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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 16:30

L'entraîneur de la JS Saoura, Alain Michel, a estimé jeudi que son équipe, en nette progression depuis quelques journées, était capable de gravir encore des échelons au classement du championnat de Ligue 1 algérienne de football si elle parvenait à préserver sa dynamique.

"Nous sommes sur une courbe ascendante. Nous disposons d'une bonne équipe qui n'arrive toujours pas à jouer sur sa véritable valeur. J'attends encore beaucoup d'elle pour la suite de la saison", a déclaré le technicien français à l'APS.

Sous la houlette d'Alain Michel, qui a remplacé Ali Mechiche en fin de la phase aller, le club du sud-ouest algérien a engrangé neuf points sur douze possibles.

Cela lui a permis de remonter la pente et se hisser à la 9e place après avoir été proche de la zone de relégation.

"Je suis certes satisfait de notre parcours jusque-là, mais je reste persuadé que mes joueurs sont capables de faire mieux. Je ne cesse d'ailleurs de les motiver pour en tirer le meilleur", a encore ajouté l'ancien entraîneur du MC Alger et la JSM Béjaïa, deux pensionnaires de la Ligue 1 algérienne.

Sa parfaite connaissance du championnat algérien lui a permis justement d'entrer dans ''le vif du sujet'', sans passer par une période d'adaptation. Pour son premier match d'ailleurs avec la JSS, il est allé s'imposer sur le terrain du CA Bordj Bou Arréridj (3-0), dans le cadre de la 15e et dernière journée de la phase aller.

"Je n'ai pas trouvé de difficultés pour m'adapter à mon nouvel environnement à Béchar. Ce qui m'a plu le plus dans cette équipe de la JSS, c'est cet engouement extraordinaire de ses supporters. Franchement, je ne m'y attendais pas", a reconnu l'entraîneur.

Il a regretté, en revanche, "les limites" de l'effectif mis à sa disposition, estimant qu'il n'avait pas beaucoup de solutions de rechange lorsqu'il est confronté aux absences des habituels titulaires.

La JSS sera mise à rude épreuve vendredi lorsqu'elle rendra visite au CS Constantine (6e au classement) en match comptant pour la 19e journée du championnat.

"Ce sera certes un match difficile face à une équipe qui veut se racheter de sa précédente défaite à Béjaïa (2-0 face au MO Béjaïa, ndlr), mais on se déplacera à Constantine en conquérants", a-t-il assuré.

 

Source: APS

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 13:28

L’ouverture de la saison touristique dans les régions de Taghit et Beni Abbès, wilaya de Béchar, a connu depuis son ouverture, en octobre dernier, un engouement de touristes nationaux contrarié par un déficit de structures d’hébergement, a constaté un journaliste de l’APS.

Cet engouement, qui confirme l’intérêt que portent les touristes nationaux à la destination Saoura, est mis à mal par le manque de structures d’hébergement et d’hôtels pouvant accueillir ces touristes, en majorité des jeunes. Ce déficit s’est traduit, ces trois dernières années, par l’apparition de la formule du «tourisme chez l’habitant», qui reste encore artisanale, de par l’inexistence de prestations de services inhérentes à cette formule touristique. «Nous payons entre 1000 à 2000 DA la nuitée chez les habitants, comme c’est le cas au ksar de Taghit, et ce, malgré le manque de commodités et surtout des normes d’hygiène requises», signalent des jeunes touristes de Tipasa.

«Les soi-disant restaurateurs et autres marchands-mobiles de sandwiches affichent les mêmes prix pour un seul repas, ce qui est excessif pour des jeunes touristes», indique pour sa part une jeune touriste de la région de l’ouest du pays. La réglementation des activités liées au «tourisme chez l’habitant» et le contrôle des prix et de la qualité des denrées alimentaires commercialisées durant cette période dans le Sud est «une nécessité pour permettre la protection de la santé du consommateur et un développement du secteur du tourisme dans la wilaya de Béchar», estiment des enseignants universitaires rencontrés à Taghit. La situation est pareille à Beni Abbès où les deux hôtels, Rym et Erg, affichent complet à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Ces deux structures, qui totalisent une capacité de 300 lits, ne peuvent à elles seules répondre à la demande, surtout en cette fin d’année, précisent leurs gestionnaires. L’hôtel Rym, qui relève de l’Entreprise publique de gestion touristique de l’Ouest (EGTO), malgré son état de vétusté avancé, attend depuis plus de deux ans le lancement des travaux de sa rénovation, à la faveur d’un financement alloué par les pouvoirs publics, au titre des efforts de relance du tourisme dans les régions du Sud. A Taghit, ce sont surtout les retards de plus d’une année dans la réception des travaux de l’unique hôtel de la localité qui ont favorisé l’apparition de la formule du «tourisme chez l’habitant», signalent des opérateurs locaux du secteur du tourisme.

