécution de travaux de VRD, la réfection du réseau AEP, la construction de salles de soins et le renforcement du parc communal en matériel roulant pour la ville de Kénadsa, tandis que la localité de Méridja, a bénéficié de travaux d'assainissement, d'AEP et de l'aménagement d'une piscine. D'autres projets sont en cours de réalisation. Il s'agit de l'aménagement du vieux ksar, un patrimoine séculaire qui nécessite une sauvegarde d?autant plus urgente, ainsi que la réalisation de 194 logements ruraux. Les opérations inscrites au titre de 2008, seront bientôt mises en chantier. C'est ainsi qu'une enveloppe de 70 millions de dinars sera affectée pour la réalisation d'un centre de formation professionnelle (CFPA), deux salles polyvalentes, une piscine semi olympique et une maison de jeunes. En outre, le chantier des 360 habitations rurales, du quinquennat 2005-2009, sera lancé au cours de cette année.

Source : L. Larbi, El Watan.



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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 18:34
Le site du barrage de Djorf Ettorba, à 18 km au sud de Béchar, a été proposé pour être classé zone humide devant être protégé dans le cadre de la convention Ramsar, a-t-on appris des responsables en charge de l’environnement dans la wilaya.    
Ce projet de classification porte sur la mise en valeur et la préservation de cet espace qui s’étend sur une superficie de 21.500 kilomètres carrés dont 94 km2 constituant son lac, selon les mêmes sources.    
Le lac est alimenté par les crues de l’oued "Guir", dont le barrage éponyme dispose d’une capacité de stockage de 365 millions de mètres cubes.    
4.000 hectares de diverses espèces végétales, notamment les arbres Tamarix, sont recensés sur cette zone, selon une étude réalisée par le secteur de  l’environnement.    
On y trouve également 43 espèces d’oiseaux et des animaux rares dont le chacal doré, le fennec, en plus de mammifères marins à l’image de la tortue aquatique et plusieurs autres espèces de poissons d’eau douce dont certaines ont été introduites ces deux dernières années comme le Tilapia.   
Les responsables concernés par ce projet estiment nécessaire de classer le site en tant que zone humide, eu égard à sa situation géographique dans une région semi-désertique, reconnue comme étant l’espace de transit pour l’avifaune migratrice empruntant la côte ouest de l’Afrique par le détroit de Gibraltar.    
L’Algérie a entrepris, dans le cadre de la mise en oeuvre de la convention de Ramsar, de nombreuses actions, notamment le classement de 42 sites, s’étendant sur une superficie de près de 3.000.000 d’hectares, sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale, rappelle-t-on.    
Ces actions portent, également, sur le classement en cours de 18 autres sites sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale.

Source : El Moujahid.

 

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 11:29




La présence de l’Homme dans la région de Taghit
remonte à la nuit des temps. Les multiples sites de gravures rupestres de l’ère paléolithique témoignent d’un environnement luxuriant, où l’eau, la végétation, et une faune variée constituaient un écosystème riche.

 

Les vestiges de Ksour très anciens à l’appareillage "paléo berbère" sont toujours visibles sur les escarpements de la rive droite de la vallée de l’oued "Zousfana". Ces sites archéologiques dates probablement d IIè s. Avant J.-C.

 

Au VIè s. de notre ère, les "Beni- Goumi" originaires de la tribu de "Zenâta" sont considérés comme la première peuplade à s’établir sur le site actuel de Taghit, guidés par le saint Sidi M’hamed Bayazid venu de Bagdad pour prêcher l’Islam, qui les convainquit de descendre des hauteurs escarpée de la rive droite vers la rive gauche de l’oued.

 

Cette descente vers un site relativement peu élevé, a placé Taghit dans une situation de vulnérabilité face aux agressions. La faible hauteur de la muraille et l’empilement graduel des maisons ne constituaient pas un système de défense infaillible. 

 

En fait, Taghit à l’instar d’un certain nombre de Ksour était avant tout un établissement humain édifié par des agriculteurs sédentaires attirés par l’abondance de l’eau et la fertilité des terres. Par sa position sur la route des caravanes cette oasis a également joué le rôle d’une halte importante dans le commerce transsaharien ; Les flux allaient de Tlemcen et du Maroc jusqu’à Gao au Mali et au Soudan. Le Ksar constituait aussi un véritable grenier collectif où les grains, les dattes, les olives, les aliments de bétail étaient entreposés en sécurité.

