Dix-neuf des soixante-dix-neuf accusés jugés par le tribunal militaire de Béchar ont été condamnés à la peine capitale, après douze jours de procès à huis clos. Quinze des condamnés à la peine capitale sont en fuite. Quatre peines de prison à vie ont été prononcées. Les quarante-six accusés ont été frappés de dix mois à dix ans de détention et dix remis en liberté. Ils étaient poursuivis pour « constitution et direction de bandes armées », « tentative d’organisation de complots », « distribution et exposition de documents de propagande portant atteinte à l’intérêt national » et « non-dénonciation de crimes ». Leur chef serait un officier d’active prénommé Chouchane, en relation avec Abdelkader Chebouti, qualifié par les partisans du FIS de « général de l’armée islamique ». Après cinq jours d’audience, les avocats s’étaient retirés pour protester contre le non-respect des droits de la défense. Ils ont été remplacés par cinq « défenseurs militaires », désignés d’office parmi les juristes effectuant leur service militaire. Ce verdict porte à quarante-six le nombre des condamnations à mort prononcées en Algérie contre des islamistes depuis l’instauration de l’état d’urgence il y a près d’un an. Aucune exécution n’a été annoncée jusqu’ici.
Source : L'Humanité.