Les élèves des écoles Pasteur et Taleb Abdallah ont retrouvé samedi dernier leurs classes respectives dans des établissements bien embellis par la réfection des trottoirs, mais non sécurisées comme avant au grand dam des parents d’élèves.
Il faut dire que les gardes-fou qui protégeaient leurs enfants des dangers de deux routes très fréquentées n’ont pas été remis en place et pour cause. La réfection des trottoirs visant l’amélioration du cadre de vie des citoyens, touche pratiquement tous les quartiers de la ville de Béchar, en commençant d’abord par le centre-ville. N’empêche que cette omission flagrante cause déjà bien des soucis aux parents d’élèves fréquentant les écoles Pasteur et Taleb Abdallah. Celles-ci ne sont séparées que par l’espace d’un trottoir de deux routes à grande circulation (ligne 6 des autocars) empruntée par de nombreux automobilistes.
Rappelons qu’au mois de novembre 2003, un écolier a été écrasé par un autobus, à la sortie de l’école Pasteur. La VO s’en était faite d’ailleurs l’écho sous le titre «Mort d’un écolier pour réveiller les consciences à Béchar». Des ralentisseurs ont bien été érigés de part et d’autre de l’endroit du drame. Mais, pendant les vacances d’été, des travaux de réfection des trottoirs des établissements scolaires ont été menés par une entreprise, qui s’est bien gardée de remettre à leur place les garde-fous, dont le rôle était justement d’empêcher les écoliers de traverser la route, à la sortie des classes. Est-ce une bavure à imputer aux services chargés du suivi de l’opération ou au service technique? Espérons que cette erreur sera rapidement corrigée avant qu’un innocent ne paie de sa vie les égarements des adultes.
Source: M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.