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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Archives

13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 12:51

2000 touristes étrangers en 2010, seulement 800 en 2011.

La Saoura, si lointaine du grand Sahara où plane toujours le risque sécuritaire, souffre des bruits environnants. Les nationaux assurent les nouveaux flux touristiques. Sporadiquement. Cette fois ce sont les infrastructures qui sont en retard. A Taghit et Béni Abbès, l'envoûtement reste toutefois garanti au pied de la dune.

Wakda, le nouvel hôtel de Bechar, la capitale de la Saoura, inauguré depuis deux mois, a toutes les apparences d'un établissement de «luxe». En fait, difficile de le classer. «L'hôtel a un hall de 4 étoiles, des chambres de 3 étoiles et… les sanitaires d'une seule étoile», relève, satirique, un inspecteur de tourisme, aujourd'hui à la retraite. Les légères carences sont largement compensées par le sourire et la disponibilité du personnel.

 Taghit, la fameuse palmeraie éternisée dans les livres scolaires algériens avec le qualificatif d'«enchanteresse», est reliée à Bechar, à 100 kilomètres de là, par une route impeccable. La palmeraie se dévoile sans préliminaires, au sortir d'un virage. L'arrêt s'impose. Rituel de la première visite. Et des suivantes. La contemplation époustouflante d'une combinaison miraculeuse. Le vert de la palmeraie, l'ocre du vieux Ksar, le doré de la dune géante au dessus de Taghit, ligne de crête qui cache le Grand Erg occidental.

 La générosité naturelle des habitants accentue le charme déjà exceptionnel de l'oasis. Les Taghitis se sont installés dans les habitations «modernes» du centre-ville, laissant le vieux Ksar dépeuplé. Moins de dix familles continuent à y vivre. Le touriste risque de passer un long moment dans ses méandres sans rencontrer personne pour lui indiquer la sortie.

UN NOUVEAU COMPLEXE TOURISTIQUE POUR TAGHIT

A défaut de retenir ses enfants, le Ksar a séduit, entre autres, deux jeunes de Kabylie, qui ont fondé, à 1100 km de chez eux au nord, la Maison des artistes où l'on fabrique des instruments de musique traditionnelle. «Nous avons appris la technique de fabrication du goumbri de la main d'un maâlam (maître) de la région», expliquent les jeunes, natifs de Béjaïa, au groupe de journalistes venus dans la cadre d'un eductour organisé par l'Officie national du tourisme (ONT).

 Taghit ne manque pas de lieux où l'on peut déguster un bon couscous, au-dessous d'une tente. Les affaires des professionnels du tourisme ne sont pourtant pas très fameuses. «Certes, il y a des périodes où l'on affiche complet mais, la plupart du temps, nous n'avons pas de clients», se plaint un restaurateur. Un avis partagé par Kada, le plus célèbre des guides touristiques de la région. «Nous avons accueilli des centaines de touristes dont des étrangers à l'occasion des fêtes de la fin d'année, mais malheureusement on passe des périodes creuses de plusieurs mois», explique Kada cité dans Le petit futé, comme «PDG de l'Erg occidental».

 Les touristes nationaux se font nombreux à l'occasion des vacances d'hiver et de printemps mais sont rares, à Taghit, les familles qui peuvent vivre uniquement du tourisme et de l'artisanat.

 En haute saison, lors de la fête du réveillon, notamment, des particuliers ouvrent leurs anciennes maisons aux touristes à des prix abordables ne dépassant pas les 1500 dinars la nuitée, par personne. Selon le directeur du tourisme à Bechar, Mohamed Boushab, Taghit devra prochainement renforcer son statut de principale destination touristique de la Saoura, en accueillant un complexe touristique à l'initiative d'un investisseur privé.

A L'HOTEL PUBLIC DE BENI ABBES, PLUS D'ALCOOL

A Béni Abbès - 250 kilomètres au sud-ouest de Bechar -, le paysage ne diffère pas beaucoup de celui de Taghit. Des palmeraies entourées de dunes et des cours d'eau rutilants attendent les visiteurs, toujours aussi rares. Les gens de Béni Abbès sont pourtant des plus accueillants. La ville dispose en outre de plus de lits que Taghit. L'hôtel Rym, un établissement public, a été mis récemment sous la tutelle de la direction d'El-Aurassi, le célèbre 5 étoiles d'Alger, tout comme l'hôtel public de Taghit en cours de réfection.

