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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 11:59

Taghit l'ensorceleuse, Taghit l'accueillante, la généreuse ne sera pas dans les bras de l'oubli. Située à la limite ouest du Grand erg occidental, une étude pour la protection et la mise en valeur de son patrimoine préhistorique sera lancée cette année, selon la direction de la culture. Cette région saharienne dans la wilaya de Béchar appartenait à l'ensemble Sahara Nord occidental à fort potentiel de diversité biologique endémique. Lieu d'implantation humaine très ancien, elle possède un riche savoir populaire en matière de diversité biologique et de pratiques pastorales et agricoles traditionnelles.
Pour protéger ses gravures rupestres qui ont été bafouées par les mains des hommes, un montant de 10 millions de dinars a été consacré pour l'élaboration  de cette étude technique, a précisé le directeur de la culture  Abdelkrim  Benkihel. La région de Taghit recèle un patrimoine préhistorique d'une grande  importance, notamment avec ses sept stations de gravures rupestres, un précieux trésor patrimonial dont les dessins remontent à plus de 40 mille ans.  Ces dessins localisés au niveau de ces stations qui s'étalent sur plus de 90 km tout au long de la vallée de la Saoura, mettent en évidence la vie quotidienne  des hommes primitifs et plusieurs espèces animales, d'où l'utilité d'une étude  pour la mise en place des moyens de  protection de ces stations.
Deux opérations, à savoir l'inventaire des biens culturels immobiliers  et la création d'une banque de données des biens culturels immatériels de la  wilaya de Béchar, ont été entamées et ce, dans le cadre des efforts consentis pour la  protection de ce patrimoine. Ces deux opérations en cours de réalisation avec une enveloppe financière  de 10 millions de dinars dégagée au titre des projets soutenus et financés par le programme spécial Sud, permettront une meilleure connaissance de l'ensemble  des composantes du patrimoine matériel et immatériel de la  wilaya, et constitueront une source d'informations pour les chercheurs et autres institutions concernées,  a précisé le directeur de la culture de la wilaya de Béchar. Il faut dire que cet Erg extraordinaire compte environ une population de 8.000 habitants dont 2000 nomades et 6.000 sédentaires pour la plupart résidant dans l'oasis de Taghit. Grâce à ses paysages naturels et ses richesses culturelles et archéologiques, la région de Taghit possède un fort potentiel touristique.

Faune et flore de la région


Plusieurs espèces animales propres aux régions sahariennes sont signalées dans la région. Certaines ont un intérêt global : les gazelles dorcas et leptocère (Gazella dorcas et G. leptoceros) sont menacées et figurent sur la liste rouge de l'UICN, le hérisson d'Algérie et le hérisson du désert (Aethechinus algirus et Paraechinus aethiopicus ssp. deserti), le zorille de Libye (Poecilictis libyca), l'écureuil de Barbarie (Atlantoxerus getulus). D'autres espèces d'importance mondiale ont disparu récemment : le guépard (Acinomyx jubatus) n'a pas été observé depuis plus de 20 ans, l'autruche et les grandes antilopes ont été exterminées dans les années 1950 par des chasses abusives. Les oasis et les points d'eau naturels sont des lieux de passage nécessaires pour l'avifaune migratrice d'importance mondiale.
La pollution due aux eaux résiduaires est la menace principale à la biodiversité dans la réserve du Taghit. C'est un effet néfaste sur la biodiversité locale de la réserve menant à l'invasion de faune et de la flore non endémique, qui ont éventuellement remplacé la biodiversité locale et endémique dans l'Oasis. De plus, de sévères pertes économiques ont affecté les propriétaires des palmeraies qui ont dû compenser leurs pertes financières par l'utilisation des ressources naturelles de la réserve. La région agricole d'El Aouinat (Taghit) est aussi touchée par le même phénomène où des pratiques agricoles très faibles ont causé la perte de fertilité des terres forçant 30% des fermiers à quitter leurs lieux et les terres sont aujourd'hui exposées à l'érosion. La régression du secteur du tourisme a eu un impact conséquent sur l'artisanat local qui ne peut plus être commercialisé du fait du manque de canaux de distribution.
Utilisant des ressources hors FEM, le projet doit susciter l'installation d'un fonds de traitement des eaux usées, d'une valeur de 588,000 $US. Il concerne la palmeraie de Taghit. Le projet travaillera en synergie avec les projets du gouvernement concernant la réhabilitation des oasis, fermes agricoles, lutte contre la désertification dans le Taghit, afin de promouvoir la planification de l'utilisation des terres, assurant que l'expression agricole n'aura lieu que sur la base de la biodiversité et de la durabilité.
Le projet soutiendra aussi la production artisanale traditionnelle et le développement des capacités de l'éducation écologique, du tourisme et du centre de décision dans le Taghit pour leur promotion durable.


Source: R. Couri, Le Maghreb Economique.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 18:49

Les eaux usées coulent à flots sur le chemin qui mène vers la zaouïa Tehtania. Des centaines de

palmiers sont sérieusement menacés alors que des dizaines d’autres dattiers sont déjà anéantis.5727

Les gravures rupestres et les ksour souffrent, quant à eux, d’une protection spécifique. Pourtant un grand travail, visible à l’œil nu, est consenti par les autorités locales.


