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Grande vallée façonnée par l’Oued portant le même nom, la Saoura est l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Elle est limitée au Nord par les Monts des Ksour et le Haut Atlas marocain, à l’ouest par la Hamada du Draa, à l’est par les oasis du Tidikelt et au sud par le plateau du Tanezrouft. Un décor fait de paysages lunaires de la Hamada du Guir contrastés à l’autre rive par les splendides dunes dorées du grand Erg Occidental. Entre ces deux ensembles féeriques s’incrustent, tels les joyaux d’un collier, palmeraies et ksour le long du lit des Oueds.

 

  

 

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 10:19

La 2ème journée de déontologie médicale initiée hier par l’Ordre régional des médecins en présence du président du tribunal de Béchar et du procureur de la République a donné lieu à pas moins de dix communications de praticiens de la santé publique et privée suivies de larges débats sur la problématique souvent controversée de la responsabilité médicale et de son implication pénale.

Les praticiens de la santé, venus de plusieurs régions du pays, ont souligné, à travers leurs interventions, que la question de la lourde responsabilité médicale abordée sous ses multiples formes et aspects est à la fois complexe, délicate et
épineuse.Pour le procureur de la République, la présomption d’innocence du médecin est la même que celle dont tout citoyen jouit et constitue un droit intangible reconnu mais la loi qui engage la responsabilité médicale du médecin en cas de faute pendant l’exercice des fonctions dûment établie énumère quatre chefs d’inculpation : la maladresse, l’imprudence, l’inattention, la négligence ou l’inobservation.

Le magistrat a étayé ses propos par un exemple d’inculpation sans ambiguïté qui est celui de la négligence, dira-t-il, liée à l’absence d’un médecin appelé en urgence pour une intervention chirurgicale et à laquelle ce dernier ne répond pas. Mais auparavant, le Dr Bekkat Berkani Mohamed, président de l’Ordre national de déontologie médicale d’Alger a tenu, à l’ouverture de ces assises, à rappeler le profond malaise que traverse depuis longtemps le secteur de la santé en matière de déficit de spécialistes dans les régions du Sud et dont les spécificités sont reconnues par les pouvoirs publics.

«La solution ne réside pas dans le fait de ramener des spécialistes étrangers de contrées lointaines ne sachant parler ni notre langue ni le français et ce qui nécessite la présence permanente d’un interprète entre le médecin et le patient». Et d’ajouter qu’il faut «offrir des conditions favorables aux médecins algériens notamment en matière de rémunérations conséquentes et décentes».
Le Dr Khadir de l’ordre des médecins de Tlemcen a traité du thème de la relation médecin-malade et des rapports inégalitaires qui les lient notamment par un ascendant évident s’exerçant sur le patient du fait du pouvoir médical du praticien. Interrogé sur l’absence de réaction quant à la situation que vit l’hôpital «Mère et Enfant» de Debdaba qui s’illustre par un nombre élevé de décès «accidentels» de femmes admises lors des accouchements et un chiffre effarant de morts de nouveau-nés enregistré durant l’année 2011, le Dr Bendada Cheikh président de l’Ordre régional de déontologie médicale a rétorqué que l’organe éthique n’a pas été saisi par les plaignants pour pouvoir ouvrir une enquête.

Un autre médecin s’est élevé contre la rumeur publique relayée par certains médias, dit-il, concernant le trafic et la transplantation d’organes humains.«Je peux vous affirmer ici que de telles assertions sont fausses et infondées car scientifiquement et techniquement la transplantation d’organes humains est irréalisable dans nos hôpitaux», a-t-il ajouté. Le Dr Nafâa spécialiste de l’hygiène hospitalière et des infections nosocomiales a dressé un sévère et accablant réquisitoire contre les conditions dans lesquelles exercent nos médecins. Officiellement, dit-il, c’est 14% des patients qui sont atteints par les infections nosocomiales, un taux en deçà de la réalité, affirme-t-il.

«Notre pays n’a pas encore ratifié la convention de l’OMS à ce sujet», rappelle-t-il. «Je ne fais que voyager à travers le monde et visiter des hôpitaux de plusieurs pays et je peux certifier que nos établissements hospitaliers sont hors normes». Et d’ajouter que la «mauvaise gestion, la vétusté de plusieurs structures médicales, le non-respect des normes internationales, l’utilisation par les médecins d’instruments obsolètes d’intervention, le manque d’hygiène et l’absence de formation de personnels hospitaliers sont autant de facteurs qui favorisent l’apparition des infections nosocomiales qui se terminent par des décès», a conclu le spécialiste.                      