 Le premier acte de gestion de son nouveau directeur, installé depuis décembre dernier, a été de fermer le bar de l'établissement. «Pour compenser l'absence de clients, l'hôtel a été détourné de sa vocation touristique et a été transformé en cabaret durant de longues années», justifie le nouveau patron. D'après lui, l'établissement a accueilli 2200 clients dont 200 étrangers en 2011. Un chiffre qu'il espère doubler en 2012 après que le Rym eut bénéficié d'une enveloppe de 6,3 millions de dinars pour sa réhabilitation.

 Le début de reprise de l'activité touristique dans la Saoura initié l'année écoulée vient d'être contrarié par les craintes sécuritaires nourries par les attentats enregistrés en ce début de mars à Tam, pourtant à plus de 1500 km de là. En 2011, Bechar a enregistré plus de 35 000 touristes entre nationaux et étrangers contre 30 542 touristes en 2010. Le nombre des étrangers qui étaient de près de 2000 touristes en 2010, lui par contre, a baissé à moins de 800 touristes en 2011. Les «basculements politiques» qu'ont vécus la Tunisie, la Libye et l'Egypte ont affecté toute la région de l'Afrique du Nord, expliquent les responsables du tourisme à Bechar. Ils comptaient sur le coup de pouce d'Air Algérie. Les baisses de tarifs sur le Sud ont déçu. Trop de conditions exigées pour en profiter. Lot de consolation, la destination Bechar bénéficie enfin d'un aller-retour de jour à partir d'Alger. Jusque-là, c'était une destination nocturne.

 

Source: F. Djouadi, Le Quotidien d'Oran.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 12:37

Dans le cadre des attributions liées au projet du fonds pour l'environnement mondial «FEM» visant à rationaliser les ressources des déserts et la promotion des conditions de vie des populations des déserts, une délégation de la Banque mondiale conduite par Mlle Nadia Chenouf, sous-directrice de la conservation de la diversité biologique au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, composée de Mme Song chargée de projet, M. Andrew Lesos spécialiste en environnement et Mlle Ismahane Benbitour chargée des opérations, a séjourné à Taghit du 20 au 22 janvier courant.

Le déplacement de cette équipe au niveau de l'oasis de Taghit concerne en particulier l'avenir de sa palmeraie qui enregistre une dégradation très avancée du fait des rejets des eaux usées des ksour de cette localité au nombre de six. Pour s'enquérir de cette situation, une réunion s'est tenue au niveau de cette commune à laquelle ont pris part les responsables locaux, ceux du ministère de l'Aménagement du territoire, le directeur de l'environnement de la wilaya, le DSA par intérim, le conservateur des forêts et des représentants d'associations locales afin de résoudre la problématique qui se pose par la réalisation d'une station de traitement des eaux usées déversées dans lit de l'oued de Taghit. Au cours de cette réunion, il a été question également de la contribution de la part de la Banque mondiale en matière d'équipement et de formation artisanale pour la promotion sociale de la femme rurale.

 

Source: A. Roukbi, Le Quotidien d'Oran.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:25

Des chutes de neige et de pluie ont été enregistrées mardi dans la wilaya de Bechar, notamment dans les régions de Béni-Ounif et Boukais, a-t-on appris auprès des services locaux de météorologie.

Une vague de froid, à l’origine de la neige et de la pluie, sévit depuis 24 heures dans la région, avec des vents violent dépassant parfois les 35 km/h, à travers plusieurs autres régions de la wilaya, a-t-on signalé.

Les services de météorologie prévoient un retour du beau temps dès demain mercredi. La neige et la pluie n’ont pas perturbé le trafic routier à travers les différents axes de la wilaya, a-t-on indiqué.

 

Souce: L'Expression.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 12:35

Un groupe composé de 30 personnes handicapées, conduit par le président de l'Association des démunis et d'aide aux personnes handicapées, Thala Moussa de Tizi Ouzou, a passé un séjour à Taghit.

Le responsable de cette association, à travers le thème d'une conférence intitulée «les enfants de la lune», attire l'attention des citoyens et des responsables locaux de la wilaya sur les cas extrêmes de la nouvelle maladie appelée «enfants de la lune», ou xeroderma pigmentosum.