Nous quittons le Grand-Béchar, direction Taghit. 80 km de route, serpentant le splendide paysage de la Saoura, des milliers de touristes algériens, européens et africains retrouvent la beauté d’antan d’un site paradisiaque autrefois abandonné. La route revêtue, l’accueil ne peut être que chaleureux pour ceux qui daignent plonger dans les détours de cette carte postale. Le centre-ville bien lifté, des infrastructures sont érigées au pied de l’oasis.


On en dénombre une bonne dizaine, comme l’auberge de jeunes, un stade de football, un complexe touristique, un centre de repos pour les anciens moudjahidine et autres annexes administratives pour assurer des prestations de proximité, tant aux autochtones qu’aux visiteurs. Les vieux ksour, recroquevillés sur eux-mêmes, ne bénéficient toujours pas de protection spécifique contre la dégradation alors que le site est classé patrimoine mondial. Il faudrait une décision politique pour que ces lieux soient enfin mis à l’abri de la détérioration. La mémoire collective menacée, les ksour de Taghit attendent encore qu’une bénédiction leur soit accordée afin de sauvegarder ce qui reste des vieilles bâtisses et des ruines qui témoignent d’une histoire et d’une civilisation mille fois millénaire. Les commerçants locaux, pour la majorité des artisans, témoignent impuissamment de cet état de fait et réclament respect et égard pour une région qui reprend ses droits à la faveur du retour de la sécurité, donc de l’activité touristique.

À peine le centre-ville dépassé, sur le chemin menant vers la zaouïa Tehtania, des odeurs nauséabondes agressent l’odorat des passants et annoncent la couleur. Aux côtés d’un petit fleuve traversant les chemins sinueux de Taghit, des rigoles d’eaux usées viennent se greffer pour offrir un décor désolant. L’accès à l’oasis étant difficile, y compris vers les gravures rupestres, le touriste est frappé par un cliché écologique aux multiples contrastes.
À quelques encablures des dattiers, des murs de montagnes s’effritent au fil du temps et les autorités locales s’accordent pour consentir des efforts pour dégager la voie déjà rétrécie par la coulée des eaux au milieu de l’oasis. Ici même, des dizaines de palmiers sont ravagés, mis à terre sans entretien et anéantis par la force des choses. Le sable fin offrant un décor naturellement extraordinaire, les balades en buggy et en quads font fureur dans la région pour stimuler des visites guidées dans les profondeurs de l’éternelle enchanteresse. Au cœur de ces dissimilitudes, la route est fermée par un commerce de fortune, pour signifier aux visiteurs que l’accès est dangereux à cause du sable doré qui surplombe les montagnes rocheuses de Taghit.

Souriants et hospitaliers, des jeunes Bécharis nous accueillent et nous souhaitent la bienvenue. Autour d’un feu et d’un thé authentiquement préparé sous ce ciel clément, ils vantent leurs produits étalés sur une bâche en plastique à même la terre.

Des produits aux couleurs locales, comme les bijoux fantaisie, des plantes médicinales, qui leur permettent de gagner quelques sous en attendant des jours meilleurs. Nos hôtes nous expliquent que les gravures rupestres sont sauvagement menacées par les dizaines d’excursions incontrôlées. Des traces sont souvent laissées à coup de graffitis et d’écriteaux vulgaires pour enterrer des traces et des gravures témoignant d’un patrimoine matériel millénaire, fort malheureusement, en voie de disparition.
Site touristique par excellence, Taghit accueille des milliers de visiteurs durant la période allant d’octobre à avril. Des étudiants, des chercheurs, des historiens, des archéologues, des curieux, des vacanciers et autres passants, cette oasis connaît, depuis quelque temps, des pics de visites qui mériteraient d’être un paramètre, voire une jauge pour les autorités politiques concernées pour intervenir tant que Taghit garde jalousement son visage. Que de pincements de cœur…

Source: F. Belgacem, Liberté.
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 10:15
Les manuscrits de la Khazina Ziania de Kenadsa dans la wilaya de Béchar ont intéressé une mission de la bibliothèque nationale d'Algérie composée de son directeur-adjoint Mr Sbaâ Rabah, Mr Djanouhat Mohammed chef de département de la conservation et des manuscrits et Mme Benyahia Fatouma chef de service des manuscrits et documents rares. L'objet de ce déplacement au niveau de Kenadsa est dit-on le repérage, le recensement et la collecte des anciens manuscrits et en second lieu proposer pour ceux retenus ou en voie de détérioration une opération de préservation. Dans cette bibliothèque de la Zaouia Ziania, le temps, les mites et insectes nuisibles ont eu raison d'une partie de ce trésor qui de l'avis des différents chercheurs de la région est très consistant et appréciable qu'il faudrait répertorier en vue d'une réhabilitation et cette première visite de responsables de la bibliothèque nationale à celle de Kénadsa est opportune à plus d'un titre puisqu'elle permettra à ces spécialistes de se rendre à l'évidence de l'état de dégradation très avancé de certains manuscrits. Afin d'éviter la déperdition des titres restants aussi bien dans la Khazina Ziania ou ailleurs à travers la wilaya comme ceux par exemple de la zaouia de Kerzaz ou entre les mains de particuliers locaux dans la vallée de la Saoura dont une partie de ce patrimoine est écrite sur des peaux de gazelles qui a fait l'objet d'une exposition en 2008 à l'université de Béchar un sauvetage viendrait à point nommé. Pour conforter cette gigantesque entreprise de sauvegarde de ce patrimoine, une commission nationale est installée au niveau du ministère de la Culture et qui a pour charge selon les membres de la commission en visite à Kenadsa d'accueillir toute proposition dans ce sens pour une évaluation. A la satisfaction générale nous apprenons que la bibliothèque nationale vient d'acquérir récemment des équipements de numérisation qui ont permis déjà de numériser 1250 ouvrages sur les 4500 que compte cette institution. Enfin la bibliothèque nationale a signé une convention avec la zaouia de Kénadsa pour la formation d'éléments en matière de restauration et de numérisation et cette expérience sera élargie aux autres régions et zaouia du pays ainsi qu'aux personnes physiques détenteurs de manuscrits anciens dans le but de finaliser un répertoire national.

