Cinq experts français sont arrivés, depuis une dizaine de jours à Bechar, pour procéder au diagnostic de son réseau d’AEP, dont les déperditions se situeraient à hauteur de 50% du volume d’eau concédé à la capitale de la Saoura.
L’étude entreprise sous l’égide de la direction de l’Hydraulique et à l’initiative du wali de Bechar, est censée contribuer à l’éradication des importantes déperditions d’eau potable à partir d’une canalisation défectueuse, le déficit étant évalué à quelque 50%, si l’on se réfère aux véritables cloaques qui caractérisent les rues les jours de lâcher des eaux.
En plus de cela, on observe, depuis une quinzaine de jours, une grande irrégularité dans les horaires et dans le débit de la distribution, ce dernier étant souvent très faible. En effet, ces deux dernières semaines, certains jours d’alimentation ont été carrément zappés et les horaires habituels de distribution décalés. Il arrive même que l’eau soit lâchée aux environs de 23h00 voire au-delà, ce qui empêche les abonnés de se reposer et de se préparer à une dure journée du travail le lendemain. Selon ces derniers, c’est comme si le service concerné cherchait à cacher aux experts l’état réel du réseau, lequel fuit de toutes parts, et par-là même à fausser le diagnostic en cours. Toujours selon eux, c’est comme si un malade cherchait à cacher son mal à son médecin traitant. De son côté, le wali de Bechar a déclaré à la presse que l’alimentation en eau potable de la ville, à partir de la nappe phréatique de Mougheul, est entrée dans la deuxième phase de réalisation d’une canalisation longue de 40 kilomètres.
Auteur: Messaoud Ahmed, La Voix de l'Oranie.