En dépit de cette situation, ils sont plus de 4500 touristes nationaux, selon différentes sources, à séjourner actuellement dans ces deux localités pour les fêtes de fin d’année, dans une totale sécurité, grâce à la mise en  place d’un dispositif sécuritaire par la Gendarmerie nationale qui a aussi procédé à une étroite surveillance des routes menant vers ces deux communes dans le cadre de la sécurité routière, a-t-on fait savoir auprès de ce corps constitué.

 

Source: El Watan.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 16:01

Si la ville de Béchar est réputée pour son calme et son style saharien moderne qui inspirent la tranquillité et la paix à ses habitants ainsi qu’aux visiteurs et touristes qui sont pratiquement éblouis par l’hospitalité légendaire bécharoise, la commune enchanteresse la plus connue du désert est l’oasis de Taghit. Cette perle rare parmi les plus belles oasis du monde, constitue désormais, la nouvelle destination des jeunes Algériens qui optent pour cette merveilleuse région du pays afin de passer les vacances du printemps et principalement les fêtes de fin d’année et un réveillon à la belle étoile ou sous des khaïmas installées pour l’heureuse circonstance. Les touristes nationaux et étrangers sont séduits de plus en plus par cette culture qui leur permet de mieux découvrir la région et ses multiples facettes, dont les plus célèbres demeurent les gravures rupestres qui remontent à plus de 5000 ans, et qui attestent de la présence de l’homme dans cette région du pays depuis l’ère préhistorique. La pratique du sky sur sable constitue un autre attrait non négligeable qu’il convient de développer dans la région. «Les célèbres gravures rupestres de Taghit, séduisent depuis fort longtemps les touristes venant de plusieurs pays et des quatre coins de l’Algérie pour découvrir ces magnifiques pièces archéologique et assouvir leur curiosité», déclare le président de cette commune, qui insiste sur la nécessité de la mise en oeuvre rapide d’un plan de sauvegarde et de conservation des stations de gravures rupestres recensées au niveau des localités de Berbi, Zaouia Tahtania, Brika et celle de Ouled Amrouche, dans la wilaya. Une prise en charge sérieuse de ces sites touristiques est le souhait des élus et de la population locale pour leur préservation de la dégradation provoquée tant par la nature que par l’homme, sachant la prolifération des graffitis et autres inscriptions apparentes sur ces sites qui enlaidissent et détériorent gravement ces peintures et gravures millénaires. Aussi, en raison du peu de moyens financiers et techniques dont elle dispose, la commune de Taghit ne peut faire face seule aux besoins nécessaires pour une prise en charge de ces sites qui appellent une conjugaison des moyens et une contribution active de la société civile et d’autres secteurs. Par ailleurs, il est important de souligner que ces stations recèlent des gravures préhistoriques de l’âge du néolithique dont les dessins sur les roches mettent en évidence, non seulement des représentations humaines, mais également plusieurs espèces animales ayant vécu autrefois dans cette région, principalement, l’antilope, l’éléphant, l’autruche, la gazelle, le chameau, la girafe et autres. Le même responsable regrette le fait que certains jeunes mésestimant la valeur historique de ces peintures ne leur accordent pas l’importance qu’il convient: «Ce qui est désolant et malheureux, c’est qu’aucune considération n’est accordée à ce patrimoine, qui dépérit au fil du temps en dépit de la richesse qu’il représente.»

Dans le même contexte, un autre responsable souhaite l’investissement des nationaux dans la région en mettant en exergue les facilitations consenties par les autorités locales pour l’implantation d’unités industrielles, notamment dans l’octroi de terrain.

 

Source: L'Expression/ www.algerie360.com.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:41

Si la phoeniculture n’apportait pas une conséquente plus-value, elle échouerait. Tel est le constat fait par les spécialistes de la région.