 

Source: M. Nadjah, El Watan.

Par Sofiane - Publié dans : Actualité
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 10:35

Le ministre des Travaux publics, M.Amar Ghoul, en visite dans la wilaya avant-hier, a annoncé qu’un projet de dédoublement du tronçon sud de la RN6 reliant Béchar-Adrar sur un parcours de 500 km qui sera réalisé une fois les études techniques achevées sur cet axe routier.

C’est dans une optique de modernisation et d’extension du réseau routier qui repose sur le désenclavement des agglomérations du Sud que s’inscrivent ces projets.Au cours de sa visite, le ministre a inspecté les infrastructures routières achevées ou en voie d’être réalisées et en particulier le projet lancé de dédoublement du tronçon nord de la RN6 reliant sur 100 km Béchar-Béni-Ounif.
Une enveloppe de 4 milliards de DA a été consacrée à ce projet dont la deuxième tranche de travaux (50 km) est en cours. Amar Ghoul a également inspecté l’état d’avancement des travaux du chantier des bretelles et ouvrages d’art sur la partie sud de l’oued de Béchar. Il a procédé ensuite à l’inauguration du nouveau parc régional des travaux publics réalisé pour un montant de 83 millions de DA. Cette unité, qui a pour vocation régionale d’entretien, de maintenance des routes nationales et chemins communaux et de wilaya, vise à renforcer les 15 structures similaires existant à travers le pays, a indiqué le ministre.             

Source: M. Nadjah, El Watan.
Par Sofiane - Publié dans : Actualité
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 10:21

Un projet de dédoublement du tronçon sud de la RN-6 sur 50 km, reliant Bechar à Adrar, sera lancé dès la finalisation des études techniques, en cours, de cet important projet routier, a annoncé le ministre des travaux publics, Amar Ghoul.
Le ministre, qui a fait cette annonce en marge d’une visite de travail dans la wilaya de Bechar, a indiqué que ce projet s’inscrit dans le cadre de la « stratégie nationale de modernisation et d’extension du réseau national », notamment dans les régions du sud du pays.

Le projet vise aussi le désenclavement des localités et zones d’habitations situées le long de cet important axe routier et ce, à travers la réalisation de bretelles de connexion de ces localités à cette route nationale, a-t-il précisé.

Auparavant, M. Ghoul a inspecté des projets et infrastructures, achevés ou en voie de l’être, à travers la wilaya, notamment le projet de dédoublement d’une partie du tronçon nord de la RN-6 reliant sur 100 km Bechar au chef lieu de la daïra frontalière de Béni-Ounif.

 
Le projet d’un coût global de 4 milliards de dinars et dont la deuxième tranche des travaux, à savoir les derniers 50 km, est en voie de réalisation, permettra, une fois finalisée avant la fin de 2012, une grande fluidité du trafic routier.

Le ministre des Travaux publics s’est enquis également de l’état d’avancement du chantier de réalisation de deux bretelles et deux ouvrages d’art sur la partie sud de l’oued de Bechar.
Ces infrastructures, réalisées pour un coût de 249 millions de dinars au titre des efforts d’amélioration du trafic routier dans la ville éponyme, vise aussi à mettre un terme à l’isolement de plusieurs groupements d’habitations localisés dans la partie sud de la ville de Bechar, a-t-on expliqué.