Source: A. Roukbi, Le Quotidien d'Oran.
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 01:13
Les deux perles du grand erg occidental attirent des centaines de jeunes à chaque fin d'année
Les régions de la Saoura (Taghit, Beni-Abbes, Béchar) et du Gourara (Timimoune et ses ksours) sont très prisées par les jeunes algériens, étudiants ou salariés, pour le réveillon. Les hôtels, gîtes et auberges de jeunesse affichent déjà complet. Pour les amoureux du désert et du calme, ce n’est peut-être pas la période propice pour s’y ressourcer, en effet à cette époque de l’année, les dunes de sables sont… noires de monde et de jeunes venus faire la fête.


Taghit et sa plus haute dune d’Algérie, ses gravures rupestres, son vieux ksar abandonné et... ses centaines de touristes un peu bruyants du nouvel an ! Un petit tour rapide de dromadaire, un peu de ski des sables, vous y trouverez pleins d’activités, et surtout ;  pleins de gens.

 

Timimoune est également envahie, même si son festival d’Ahelil de fin d’année est à ne rater sous aucun prétexte si vous êtes dans le coin (chants religieux à influence soufi et africaine, et baroud toute la nuit) ! Ainsi qu’un petit tour au Ksar de Guentour, le plus haut du Gourara, voire même une méharée jusqu’au fort perdu de Draa au départ de Ouled-Saïd. Et n’oubliez pas de jeter un œil aux fabuleux systèmes d’irrigations millénaires, les fameuses « foggaras ». Suivi d’une petite pause à la terrasse de l’hôtel Gourara pour apprécier le coucher de soleil sur l’erg et la sebkha (lit d’une ancienne mer intérieure). Les activités ne manquent pas, et l’utilisation du 4X4 n’est utile que pour aller dans les dune pour y bivouaquer une nuit (le froid est mordant à cette période de l’année) et y goûter la taguella des nomades ; Zénètes ou chaambi qui se partagent la région, en plus des descendants d’origine soudanaise. Point de touaregs dans le coin, ce n’est pas leur territoire.

 

Le grand erg occidental n’est finalement pas trop loin d’Alger, une vingtaine d’heures par bus, d’une seule traite pour les plus pressés. Ou en deux fois en faisant une halte par Ghardaïa pour ceux qui ont le temps. Le temps de faire un tour à Beni-Izguen,  et au grand marché principal et d’en profiter pour y acheter un joli tapis aux motifs typiques du M’Zab et bien moins chers qu’ailleurs. Beaucoup d’entre nous font aujourd’hui le voyage par route, osant pousser leur voiture sur les mille deux cent kilomètre de bitume généralement en bon état jusqu’au bout. N’importe qu’elle petite auto réussira à vous y emmener, avec un peu de courage, beaucoup de patience et plusieurs conducteurs pour se relayer. Quelques notions en mécanique vous aideront pas mal, tout en s’assurant d’avoir révisé votre véhicule à fond avant le départ. Bref, il suffit d’avoir les réflexes basiques de sécurité,  sans oublier de faire souvent le plein car au niveau des hauts plateaux (Djelfa, Laghouat) les pompes à essence se font plus rares, puis seulement tous les 300 km à partir de Ghardaïa.

Les deux perles perdues dans l’erg sont donc à visiter tout au long de l’année, d’octobre à avril, en évitant la période de fin d’année pour les amateurs de calme allergiques aux touristes. Mais cette forte affluence touristique du réveillon reste capitale et salutaire pour l’économie de la région, alors n’oubliez pas d’achetez un peu d’artisanat local quand vous passez dans les ksours.

 

Source : Dihiya Ibn Saïd, www.eljournane.e-monsite.com.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 21:17

Si les Tours opérateurs et les agences de voyages localisés en France se sont déplacés en nombre au Salon International du Tourisme et des Voyages d’Alger, c’est que la clientèle potentielle est importante dans l’hexagone. Les « affinitaires », Algériens résidant à l’étranger et Français ou Européens ayant résidé par le passé dans ce pays, représentent, dixit l’Office National du Tourisme, dix millions de personnes.

L’objectif est bien évidemment de conquérir ce public en recherche de ses origines ou en quête de mémoire.
La France est du reste le premier pays émetteur de touristes vers l’Algérie en 2008.
Bernard Vacle organise pour la FNACA, Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie, des voyages mémoriels.
Au printemps dernier, 40 personnes ont ainsi séjourné en Algérie, et un nouveau voyage aura lieu en mai 2010. Raymond Aldeguer, ancien « Pied-noir », a également franchi le Rubicon.