Lorsque le palmier-dattier a été introduit sur la plaine d’Abadla, ils ne sont pas peu nombreux ceux qui ont cru que c’était la panacée pour sauver la plaine d’Abadla du dépérissement. A partir de 2001, en deux espaces distincts, 23 383 palmiers, soit 1 170 ha, et 16 900 autres sur 432 ha ont été plantés avec des taux de réussite respectivement de 20% et 40%, des chiffres exagérément gonflés selon d’aucuns, au regard de la désolation que laisse voir une visite in situ.

«Vous rappelez-vous tout le mal que je vous ai dit de ce programme en 2002 lorsque vous y êtes venu en reportage ? Vous admettrez aujourd’hui que les faits m’ont hélas donné raison.» C’est par ces mots que nous accueillit Baba Belkacem lui dont la demi-douzaine de serres tranche par la profusion de leur production de maraîchage avec la stérilité des centaines d’hectares alentours. De-ci, de-là, un, deux ou trois palmiers sont ceinturés par la broussaille formée par le tamarix et le roseau qui ont colonisé les parcelles connues autrefois riantes de la verdure des céréales.

Des vaches paissent sous les maigres ombrages, d’autres s’abreuvent aux fuites d’eau des canalisations d’un système d’irrigation qui a rendu l’âme en mains endroits. Belkacem, lui a opté pour la plasticulture en 2002 lorsque la mode a été au palmier : «Je vous avais dit que si la phoeniculture n’apportait pas une conséquente plus-value, elle échouerait. Car la logique voulait que l’on favorise la plantation de variétés qui trouvent un débouché véritablement rémunérateur sur le marché tant à l’interne que sur les marché extérieurs. Il fallait éviter les variétés de la vallée de la Saoura et du Touat et Gourara qui ne s’écoulent que sur le marché local.» C’était effectivement une nouvelle chimère comme les précédentes qui voulaient faire de la plaine un éden vert en plein Sahara sur le modèle de la Mitidja : «Une fumisterie, oui !»

 

Mortelle remontée des sels

Suite aux précédents échecs, les experts avaient conclu qu’il fallait constituer une serre naturelle sur la plaine avec la multiplication du palmier. De la sorte, on reviendrait à l’agriculture oasienne plus conforme au climat saharien. On cultiverait des maraîchages et des céréales à l’ombre des dattiers. Et puis, pérorait-on, le palmier, cela résiste à la mortelle remontée des sels : «Si on voulait réellement tenir compte de l’expérience locale, c’est qu’en la vallée du Guir, les autochtones qui avaient des palmeraies ailleurs n’ont jamais voulu y planter un seul palmier ! Simplement parce que ce sont des sols lourds, de surcroît chargés de sel».

L’ingénieur qui parle ainsi, cite a contrario l’exemple de la réussite de la phoeniculture observable le long de la vingtaine de kilomètres entre Béchar et Kenadsa. Là, explique-t-il, le sol est léger avec des eaux superficielles renouvelables: «Le palmier, il est vrai, résiste au sel mais pas au-delà d’un certain seuil. Pis, celui-ci à Abadla s’est aggravé en l’absence d’un système de drainage en remplacement du travail qu’effectuaient en surface les crues de l’oued qui, avant l’érection du barrage de Djorf Torba, épandaient et ressuyaient le sol. Mais, attention, je ne prétends nullement que le palmier ne puisse pas réussir sur le Guir. Il fallait soit réaliser le drainage, soit créer des pièges à sel».

Au lieu de cela, des crédits, la plupart non remboursables, ont été libérés. La plupart des bénéficiaires étaient de prétendus fellahs qui ont profité de l’aubaine : «Imaginez, sur les 1 500 DA alloués par plants, certains ont utilisé à peine le tiers pour assurer les plantations puis les abandonner à leur sort. Pensez, le gain réalisé sur 200 à 500 plants accordés à un faux fellah au début des années 2000 ! Les plus malins savaient que cela ne réussirait pas. D’autres se sont bravement échinés sur le sol mais leur pugnacité ne pouvait rien contre la salinité des sols et la sécheresse survenue entre 2009 et 2011, avec de dérisoires lâchers d’eau vers la plaine concédés par l’Agence nationale des barrages.»
            