Le conférencier explique que le malade atteint passe sa vie à se cloîtrer à la maison, loin de la lumière du jour, isolé de ses collègues et amis. Comme thérapie, la science, dira M. Kaci Bouzidi, prévoit dans un premier temps un appareillage semblable à un scaphandre isolant tout le corps du malade. Dans ce contexte, l'Etat s'est penché sur ces cas particuliers et a désigné des enseignants pour prendre en charge leur formation. Le président de l'association conclura son intervention en disant que vivre en permanence sous un masque au milieu de ses camarades est très frustrant, car la lumière provoque à ces malheureux des ravages dans leur composante physique (cancer de la peau, troubles de la vision et autres aléas multiples).

Et cela n'est ni une fabulation ou une plaisanterie, mais une maladie effrayante qui commence à prendre naissance dans notre société. Notons que 5 cas ont été découverts, un à Taghit et quatre à Béchar.

 

Source: A. Roukbi, Le Quotidien d'Oran.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 10:36

Du sable, des coureurs venus de toutes parts, de la danse traditionnelle, un bon couscous et un réveillon à la belle étoile. Le 12e Marathon des dunes, qui s’est déroulé du 26 au 31 décembre  2011 dans la région de Béchar, aura réussi à réunir les ingrédients les plus insolites. Carnet de bord d’un journaliste qui ne court pas, mais qui a lui aussi fait le marathon. A sa manière.


Lundi 26 décembre


7 h 30. C’est le départ pour Béchar. A l’aéroport d’Alger, deux cafés tentent d’assurer un service tout juste acceptable par cette froide matinée de décembre. Les participants au 12e Marathon des dunes arrivent par petits groupes. Abdelmadjid Rezkane,  responsable de Sport Events International (SEI) et organisateur de la manifestation sportive et culturelle, dispatche les billets d’avion et les cartes de police. L’Algérie demeure encore au stade «papier» des cartes de police que ses propres ressortissants remplissent avant d’embarquer dans les avions et après débarquement. Les réflexes bureaucratiques sécuritaires ont la vie dure ! L’ATR d’Air Algérie décolle avec un léger retard. C’est une habitude. Le retard est «une marque» commerciale de la compagnie aérienne algérienne. A Béchar, les visiteurs sont accueillis par une troupe folklorique. Un spectacle qui semble plaire aux Autrichiens, Belges et Français qui participent à l’édition 2011 du Marathon des dunes. Direction Igli, à 130 km au sud de Béchar. Cette palmeraie, aussi belle que toutes celles de la Saoura, a la malchance d’être moins connue que Taghit ou Beni Abbès. Les participants sont logés à l’Auberge de jeunes, une bâtisse nouvellement réceptionnée. C’est le seul endroit où les visiteurs de la localité peuvent trouver un coin où dormir. Le problème de la plupart des ksour et villages du Sud-Ouest algérien est le manque de structures décentes d’hébergement. Promotion du tourisme saharien, disent-ils !

 

Mardi 27 décembre

Des participants parlent de la conférence animée la veille à l’Auberge des jeunes par l’ancien ministre et ambassadeur, Kamel Bouchama, sur le rapatriement de «l’éventail» du dey Hussein d’Alger. En poste à Damas, Kamel Bouchama a réussi à récupérer le précieux objet auprès des descendants de l’Emir Abdelkader en Syrie qui l’ont jalousement gardé. L’Emir Abdelkader avait pu, avec l’aide du sultan ottoman Mahmud II, récupérer «l’éventail» auprès du dey Hussein, réfugié à Naples en Italie après sa capitulation lors de la prise d’Alger par les Français en 1830. Ainsi, l’Emir Ali, fils de Abdelkader, avait remis l’«amana» à son aîné, l’Emir Mohamed Saïd El Djazaïri, devenu en 1918 premier chef du gouvernement de la République arabe de Syrie après l’effondrement de l’Empire ottoman. Kamel Bouchama a appris l’existence de «l’éventail» chez la famille de l’Emir Abdelkader grâce à Amira Zoulfa, son arrière-petite-fille. «Elle m’a été d’un soutien efficace pour récupérer ce qui revient de droit à son pays… l’Algérie. Et depuis, j’ai eu à emprunter un certain parcours où il fallait pénétrer les méandres de la sensibilisation et ensuite ceux de la négociation», a expliqué Kamel Bouchama. Il a révélé que «l’éventail» n’est en fait qu’un chasse-mouches que le dey Hussein avait utilisé pour lancer des coups au consul de France Pierre Deval. Le roi Charles X devait s’appuyer sur ce prétexte, «le fameux coup de l’éventail», pour expédier ses troupes envahir Alger. «La France devait mener une guerre continue contre les Algériens, balayant d’un revers de la main ‘‘l’Alliance du Lys et du Croissant’’ de 1534, quand François Ier, affaibli par ses affrontements avec les Espagnols, fit appel aux Algériens pour sauver sa couronne. Cela, l’histoire de France n’en parle pas ou… confusément», a relevé l’ancien ambassadeur. Il a rappelé que le Pape Paul III avait demandé en 1540 une croisade contre les Algériens. Selon lui, les historiens français ont voulu «anoblir» le geste du dey Hussein en évoquant «l’éventail» et pas «le chasse-mouches». Mais qu’ont fait les historiens algériens pour rétablir la vérité ? La réponse est évidente : rien ! Ce mardi, c’est le grand jour ! La première étape du marathon est lancée à partir d’un lieu situé à côté de la maison cantonnière à 12 km au nord d’Igli. Le froid perçant du matin n’empêche pas les 300 coureurs de se mettre à la ligne de départ…