Source: APS

Par Sofiane - Publié dans : Actualité
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 12:28

Les réductions allant jusqu’à 50% des billets d’avion vers des destinations du sud du pays décidées par Air Algérie en décembre dernier sont effectives depuis le début du mois de janvier 2012, a indiqué lundi à Alger le secrétaire général de la compagnie, Abderrahmane Halimi.
“Les agences de voyages intéressées par ce dispositif peuvent toujours se présenter aux directions régionales d'Air Algérie pour s'informer et concrétiser leurs demandes”,
a précisé M. Halimi à l’APS en marge d’une session de formation au profit des cadres d'Air Algérie.
“Les régions concernées par cette offre sont Timimoun, Tamanrasset, Adrar, Béchar, Ouargla, Ilizi et Djanet”, a-t-il ajouté, soulignant que ces réductions de tarifs sont de 50% (soit la moitié du tarif du billet) durant la saison hivernale, à l'exception de la période des vacances scolaires où le même responsable a tenu à rappeler que “seuls les voyages organisés par des agences touristiques sont concernées par ce dispositif”. La compagnie aérienne nationale Air Algérie avait annoncé au mois de décembre dernier des réductions de tarifs allant jusqu’à 50% sur les destinations du sud du pays entre les mois de  septembre et avril, afin de développer le tourisme dans ces régions.
À cet effet, Air Algérie avait mis en place un dispositif qui consiste à allouer un quota de sièges à moitié prix sur ses vols réguliers.

 

Source: Liberté.

Par Sofiane - Publié dans : Actualité
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 10:18

Une trentaine d’artistes peintres de différentes régions du pays prendra part au 1er Salon national des arts picturaux de la Saoura, prévu du 14 au 16 février, a-t-on indiqué à la direction de la Maison de la culture de Béchar. Le programme de cette manifestation culturelle prévoit une exposition des œuvres artistiques des participants, des ateliers d’échange d’expériences et de points de vue sur les différentes écoles de peinture et autres arts picturaux, a-t-on précisé.
L'organisation de cette manifestation artistique et culturelle vise, outre la contribution à la promotion et au développement des arts, la mise en place d’un espace pour la découverte, par le grand public, des travaux et créations des artistes nationaux, selon la même source.
Des prix «conséquents» seront décernés aux trois meilleures œuvres par  un jury composé d’artistes et spécialistes nationaux des arts picturaux, a-t-on signalé à la maison de la culture, partie organisatrice du salon.

 

Source: El Moujahid.

Par Sofiane - Publié dans : Culture
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 10:33

M.Amar Tou, ministre des Transports, a effectué, hier vendredi, une visite éclair de quelques heures dans la wilaya de Béchar pour y rencontrer les chefs de projets des infrastructures de transport ferroviaire et routières en cours de finition.

Ainsi, les ateliers de maintenance de la gare de marchandises en voie d’achèvement ont été inspectés et l’on a appris qu’une vingtaine d’agents techniciens devant assurer la maintenance au sein de cette unité ont été recrutés et formés sur le tas par les cadres des chemins de fer. De même qu’un tronçon de voie ferrée à l’intérieur du siège de Naftal, servant à acheminer 16 wagons-citernes par jour pour le transport de carburants d’une capacité de 30.000 litres par citerne, a été visité.

Les travaux en cours de la nouvelle gare ferroviaire située au même emplacement que l’ancienne en plein centre-ville ont été contrôlés mais aucune date n’a été arrêtée quant à sa livraison. Le membre du gouvernement a fait une halte à la nouvelle gare routière à la sortie nord de Béchar. D’une capacité de 15.000 passagers/jour, la gare routière vient de bénéficier d’une opération de réévaluation de 120.000.000 DA pour la finition des travaux restants. Selon les directives données sur place et après concertation entre responsables, elle sera réceptionnée et mise en exploitation au mois de mars prochain. Pour rappel, c’est la huitième visite qu’effectue le ministre des Transports en l’espace d’une année.        

Source: M. Nadjah, El Watan.
Par Sofiane - Publié dans : Actualité
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 10:27

Le centre régional des chèques postaux, qui couvrira la wilaya de Nâama, El Bayadh, Adrar, Tindouf et Bechar a, enfin, ouvert ses portes hier.

Néanmoins, le centre ne confectionnera pas les chéquiers des titulaires de CCP. Une grande déception pour ceux qui utilisent ce mode de paiement. Cette prérogative restera encore longtemps centralisée au niveau du centre d’Alger. La direction des Postes et des TIC promet toutefois de faire «tout ce qui est en son pouvoir» pour décentraliser l’édition et l’émission des chéquiers à l’échelon local. Les attributions dévolues au centre pour l’instant restent les demandes d’ouverture de CCP, la validité des comptes, une opération qui prenait plusieurs mois et qui s’effectuera désormais dans les 48 heures.