 

Source: M.Kali, El Watan.
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:40

Lors de nos pérégrinations, nous avons fait la découverte de gravures rupestres que très peu d’Algériens, même ceux de la région, ont approchées.

A quelques kilomètres avant Ksi-Ksou, un ancien centre minier dont il ne reste qu’un terril de charbon dont l’incongrue présence en plein Sahara déconcerte le visiteur, il se dresse, un peu conventionnel, un panneau indicateur. Fiché en bord de la RN 6, entre Béchar et Abadla, il signale la direction de «Dayat Ettiour» à 7 km de là. Un «lac des oiseaux» au désert, cela valait le détour ! C’est ce que proclame également le site d’un internaute d’Abadla : «La sécheresse de 1994 à 2009 a fait que le lac s’est asséché et que les dunes avaient commencé à envahir et à boucher le passage de l’Oued. Grâce à Dieu en 2009, des pluies exceptionnelles et des crues à répétitions ont fait que ce site a repris ses droits».

Les dayas étant des dépressions dans la platitude des regs de hamada, deviennent des lacs à la faveur des précipitations. Celle dont il est question possède la particularité d’attirer une multitude d’oiseaux migrateurs. Mais si vous empruntez la piste, il y a de fortes chances que vous vous perdiez en pleine hamada car c’est une piste qui y mène. C’est ce qui nous est arrivé sans que nous ayons eu à perdre au change puisqu’au bout de nos pérégrinations nous avons fait la découverte de gravures rupestres que très peu d’Algériens, même ceux de la région, ont approchées. A travers le reg, sa pierraille noire avec de-ci de-là ses touffes de plantes et arbrisseaux, la piste initiale se subdivise en d’autres chemins qui se croisent et se décroisent. Parmi les nombreux itinéraires creusés par le passage d’autres véhicules, nous guidons le nôtre sur les moins susceptibles de nous ensabler.

Au bout d’un laps de temps qui s’éternisait plus que de raison au regard de la distance que nous devions couvrir, nous vîmes au loin une pauvre masure en pisé. Quatre personnes étaient à côté. La rencontre, comme toujours au Sahara, est cordiale. Le maître des lieux, Hadj Mohamed Targui, explique que nous avions pris la mauvaise piste et que de toute façon, comme il n’y avait aucun panneau indicateur le long de la piste, il n’y avait aucune chance que nous arrivions à destination : «Ce sont des rigolos qui ont placé le panneau en bord de route. D’ailleurs, ils auraient dû signaler que pour rejoindre «Dayet Ettiour», il faut être en 4x4.

Ce n’est pas avec votre voiture que vous pouviez y accéder». Là où nous avions abouti s’appelle «Hassi Rtem». Hadj Mohamed possède une concession agricole naissante. Face à notre déception, il nous console en nous révélant que pas loin de là, il y a des gravures rupestres à voir. C’est à Oued Rtem (le rtem étant le genêt blanc). Il se propose même de nous conduire. Et sur le haut des falaises noires dont des roches jonchent le sable qui recouvre la pente qui mène à leur sommet, des gravures rupestres défient le temps.

De toutes celles qui recouvrent les parois et qui figurent des animaux, il en est deux, de plus petite dimension, représentant deux chasseurs qui, selon leur attitude, dansent. Remarquable particularité : leurs membres virils sont dessinés dans une étonnante disproportion par rapport aux jambes ! A les contempler, on se prend à avoir des craintes sur leur préservation. En effet, par les temps qui courent, ceux de la régression des mentalités et de la bigoterie ambiante, il est heureux que ces témoignages des temps reculés ne soient pas encore accessibles au tout venant des visiteurs.                         

Source: M. Kali, El Watan.
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:42

La plaine d’Abadla était promise dans les années 1970 pour devenir une Mitidja au cœur du Sahara.

Les plus sceptiques auront eu raison : la visite du Premier ministre à Béchar n’a ouvert aucune perspective pour le sauvetage de la vallée du Guir. Pourtant, sa plaine, promise officiellement dans les années 1970 pour devenir une Mitidja au cœur du Sahara, devait faire d’Abadla un pôle régional de développement. Les critiques notent que, pour évoquer le travail de la terre par les jeunes, Sellal s’est déplacé à la ferme Hassi El Houari, à quelques encablures de Béchar, mais pas à Abadla dont sa plaine poursuit sa lente agonie. Son aménagement, projeté du temps du Plan de Constantine, vidé pour une part de sa substance, avait été mis en œuvre.