 

Mercredi 28 décembre

Seddik Hamadi, 17 ans, fait parler de lui. Ce jeune d’Igli, qui court avec des chaussures en plastique, remporte la première étape du marathon. Non sportif, il a mis tout son cœur et sa détermination pour réussir la course. «Je n’aime voir personne devant moi !», confie-t-il à Abdelmadjid Rezkane. A-t-on pensé un jour à la prise en charge des athlètes en herbe du sud du pays ? A leur donner une chance, à s’intéresser à leurs performances ? A-t-on pensé à détecter des talents que «le mépris» des gens du Nord cache ? Aujourd’hui, c’est le deuxième jour de la course. Direction El Ouata, à 80 km d’Igli. L’accueil est habituel : thé vert et cacahuètes. Larbi Ahmed, chef de daïra, nous parle des projets pour la région. «Nous avons des ksour dispersés de l’autre côté de oued Saoura. Nous avons ouvert à l’intérieur de l’Erg une piste carrossable d’une distance de 8 km. Cette piste sera reliée à la route qui va vers Beni Abbès à 45 km d’ici», explique-t-il. Il nous parle du travail d’une association culturelle, créée récemment, pour mettre en valeur le ksar d’El Ouata. Et il évoque la poterie particulière d’El Bayadha. «Nous y avons créé des locaux pour les jeunes aux fins de valoriser cet artisanat», note-t-il. Il regrette la faible affluence des touristes, El Ouata n’étant pas encore connue. Yassin Allouit, Franco-Algérien, a, lui, fait le déplacement de la Nouvelle-Calédonie pour prendre part au Marathon des dunes. «Je fais des courses en milieu naturel en Nouvelle-Calédonie. J’ai toujours voulu courir en Algérie. Je connais Constantine et Khenchela, la région de ma famille, mais pas cette partie du pays. Il y a une semaine, j’étais sous les cocotiers, à la plage, en plein été, autant dire donc que le dépaysement est pour moi total !», dit-il se félicitant de l’ambiance familiale qui règne autour du marathon. De Nouméa, Yassin Allouit est parti jusqu’en Corée du Sud pour revenir à Paris avant de débarquer à Alger. Un sacré périple. «Les Algériens de Nouvelle-Calédonie en sont à la troisième génération. Les traditions commencent à se perdre. La petite communauté est regroupée autour de l’Association des Arabes et des amis des Arabes de Nouvelle-Calédonie. Elle essaie de renouer avec l’Algérie. Ces dernières années, plusieurs délégations ont visité le pays pour retrouver les traces de la famille. La plupart découvrent l’Algérie», souligne Yassin.

 

