Le secteur de la santé a fait, au cours de ces deux dernières années, une avancée remarquable. La ville de Béchar vient de bénéficier d’un hôpital psychiatrique de 120 lits. Les travaux seront lancés incessamment, selon le DSP. La gestion de cet établissement sera autonome, d’après M. Beghdous. Il y a lieu de citer également la création prochaine d’un centre intermédiaire de soins pour toxicomanes et d’un centre de désintoxication inscrits dans le programme de rattrapage.
Aussi l’ex-hôpital Boudiaf, en cours de réaménagement, va être transformé en centre de la mère et de l’enfant. Il englobera le service gynéco-obstétrique, le service pédiatrie, la chirurgie infantile et l’urgence pédiatrique. Ces dernières semaines, la direction de la santé a créé une unité de contrôle de la tuberculose et des maladies respiratoires au niveau de l’ex-hôpital civil. Cette unité est dotée d’un laboratoire ultra-sophistiquée tout comme le service de réeducation fonctionnelle. On a appris aussi que deux milliards de centimes ont été dégagés pour la création d’un centre de transfusion sanguine jusque-là domicilié dans une roulotte. Au cours de ces trois dernières années, une trentaine de médecins spécialistes a été recrutée, portant le nombre à 58 à travers la wilaya. Le centre d’hémodialyse et celui des maladies infectieuses, installés à l’intérieur de l’hôpital 240 lits, n’ont rien à envier à ceux des pays développés. Malheureusement avec tout cela la conscience professionnelle continue à faire défaut chez certains praticiens du secteur public.
Source : L. Mourad, Le Soir d'Algérie.