 

Urbanisme :

 

Véritable dédale sombre et mystérieux de ruelles " Zguag" et d’impasses "zriba" le système de circulation à l’intérieur du Ksar est formé par l’enchevêtrement de passages étroits et sinueux dont la couverture par endroit et à des intervalles irréguliers permet un jeu de lumière claire/obscure qui est loin d’être fortuit. Il sert au marquage des différents seuils d’intimité. C’est ainsi que l’obscurité plus importante sur des fragments de passages menant vers les impasses repousse l’étranger non averti vers l’axe principal qui va de l’entrée du Ksar au sud jusqu’à la sortie nord vers la palmeraie. Cet axe est jalonné par des placettes, la mosquée et quelques commerces. Deux autres axes secondaires viennent desservir les autres parties du Ksar dans le sens est-ouest. Les quatres "Droubs" ou quartiers du Ksar nommés "Bouchlih", " En Wader", "En Wadey", "L’ahnayen" partagent les mêmes structures communautaires :

 

La Mosquee :

 

La mosquée avec son école coranique " la medersa" est l’élément exceptionnel, ordonnateur et rassembleur. elle se distingue par sa centralité et par sa taille, son minaret dont la hauteur dépasse la silhouette des maisons joue le rôle de repère et de symbole de la prééminence du sacré sur les choses d’ici-bas. L’absence d’ornementation rappelle ici les règles de simplicité et de sobriété qui régissent le vécu de ces habitants.

 

 

 

Djemaâ :

 

La "Djemaâ" joue elle aussi un rôle prépondérant dans la vie communautaire des habitants, et porte en fait une double signification : d’une part c’est une assemblée de notables et de sages "chioukhs" qui gèrent les intérêts et les conflits de la communauté et d’autre part, et par extension c’est aussi le lieu où se tiennent les réunions. Composée par la juxtaposition de trois placettes : la place du Souk à l’entrée du Ksar, la place de la mosquée et la placette "Mghizra", la "Djemaa" est aussi un espace de rencontres, de discussions, et de culture pour les hommes

 

Des banquettes en dur couvertes de dallettes en pierre sont disposées de part et d’autre des passages qui lient les trois placettes un trou creusé dans l’une d’elle sert à la préparation de la poudre, "le Baroud". Occasionnellement, lors des fêtes locales les femmes se tiennent en retrait pour assister et participer aux festivités, ainsi le souci de séparation des sexes exigée par la tradition est sauvegardé. A l’extrémité nord, le rempart accompagne la déclivité du terrain quelques mètres plus bas pour inclure l’unique puit à l’intérieur du ksar.

 

La "Djemaâ" joue elle aussi un rôle prépondérant dans la vie communautaire des habitants, et porte en fait une double signification : d’une part c’est une assemblée de notables et de sages "chioukhs" qui gèrent les intérêts et les conflits de la communauté et d’autre part, et par extension c’est aussi le lieu où se tiennent les réunions.

 

Composée par la juxtaposition de trois placettes : la place du Souk à l’entrée du Ksar, la place de la mosquée et la placette "Mghizra", la "Djemaa" est aussi un espace de rencontres, de discussions, et de culture pour les hommes. Des banquettes en dur couvertes de dallettes en pierre sont disposées de part et d’autre des passages qui lient les trois placettes un trou creusé dans l’une d’elle sert à la préparation de la poudre, "le Baroud". Occasionnellement, lors des fêtes locales les femmes se tiennent en retrait pour assister et participer aux festivités, ainsi le souci de séparation des sexes exigée par la tradition est sauvegardé. A l’extrémité nord, le rempart accompagne la déclivité du terrain quelques mètres plus bas pour inclure l’unique puit à l’intérieur du ksar.

 

Architecture :

 

Ed-dar,ou la maison Ksourienne renvoi aussi bien dans son appellation que dans son mode d’organisation à la maison orientale. C’est une maison à cour interieure, introvertie et généralement bâtie sur deux niveaux. Seule une porte sur le mur extérieur aveugle permet le contact avec la ruelle à travers une "skiffa", espace d’entrée en chicane destinée à briser la vue vers le cœur de la maison et préserver l’intimité

 

Organisation de la maison :

 

Au niveau bas, l’espace "Wast-ed-dar" occupe une place primordiale aussi bien par sa position centrale que par ses fonctions multiples. Bien plus qu’un espace de distribution, c’est l’espace de prédilection pour les activités domestiques ( la cuisine, le tissage, etc.). C’est aussi un lieu de réunions et de disussions.Une petite ouverture "Aîn-ed-dar" pratiquée dans le plafond permet d’assurer un éclairage suffisant, car ici, l’éclat du soleil atteint son paroxysme.

 

Autour de Wast-ed-dar, les "Biout"( pluriel de beyt), de petites pièces sont prévues pour le stockage "Beyt el aoula"( grains, les dattes, le fourrage et les jarres d’eau), pour l’étable "Beyt echiah (chèvre, âne,… ) , ou consacrées au repos. Autour de Wast-ed-dar, les "Biout"( pluriel de beyt), de petites pièces sont prévues pour le stockage "Beyt el aoula"( grains, les dattes, le fourrage et les jarres d’eau), pour l’étable "Beyt echiah (chèvre, âne,… ) , ou consacrées au repos.

Source : M. Sariane, M. Beztout.

 

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