Le Grand Sud, une destination phare

Depuis 1974, il emmène, via l’agence de voyages Falhi, ceux qui, comme lui, ont vécu là-bas.
A cette clientèle, s’ajoute celle désignée sous le vocable d’ethnique ou de communautaire.
Il s’agit de la diaspora algérienne de France, qui représente 5 millions d’expatriés, et que les opérateurs approchent lors des salons Top Resa et MAP.
Même embellie pour le tourisme d’affaires qui va croissant. Il représente près de 30% du total des touristes étrangers. Pour information, sur le plan des échanges économiques, la France était, en 2008, le premier fournisseur de l’Algérie.
Enfin, il y a tous les amoureux d’aventure qui partent à la conquête du Sahara ou des cimes enneigées du Djurdjura, ceux qui sont tentés par le tourisme solidaire, ou encore ceux qui veulent découvrir ce patrimoine d’exception qui fait de l’Algérie le deuxième pays dépositaire -après l’Italie- d’édifices romains.

Routes des oasis, du sel et de l’or, des ksours…

Le ministère du tourisme peut dans ces conditions redéployer ses ambitions en s’engageant tout de go dans la promotion de son offre touristique.
En de multiples points d’un des plus beaux déserts du monde, comptant pour plus de 80% de la superficie totale du pays, différents circuits thématiques sont proposés.

Parcours de découverte éco-touristique pour apprécier l’artisanat traditionnel voire s’y s’initier. Itinérances avec méharées, trekking, bivouacs, raids, escalades, marathon de dunes, ski sur sable…
Ou encore ambiances festives et découverte des cultures locales, comprenant musique et fantasia... Assurément, le Sud algérien est une destination d’exception.

Bachir Djeribi, Président du Syndicat national des Agences de voyages Algérie et directeur de l’agence Club d’aventures africaines, accompagne depuis 1989, dans le Sahara, des groupes provenant d’Europe, du Canada et plus récemment des Etats-Unis, depuis l’ouverture par Air Algérie, en 2008, de la ligne aérienne Alger-Montréal.

La Saoura, au Sud-Ouest de l’Algérie, est l’un des circuits proposés. Dans cette région de ksours, le touriste pourra apprécier l’hébergement et la restauration de qualité dans l’une de ces maisons d’hôtes, a l’instar de celle gérée par Abdenour Haouati, à Taghit.

Source: Véronique Narame, www.tourmag.com.
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 12:05

Plus de deux mille touristes, nationaux et étrangers, sont attendus à Taghit, wilaya de Bechar, pour la saison touristique et les fêtes de fin d'année dans le sud ouest du pays, a-t-on appris jeudi du président de l'Assemblée populaire communale. 
Pour cette année, les demandes de séjours formulées par des groupes et agences de voyages et de tourisme dépassent "largement" les capacité d'accueil, a indiqué le P/APC, également président de l'Office local du tourisme.  
A ces demandes s'ajoute un nombre important de familles originaires des différentes régions du nord du pays, habituées à prendre des jours de repos durant les vacances scolaires d'hiver à Taghit, a-t-il ajouté. 
Taghit, qui dispose d'un hôtel de 120 lits relevant de l'entreprise de gestion touristique de l'ouest en plus d'une vingtaine de gîtes privés situés au niveau du vieux Ksar, est confronté au problème des structures d'accueil, en raison de l'augmentation, au fil des ans, du nombre de touristes, regrette le même responsable. 
Le problème, estime-t-il, devrait en partie être solutionné avec l'ouverture du camp de jeunes de la localité de Zaouia El-Fougania d'une capacité d'accueil de 400 lits, dont 200 sous forme de camp de toile. Cette structure qui vient d'être réceptionnée, attend ses équipements pour entrer en phase d'exploitation. 
Un projet de complexe touristique de 400 lits est aussi en réalisation, ce qui permettra à l'avenir de satisfaire une part importante de la demande en séjour dans la commune. 
A Beni-Abbes, autres région très prisée par les touristes en cette saison, les responsables locaux sont optimistes quant à la prise en charge des groupes de touristes, de par l'existence d'une infrastructure hôtelière adéquate. 
La ville s'apprête à accueillir du 28 au 31 décembre prochain le 5ème festival musical "Nuits de la Saoura", initié conjointement par l'association locale El Hilal de Beni-Abbes et l'association "Nuits Metis" de la ville de Marseille (France). Des centaines de touristes nationaux et étrangers sont attendus, en plus des troupes artistiques participantes, indique t-on à l'APC de Béni-Abbes.


Source: APS/ La Tribune.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:21
Fort de sa conviction que “le tourisme, c’est l’avenir de la région”, M. Bouhada s’efforce à doter la région, dans les années à venir, d’infrastructures à même d’aider à la relance du secteur. Sous peu, Béni-Abbès aura son aérodrome. Les travaux de bitumage de la piste d’atterrissage, longue de 1,8 km, sont achevés par la DTP. Vu la taille de cette infrastructure, seuls les ATR y atterriront. Elle sera reliée à la ville par une route à double voie en cours de réalisation. “Je l’ai demandé il y a à peine trois mois. Le projet est retenu et les travaux sont déjà entamés. C’est dire qu’il y a une volonté réelle de faire quelque chose pour la région. Le but, c’est le tourisme”, reconnaît M. Bouhada.