Jeudi 29 décembre

Jour de repos. Beurre, confiture, biscuits, fromage, jus, café et thé, le petit déjeuner est vite expédié avant de prendre la route pour Taghit, située à 62 km au nord d’Igli. A la sortie de la localité, la palmeraie est dans un état lamentable. Elle se meurt à vue d’œil. La haute salinité des sols détruit les palmiers à petit feu. Et ce n’est pas un jeu de mots. Pourtant, Igli, passage obligé des caravanes dans l’ancien temps, est au confluent des oueds Guir et Zousfana. Ces deux oueds forment l’oued Saoura. Poursuivons le chemin. A droite, les dunes du Grand Erg occidental, à gauche la montagne en pierres. «C’est très joli», lance dans un accent allemand Brigitta, la coureuse autrichienne, qui nous accompagne avec Abdelmadjid Rezkane. Elle est excitée à la vue des chameaux qui tentent de trouver quelques herbes, les premières de l’hiver. Avant d’entrer à Taghit, le groupe s’accorde une halte pour prendre des photos. La vue est superbe. Taghit est plongée dans le vert des palmiers et l’ocre de la dune géante. Des agents de sécurité en civil, aux visages repoussants, immobilisent la voiture au milieu de la chaussée et demandent aux visiteurs de «dégager» la voie. Un bel accueil ! La localité est prise d’assaut par «les réveillonneurs» du Nord. On les reconnaît aux couleurs gaies de leurs chèches (un identifiant ?). Ils déambulent dans tous les sens. Certains tentent d’escalader une dune haute de plus de 20 m. La montée est difficile même pour un journaliste qui s’est imposé un défi ! En bas, des jeunes ont dressé de petites tentes pour vendre du thé, des fillettes proposent des galettes chaudes, alors que d’autres offrent une petite balade à dos de chameau. Ici, on vit comme on peut. Les 10% officiels du taux de chômage ne concernent pas les jeunes de Taghit… Après une petite visite au vieux ksar qui tombe en ruine, le groupe prend un déjeuner à l’ombre d’un arbre du côté de Zaouia Tahtania.

 

Vendredi 30 décembre

Le soleil est curieusement froid. Au sud d’Igli, la route est déserte. Seul un enfant s’amuse avec un vélo. Ici, les dunes sont petites. Elles sont caressées par les premières lueurs du matin. Les jeunes coureurs ont allumé un feu pour se chauffer, d’autres s’entraînent sur les dunes, c’est agréable et efficace. En bas, Abdelmajid Rezkane et son fils Hakim préparent le lancement de la troisième et dernière étape du marathon. Samy Moulaï, 14 ans, s’impatiente pour se lancer dans la course. Son père, Mohamed Moulaï, cardiologue à Djelfa, nous explique que Samy participe au marathon depuis l’âge de 9 ans. Lisette et Willy Prégardier, un couple belge, connaissent le marathon. Grâce au jeu de scrabble on line, Lisette a fait connaissance avec une famille d’Alger. «Lisette m’a initié au scrabble. Et cette année, j’ai été classé troisième au championnat d’Algérie du scrabble, et mon père, Amine, sixième. Nous avons créé un club à Alger. Il s’appelle Icosium Scrabble Club, (ISC). Nous sommes une quarantaine. Nous jouons chaque samedi», explique Nacerddine, cadre dans le secteur des assurances et ami des Prégardier. A l’APC d’Igli, Ibrahim Kouider, le dynamique maire, organise une petite réception aux participants. Du thé et du mederbel (galette avec de l’oignon, du piment et de la graisse) sont offerts aux invités. Ibrahim Kouider perçoit l’importance d’une telle manifestation pour faire connaître Igli et sa région. Le soir, à l’Auberge des jeunes, les coupes sont données aux vainqueurs. Chez les hommes, Mohamed Akbli d’Adrar est arrivé premier. «Je suis habitué au climat du Sahara. J’ai déjà décroché la première position à Tamanrasset, Timimoun et Béchar. Tous les parcours étaient accessibles ici sauf celui d’El Ouata, un peu difficile. J’ai été un peu bousculé par le jeune Seddik Hamadi qui, pour moi, a de l’avenir. Il n’a que 17 ans. Nous, les gens du Sud, voulons d’autres manifestations de ce genre», a déclaré Mohamed Akbli qui a défendu les couleurs de la DGSN. La Franco-Algérienne Tassadit Taharount, qui est établie dans la région de Sochaux, a décroché la première place chez les femmes. «Je voulais seulement participer à cette course, mais gagner le marathon, c’est cerise sur le gâteau ! Je remercie mon amie François Temperman pour m’avoir suivie dans cette aventure, surtout qu’elle termine deuxième. Les femmes d’Igli ont été merveilleuses. Elles m’ont encouragée le long du parcours. Le sport réunit les gens. J’ai remarqué que certains athlètes couraient avec des chaussures en plastique. Je pense qu’on va engager une action pour aider les sportifs qui n’ont pas les moyens», dit-elle.