La numérisation des spécimens de signatures, le déblocage des comptes et surtout les versements des salaires et factures liées aux travaux des entreprises figurent parmi les missions du centre. On assure que l’opération de paiement des salaires des travailleurs qui s’effectuait au niveau du Trésor public enregistré sur disquette et qui exigeait chaque mois un déplacement à Oran, avec tous les inconvénients et risques d’erreurs d’écriture que cela comportait pour le compte de plusieurs secteurs étatiques, se fera également à Béchar.

Alors que l’on s’attendait à un important recrutement externe de personnel pour la gestion du centre et notamment les jeunes diplômés en chômage, l’administration postale a affecté 14 agents formés par ses cadres pour le démarrage du centre régional des chèques postaux.                                    

Source: M. Nadjah, El Watan.
Par Sofiane - Publié dans : Actualité
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 10:25

Des chutes de neige et de pluie ont été enregistrées mardi dans la wilaya de Bechar, notamment dans les régions de Béni-Ounif et Boukais, a-t-on appris auprès des services locaux de météorologie.

Une vague de froid, à l’origine de la neige et de la pluie, sévit depuis 24 heures dans la région, avec des vents violent dépassant parfois les 35 km/h, à travers plusieurs autres régions de la wilaya, a-t-on signalé.

Les services de météorologie prévoient un retour du beau temps dès demain mercredi. La neige et la pluie n’ont pas perturbé le trafic routier à travers les différents axes de la wilaya, a-t-on indiqué.

 

Souce: L'Expression.

Par Sofiane - Publié dans : Saoura
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 10:38

- Quel bilan dressez-vous de cette édition à Igli et à El Ouata au sud de Béchar ?


Cette 12e édition du marathon est, pour moi, l’une des meilleures comparée aux précédentes pour des raisons d’organisation. Nous nous améliorons d’année en année. Il est dommage que nous n’ayons pas eu beaucoup de participants étrangers. En revanche, nous avons eu une forte participation des nationaux, particulièrement d’Igli, d’El Ouata, de Taghit et de Béchar. L’un des objectifs de ce marathon est de découvrir de jeunes talents. Les résultats de cette année le montrent. Certains jeunes cités au palmarès courent pour la première fois de leur vie et ont fait preuve de grandes capacités. Les autorités locales, notamment le wali de Béchar, nous ont beaucoup soutenus. Il en est de même pour les sponsors. Malgré ses moyens limités, l’APC d’Igli nous a apporté une aide précieuse. Le groupe, qui a pris part à ce marathon, était discipliné. Cela nous encourage à faire mieux lors des prochaines éditions.


- Justement, où comptez-vous organiser la 13e édition ?


Cela fait quatre ans que nous organisons le marathon dans cette région accueillante de la Saoura. Nous voudrions étudier la possibilité de le déplacer dans d’autres régions du Sud, à Tamanrasset, Ghardaïa ou Adrar. C’est toujours bien de changer de lieu. Certains participants ne viennent pas lorsque le marathon est organisé dans la même ville ou région. Ils veulent, à travers le marathon, découvrir d’autres endroits du Sahara. Cette fois-ci, nous avons fait un effort sur le plan touristique pour respecter notre concept. Celui-ci est articulé sur la course, la marche, le tourisme et la culture. Chaque soir, il y a eu des petites soirées musicales avec des artistes locaux. Nous avons choisi d’organiser la soirée du réveillon à Moughel pour faire connaître cette localité. C’est une belle région avec sa palmeraie et son vieux ksar. Les institutions de l’Etat devraient fournir plus d’efforts pour rendre la destination Moughel attractive. Il est vital de restaurer le ksar et donner de l’importance au tourisme en formant des guides. C’est une manière de créer aussi des postes d’emploi. Vous avez constaté qu’il y a un manque d’informations sur les richesses culturelles et touristiques de ces sites, pas de prospectus, pas d’affiche, pas de signalisation… Les ministères de la Culture, du Tourisme et de l’Environnement devraient penser un peu à ces régions. Il y a aussi Boukaïs, Lahmar et d’autres localités à découvrir dans la Saoura. Ici à Moughel, j’ai découvert un beau parcours dans la palmeraie pour les randonneurs. L’année prochaine, on envisage d’y organiser une randonnée avec des participants étrangers.