L’autre projet qui est appelé à donner un véritable coup de fouet à l’activité touristique : la route des ksour. Elle part de Abadla jusqu’à Kerzaz. Elle desservira neuf communes. Le gros des travaux est fait puisqu’il ne reste qu’un tronçon de 40 km. Cette route a un triple intérêt : elle permettra d’abord de désenclaver beaucoup de ksour. Pendant les chutes de pluie, beaucoup d’élèves ne se rendent pas à l’école à cause des routes coupées. De plus, elle raccourcira le trajet vers Timimoun de plus de 200 km et va revivifier les communes de la région. Enfin, elle attirera les touristes qui, tout en admirant les beaux paysages de la région, peuvent découvrir tous les ksour de la région et aller jusqu’à Timimoun en peu de temps.

Mais d’autres actions doivent être entreprises pour que Béni-Abbès retrouve son lustre d’antan. Il faut d’abord sauver la palmeraie qui meurt à petit feu. Beaucoup de palmiers ont péri par vieillesse ou à cause du peu de soins. Certes, il y a le projet GTZ qui a pour objectif de réhabiliter et de rajeunir la palmeraie. Mais le grand problème est que les lopins de terre, pourtant très fertiles, ne sont pas travaillés. Pourquoi ? Parce qu’ils appartiennent aux familles élargies dont la taille a beaucoup grandi. La palmeraie appartient à tout le monde et n’appartient à personne en fait. Un casse-tête inextricable en somme. Le vieux ksar est confronté à la même situation. Le plus grave est que les intempéries de l’année dernière et de septembre passé lui ont causé d’énormes dégâts. Presque 30% de ses bâtisses se sont écroulées. Ce qui ne manquera pas de surprendre tout visiteur qui se rend à Béni-Abbès c’est la laideur de la ville qui ne paie vraiment pas de mine. Elle jure avec la beauté de ses paysages. Passons sur le jardin public qui est laissé à l’abandon. “Les dernières pluies ont complètement défiguré la ville. Il faut une aide importante de l’État. Nous avons sollicité les autorités compétentes et la réponse a été favorable”, explique M. Bouhada. Pourtant, la DUCH a un projet de réaménagement de toute la ville. Il date de plus de deux ans. L’étude est terminée, l’enveloppe financière dégagée et il ne reste que le lancement des travaux. Quand ? On attend la finalisation des travaux de voirie et d’assainissement !  Mais que faut-il faire pour relancer l’activité touristique ? De l’avis de M. Bouhada, la région doit bénéficier de plus de médiatisation avec l’engagement des moyens lourds de l’État. En outre, les autorités doivent faciliter les procédures administratives pour la création d’agences de voyages (il n’y en a aucune à Béni-Abbès). En un mot, l’Algérie doit disposer d’une vraie politique pour le développement du tourisme. Surtout que le tourisme et l’agriculture sont les seules richesses de Béni-Abbès. “Ou c’est la relance de ce secteur ou c’est le chaos”, résume sentencieusement M. Bouhada.

Source: C. Arab, Liberté.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:19

De par ses potentialités immenses, elle ambitionne d’être à nouveau une destination touristique comme à la belle époque.


il ne faut pas sortir d’une grande école du tourisme pour s’en apercevoir : la région de Béni Abbès peut légitiment prétendre au statut de grande destination touristique. C’est qu’elle recèle de formidables potentialités touristiques qui laisseront pantois d’émerveillement les amoureux du beau. Sa vocation touristique, elle l’affiche fièrement comme on arbore de beaux bijoux pour plaire à des convives. Mais la beauté de la perle de la Saoura, qu’on appelait dans les années 1970 l’oasis blanche, est naturelle, sans fard. Juste à l’entrée de la ville, une belle et grande palmeraie longe la rive de l’oued Saouera qui, après avoir irrigué une flopée de ksour de la région, part mourir quelque part à Adrar. Un peu plus haut, à droite, est implanté, au cœur même de la palmeraie, le vieux ksar où chaque famille dispose d’une habitation qui donne sur un jardin. Classé patrimoine universel, ce fouillis de maisonnées est un véritable joyau architectural qui, avec une plus grande médiatisation, drainera des bataillons de touristes. À gauche, juste derrière le théâtre où se tenaient les festivités du Mawlid, s’étend le quartier des colons où se trouvent le musée et le zoo qui malheureusement ne sont plus ce qu’ils étaient. Et pour rejoindre la ville tout en haut, il faut emprunter une route ceinturée par des arcades. À mi-chemin, on aperçoit à sa gauche une vaste bâtisse : c’est l’hôtel Rym, une belle structure forte de 120 chambres, qui, pour cause de manque de rentabilité économique, pourrait être converti, dans un proche avenir, en une école de tourisme. Une bonne décision ? Pas sûr. C’est que son emplacement — c’est son atout-maître — est unique. Tout en dominant la palmeraie, il s’adosse à la grande dune qui, le soir, est prise d’assaut par les habitants de la ville, hommes et femmes, histoire de profiter de la fraîcheur vespérale et se retrouver avec des amis après le retranchement diurne de plusieurs heures imposé par le soleil. L’été, beaucoup de nationaux viennent ici pour s’ensevelir sous son sable cuisant dans l’espoir de guérir de leurs rhumatismes. C’est au pied de cette gigantesque dune où, pendant l’hiver, on s’adonne au ski sur sable que se tiennent les festivités des nuits métisses qui, chaque fin décembre attirent bien du monde. Le terrain est convoité par une dame qui veut implanter une auberge. C’est dire que cet établissement hôtelier est dans un site incomparable. Il faut aller à l’autre extrémité de la ville pour trouver un lieu aussi beau que stratégique : celui où est construit l’hôtel Le Grand-Erg qui, du temps de la France, se nommait hôtel Citroën. De sa terrasse s’offre un tableau paradisiaque : la palmeraie et l’oued qui, dans leur entrecroisement, forment un scorpion. À l’arrêt depuis 6 ans, il a été repris fin 2008 par un jeune investisseur algérois, chef d’une entreprise de nettoyage à Alger. L’établissement ayant subi beaucoup de saccages, M. Sahnoun a engagé, depuis février, des travaux de réfection qui lui ont coûté les yeux de la tête. De ses différents voyages à l’étranger, il est revenu la tête pleine d’idées qu’il compte mettre en œuvre avec l’acquisition de son hôtel. “Au début, j’ai failli abandonner vu l’état où se trouvait l’établissement. J’ai envie de faire quelque chose de convivial, de familial où ceux qui viendront y séjourner seront à l’aise”, explique-t-il. Et comme l’effort est toujours récompensé, une partie de l’hôtel sera ouverte avant la fin de l’année. Mais il ne veut pas en rester là : il compte aussi solliciter un crédit bancaire pour construire une piscine, acquérir un ou deux minibus pour assurer le transport à ses clients à partir de Béchar et créer une agence de voyages en travaillant en partenariat avec des gens de Béni Abbès. La réussite sera-t-elle au bout de son aventure entrepreneuriale ? “Je suis optimiste à plus forte raison que le ministre du Tourisme a affiché sa volonté de venir en aide aux régions touristiques. J’ai le pressentiment que mon projet va réussir”, confie-t-il.


