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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 20:20

actualite2[60174]

Aux lueurs d’une nuit bien étoilée, le son du gumbri a donné le coup d’envoi de la huitième édition du Festival national de la musique diwane, vendredi soir au stade Ennasr de Béchar, en présence du wali, Mohamed Sahrani, et de l’ambassadrice de Finlande, curieuse de découvrir cette musique fabuleuse. La cérémonie d’ouverture était grandiose, avec la prestation de trois groupes de genre différent, à savoir l’Ahalil féminin de Cherouin,  Gnawa El-Waha et enfin Caméléon.

Le prélude du festival a été donné par le groupe Ahalil féminin de Cherouin, venu d’Adrar pour partager avec le public, venu nombreux en famille, des morceaux de cette musique classée patrimoine mondial immatériel. Deux hommes dont un goual, un au gumbri et une femme au def devançaient une chorale de 11 femmes au second plan. Le comble de la prestation a eu lieu lorsque les membres de la troupe se sont mis par terre pour donner un décor pittoresque à ce genre de musique originaire d’Adrar. «C’est notre première participation à ce festival, on a senti une osmose avec le public de Béchar qui est un parfait connaisseur de l’Ahalil, dit Izelouane auparavant. C’est un art très ancien qui abordait la romance, la religion et les simples choses de la vie qui caractérisaient la société du Sahara, particulièrement la société zenitie qui habitait les k’sour à la région de Gourara. Nos principaux instruments sont le gumbri, la Tamja (la gasba), le gellal, ainsi que le tagrabt qui est un instrument de percussion préhistorique joué à base de frottement de pierres», dit Bousaïd Larbi, membre de la troupe.
Le deuxième groupe était Gnawa El-Waha de Béchar, une troupe composée de sept personnes, un goual et six musiciens polyvalents, également formant une chorale qui récitait des paroles faisant louange à Dieu et son Saint Prophète. Le vocaliste du groupe Hakem Abdellaoui, lauréat de la sixième édition de ce festival, est revenu sur la différence du gnawi marocain et du diwane algérien qu’il a interprété tout au long de sa montée sur scène. «Nous avons joué des morceaux en version algérienne et marocaine, des titres comme La Ilaha ila lah, Lama Mimouna, Sergou baba nouar et Mbara. Ce mélange vise avant tout à exposer la différence entre ces deux écoles qui réside seulement dans la façon d’interprétation, En Algérie, les textes sont prononcés de manière saccadée sous l’intitulé Cherguie ; quant au Maroc, les textes sont prononcés avec une bonne intonation appelés le Fillali», a expliqué Hakem Abdellaoui, leader du groupe qui a manifesté ses ambitions de participer au Festival international de la musique diwane qui se tiendra à Alger prochainement.
Le clou de la soirée a été la montée sur scène du groupe algérois Caméléon, où le vocaliste Ahcène Agrane et ses quatre musiciens ont revisité leurs deux albums, dans une parfaite ambiance avec le public bécharien. «C’est la première fois qu’on anime un concert au Sud algérien.
Personnellement, j’apprécie la musique diwane qui a une dimension qui éveille l’esprit, et c’est une continuité des travaux de nos ancêtres ; l’âme de notre jeunesse reste la jeunesse et l’amour, et nos influences sont puisées dans le répertoire musical algérien, dont le diwane», a déclaré le leader du groupe, à l’issue du concert. Il est à rappeler que la huitième édition du Festival national de la musique diwane se tient du 23 au 29 mai à Béchar sur le thème «Diwane, patrimoine et culture», quinze troupes venues des quatre coins du pays se disputeront les trois prix du festival.    

 

Source: Kader Bentounès, www.elmoudjahid.com/

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Published by Sofiane - dans Culture
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