- Avez-vous d’autres activités pour cette année 2012 ?


Nous allons organiser des semi-marathons et des marathons dans le nord du pays. Cette année, le marathon d’Alger, qui prend de l’ampleur, en sera à sa quatrième édition. Il est prévu le 3 novembre 2012. Le départ de la deuxième édition du marathon de la Mitidja aura lieu à Hamam Melouane et l’arrivée est prévue à Meftah en passant par Bougara. Nous voulons faire participer beaucoup de jeunes de ces régions. Nous allons donc apporter des innovations grâce à l’aide du wali de Blida. Le 10 mars 2012, nous organisons la 2e édition des Foulées des gazelles au parc zoologique de Ben Aknoun à Alger. Une course consacrée aux femmes. Là aussi, il y aura du nouveau avec une conférence sur le sport au féminin et un salon réservé aux produits liés à la femme et aux sports. Le 5 juillet, à l’occasion de la fête de l’Indépendance, nous envisageons d’organiser un semi-marathon de 25 km, entre Bordj Bou Arréridj et Sétif.


- Le concept sport, tourisme, culture paraît assez original…


Il faut occuper les participants du marathon. Indirectement, nous faisons de la promotion touristique pour le pays. A Tinerkouk, par exemple, deux avions sont venus de Paris. Le Marathon des dunes est un bon produit pour le tourisme algérien. Par le passé, des télévisions européennes s’étaient déplacées pour couvrir cette manifestation. Le Marathon des dunes a été retenu comme thèse de doctorat à l’université de Perpignan (France) en raison de son concept unique. Les autres marathons ne sont pas accompagnés de programmes touristiques. Notre produit est purement algérien. Dans les pays voisins, les marathons sont organisés par des étrangers.

 

Source: F. Métaoui, El Watan.
Par Sofiane - Publié dans : Actualité
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 10:36

Du sable, des coureurs venus de toutes parts, de la danse traditionnelle, un bon couscous et un réveillon à la belle étoile. Le 12e Marathon des dunes, qui s’est déroulé du 26 au 31 décembre  2011 dans la région de Béchar, aura réussi à réunir les ingrédients les plus insolites. Carnet de bord d’un journaliste qui ne court pas, mais qui a lui aussi fait le marathon. A sa manière.


Lundi 26 décembre


7 h 30. C’est le départ pour Béchar. A l’aéroport d’Alger, deux cafés tentent d’assurer un service tout juste acceptable par cette froide matinée de décembre. Les participants au 12e Marathon des dunes arrivent par petits groupes. Abdelmadjid Rezkane,  responsable de Sport Events International (SEI) et organisateur de la manifestation sportive et culturelle, dispatche les billets d’avion et les cartes de police. L’Algérie demeure encore au stade «papier» des cartes de police que ses propres ressortissants remplissent avant d’embarquer dans les avions et après débarquement. Les réflexes bureaucratiques sécuritaires ont la vie dure ! L’ATR d’Air Algérie décolle avec un léger retard. C’est une habitude. Le retard est «une marque» commerciale de la compagnie aérienne algérienne. A Béchar, les visiteurs sont accueillis par une troupe folklorique. Un spectacle qui semble plaire aux Autrichiens, Belges et Français qui participent à l’édition 2011 du Marathon des dunes. Direction Igli, à 130 km au sud de Béchar. Cette palmeraie, aussi belle que toutes celles de la Saoura, a la malchance d’être moins connue que Taghit ou Beni Abbès. Les participants sont logés à l’Auberge de jeunes, une bâtisse nouvellement réceptionnée. C’est le seul endroit où les visiteurs de la localité peuvent trouver un coin où dormir. Le problème de la plupart des ksour et villages du Sud-Ouest algérien est le manque de structures décentes d’hébergement. Promotion du tourisme saharien, disent-ils !