 

Samedi 31 décembre

Abdelmadjid Rezkane remercie les sponsors de la manifestation : Mobilis, Sovac, Nestlé, Air Algérie, Vitajus et Agefal. Sovac et Mobilis ont dessiné leurs véhicules aux couleurs du Marathon des dunes comme cela se fait ailleurs. Ikram de Mobilis Béchar a mis le paquet pour rendre le vert de sa compagnie visible. Le marketing est également l’art du possible. La preuve ? Le journaliste en parle ! Il est déjà l’heure de quitter Igli. Difficile d’oublier Mustapha, Yacine, Touhami et tous les autres. Ces gens d’Igli, simples, accueillants, souriants. Au programme, une visite à Kenadssa et au mausolée de Sidi M’hamed Bouziane. Le vieux Soltani explique aux visiteurs l’histoire profonde de ces ksour et la venue d’Isabelle Eberhardt. «Elle n’a pas cessé de parler de l’ombre bleue de Kenadssa», rappelle ce guide touristique volontaire. Les visiteurs sont invités à déguster un couscous aux gros grains de la région arrosé de sauce rouge, à base de viande, de carottes et de navets. La soirée du réveillon est organisée à Moughel, à 50 km de Béchar, et à 15 km des frontières avec le Maroc. La troupe El Aama de Kednassa anime la dernière nuit de l’année. Autour de trois feux, on tente de se réchauffer comme on peut. Certains glissent dans leurs sacs de couchage pour échapper au froid mordant de décembre. D’autres dansent au rythme d’Al Aama qui tente de restituer la tradition de la ferda, particulière au Sud-Ouest algérien. Minuit. Bonne année ! Direction l’aéroport de Béchar. Déjà le retour.

 

Dimanche 1er janvier
 
Le froid déchire toutes les résistances. Les voyageurs de nuit sont forcés d’attendre dehors. Les quatre ou cinq policiers de contrôle prennent tout leur temps pour fouiller et scanner les bagages. On contient comme on peut sa colère. A l’enregistrement, il faut aussi faire preuve d’une grande patience. L’enceinte aéroportuaire est vide à pleurer. Toutes les boutiques sont fermées. Pas de salon de thé, pas de cafétéria, pas de restaurant. Les aéroports algériens fonctionnent aux heures de bureau ! Qu’Air Algérie transporte ses passagers la nuit, l’entreprise qui «gère» l’aéroport de Béchar ne le prend pas en compte. La bureaucratie est plus forte que le management. Incompétence ? Non, c’est plus grave. C’est le laisser-aller à l’état pur. Dans la salle d’embarquement, il n’existe même de sanitaires, pas de cafétéria, des sièges argentés rappellent les salles d’attente des hôpitaux. 2h45 : l’avion, chauffé comme un four à pain, va décoller…

Source: F. Métaoui, El Watan.
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:53

Cette manifestation a été une occasion de découvrir cette région, notamment le charme discret de la palmeraie et du ksar qui date de plus de onze siècles. Le premier prix de ce marathon est revenu à Mohamed Akbli, un coureur d’Adrar, qui a défendu les couleurs de la DGSN.

Le douzième Marathon des dunes s’est achevé vendredi 30 décembre dans une ambiance festive à Igli, à 150 km au sud de Béchar. La manifestation sportive et culturelle, organisée par Sport Events international (SEI), a été remportée par Mohamed Akbli, un coureur d’Adrar qui a défendu les couleurs de la DGSN. Abdelattif Chentouf, un participant d’El Outa, autre localité de la Saoura, a décroché la deuxième place. Le jeune Seddik Hamadi, 17 ans, est arrivé en troisième position. Un jeune qui promet.
Madjid Rezkane, responsable de SEI, a évoqué la possibilité d’aider Seddik Hamadi à bâtir une carrière dans le domaine de l’athlétisme.


Dans la catégorie femmes, l’Algéro-Française Tassadit Taharaount a été sacrée championne, suivie de la Française Françoise Temperman et de l’Autrichienne Katharina Reiterer. Le douzième Marathon des dunes, qui s’est déroulé du 27 au 31 décembre 2011, a été marqué par des activités touristiques et musicales à Igli et El Outa, des localités à découvrir.
Jeudi 29 décembre, les participants ont visité l’oasis de Taghit, à 67 km d’Igli. La petite localité, qui doit son charme à la palmeraie et au grand erg occidental, était déjà investie par les adeptes du réveillon au pied des dunes. Les marathoniens ont visité le vieux ksar avant d’aller, le lendemain, à la zaouia et au ksar de Kenadsa.

Un patrimoine à protéger en urgence. A Moughel, à une cinquantaine de kilomètres de Béchar, les visiteurs ont découvert le charme discret de la palmeraie et le ksar qui date de plus de onze siècles.  La soirée du réveillon y a été animée par la troupe Al Aâma de Kednassa, menée par Abdelkader Allaoui. Des jeunes de Moughel ont également interprété des chants et des danses berbères Ahedous. Le tout autour d’un feu, d’un couscous et de thé vert. 

