Malgré les grandes potentialités touristiques que renferme la région de la Saoura, le tourisme reste en deçà des prévisions et des attentes des responsables de ce secteur alors que le secteur peut générer des richesses et une plus-value extraordinaires.
Cela s’explique par le fait qu’il n’y a pas eu, par le passé, suffisamment d’investissement dans les structures d’accueil. Pour rattraper ces retards, une nouvelle dynamique semble s’opérer à travers l’encouragement des investisseurs privés. C’est ainsi que plusieurs projets sont en cours de réalisation, ce qui va augmenter les capacités d’accueil. Il est question de trois hôtels classés, répondant aux normes internationales, et un complexe touristique doté de tous les équipements d’accompagnement. Ces nouvelles structures, presque achevées, vont permettre la mobilisation de plus de 400 lits supplémentaires qui s’ajouteront à ceux offerts par les établissements existant, objet d’extension et de réhabilitation. On citera aussi la réalisation de deux autres hôtels, d’un grand camping à Taghit d’une capacité de 92 lits et de relais routiers à Beni Abbès et Tabelbala.
D’ici peu, la wilaya pourra donc disposer d’une diversité d’accueil de qualité d’autant plus que tous les établissements ont reçu des notes pour améliorer et mettre à niveau leurs structures d’accueil afin d’offrir aux touristes un service répondant à toutes les normes en vigueur.
Le foncier touristique va, lui, se renforcer grâce aux 09 zones d’extension touristique (ZET) d’une superficie totale de 254 hectares, implantées dans neuf communes, dont Beni Abbès, Taghit, Beni Ouanif, Merija, Erg Farradj et Tabalbala, en plus de 8 autres ZET en voie de viabilisation. Il y a lieu de noter que le tourisme dans la région est surtout animé par des associations dont le mérite est louable. C’est elles généralement qui drainent et encadrent les groupes de touristes, notamment étrangers, dont le nombre en 2007 a atteint les 2.156 alors que l’on ne comptait en 2002 que 202 touristes étrangers en visite dans la Saoura. Cela est dû à l’amélioration des structures d’accueil et la volonté des autorités locales à développer ce secteur vital et stratégique. La direction du tourisme s’est fixé un objectif dans cette perspective, à savoir la création d’une école de tourisme où seront formés des guides, des agents d’accueil et des spécialistes en tourisme. L’art culinaire est déjà enseigné dans les centres de formation professionnelle après accord passé avec la direction du tourisme.
Source: B. Soufi, La Voix de l'Oranie.