À quelques centaines de mètres d’ici, on découvre l’Hermitage du père de Foucauld, construit en 1905 et aujourd’hui tenu par sept de ses disciples qu’on appelle les frères et sœurs de Jésus. Alentour, un jardin et la maison des sœurs. Humains et tolérants, ils sont très appréciés à Béni Abbès au point d’être invités à des fêtes religieuses ou autres. Un des leurs est mort il y a quelques mois des suites d’un accident. Il a été enterré ici. Autres richesses dont peut se targuer Béni Abbès : les gravures rupestres de Marhouma, à 30 km de la ville ainsi que la muraille de Chine, des monticules naturels qui ressemblent à la merveille de l’empire du Milieu.


C’est dire que la perle de la Saoura peut développer plusieurs formes de tourisme : saharien, religieux, sanitaire, culturel, scientifique, etc. Et elle dispose d’un réseau associatif assez dynamique qui est en relation avec des associations étrangères. L’exemple de l’Association de développement de l’agriculture saharienne, du tourisme et de la protection de l’environnement dont le coordinateur est Touhami Merzougui est édifiant. Mais y a-t-il vraiment du tourisme à Béni Abbès ? C’est presque l’Arlésienne : tout le monde en parle, mais on n’en voit pas la trace. Ce ne sont pas les centaines d’inconditionnels touristes étrangers qui y viennent presque chaque année qui attesteront du contraire. Pourtant, il fut un temps où la chaîne de touristes étrangers qui veulent faire le change va de l’actuel siège de la Badr à l’hôtel Rym. Des Français, des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Américains, il y en avait de toutes les races. C’était la période faste de Béni Abbès. Encore que ces dernières années, l’activité touristique a repris quelque peu. Question : où en sont les préparatifs pour la présente saison touristique ? “Nous sommes en train d’apporter les dernières retouches pour le festival musical Les nuits métisses qui va se tenir fin décembre. Les contacts avec la partie française (une association de la région marseillaise) sont entamés pour avoir une idée sur le nombre de personnes qui vont venir. En outre, on compte aussi organiser, en mars prochain, les festivités du Mawlid qui attirent beaucoup de monde”, détaille M. Bouhada, P/APC, RCD.

Source: C. Arab, Liberté.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:17

Liberté : Quel bilan faites-vous de l’année dernière ?
Rabah Karboua : En 2008, notre wilaya a accueilli 1 729 touristes étrangers et 29 411 touristes nationaux. Ce n’est peut-être pas considérable, mais le nombre de touristes étrangers est, de 2005 à ce jour, en augmentation continue. Le pic a été atteint en 2006 avec la tenue ici à Béchar du Festival du tourisme saharien. Côté hôtellerie, cette année, les hôtels en construction ont connu une avancée importante. D’ici la fin de l’année, un hôtel de 3 ou 4 étoiles ouvrira ses portes à Béchar. Un autre sera réceptionné l’année prochaine. Ces deux établissements augmenteront les capacités d’accueil de notre wilaya à 380 lits. Sans parler de l’apport des autres hôtels ayant fait l’objet de travaux d’aménagement. L’année dernière, il y a eu la foire commerciale, culturelle et artisanale à Igli, organisée par l’office local du tourisme. À Louatta, l’office du tourisme a relancé le printemps touristique de Louatta.