Source: F. Métaoui, El Watan.
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Published by Sofiane - dans Saoura
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:23

La 12e édition du marathon international des Dunes à Bechar, qui s’est déroulée du 27 au 31 décembre dernier à Bechar a été marquée par une participation de 350 athlètes dont une dizaine d’étrangers, ont indiqué samedi les organisateurs à l’issue de cette manifestation. Ce marathon qui s’est déroulé dans de bonnes conditions en trois étapes en allure libre sur une distance de 12 km chacune dont deux étapes à Igli, (160 km au sud de Bechar) et la dernière étape à travers les sites naturels et les palmeraies de la commune d’El Ouata (200 km du chef-lieu), constitue un moyen de développement de cette pratique sportive, et de promouvoir le produit  touristique et culturel de la wilaya de Bechar, a précisé, le promoteur de cet  événement M. Abdelmajid Rezkane.  Des moyens humains et matériels ont été mobilisés par les organisateurs et les autorités locales de la région durant toute la tenue de ce marathon et  ce dans le but d’offrir de meilleures conditions aux athlètes participants nationaux  et étrangers, a souligné la même source.
Les résultats techniques :
Hommes :  1-Akbli Mohamed  (Sûreté de wilaya Bechar)  2-Chentouf Abdelatif (commune El Ouata)  3-Hamadi Seddik (commune Igli).    
Femmes :  1-Tahdrout Tassaadit    (France)  2-Temier Man Françoise   (France)  3-Reiterer Catharina (Autriche). 

 

Source: El Moujahid.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:58

Depuis mardi 27 décembre, la région d’Igli, à 150 km au sud de Béchar, et 67 km de Taghit, vit au rythme du 12e Marathon des Dunes. Une manifestation sportive, culturelle et touristique organisée chaque année par Sport Events International (SEI).

Cette année, nous enregistrons un nombre élevé de participants de la région de Béchar, particulièrement de Igli, d’El Ouata et de Taghit. Cela permet de compenser la défection des étrangers. Nous avons eu des difficultés pour obtenir des visas pour les athlètes venant en dehors de l’Algérie», nous a déclaré Abdelmadjid Rezkane, directeur général de SEI. Une trentaine de participants n’ont pas pu faire le voyage de Béchar, en raison de la non-obtention de visa. Cela serait lié aux nouvelles restrictions décidées par les autorités algériennes après la recrudescence des actes de kidnapping de ressortissants européens dans la zone sahelo-saharienne. Malgré ces difficultés, le 12e  Marathon des Dunes est marqué par la présence de participants autrichiens, belges, français et des Algériens résidant en France.

Alliouat Yazin, 34 ans, ingénieur électronicien, a fait le déplacement de la Nouvelle Calédonie pour être au rendez-vous. Cet Algérien, originaire de Constantine, a supporté 22 heures de vol pour rejoindre la terre de ses ancêtres. «Ce marathon est un bon produit pour le tourisme. Certains secteurs étatiques peuvent faire quelque chose pour nous apporter leur soutien. Ici, la wilaya de Béchar nous a beaucoup aidés pour réussir l’édition de cette année (…), la compétition est également une opportunité de découvrir de nouveaux talents sportifs», a indiqué Abdelmadjid Rezkane.

Selon lui, la manifestation sportive est une occasion de mieux découvrir les vieux ksour et les richesses naturelles de Igli et El Ouata, l’oasis de Taghit étant plus connue. Des randonnées sont organisées dans ces régions. Mardi après-midi, les visiteurs ont découvert aussi bien l’orginalité que l’état de délabrement désolant du vieux ksar d’Igli, un bijou d’architecture en terre. «Nous appelons les autorités à sauver en urgence ce ksar», nous a déclaré Mustapha Benotmane, guide touristique et militant associatif. Sur le plan purement sportif, la course se déroule en trois étapes, deux à Igli et une autour de la palmeraie d’El Ouata. La remise des prix aux lauréats se fera demain, vendredi, au camp de jeunes (nouvellement ouvert) d’Igli.