Aujourd’hui, dans cette plaine s’étalant le long du lit de l’oued Guir entre 2 et 4 km de large et s’évasant en la partie sud de la vallée sur 8 km, le désert et la nature ont repris leurs droits sur une partie du périmètre irrigué. Sur ses 5 400 ha initiaux, 3 000 sont en déshérence. Un projet d’aménagement et de réhabilitation de ce périmètre d’un montant de 4 milliards de DA ne fait pas l’unanimité. On n’oublie pas qu’au cours de la moitié de la décennie écoulée, plus de 800 millions de DA ont été inutilement investis à Abadla sans que personne n’ait été inquiété, d’autant que ce gâchis a aggravé celui de la plaine.

Projet contesté

Le nouveau projet a été contesté dès l’entame de l’étude de réalisation, cela aussitôt que les intentions du bureau d’étude ont été connues ou simplement supputées. Ce qui est critiqué dans la démarche est d’être marquée du sceau de l’autoritarisme, celui-là qui a toujours lesté le développement de la région. La population n’en veut plus. Les contestataires récusent un schéma d’irrigation qui a fait la preuve de sa faillite avant d’être  reconduit. L’on avance une condition sine qua non avant toute étude : «Il faut d’abord régler la question de la disponibilité de la ressource hydrique puisque, par trois fois, la plaine a été privée d’eau en raison de l’aléa climatique d’une part, et d’autre part, du fait que la vocation du barrage de Djorf Torba a été détournée au profit de l’AEP. Ce même barrage est actuellement envasé au point qu’il ne peut recueillir que la moitié des 360 millions de m3 de sa capacité de rétention. Il devient donc indispensable d’ériger un autre barrage en aval de Djorf Torba pour capter les eaux qui en débordent lors des crues. Il existe un site à 16 km en amont de la plaine d’Abadla et à quelque 50 km de Djorf Torba, au lieudit Zeqiqat. Les experts l’ont considéré apte pour un tel projet. En outre, il y a la nécessité de réaliser un canal bétonné qui amène l’eau au barrage de retenue entre Djorf Torba ou le futur Zeqiqat. D’abord, cela diminuerait les pertes d’eau par infiltration mais encore et surtout empêcherait la salinisation des lâchers d’eau au passage de Dalaâ el malha (zone de roche saline)».

Une fois que la disponibilité de l’eau est garantie, la question de sa distribution doit être appréhendée au regard des réalités du terrain : «Le système d’irrigation tel que conçu répond au besoin d’une agriculture intensive, ce qui suppose de grandes superficies». D’ailleurs, deux zones avaient été délimitées pour cela, l’une de 4 146 ha en rive ouest du lit du Guir et l’autre de 1676 ha située en rive Est. Chacune est alimentée par un canal magistral alors que 19 canaux secondaires desservent 133 quartiers. Ce schéma de distribution, s’il est réhabilité, sera inopérant maintenant que la répartition de la terre est en individuel puisqu’on est passé depuis 1987 des grands domaines aux EAI et EAC au point d’ailleurs que ces dernières ne sont collectives que sur papier. Elles ont été réparties en plusieurs parcelles entre les attributaires.

«C’est ce qui explique les actes de vandalisme sur le système d’irrigation, chacun voulant coûte que coûte sa part d’eau», indique un ingénieur. Quant à Baba Belkacem, un agriculteur, il estime qu’il y a nécessité de réaliser la distribution non à travers des canaux à l’air libre mais sous pression, exactement comme pour l’AEP, par le biais d’un système de tuyauterie : «Les pertes seront limitées, pas d’ensablement et pas de roseaux et autres herbes bouchant les canaux». Quant au problème du drainage, un ingénieur indique qu’il existe des solutions palliatives moins onéreuses que le système des drains : «Bien entendu, il faudra que l’on rapporte à Abadla des engins lourds qui puissent creuser des sillons à 1 m de profondeur. Ces machines peuvent réaliser un sous-solage qui permet le lessivage du sel en profondeur, l’opération devant obligatoirement se répéter tous les 3 ans».