Qu’en est-il des préparatifs pour la présente saison touristique ? 
Nous avons saisi les communes sur le volet embellissement des villes. Les offices locaux son à cheval sur ce plan (embellissement, préparation, dépliants… ).
Nous sommes aussi en train de préparer l’édition de supports publicitaires (CD, cartes touristiques…). L’opération est en phase de finalisation. On compte élaborer des dépliants spéciaux pour certaines communes comme Kenadsa, Beni-Abbès, Taghit, Béchar, les ksour du nord, et si les moyens le permettent, on inclura Tabelbala. Car il faut savoir que le budget de la promotion touristique est minime.


Pourquoi Béchar attire-t-elle si peu de touristes ?
La région de Béchar a beaucoup souffert du manque de publicité à l’étranger. Mais la promotion, c’est l’affaire des agences de voyages avant d’être celle de la direction du tourisme.  À mon avis, il faut multiplier les efforts pour vendre l’image de la région. C’est une tâche à laquelle tout le monde doit contribuer. Le problème est qu’on ne dispose que de trois agences de voyages alors que Tamanrasset, par exemple, en compte près d’une centaine. Il y a avait 12 dossiers déposés dans ce cadre, mais, malheureusement, la plupart n’ont pas reçu l’aval des autorités, car ne répondant pas aux critères exigés.

Source: C. Arab, Liberté.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:13

Bien pourvue par Dame Nature en sites paradisiaques, Béchar a tout pour être un haut-lieu du tourisme saharien qui pourrait drainer des centaines de milliers de touristes chaque année.


Taghit, Beni-Abbès, Igli, Kenadsa, Kerzaz… des noms qui, en d’autres circonstances, figureront en bonne place dans les catalogues des grandes agences de voyages des pays émetteurs de touristes. La réalité est, malheureusement, tout autre : les étrangers qui y viennent séjourner dépassent à peine le millier (1 729 exactement en 2008) et, outre-mer, on ignore presque tout de ces trésors en mal de publicité. Dans toute la wilaya de Béchar, il y a trois agences de voyages qui s’occupent beaucoup plus de hadj et de omra que de tourisme. Un scandale ! Il est vrai que le pays a beaucoup souffert de la détérioration de la situation sécuritaire pendant la décennie noire et continue toujours d’en payer les frais. Il est tout aussi vrai que les Algériens ne font pas beaucoup de choses pour mettre en valeur leurs produits, même si le ministère du Tourisme essaie tant bien que mal de rectifier le tir sans pour autant réussir, du moins pour le moment, à faire bouger les lignes. Est-il plus aisé de faire des schémas sur papier que de changer des mentalités forgées par des années de laisser-aller ?  À l’épreuve de la réalité, le tapage médiatique fait autour de la réhabilitation du tourisme saharien apparaît beaucoup plus comme une profession de foi qu’une volonté politique de doter le pays d’une véritable industrie touristique. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour à Taghit — une région souvent présentée comme un fleuron du tourisme algérien — ou à Béni-Abbès pour voir la désinvolture avec laquelle est “préparée” la saison touristique et l’état dans lequel sont laissées ces villes, leurs palmeraies, leurs ksour. Voyage au cœur d’un paradis victime de l’oubli.  


Taghit : l’enchanteresse  aux prises avec l’incurie


Le touriste qui se rend à Taghit n’a pas besoin de trop vadrouiller dans ses ruelles pour découvrir sa beauté. Il est séduit avant même d’avoir foulé son sol. Comment ? L’écriteau y souhaitant la bienvenue est à peine dépassé que le regard du visiteur, encore sous le charme des étendues rocailleuses (les fameuses hamadas) parsemées çà et là d’arbustes et d’acacias, est brusquement mis face à un décor édénique : un agglutinement de maisons enrubanné par une bande vert-noirâtre (la palmeraie) sur un arrière-fond doré fait de monticules de sable. Et le ravissement du visiteur s’agrandit à mesure qu’il s’approche de la ville en empruntant une route qui traverse d’abord un oued, fend la palmeraie puis enserrée par des colonnes d’arbres qui ombragent ses rebords, entame sa montée vers le centre-ville avant d’aller à nouveau se perdre dans le désert. De son entrée presque jusqu’à sa sortie, la ville offre à ses hôtes un visage attrayant. Contrairement à beaucoup d’autres villes du Sud, les façades des maisons attenantes à la rue principale sont recouvertes. Mieux, les trottoirs, agrémentés de lampadaires et de bancs, sont bien pavés et la place centrale très bien faite.
Quelques pâtés de maisons après le siège de la poste d’où sort une grande antenne qui, comme une balafre sur un beau visage, défigure complètement la ville, s’élève dans toute sa splendeur une grande dune dont la hauteur dépasse les 130 mètres. “Taghit est un véritable musé à ciel ouvert. En plus des dunes, elle dispose d’une chaîne de montagnes. En plus d’une réserve naturelle, notre région dispose de pas moins de 6 stations de gravures rupestres”, s’enorgueillit M. Nadhor, P/APC RND de la commune et en même temps responsable de l’office local du tourisme et président d’une association. “Notre ville est un véritable havre de paix. Il n’y a ni vol ni agression. La sécurité est totale”, insiste-t-il.


