Tout sur Béchar et la région de la Saoura
Le bureau d’hygiène communal (BHC), relevant de la commune de Bechar, poursuit sa campagne de démoustication à travers les quartiers de la capitale de la Saoura, et ce, dans le cadre de la lutte contre la leishmaniose, que l’on soupçonne fort d’avoir gagné les quartiers périphériques.
Une campagne que le BHC a entamée depuis le 5 avril et qui, selon nos sources, devrait s’étaler jusqu’au 25 du même mois. Il faut dire qu’après s’être déclarée successivement à Béni-Abbès, Abadla, Béni-Ounif et à Tabelbala, tout semble indiquer, comme il fallait s’y attendre, que le chef-lieu de la wilaya aurait été gagné récemment par cette épidémie. Pourtant, de l’avis de tous, la prolifération des moustiques avait diminué l’été dernier, et ce, grâce aux premières mesures de prise en charge des problèmes inhérents à la promiscuité de l’Oued Bechar, mais cela ne voulait pas dire qu’on pouvait dormir sur ses lauriers. En fait, c’est une lutte de longue haleine et le fléau de la leishmaniose requiert une vigilance de tous les instants. La prolifération des moustiques, plus spécialement celle des phlébotomes, vecteurs de cette maladie, s’avère un maillon de la chaîne de transmission de cette maladie entre le rat des champs et l’homme. Ce rongeur trouve en effet son terrain de prédilection dans les grandes décharges publiques, laissées à ciel ouvert et qui offrent un espace idéal à la pérennité voire la multiplication de la population de ces rongeurs. Autrement dit, une telle campagne ne saurait donner les résultats escomptés, si elle n’est pas menée de concert avec une dératisation à grande échelle. L’emploi de raticides, aussi bien dans les caves des bâtiments, que dans les terrains vagues servant de dépotoirs ou dans les décharges publiques, est plus que souhaitable, avant que cette maladie ne se propage à travers la ville de Bechar. Si c’est le cas, les dégâts seraient incalculables eu égard à la grande concentration de la population urbaine.
Source : M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.