L’agence nationale de géologie et du contrôle minier, le service géologique national, le comité de stratigraphie de l’Algérie et le laboratoire de géodynamique des bassins sédimentaires, avec le concours de la Sonatrach, UABB Tlemcen/labo 25, ANRH, CRAAG, ORGM et la participation de la wilaya de Bechar et de l’APC de Béni-Abbès, organisent un colloque dont le thème est «Demain, les bassins sahariens», à Béni-Abbès, située à 250 kilomètres au sud du chef -lieu de la wilaya de Bechar.
Ce colloque international, qui se tiendra du 19 au 22 du mois en cours, est un jubilé en hommage au professeur Jean Fabre, né en 1920, ingénieur géologue, qui ne cesse jamais de parcourir le désert pour ses recherches dans la région de Lougarta à Béni-Abbès. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère de l’Energie et des Mines, du secrétaire général de la wilaya de Bechar, du professeur Philippe Taquet (musée d’histoire naturelle de Paris), du président du conseil d’administration de l’ANGCM ainsi que d’autres cadres de ce secteur. Ce colloque a regroupé 140 participants dont 10 Français ainsi que des universitaires de Bab-Ezzouar, de Tlemcen et d’Oran. Il vise à redynamiser les potentialités géologiques et débattre sur la possibilité de classer Lougarta comme parc géologique et scientifique. Dans leurs allocutions, les intervenants ont précisé que cette région est un bassin saharien. Ce dernier recèle de grandes richesses patrimoniales préhistoriques de tous les âges géologiques,
tels que la dalle à orthocères géants, le passage ordovicien-silurien et d’autres identifications. Notre Sahara renferme un grand bassin sédimentaire d’âge mésozoïque dit continental intercalaire. Ce dernier est constitué par des sédiments post-paléozoïques qui vont du Trias à l’Albien et est présenté par une alternance de couches gréso-sableuses et argileuses contenant une réserve d’eau souterraine estimée à environ 20.000 milliards de mètres cubes. Cette réserve (eaux fossiles du Sahara) s’est accumulée durant la période pluvieuse du quaternaire. La chaîne de Lougarta, dans le sud- ouest de la plate-forme saharienne, montre,
au-dessus d’un substratum volcanique ou volcano sédimentaire, une couverture sédimentaire avec des terrains qui vont du Cambrien au Dévonien.
Par ailleurs, le chercheur a reçu plusieurs cadeaux à l’occasion de ce jubilé.
Source: M. Smail, La Nouvelle République