Les travaux de réalisation de la raffinerie d’Adrar, lancés en juin 2004, accusent un taux d’avancement de 98% et ceux de la base-vie 60%, a-t-on appris auprès du directeur général-adjoint de l’entreprise chinoise "SORALCHIN".
Cette raffinerie est réalisée en partenariat entre le groupe algérien Sonatrach et la société chinoise des pétroles CNPC pour un montant de 167 millions de dollars US, indique la même source qui précise que la part de financement de Sonatrach est de 30% en dinars et celle de la société chinoise de 70% en dollars.
Cette raffinerie, d’une capacité de traitement de 600.000 tonnes de pétrole brut par an, est destinée à la production de divers produits d’hydrocarbures dont notamment les gaz propane, butane, kérozene, l’essence normale, super et sans plomb, ainsi que le gas-oil.
Cette raffinerie devrait être gérée par des experts algériens et chinois, indique le responsable de "SORALCHIN" qui précise que cette dernière a lancé en janvier 2006 une campagne de formation de 160 jeunes de la wilaya d’Adrar, de Béchar et de Naama, dont des agents de la sécurité industrielle, des techniciens, des laborantins, ainsi que des opérateurs d’exploitation et de maintenance (mécaniciens, instrumentalistes et électriciens).
Pour ce qui est de l’administration, la même source indique qu’une première phase de recrutement est en cours, en collaboration avec la direction de l’emploi d’Adrar et de l’Agence nationale de l’emploi et de la main d’œuvre. Plus de 200 jeunes algériens travaillent dans cette raffinerie qui devrait entrer en phase de test dès son achèvement, indique le DG-adjoint de "SORALCHIN" qui précise que le rayon d’action de cette raffinerie couvre les wilayas d’Adrar, de Bechar, de Tindouf et de Tamanrasset dont l’approvisionnement en produits pétroliers s’effectue par rails et par routes à des coûts élevés.
S’agissant de l’impact économique de cette infrastructure, la même source indique que la réalisation de cette dernière a induit une forte demande en matériaux de construction et en produits alimentaires (plus de 20.000 chinois travaillent dans cette raffinerie), ainsi qu’une forte demande auprès des transporteurs et des propriétaires d’engins de travaux publics.
Source : El Moujahid.