Samedi, les marathoniens  feront une visite touristique à Kenadsa, avec une halte à la mosquée de Sidi M’hamed Bouziane. En soirée, le réveillon du nouvel an sera célébré au vieux ksar de Moughel. Lundi soir, Kamel Bouchama, ancien ministre et ancien ambassadeur a animé une conférence au camp de jeunes sur la récupération de «l’éventail» du Dey Hussein d’Alger. Ambassadeur d’Algérie à Damas, Kamel Bouchama a réussi à récupérer cet «éventail» auprès de la famille de l’Emir Abdelkader en Syrie.

«L’Emir Abdelkader, une fois impliqué dans la lutte opiniâtre contre l’envahisseur français, a décidé de récupérer tout ce qui pouvait constituer à l’avenir des repères pour revisiter l’histoire du pays, entre autres cet objet, devenu ‘‘l’instrument’’  qui a déclenché la grande polémique et ‘‘l’alibi’’ qui a servi de détonateur pour une guerre qui a duré dans le temps et dans l’espace», a-t-il précisé. «Le coup de l’éventail» avait été le prétexte de l’expédition française décidée par le roi Charles x contre l’Algérie en 1830, suivie de l’occupation du pays pendant 132 ans.

Le dey Hussein avait donné deux coups au consul de France, Pierre Deval, à Alger pour répliquer à des propos inélégants et peu diplomatiques. Kamel Bouchama, qui a consulté des spécialistes d’Irak, de Libye et d’Egypte, a révélé que «l’éventail» évoqué par les historiens français n’était en fait qu’un… chasse-mouche. Nous y reviendrons.

Source: F. Métaoui, El Watan
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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 17:54

Les poulains de Mohamed sont revenus, ce vendredi, de Mohammadia avec un point dans leurs bagages. Les Sudistes ont arraché un précieux nul devant une équipe du S.A.M. méconnaissable à cause, essentiellement, d’une forte pression.

D’ailleurs, la rencontre a été arrêtée à plusieurs reprises en raison des escarmouches entre un petit groupe de supporters du S.A.M. et les éléments du service d’ordre. Une anarchie indescriptible a régné dans les gradins du stade de Tighennif, tout au long de la partie. «La forte pression exercée sur le staff et les joueurs du S.A.M. a facilité notre tâche. On pouvait facilement gagner si ce n’étaient les nombreux arrêts qui cassaient notre jeu», nous dira un supporter béchari qui a fait le déplacement à Tighennif. Les co-équipiers de Motrani, meilleur buteur du Championnat, restent, cependant, optimistes pour la suite de la phase aller du Championnat.

Le week-end prochain, ils recevront, à Béchar, l’A.S.M.Oran qui a été battue à domicile ce vendredi par l’E.S. Mostaganem. «Il nous reste deux rencontres à disputer dans cette phase aller. Nous recevrons l’A.S.M.Oran qui reste, malgré son faux pas à domicile ce vendredi, l’une des meilleures équipes de ce Championnat, avec des joueurs et un staff technique chevronnés. Il ne faut pas oublier que l’A.S.M.O. est une école qui a formé de nombreux joueurs de l’élite nationale. Puis nous irons à Biskra, croiser le fer avec l’U.S.B. On est optimiste pour la suite. Sauf accident de parcours, nous resterons sur le podium», déclare malicieusement, sourire au coin des lèvres, Mohamed, le jeune président de cette redoutable et fulgurante équipe de Béchar.   

 

Le joueur Bousmaha sérieusement blessé suite à une agression

 

Le joueur de la J.S. Saoura, Bousmaha, a été agressé par deux joueurs du S.A.Mohammadia, dans le tunnel du stade de Tighennif, lors de la mi-temps. Il a été évacué sur une civière et sera indisponible pour la prochaine rencontre, nous a déclaré un dirigeant de la formation du sud, qui a pu suivre cette rencontre.    

Source: A. Boutaleb, El Watan.
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 18:01

Le parc national de Taghit (Béchar), projet relevant du secteur des forêts et destiné à la protection de l’environnement et de la biodiversité de la vallée de la Saoura, sera créé au cours du 1er semestre 2012, selon la conservation locale des forêts de la wilaya de Béchar. Ce projet environnemental, qui a nécessité plusieurs années pour son élaboration par le secteur des forêts et le mouvement associatif local activant dans le domaine de la protection de l’environnement, permettra la protection et la surveillance de la faune et de la flore de cette vallée, et ce, sur une superficie de 85 000 hectares extensibles à 200 000 ha.
La création de ce parc national  constitue un outil important dans la prise en charge et la protection de la biodiversité d’une région allant de Béni Ounif à Abadla, en passant par celle de Taghit.

 

Source: Liberté.

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