Enfin, «si l’on veut réellement sauver la plaine, il faut cesser de faire de la politique au rabais. Il faut que les listes des bénéficiaires soient assainies. La plupart ont abandonné la terre. Certains ne vivent plus à Abadla ni dans la région. Pis, la majorité des attributaires sont des personnes âgées, même très âgées et incapables de travailler la terre. Certains sont même décédés. A cela s’ajoute le fait que la plupart des bénéficiaires absentéistes ont une activité principale (commerçant, entrepreneur, fonctionnaire, etc) et pour lesquels la terre est une affaire secondaire. Il se trouve que lorsqu’il est question de la plaine, ils s’imposent en interlocuteurs incontournables des autorités, imposant les mauvaises solutions. Les autorités, elles, refusent de passer à l’assainissement sous prétexte d’éviter des jacqueries comme cela s’est vu à Abadla. C’est vous dire combien demeure problématique le sauvetage de la plaine.»                          

Source: M. Kali, El Watan.
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:46

Trop cher pour les petites et moyennes bourses, la truffe suscite pourtant d’énormes convoitises.

Si vous empruntez, ces jours-ci, la RN 22, entre El Aricha et son intersection avec la RN 6 menant vers Naâma, vous ne manquerez pas de remarquer au loin l’étrange manège d’hommes, seuls ou en groupe, déambulant à travers les grands espaces, certains courbés mais tous le regard scrutant le sol. Ce sont des chasseurs de terfess, un champignon à la base d’un plat de la gastronomie algérienne. C’est l’aspect le plus sympathique de cette activité. Il est cependant un autre qui est en train d’exterminer un patrimoine floristique national. Au marché hebdomadaire de Béchar, six étals seulement proposent de la terfess blanche, la moins cotée chez les gourmets.

Les prix varient entre 400 et 500 DA et, suprême concession, le vendeur permet au client de choisir une à une ses truffes. On ne se bouscule pas pour en acheter. Trop cher pour les petites et moyennes bourses. Un vendeur explique que sa marchandise a été cueillie à 200 km de là, la partie saharienne de la wilaya voisine d’El Bayadh. Mais qui peut assurer que la marchandise n’a pas été récoltée un peu plus au sud, à Oued Namouss, là où les Français faisaient des expériences bactériologiques jusque dans les années 1970 ? En effet, ceux qui savent ne consomment pas la truffe de cette région de peur des tripatouillages chimiques qui l’ont affectée.

A Oran, dans la rue des Aurès, parfois, il se vend un ou deux cageots de truffes entre 900 et 1200 DA, certaines sont minuscules au point qu’on ne peut tirer qu’à peine 300 à 400 g d’un kilo après pelage et nettoyage. Pis, humidité oblige, elles portent la marque de moisissures, ce qui constitue un danger pour la santé. Par contre, tout le long de la RN 6, entre Béchar et Naâma, plus de 3 000 km, on a meilleure qualité ces jours-ci, la truffe est à un prix relativement raisonnable, soit 700 DA pour le premier choix et autour de 250 pour le reste.

 

Pillage

C’est qu’actuellement, c’est sa période la plus prolifique. Durant la première qui va de décembre à janvier, le prix du kilo atteignait jusqu’à 3 000 DA. Mais que ce soit le prix actuel ou celui du début, il y a eu un renchérissement en raison d’un pillage qui s’exerce sur ce champignon saharien. En effet, il a trouvé d’autres débouchés que le Sahara, de plus en plus d’Algériens du Nord du pays en consomment, la demande devenant supérieure à l’offre. Mais la raison qui cause le plus de tort, c’est la cueillette organisée au profit des pays du Golfe comme pour les émirs qui s’adonnent à la chasse à l’outarde.

Quelques-uns viennent à peine de quitter la Zouzfana, au nord de Béchar, après un séjour de plus de deux mois, une région giboyeuse où le terfess est apparu à profusion. Les quantités enlevées par avion cargo sont industrielles. Cependant, là où le bât blesse, c’est le fait que l’informel se soit accaparé de ce marché. Pour l’alimenter, les cueilleurs, et ceux qui le recrutent, ne s’embarrassent pas de la régénérescence. D’une part, ils cueillent tout jusqu’à la truffe de taille non marchande et non encore mature puisque le client achète. Et même lorsqu’elle est de taille respectable, ils ne soucient pas de soustraire le bulbe collé à la truffe et le rejeter dans le sol pour assurer la reproduction pour l’année suivante.