 

Mardi 27 décembre

Des participants parlent de la conférence animée la veille à l’Auberge des jeunes par l’ancien ministre et ambassadeur, Kamel Bouchama, sur le rapatriement de «l’éventail» du dey Hussein d’Alger. En poste à Damas, Kamel Bouchama a réussi à récupérer le précieux objet auprès des descendants de l’Emir Abdelkader en Syrie qui l’ont jalousement gardé. L’Emir Abdelkader avait pu, avec l’aide du sultan ottoman Mahmud II, récupérer «l’éventail» auprès du dey Hussein, réfugié à Naples en Italie après sa capitulation lors de la prise d’Alger par les Français en 1830. Ainsi, l’Emir Ali, fils de Abdelkader, avait remis l’«amana» à son aîné, l’Emir Mohamed Saïd El Djazaïri, devenu en 1918 premier chef du gouvernement de la République arabe de Syrie après l’effondrement de l’Empire ottoman. Kamel Bouchama a appris l’existence de «l’éventail» chez la famille de l’Emir Abdelkader grâce à Amira Zoulfa, son arrière-petite-fille. «Elle m’a été d’un soutien efficace pour récupérer ce qui revient de droit à son pays… l’Algérie. Et depuis, j’ai eu à emprunter un certain parcours où il fallait pénétrer les méandres de la sensibilisation et ensuite ceux de la négociation», a expliqué Kamel Bouchama. Il a révélé que «l’éventail» n’est en fait qu’un chasse-mouches que le dey Hussein avait utilisé pour lancer des coups au consul de France Pierre Deval. Le roi Charles X devait s’appuyer sur ce prétexte, «le fameux coup de l’éventail», pour expédier ses troupes envahir Alger. «La France devait mener une guerre continue contre les Algériens, balayant d’un revers de la main ‘‘l’Alliance du Lys et du Croissant’’ de 1534, quand François Ier, affaibli par ses affrontements avec les Espagnols, fit appel aux Algériens pour sauver sa couronne. Cela, l’histoire de France n’en parle pas ou… confusément», a relevé l’ancien ambassadeur. Il a rappelé que le Pape Paul III avait demandé en 1540 une croisade contre les Algériens. Selon lui, les historiens français ont voulu «anoblir» le geste du dey Hussein en évoquant «l’éventail» et pas «le chasse-mouches». Mais qu’ont fait les historiens algériens pour rétablir la vérité ? La réponse est évidente : rien ! Ce mardi, c’est le grand jour ! La première étape du marathon est lancée à partir d’un lieu situé à côté de la maison cantonnière à 12 km au nord d’Igli. Le froid perçant du matin n’empêche pas les 300 coureurs de se mettre à la ligne de départ…

 

Mercredi 28 décembre

Seddik Hamadi, 17 ans, fait parler de lui. Ce jeune d’Igli, qui court avec des chaussures en plastique, remporte la première étape du marathon. Non sportif, il a mis tout son cœur et sa détermination pour réussir la course. «Je n’aime voir personne devant moi !», confie-t-il à Abdelmadjid Rezkane. A-t-on pensé un jour à la prise en charge des athlètes en herbe du sud du pays ? A leur donner une chance, à s’intéresser à leurs performances ? A-t-on pensé à détecter des talents que «le mépris» des gens du Nord cache ? Aujourd’hui, c’est le deuxième jour de la course. Direction El Ouata, à 80 km d’Igli. L’accueil est habituel : thé vert et cacahuètes. Larbi Ahmed, chef de daïra, nous parle des projets pour la région. «Nous avons des ksour dispersés de l’autre côté de oued Saoura. Nous avons ouvert à l’intérieur de l’Erg une piste carrossable d’une distance de 8 km. Cette piste sera reliée à la route qui va vers Beni Abbès à 45 km d’ici», explique-t-il. Il nous parle du travail d’une association culturelle, créée récemment, pour mettre en valeur le ksar d’El Ouata. Et il évoque la poterie particulière d’El Bayadha. «Nous y avons créé des locaux pour les jeunes aux fins de valoriser cet artisanat», note-t-il. Il regrette la faible affluence des touristes, El Ouata n’étant pas encore connue. Yassin Allouit, Franco-Algérien, a, lui, fait le déplacement de la Nouvelle-Calédonie pour prendre part au Marathon des dunes. «Je fais des courses en milieu naturel en Nouvelle-Calédonie. J’ai toujours voulu courir en Algérie. Je connais Constantine et Khenchela, la région de ma famille, mais pas cette partie du pays. Il y a une semaine, j’étais sous les cocotiers, à la plage, en plein été, autant dire donc que le dépaysement est pour moi total !», dit-il se félicitant de l’ambiance familiale qui règne autour du marathon. De Nouméa, Yassin Allouit est parti jusqu’en Corée du Sud pour revenir à Paris avant de débarquer à Alger. Un sacré périple. «Les Algériens de Nouvelle-Calédonie en sont à la troisième génération. Les traditions commencent à se perdre. La petite communauté est regroupée autour de l’Association des Arabes et des amis des Arabes de Nouvelle-Calédonie. Elle essaie de renouer avec l’Algérie. Ces dernières années, plusieurs délégations ont visité le pays pour retrouver les traces de la famille. La plupart découvrent l’Algérie», souligne Yassin.