À quelques mètres en bas de la placette centrale, juste en face du siège de la daïra, s’élève une superbe bâtisse : l’hôtel Taghit. Surplombant la palmeraie, cet établissement est inaugurée en 1971 par l’actuel président de la République du temps où il était ministre des Affaires étrangères. Certes, l’établissement n’a pas beaucoup perdu de sa superbe, mais les temps ne sont plus ce qu’ils étaient. Fini la belle époque quand d’illustres hôtes (Charles Bronson, Alain Delon, Sophia Lorraine, Bertho Lucci, sans parler des ambassadeurs) y viennent séjourner.
Fini la période faste des années 1970 quand la région était prise d’assaut par des essaims de touristes étrangers.
Aujourd’hui, ce n’est pas le grand rush. Les touristes étrangers qui y viennent passer quelques jours ne sont pas des masses. À peine un millier en 2008 alors qu’ils étaient des dizaines de milliers à la fin des années 1970. Petite consolation : quelque 10 000 nationaux y ont séjourné l’année dernière. “La tendance s’est renversée. Alors que par le passé, ce sont les étrangers qui composent le gros des touristes qui viennent, aujourd’hui, ce sont les nationaux qui détiennent la palme”, constate le P/APC de la ville, rencontré dans son bureau. “Mais il faut reconnaître que, depuis 2000, l’activité touristique a repris. Le nombre de touristes est en augmentation constante. En tout cas beaucoup mieux que les années passées”, se félicite-t-il.

Le festival du court métrage  ou l’arbre qui cache la forêt 


Mais que fait-on à Taghit pour réussir la saison touristique qui vient à peine de commencer ? Rien ou presque. Engoncée dans son ronron quotidien, la ville affiche une mine des jours ordinaires, même si les premiers touristes, ramenés par une agence touristique de Mostaganem, sont déjà là.

C’est vrai qu’il y aura quelques manifestations culturels et folkloriques qui meubleront une saison touristique qui sera des plus rachitiques sur le plan animation. Ainsi, à la fin du mois d’octobre, se tiendra le Festival national du court métrage qui en est à sa troisième édition. Il est géré par l’ENTV et la fondation le Fennec d’or de Hamraoui Habib Chaouki. Trois à quatre waâdas seront aussi organisées. Des festivités folkloriques qui ont un aspect exclusivement local. Ce sont les habitants des communes environnantes qui y viennent.
Quant au marathon des Dunes, ni M. Nadhor ni une quelconque autre personne ne sait si, cette année, il va se tenir ici ou non. Idem pour le circuit autocross de Taghit qui ne s’est pas tenu depuis 1995. Des sportifs venant des pays du Maghreb et du pourtour méditerranéen y prenaient part. “L’initiateur de cette activité, un investisseur originaire d’Aïn Sefra, a été vu ici. Mais on ne  sait pas s’il organisera ou pas le cross”, explique M. Nadhor.  Une chose est sûre : le fameux Maoussim Taghit, tenu d’habitude fin octobre avec le début de la récolte des dattes, n’aura pas lieu cette année. La raison ? “On avait un grand problème d’accueil. Par le passé, on recevait les gens dans les écoles qui, à l’issue de la manifestation, subissaient beaucoup de dégâts. Aussi, nous avons décidé de le suspendre momentanément en attendant la réception des infrastructures en chantier”, explique le P/APC.
Pour pallier l’absence d’infrastructures, Taghit a bénéficié de plusieurs projets qui ne tarderont pas à être réceptionnés : une maison de jeunes, un centre de jeunes, une auberge, un camping et un centre culturel. Deux dortoirs privés ont ouvert leurs portes cette année et les travaux de construction d’un complexe touristique 5 étoiles sont lancés. L’étude pour l’implantation d’une ZET à 3 kilomètres du chef-lieu est en cours. Elle sera achevée avant la fin de l’année. D’ores et déjà, plusieurs investisseurs ont montré leur intérêt. “Taghit est devenu un grand chantier”, se félicite M. Nadhor.

Il reste que la ville manque de beaucoup d’autres choses : pas de banque, pas de marché, pas de douches, pas d’agences de voyages. De plus, les dernières intempéries ont occasionné beaucoup de dégâts à la palmeraie qui souffre déjà d’abandon et d’eaux usées. Le Ksar est lui aussi sérieusement endommagé.
Construites en toub, beaucoup de ses bâtisses, 40% selon les estimations d’un jeune, se sont affaissées comme des châteaux de cartes, alors qu’il a été réhabilité par le ministère de la Culture il y a à peine deux ans. Même le minaret de la vieille mosquée a cédé sous la pression des eaux en furie. “Le charme du ksar de Taghit est son minaret. Le jour où il est tombé, la réputation du ksar en a pris un sale coup”, s’offusque un jeune. Et parce que les autorités ne se sont pas empressées de réparer les dégâts occasionnés à ce site classé pourtant patrimoine national, ce sont les jeunes de la région qui, de leur propre chef, ont décidé de déblayer et de reconstruire les maisons dégradées pour pouvoir y recevoir des touristes. “L’année dernière, juste après les inondations de septembre, une équipe du ministère de la Culture est venue constater les dégâts. Rien n’a été fait depuis”, déplore-t-on. Et les touristes qui visiteront ce trésor architectural auront tout le loisir d’apprécier la grande estime dans laquelle le pays tient son patrimoine culturel.

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