La question se pose alors de savoir s’il existe un contrôle. A la conservation forestière, on décline sa responsabilité parce que ses missions se limitent aux arbres et arbustes. A celle de la protection de l’environnement, il n’y a aucun texte qui protège le terfess. Quant à la direction du commerce, tout ce qui relève de l’informel lui échappe. Alors, faudra-t-il attendre que la truffe du Sahara disparaisse pour crier ensuite à la catastrophe ?            

Source: M. Kali, El Watan.
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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:49

Le ministre des Transports, M. Amar Tou, a annoncé samedi à Bechar l'inscription, au titre de la loi de finance complémentaire  pour 2013, de plusieurs projets ferroviaires au profit de plusieurs régions dans le sud du pays.

Il s'agit de la ligne Bechar-Adrar, sur une distance de 700 km, et Bechar-Tindouf, sur un linéaire de 900 km, et ce dans le cadre de l'extension du réseau ferroviaire national et régional, a-t-il précisé lors d'une présentation des différentes réalisations du secteur, en présence du Premier ministre M.Abdelmalek Sellal en visite de travail d'une journée dans la wilaya.

La réalisation du tronçon Bechar-Tindouf, en plus de son apport au développement  du transport ferroviaire entre ces deux wilayas du sud, vient aussi dans la  perspective de l'exploitation du minerai de fer de Ghar-Djebilet dans la wilaya  de Tindouf, a-t-il souligné. 

Amar Tou a fait état aussi du lancement prochain des travaux de la ligne  ferroviaire Laghouat-Hassi-Messaoud, via Ghardaia et Ouargla, et celle d'El-Oued-Still,  en plus du lancement des études de la liaison In-Salah-Tamanrasset.

Source: APS
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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 11:50

La délégation régionale de l’ONAT (Office National du Tourisme) propose, au titre des prochaines vacances scolaires de printemps 2013, des circuits touristiques au niveau des wilayas du Grand Sud-ouest du pays.

La première opération concerne un circuit à bord d’autocars nouvellement acquis par l’Office à destination des régions de la Saoura avec un départ pour la première journée à partir d’Oran vers Béchar avec une halte d’une nuit à Méchéria. Des circuits sont également prévus durant les 7 jours vers Béni-abbès, Taghit, Timimoune et Ghardaïa en passant par El Goléa. Le retour se fera à partir de Laghouat vers Oran. Des visites guidées d’anciens ksars, des oasis ainsi que des palmeraies  avec des excursions vers le grand erg saharien figurent au programme. Un circuit Mini Saoura «Spécial Jeune» avec une formule d’hébergement dans les auberges de jeunes et des maisons d’hôte de type saharien au niveau des localités  du Tiout, Taghit, Béni-Abbès et Bechar sont également au menu.                                       

Source: T. Kaddour, El Watan.
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:23

Une journée de concertation sur la réforme de l’enseignement obligatoire a été organisée mardi par la direction de l’Education de la wilaya de Béchar et à laquelle ont pris part les directeurs d’établissements scolaires, les inspecteurs de tous les paliers, les représentants syndicaux, les directeurs de centres d’orientation scolaire.

Les sujets soumis au débat ont porté sur l’évaluation du programme de l’enseignement obligatoire, la formation des formateurs et l’amélioration de leur niveau, les conditions de scolarité ainsi que les garanties de chance et de réussite pour tous les élèves et enfin la modernisation de la gestion pédagogique et administrative à travers l’intégration et l’élargissement de l’utilisation de technologies de l’information et de communication.

Les participants à cette rencontre vont pouvoir dégager à l’issue de leurs travaux une plateforme comportant les critiques et propositions afin d’améliorer le système d’éducation. Pour sa part la direction de l’Education a invité les participants à ouvrir et à approfondir le débat au niveau des établissements scolaires notamment autour des points soulevés. Les recommandations retenues seront présentées  à la direction de l’Education laquelle, dans un rapport de synthèse, les soumettra à la rencontre régionale prévue au mois de mars prochain avant d’être finalisées lors des assises nationales qui se tiendront à Alger pour le débat sur la réforme de l’enseignement.                                

Source: M. Nadjah, El Watan.
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Published by Sofiane - dans Saoura
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