 

Jeudi 29 décembre

Jour de repos. Beurre, confiture, biscuits, fromage, jus, café et thé, le petit déjeuner est vite expédié avant de prendre la route pour Taghit, située à 62 km au nord d’Igli. A la sortie de la localité, la palmeraie est dans un état lamentable. Elle se meurt à vue d’œil. La haute salinité des sols détruit les palmiers à petit feu. Et ce n’est pas un jeu de mots. Pourtant, Igli, passage obligé des caravanes dans l’ancien temps, est au confluent des oueds Guir et Zousfana. Ces deux oueds forment l’oued Saoura. Poursuivons le chemin. A droite, les dunes du Grand Erg occidental, à gauche la montagne en pierres. «C’est très joli», lance dans un accent allemand Brigitta, la coureuse autrichienne, qui nous accompagne avec Abdelmadjid Rezkane. Elle est excitée à la vue des chameaux qui tentent de trouver quelques herbes, les premières de l’hiver. Avant d’entrer à Taghit, le groupe s’accorde une halte pour prendre des photos. La vue est superbe. Taghit est plongée dans le vert des palmiers et l’ocre de la dune géante. Des agents de sécurité en civil, aux visages repoussants, immobilisent la voiture au milieu de la chaussée et demandent aux visiteurs de «dégager» la voie. Un bel accueil ! La localité est prise d’assaut par «les réveillonneurs» du Nord. On les reconnaît aux couleurs gaies de leurs chèches (un identifiant ?). Ils déambulent dans tous les sens. Certains tentent d’escalader une dune haute de plus de 20 m. La montée est difficile même pour un journaliste qui s’est imposé un défi ! En bas, des jeunes ont dressé de petites tentes pour vendre du thé, des fillettes proposent des galettes chaudes, alors que d’autres offrent une petite balade à dos de chameau. Ici, on vit comme on peut. Les 10% officiels du taux de chômage ne concernent pas les jeunes de Taghit… Après une petite visite au vieux ksar qui tombe en ruine, le groupe prend un déjeuner à l’ombre d’un arbre du côté de Zaouia Tahtania.

 

Vendredi 30 décembre

Le soleil est curieusement froid. Au sud d’Igli, la route est déserte. Seul un enfant s’amuse avec un vélo. Ici, les dunes sont petites. Elles sont caressées par les premières lueurs du matin. Les jeunes coureurs ont allumé un feu pour se chauffer, d’autres s’entraînent sur les dunes, c’est agréable et efficace. En bas, Abdelmajid Rezkane et son fils Hakim préparent le lancement de la troisième et dernière étape du marathon. Samy Moulaï, 14 ans, s’impatiente pour se lancer dans la course. Son père, Mohamed Moulaï, cardiologue à Djelfa, nous explique que Samy participe au marathon depuis l’âge de 9 ans. Lisette et Willy Prégardier, un couple belge, connaissent le marathon. Grâce au jeu de scrabble on line, Lisette a fait connaissance avec une famille d’Alger. «Lisette m’a initié au scrabble. Et cette année, j’ai été classé troisième au championnat d’Algérie du scrabble, et mon père, Amine, sixième. Nous avons créé un club à Alger. Il s’appelle Icosium Scrabble Club, (ISC). Nous sommes une quarantaine. Nous jouons chaque samedi», explique Nacerddine, cadre dans le secteur des assurances et ami des Prégardier. A l’APC d’Igli, Ibrahim Kouider, le dynamique maire, organise une petite réception aux participants. Du thé et du mederbel (galette avec de l’oignon, du piment et de la graisse) sont offerts aux invités. Ibrahim Kouider perçoit l’importance d’une telle manifestation pour faire connaître Igli et sa région. Le soir, à l’Auberge des jeunes, les coupes sont données aux vainqueurs. Chez les hommes, Mohamed Akbli d’Adrar est arrivé premier. «Je suis habitué au climat du Sahara. J’ai déjà décroché la première position à Tamanrasset, Timimoun et Béchar. Tous les parcours étaient accessibles ici sauf celui d’El Ouata, un peu difficile. J’ai été un peu bousculé par le jeune Seddik Hamadi qui, pour moi, a de l’avenir. Il n’a que 17 ans. Nous, les gens du Sud, voulons d’autres manifestations de ce genre», a déclaré Mohamed Akbli qui a défendu les couleurs de la DGSN. La Franco-Algérienne Tassadit Taharount, qui est établie dans la région de Sochaux, a décroché la première place chez les femmes. «Je voulais seulement participer à cette course, mais gagner le marathon, c’est cerise sur le gâteau ! Je remercie mon amie François Temperman pour m’avoir suivie dans cette aventure, surtout qu’elle termine deuxième. Les femmes d’Igli ont été merveilleuses. Elles m’ont encouragée le long du parcours. Le sport réunit les gens. J’ai remarqué que certains athlètes couraient avec des chaussures en plastique. Je pense qu’on va engager une action pour aider les sportifs qui n’ont pas les moyens», dit-elle.

