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Tout sur Béchar et la région de la Saoura

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Eclairage public à Bechar: Les associations impliquées dans la réception des travaux

L’absence d’éclairage public est synonyme d’insécurité dans certains quartiers périphériques de la ville de Bechar où, sur 20 réseaux manquants, l’APC ne peut en maintenir que 5, et encore en impliquant désormais les associations dans la réception des travaux de maintenance, «mais pas dans le gardiennage», ont ergoté celles-ci.


La gestion actuelle de l’éclairage public par la municipalité de Béchar ne répond en effet guère aux exigences des associations de quartiers invitées, récemment, au siège de l’APC pour débattre du problème et dégager en commun des solutions adéquates. Le vice-président, chargé de cette mission à l’APC, avouera que le budget alloué à l’éclairage public ne permet d’installer que 5 réseaux d’éclairage sur les 20 manquants. En revanche, un ancien élu présent à la rencontre, estime pour sa part que le nombre de crosses et de lampadaires, récupérés l’an dernier, selon lui, pourrait largement suffire à couvrir les besoins de la première ville de la Saoura. Il n’empêche que le chargé de l’éclairage public tentera d’impliquer les présidents d’associations de quartiers dans la préservation des installations existantes. Tentative aussitôt rejetée et à l’unanimité, par ces dernières, qui jugent que le gardiennage n’entre pas dans leurs prérogatives. La première question posée concernera le manque de suivi, qui prévaut dans ce secteur sensible, puisque nombreux sont les endroits où, estiment-elles, les travaux ont été réceptionnés, sans tenir compte des normes en vigueur, libellées dans les cahiers des charges. Pour sa part, le président du quartier Selis a attiré l’attention sur les agents, chargés de la maintenance et qui, selon lui, ne prennent même pas la peine de remettre le portillon de sécurité à la base des poteaux d’éclairage, une fois les travaux finis et repartent en laissant les fils apparents, à portée des enfants imprudents. De même, il citera le cas des lampadaires renouvelés, il y a un an à peine et pour lesquels, au moment de leur mise en service, il s’est avéré que le câble souterrain censé les alimenter avait été mal connecté. Pire, «pour remédier à la panne, a-t-il révélé, l’entrepreneur «occasionnel», n’a rien trouvé de mieux que de relier certains d’entre eux, par un autre câble apparent, tiré comme une corde à linge.» Par ailleurs, la question de la qualité de lampes à incandescence, utilisées à cette fin, a occupé une bonne partie des discussions. Selon M. Bentayeb, président de l’association du centre-ville, il y aurait même tricherie sur le nombre de lampes effectivement remplacées. A la fin de la séance de travail, les membres de la société civile en ont profité pour soumettre de nombreuses propositions en matière d’entretien et de maintenance du réseau d’éclairage public et ont même préconisé l’installation d’une cellule photoélectrique de commande automatique dès la tombée de la nuit. Ils ont également exigé la remise en place des fils électriques et des portillons de sécurité sur les embases des poteaux, dès la fin des travaux effectués et enfin la mise en place de grillage protecteur des lampes, en certains endroits connus pour les actes de malveillance qui s’y multiplient. Enfin, pour couper court à toute suspicion tendancieuse, l’administration a exigé que les présidents d’associations de quartiers apposent leur signature sur le document, présenté par l’équipe chargée de la maintenance à la fin de chaque réparation, non sans avoir vérifié les matériels ou consommables renouvelés.


Source: M. Ahmed, La Voix de l'Oranie.

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