 

Samedi 31 décembre

Abdelmadjid Rezkane remercie les sponsors de la manifestation : Mobilis, Sovac, Nestlé, Air Algérie, Vitajus et Agefal. Sovac et Mobilis ont dessiné leurs véhicules aux couleurs du Marathon des dunes comme cela se fait ailleurs. Ikram de Mobilis Béchar a mis le paquet pour rendre le vert de sa compagnie visible. Le marketing est également l’art du possible. La preuve ? Le journaliste en parle ! Il est déjà l’heure de quitter Igli. Difficile d’oublier Mustapha, Yacine, Touhami et tous les autres. Ces gens d’Igli, simples, accueillants, souriants. Au programme, une visite à Kenadssa et au mausolée de Sidi M’hamed Bouziane. Le vieux Soltani explique aux visiteurs l’histoire profonde de ces ksour et la venue d’Isabelle Eberhardt. «Elle n’a pas cessé de parler de l’ombre bleue de Kenadssa», rappelle ce guide touristique volontaire. Les visiteurs sont invités à déguster un couscous aux gros grains de la région arrosé de sauce rouge, à base de viande, de carottes et de navets. La soirée du réveillon est organisée à Moughel, à 50 km de Béchar, et à 15 km des frontières avec le Maroc. La troupe El Aama de Kednassa anime la dernière nuit de l’année. Autour de trois feux, on tente de se réchauffer comme on peut. Certains glissent dans leurs sacs de couchage pour échapper au froid mordant de décembre. D’autres dansent au rythme d’Al Aama qui tente de restituer la tradition de la ferda, particulière au Sud-Ouest algérien. Minuit. Bonne année ! Direction l’aéroport de Béchar. Déjà le retour.

 

Dimanche 1er janvier
 
Le froid déchire toutes les résistances. Les voyageurs de nuit sont forcés d’attendre dehors. Les quatre ou cinq policiers de contrôle prennent tout leur temps pour fouiller et scanner les bagages. On contient comme on peut sa colère. A l’enregistrement, il faut aussi faire preuve d’une grande patience. L’enceinte aéroportuaire est vide à pleurer. Toutes les boutiques sont fermées. Pas de salon de thé, pas de cafétéria, pas de restaurant. Les aéroports algériens fonctionnent aux heures de bureau ! Qu’Air Algérie transporte ses passagers la nuit, l’entreprise qui «gère» l’aéroport de Béchar ne le prend pas en compte. La bureaucratie est plus forte que le management. Incompétence ? Non, c’est plus grave. C’est le laisser-aller à l’état pur. Dans la salle d’embarquement, il n’existe même de sanitaires, pas de cafétéria, des sièges argentés rappellent les salles d’attente des hôpitaux. 2h45 : l’avion, chauffé comme un four à pain, va décoller…

Source: F. Métaoui, El Watan.
Par Sofiane - Publié dans : Saoura
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